Mgr Guillaume Derville

Laudato si’, une encyclique sociale, par Mgr Derville
 

Laudato si’, une encyclique sociale, par Mgr Derville

Rédaction  |  18/03/16


Laudato si’ est une encyclique éminemment sociale, explique Mgr Guillaume Derville qui publie aux éditions du Laurier un livre intitulé: “Citoyens sur la terre comme au ciel? Une approche de Laudato si’ et du message de Josémaria Escriva”.

Mgr Guillaume Derville, directeur spirituel, docteur en théologie, est un proche collaborateur de Mgr Xavier Echevarria, prélat de l’Opus Dei, notamment pour la formation permanente des prêtres. Il est professeur à la faculté de théologie de l’université pontificale de la Sainte-Croix. Il exerce son ministère pastoral à Rome depuis 1997.

Il a reçu à Rome un groupe de journalistes francophones auxquels il a présenté la démarche de son livre qui « offre tout à la fois un guide de lecture, une synthèse et un prolongement de Laudato si’ » : « Si le chrétien aspire à faire la volonté de Dieu, sur la terre comme au ciel, comment peut-il être un citoyen cohérent aujourd’hui et maintenant ? », demande-t-il.

Trois chapitres structurent la réflexion : « Prendre soin de la création », « Travail et responsabilité citoyenne », « Personne et relation ».

« Prendre soin de la création »

Le premier chapitre part de l’amour de la création, en réfléchissant ensuite aux égoïsmes face aux pauvretés, et à la vocation de « bon administrateur » pour éviter le « gaspillage ».

Il cite ce passage où saint Josémaria, invite à l’attention aux petites choses – un thème qui n’est pas étranger à la spiritualité du pape François qui cite souvent à ce propos Thérèse de Lisieux – : « Vous n’aurez habituellement, pas à réaliser de prouesses éblouissantes, notamment parce que d’ordinaire l’occasion ne s’en présente pas. En revanche les occasions ne vous manqueront pas de prouver votre amour de Jésus-Christ dans les petites choses, dans ce qui est normal : « La grandeur d’âme se révèle aussi dans ce qui est tout petit », commente saint Jérôme. « Nous n’admirons pas le Créateur seulement dans le ciel et dans la terre, dans el soleil et dans l’océan, dans els éléphants, les chameaux, les bœufs, les chevaux, les léopards, les ours et les lions ; nous l’admirons aussi dans des animaux minuscules tels la fourmi, les moustiques, les mouches, les petits vers et les autres bêtes de cet acabit, que nous distinguons mieux par leur corps que par leur nom. Nous admirons la même maîtrise dans les grandes bêtes que dans les petites. De même l’âme qui se donne à Dieu met la même ferveur dans les petites choses que dans les grandes ». »

« Travail et responsabilité citoyenne »

Dans le deuxième chapitre, la réflexion se porte sur la citoyenneté « libre et responsable », le travail, le développement personnel la relation et la sanctification, pour s’achever dans la louange eucharistique.

Mgr Derville souligne que « la continuité de l’action créatrice c’est aussi le fait que Dieu crée pour qu’un autre fasse » : « L’homme est associé à la création et participe au pouvoir divin. L’amour de la création se convertit en un acte de co-création. »

Il cite ce passage de Josémaria Escriva aux accents franciscains dans lequel il lit une « forme de liturgie de la création »: « Quand je célèbre la messe, avec l’unique participation de mon servant, là aussi le peuple est présent. Je sens à mes côtés tous les catholiques, tous les croyants et aussi tous les incroyants. Toutes les créatures de Dieu sont présentes – la terre, le ciel et la mer, et les animaux et les plantes – qui rendent gloire au Seigneur de la création tout entière. »

« Personne et relation »

Le troisième chapitre aborde la question de l’homme comme « être de relations » et celle de la « fraternité universelle » pour rejoindre le thème de la miséricorde et de l’appel à la sainteté.

Mgr Derville cite notamment cet appel de saint Josémaria – un thème abordé souvent par le pape François dans ses homélies du matin – : « Nous, chrétiens, nous n’admettons pas de double vie, nous maintenons dans notre vie une unité simple et forte, dans laquelle se fondent et se mêlent toutes nos actions. Le Christ nous attend. Nous visons déjà comme citoyens du ciel (Ph 3, 20), tout en étant pleinement citoyens de la terre, au milieu des difficultés, des injustices et des incompréhensions, mais aussi dans la joie et la sérénité de qui se sait l’enfant bien-aimé de Dieu. »

 
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