P. Martial-Lekeux o.f.m. Voie raccourcie de l'amour Divine,
à l' École de Saint François D'Assise

LES EXERCICES DE LA " VOIE MYSTIQUE " 1-A

LES CHEMINS DE L'AMOUR FERVENT Les chemins de l'amour fervent. -1-
b) Dieu reconnue dans son amour : Diègo d’Estella : Que toutes les créatures nous invitent et nous conduisent à l’amour de Dieu -Diègo d’Estalla : Que nous devons aimer Dieu parce qu’il nous aime


 

LES EXERCICES DE LA " VOIE MYSTIQUE " 1-A-LES CHEMINS DE L'AMOUR FERVENT

Les chemins de l'amour fervent. -1-
b) Dieu reconnue dans son amour :
Diègo d’Estella : Que toutes les créatures nous invitent et nous conduisent à l’amour de Dieu
Diègo d’Estalla : Que nous devons aimer Dieu parce qu’il nous aime

Vue d'ensemble des 4 séries de la voie mystique divisé
en section sinon les pages seront trop longue.

Les chemins de l'amour fervent. -1-
1- Penser à Dieu
a) Dieu perçu dans la beauté de ses œuvres :
Antoine Walkiers : Comment les beautés créées  élèvent à la connaissance et à l’amour de Dieu .


b) Dieu reconnue dans son amour :
Diègo d’Estella : Que toutes les créatures nous invitent et nous conduisent à l’amour de Dieu
Diègo d’Estalla : Que nous devons aimer Dieu parce qu’il nous aime

C) Contemplation du Christ :-1
François Cauwe : Le pèlerinage du Christ Jésus ( Extraits )

D) Contemplation du Christ :2
Jacques De Milan ; L'aguillon de l'amour ( extraits ).


2- Vivre avec Dieu -2-

a) Marche en présence de Dieu
François Philothée : Court exercice de la présence de Dieu
Bonaventure Dernoye : Quelques moyens pratique de vivre devant Dieu.

b) Parler à Dieu
Fulgence Bottens : Courtes prières
Cardial Bona : Aspiration

3- L'Oraison -3-

Mathias Croonenborgn :
Manière simple de faire oraison

Saint Pierre d'Alcantara :
Conseils pour l'oraison

4-L'Imitaion du Christ -4-

Louis-François D’Argentan : Exercice pour conduire à la parfaite imitation de Jésus-Christ
Paul de Sainte-Madeleine : Que nous devons imiter notre Rédempteur
Diégo d’Estella : Comment l’on imite la vie de notre sauveur Jésus-Christ.

Après avoir exposé les principes qui ont conduit à tracer cette « voie mystique », il nous reste à indiquer les exercices concrets qu'elle comporte. Ils consistent dans une éducation du coeur en vue d'y provoquer un amour non plus seulement rationnel et volontaire, mais affectif, vif et ardent, sur lequel, normalement, l'Esprit-Saint pourra travailler pour introduire l'âme dans le domaine divin de la vie contemplative. Un tel amour est la valorisation, le fruit, le couronnement de la purification opérée par les exercices ascétiques de la « vie active ». Cette purification devra se poursuivre et se parfaire au cours de cette vie nouvelle; mais les procédés, peu à peu, se modifieront, si bien qu'à la fin la marche se renversera : au lieu de peiner à se renoncer pour acquérir l'amour, on se renoncera désormais par amour; c'est l'amour lui-même qui achèvera dans l'âme le détachement, la purification et la perfection des vertu

Les exercices préparatoires de la via mystica, tels que les propose
H. de Herp, peuvent s'expliciter de la sorte :

(1)

1° Penser à Dieu d'une façon qui suscite l'amour a-tâcher de percevoir la beauté de Dieu à travers celle de ses oeuvres;

b-
se pénétrer de l'amour dont il nous aime;

c- très particulièrement contempler le Christ, sa vie et sa Passion.
(2)

2° Vivre avec Dieu, ce qui comporte deux exercices simultanés :a- marcher en la présence de Dieu;

b- lui parler, par de continuelles élévations et aspirations.

(3) 3° Ces différentes démarches se condenseront à certains

moments dans la pratique de l'oraison.

(4) 4° Enfin, tout cela devra se traduire en vertus : la contemplation du Christ se résoudra en imitation du Christ.

1-PENSER A DIEU

A)

Dieu reconnu dans la beauté de ses oeuvres. Le travail ascétique avait débuté par la réflexion. De même la recherche de l'amour divin commencera nécessairement par un effort de pensée : tout part de la pensée. Le mobile de tout amour est une certaine connaissance d'une nature très particulière : une perception de l'être aimable qui provoque cet e élan du coeur vers l'objet de sa complaisance » dont parle saint François de Sales, et qui donc, d'abord, fasse de lui un objet de complaisance pour le coeur. Or deux facteurs sont capables de nous émouvoir de la sorte : la beauté de cet être, qui nous frappe vivement d'admiration, et l'amour dont lui-même nous aime : l'amour appelle l'amour. Tels sont les deux thèmes auxquels doit s'appliquer notre pensée si nous voulons aimer Dieu non seulement de tout notre esprit, mais aussi de tout notre coeur. La beauté de Dieu nous est cachée ici-bas : voir Dieu est le bienheureux apanage des élus. C'est par un biais que nous devrons l'approcher. Or ce biais, il nous l'a ménagé : il se fait deviner, d'une façon cppropriée à nos moyens, dans ses oeuvres qui le manifestent, toutes rayonnantes des reflets de sa transcendante beauté. Il n'est que de les regarder d'un oeil perspicace pour le reconnaître en elles. C'est ce que fit, avec une admirable perfection, le séraphique saint François : la beauté d'une fleur lui arrachait des larmes d'amour pour son Dieu, il retrouvait, il voyait le Créateur à travers toute la création, non par raisonnement, mais par l'intuition du coeur; et c'est cette vue surnaturelle des choses qui un jour fit jaillir, de son coeur bien plus que de son esprit, ce poème extasié qu'est le Cantique du Soleil.

On ne s'étonnera donc pas de retrouver ce thème traité avec une certaine prédilection dans les oeuvres de ses disciples. Voici d'abord un extrait d'un ouvrage flamand dû à la plume du récollet Antoine Walkiers

COMMENT LES BEAUTÉS CRÉÉES ÉLÈVENT À  LA CONNAISSANCE ET À L'AMOUR DE DIEU
par le P. Antoine Walkiers, récollet
(Fournaise séraphique de l'amour divin, 1. III, 4 6 partie, ch. xi) .

En tout amour, l'homme commence par être ému à la vue de beauté. Or, c'est particulièrement par leur beauté, contemplée et méditée, que les créatures nous font connaître Dieu. Les magnificences du monde créé élèvent notre esprit jusqu'à la sublimité de la Beauté incréée : car on connaît l'arbre à ses fruits, l'artiste à ses oeuvres, le Créateur à ses créatures : si nous voyons tant de merveilles dans le soleil et les étoiles, dans les perles et les pierres précieuses, dans les hommes et les anges, dont la beauté est bornée, périssable et empruntée d'un autre d'où elle tire son principe, que doit être la splendeur de Dieu, en qui la perfection n'est ni limitée, ni passagère, ni reçue d'aucune autre, mais qui est de lui-même illimité et éternel, d'une beauté qui transcende si absolument toutes les autres que leurs splendeurs réunies ne pourraient lui donner le moindre accroissement : beauté infinie en elle-même indépendamment de toute beauté créée, si bien que, d'avoir formé celles-ci, il n'en reçoit pas plus que les ténèbres n'ajoutent au rayonnement du soleil.

C'est pourquoi saint Augustin convie l'homme à contempler la beauté du monde pour s'élever en esprit jusqu'à celle de Dieu : « Interrogez les féeries de la terre et de l'océan, interrogez les chatoiements de la lumière répandue sur toutes choses, interrogez l'éclat du ciel et l'harmonie des étoiles, interrogez le soleil qui illumine le jour, et la lune qui par sa clarté tempère les ténèbres de la nuit, interrogez les animaux qui se meuvent dans les eaux et sur la terre et ceux qui volent dans l'espace, et les corps transparents et les âmes invisibles, et les êtres sensibles et les agents mystérieux qui les régissent, interrogez toutes ces choses, elles vous répondront : « Voyez, nous sommes belles, et notre beauté est un témoignage. »

Qui a fait toutes ces beautés passagères, sinon Celui qui, en lui-même, est inaltérablement beau ?

Les Pères disent que le monde est un livre, un miroir de la divinité, un tableau dont le peintre est Dieu lui-même : si bien qu'en sa perfection on reconnaît son Auteur. « Si ces choses sont si belles, poursuit saint Augustin, quelle est donc sa beauté à lui, si elles sont si grandes, quelle n'est pas sa grandeur! » Il est l'unique source de toute beauté véritable, toutes les créatures, si exquis et multiples que soient leurs attraits, ont reçu de lui tout leur charme, et c'est de son bon plaisir que procèdent et leur origine et leur fin. Vous qui cherchez Dieu, pensez et repensez ces choses à la lumière de la grâce, et vous ne vous arrêterez plus à la jouissance des beautés créées, mais de celle-ci vous vous élèverezdoucement à celle de la Beauté divine : vous serez comme contraint à aimer ce qui a plus de perfection, de charme et de valeur, c'est-à-dire, par-delà tous les êtres qu'on puisse voir ou penser, Dieu seul.

Poussez plus avant : considérez que parmi les magnificences de la création un grand nombre, sur terre et dans les cieux, sont cachées aux yeux des hommes. Songez qu'à chacune Dieu pourrait donner des accroissements indéfinis de perfection, dans de telles proportions que votre esprit devrait renoncer à suivre, et qu'il pourrait les multiplier au-delà du nombre des étoiles, des grains de sable du monde, de tous les êtres qui ont été, qui sont et qui seront. Imaginez maintenant un être unique qui réunirait en lui toutes ces beautés : sa perfection dépasserait inexprimablement toutes les autres. Mais à côté de celle de Dieu, cette dernière non seulement la dépasserait, mais la transcenderait infiniment, si bien que cet être admirable ne paraîtrait plus que laideur, ténèbres, pur néant. Ayant ainsi médité ces choses, vous vous écrierez : « Comment! à la vue de certaines beautés terrestres ou par d'autres que j'imaginais, si souvent j'ai été ému, réjoui, porté à les aimer ; pourquoi ne suis-je pas poussé à aimer Dieu, dont l'unique beauté surpasse infiniment toutes les autres réunies ?

Si je pouvais voir un être qui cumulerait en soi toutes les perfections créées, je tomberais dans un ravissement d'amour : comment donc ne suis-je pas englouti dans un abîme d'amour pour Dieu qui est la source de tout bien ? » Songez que c'est une grande honte d'être si sensible à la beauté de pauvres créatures et de rester si froid, si sec à la pensée de l'infinie et éternelle beauté de Dieu. Il faut ici vous faire une certaine violence, dresser vos énergies et, avec une foi vive, les tendre vers la conquête d'un tel amour, ne pas vous relâcher s'il ne s'allume pas aussitôt, mais persévérer dans ces réflexions : vous finirez de la sorte par arriver à la pureté de l'amour divin.

Vous savez, vous croyez assurément que la Beauté incréée et illimitée dépasse infiniment toutes les autres; vous savez aussi que plus un être est beau, plus vous êtes attiré par lui. Ce qu'il faut encore, et vous le savez également, c'est acquérir, par la foi et la méditation, une manière si vivante de concevoir la Beauté divine que vous l'ayez en quelque sorte clairement devant les yeux : ce faisant, sans nul doute, vous serez porté à l'aimer de tout votre coeur.

Ecoutez saint Augustin : « L'âme aime le monde, elle aime le temporel et le terrestre, elle s'aime elle-même, indifférente à Celui qui l'a faite. Il serait temps qu'elle cesse de mettre son amour dans les choses inférieures : Dieu doit être aimé le premier, et aimé à ce point qu'on en vienne, autant qu'il est possible, à s'oublier soi-même. » C'est pourquoi il gémissait d'avoir si longtemps délaissé Dieu pour aimer les créatures : « Je vous ai aimé trop tard, Beauté si ancienne et toujours nouvelle, je vous ai aimé trop tard! Vous étiez en moi, et moi j'étais en dehors de moi : et je vous cherchais vainement au-dehors, et en poursuivant la beauté de vos créatures je les défigurais par ma propre laideur. »

Mais maintenant je sais que vous êtes beau, ô mon Dieu, d'une beauté qui éclate en toutes choses et à travers toutes, beauté suprême, toujours identique à elle-même et qui transcende toutes les autres, et que cette beauté essentielle, vous la possédez en vous- même, si bien qu'aucune autre ne peut lui être comparée : et pour tout cela, je veux vous aimer de tout mon coeur, de toute mon âme, de tout mon esprit et de toutes mes forces.

Vous qui cherchez Dieu, vous vous êtes jusqu'ici laissé entraîner à aimer les créatures et à y prendre plaisir, comme s'il n'y avait pas de beauté supérieure : levez maintenant les yeux, et de ces créatures reportez-les sur l'infinie beauté de Dieu qui les fera toutes pâlir, contemplez-la, laissez votre coeur s'émouvoir, mettez en elle seule votre complaisance et tous vos désirs : et son attrait vous mènera à l'amour, car « l'attrait, dit saint Augustin, est le poids de l'âme, c'est lui qui détermine son mouvement ».


b) Dieu reconnu dans son amour.

Plus encore que par sa beauté, que nous ne pouvons connaître qu'indirectement et par analogie, c'est par sa bonté que Dieu nous incite à l'aimer. La création nous invite à reconnaître non seulement sa splendeur, sa grandeur et sa sagesse, mais aussi la surabondance d'amour qui éclate dans toutes ces choses créées par lui pour notre joie et notre utilité.

Ecoutons sur ce thème Diégo d'Estella, l'incomparable chantre de l'amour de Dieu.

 
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