P. Léon Chancerel .o.f.m. Le pélerin d'Assise

III- Chansons
(Attention les textes sont retapés de la manière qu'ils ont été écrits dans le livre)

 
Le dit de l'âme pécheresse
( Dialogue imité de Jacopone Todi)
L'adultère

Jésus-Christ à travers ma ville.

S’en va pleurant et gémissant. Sur l’épouse qui l’a quitté.

Las ! A grand ‘douleur, il l’appelle. Sans le grouillement des mes rues.

Dans les ténèbres de la chair. En son cœur blessé, il m’appelle.

L’ÉPOUX

Dame choisie, ô dame élue. Bel instrument désaccordé,
Dame choyée, dame comblée.

O Âme, réponds-moi pauvre âme. Ne reste pas sourde à la voix
Qui te cherche et qui te réclame.

Âme légère, âme inconstante. Âme, pourquoi m’as-tu quitté ?
Quelle folie te point, pauvre âme ?

Âme, entends-moi ; âme, réponds. Pourquoi te cacher de l’Époux
Quand vers toi sa main se tend, nue ?

Va ! pour toi je n’ai point de haine. Mais pitié et compassion,
Âme, pauvre âme en désarroi.

Reviens, pauvre âme pardonnée. Le feu clair pétille dans l’âtre,
La lampe luit, la table est mise.

Tu retrouves tout pareil. Comme si rien de tout cela,
Pauvre âme, ne s’était passé.

La vie reprendra, tendre et douce. Dans la maison qui te réclame.

 

Je me meurs, d’un honte amère. O Jésus, je me sens souillée
Jusqu’au plus profond de moi-même.

La triste chambre d’adultère. Lorsque le complice set parti,
Qu’elle est navrante au jour naissant !

Lors toute ivresse est tombée. Qu’elle est norme la chair lassée,
Qu’il est lourd le dégoût de soi !

O Christ, ne me regarde pas.O Jésus, laisse-moi mourir…

Mais Jésus, dans le bouge immonde. Est entré chercher son épouse.

En son manteau, avec douceur. Il enveloppe la pauvre âme.
Contre son cœur, Jésus l’empote.

O Épouse de miséricorde. O Pardon des pires faiblesses,

O Amour incommensurables !

     

Le jardin de notre Soeur Claire

L'arbre du Paradis

Le jardin de notre sœur Claire Est une caisse au bord d’un toit.

Voici les fleurs d’élections. Qui parfument la chrétienté,
Voice le jardin franciscain :

Le lis qui est la Pureté. La violette qui est l’Humilité
Et la rose qui est l‘Amour.

Amour de Dieu, amour des Hommes. Amour de tous les choses crées,
Amour de toutes les choses cachées.

Amour immense de l’Amour. Par saint François, en Jésus-Christ.

  En Paradis, je suis un arbre. Dont les feuilles sont argentées.
Et dont les banches sont d’or fin.

 

Saint Michel est assis dessus. Pour compter les âmes qui passent.

Oh ! Dis-moi donc, Michel Archange. Combien d’âmes tu vis passer ?

J’en vis passer plus de cent mille. Âmes de riche et de pauvres.
Âmes de vieux, âmes d’amants. Âmes de mères et d’enfants.

Oh ! Dis-moi, Michel Archange. Où tout cela ira loger ?

Il en ira au Paradis. Il en ira au Purgatoire.

Il est tombe, hélas ! Dans l’enfer. Bien plus que neige dans l’hiver.

     
La ronde de Fra Jacopone de Todi, dit gros Jacques   Le miracle des roses (Redit selon Messire Gautier de Coincy, jongleur français)

Jacques le foi, Jacques le Saint. Nous chanterons ton chant, Gros Jacques.
Sonnent les sonnailles de Pâques. Dans l’abeille dans l’essaim.
Jacques le fou, Jacques le Saint. Nous danserons le chant, Gros Jacques !

Sur la place du clair village.
DANSI-DANSA, DANSONS LA DANSE

La chair se fond, l’âme s’envole. Mon bonnet et ton auréole.
Les étoiles et mes sabots.

DANSI-DANSA, DANSONS LA DANSE
LA DANSE DE JOIE EN L’AMOUR DIVIN

Monte la danse énamourée Sans les jardins de Jésus-Christ.
C’est la lyre du Roi David. Qui fait baller la Chrétienté.

Dansent d’amour les saints Apôtres. Dansent Prophète et Martyrs.
Dansent les quatre Évangélistes. Et les animaux symboliques.

Saint Joseph et la Madeleine. Saint Michel et le Bon Larron.
Sanctus Petrus avec saint Paul. Et Gros Jacques avec l’ânon.

Danse Marie l’Egyptienne. Dansent Marthe la ménagère.
Et Véronique aux douces mains.

Danse François, le plus léger. Et danse aussi notre sœur Claire.
Si noble en sa danse courtoise. Que Notre-Dame applaudit.

Ils ont leur habit du dimanche. Ils ont des fleurs à leurs chapeaux.
D’une même ardeur consumée. Diront-on pas des amoureux ?

En notre fournaise d’amour. Bonnes gens n’entrerez-vous pas ?
Ne danseras-tu pas compète ? O triste fille, qu’attendus-tu ?

Sur la place du clair village.
DANSI-DANSA, DANSONS LA DANSE

La chaire se fond, l’âme s’envole. Mon bonnet et ton auréole.
Les étoiles et mes sabots.

DANSI-DANSA, DANSONS LA DANSE
LA DANSE DE JOIE DE L’AMOUR DIVIN

 

Chantons en chœur le petit frère. Qui simple était et simplement.
Servait son Dieu benoitement. Chantons le miracle des roses

Point clerc n’était le petit frère. À la façon de saint Anselme.
En la Somme de saint Thomas. Jamais il n’avait mis son nez.
Et fort peu de latin savait.

Or, pour chanter Vierge Maire. Qu’à grand’ dévotion il avait.
Cinq chansons il composa. Dont la prime vers commençait.
Par une lette du doux nom.

Magnificat, dit la première. Ad Dominum, dit la seconde.
La tierce dit : Retribue. In convertendo, dit la quarte.
Ad te levavi, le cinquième.

Selon son cœur, il les chantait. Soir et matin, à nus genoux.
Riant et pleurant à la fois. Ce, pour toute philosophie.

Et quand du moine vint la fin. Un jour de Mai qu’il plut à Dieu.
Un très beau miracle en divinité.

Car de la bouche du chanteur. Hors du cercueil, hors de la terre.
On vit jaillir vers le ciel bleu. Droites, vermeilles et feuillues.
Cinq fraîches roses de chez nous.

Que ce miracle vous éclaire. Sur la douceur, sur la tendresse.
Sur l’amour que porte à ses fils. Notre dame des Cœurs Fervents
.

     
Le navrement de Notre-Dame Lamento du Vendredi Saint (d'après Jacopone de Todi et les vieux dramaturges français)
Noël -2- La mauvaise auberge


LE RÉCITANT

O Marie, Marie, Notre Dame. Ton beau doux fils, ils nous l’on pris.
Vies Pilate, entends-les cirer : « Crucifige, ! Crucifige ! »

NOTRE-DAME

Écoutez-moi
Je vais facilement vous démonter. Que mon doux fils est innocent.
Je vous prie, Messieurs, de regarder. La douleur de sa Mère, et alors.
Vous cœur, certainement, sera touché.

LE RÉCITANT

Voici qu’ils l’on lité de cordes. Ils lui ont arraché des mèches de ses cheveux.
Et des poils de se barbe. Ils les frappent de verges.
Ils le piquent d’aiguilles. D’un rideau décroché ils lui font un manteau de pourpre.
Entre ses doigts ils mettent un roseau. Puis lui bandant les yeux.
«Hé ! Prophète, devine qui te frappe. Cette mornifle, qui l’applique ?
A ma botte, combien de clous ?

NOTRE-DAME

O doux lis, ô joie, de mes yeux… O mon fruit dans la paille chaude…

LE RÉCITANT

Ah ! Mère, ne restez pas là. Voici qu’on va dresse la Croix.

NOTRE-DAME

Oh ! Oh ! Oh !
Oh ! Mon enfant, ils te dépouillement. Laissez-moi voir.
Laissez-moi voir. Son pauvre corps ensanglanté.

O toi, si délicat. Que j’avais conçu pour la joie.
Voici donc, voici donc. Ce que la vie a fait de toi !

Ton pauvre dos si blanc, si droit. Sous mon éponge et mes baiser.
Tes petits bras, mon fils, et tes jambes déliées.
Quand je t’apprenais à marcher. Dans la cour de notre maison.

LE RÉCITANT

Cachez, ô Mère, votre tête. Cachez-la contre ma poitrine.
Et laissez-moi de mes deux mains. O Marie, boucher vos oreilles :
Ils vont le clouer sur la Croix.

NOTRE-DAME

Mon fils ! Mon fils ! Mon fils ! O mon fils, ne me vois-tu pas ?
O mon fils, ne m’entends-tu pas ?

LE CHRIST

Votre plainte, ô Mère, me déchire. Plus que les clous…
Ah ! Pourquoi êtes-vous venue !

NOTRE-DAME

Messieurs, messieurs, écoutez-moi : Est-il juste et selon la loi
Que le fils meure avant la mère ?

LE CHRIST

Chrétienté, reçois ma Mère. Reçois-la charitablement.

LE RÉCITANT

Vers la droite du Père. L’âme du Fils s’est envolée.
Elle ouvre le chemin du ciel. A tous les pécheurs de la terre.

NOTRE-DAME

Contre mon sein, il s’endormait. Son petit souffle sur ma joue…
Et doucement je me penchais. Pour l’embrasser sans qu’il s’éveille.

O mon enfant claire et vermeil. Et plus doux que la rose en mai.
Chair de ma chair, cœur de mon cœur. Que j’avais conçu pour la joie…

LE RÉCITANT

Notre-Dame des Sept Douleurs. Autel de Dieu, Salut du monde.
O Vierge Mère, Sainte Marie. En vos bras, ô Mère nous sommes.
Vos seconds fils bien douloureux. Secourez-nous, protégez-nous.
Apprenez-nous à surmonter. O Douloureuse, nos douleurs.

 

SAINT JOSEPH

Ho ! De l’auberge. Ouvrez !
Hé ho !

L’HOTELIER

Qui va là ?

SAINT JOSEPH

Nazareth est notre pays. Je m’appelle Joseph.
Et voici ma femme Marie.

L’HOTELIER

Au large !

SAINT JOSEPH

Mon bon ami, prenez la peine de descendre.
Et m’écoutez.

L’HOTELIER

Je ne veux pas de baladins en ma maison.

SAINT JOSEPH

En votre écurie, s’il vous plaît…

L’HOTELIER

Pour y mettre le feu. Merci !

SAINT JOSEPH

Ma femme est dans les douleurs. Elle attend le petit enfant.

L’HOTELIER

Qu’elle aille pondre à l’auberge de la lune. Au carrefour des quatre vents.
Chez moi, on ne reçoit que les gens bien.

SAINT JOSEPH

Je paierai.

L’HOTELIER

Ouste ! Ou je lâche le chien.

SAINT FRANÇOIS

En notre cœur, douce Pucelle. Daignez descendre et vous chauffer.

     
Les noces de Madeleine
(d'après une vieille chanson française)
Noël -4- selon Saint François

Sainte Marthe a dit à Jésus :
«O doux Jésus, mon Rédempteur, Je ne puis convertir ma sœur. »

«Active Marthe, dites-lui
Que dans l’Église on va prêcher. L’Évangile de Vérité.»

Mais Madeleine a répondue :
«J’aime mieux m’en aller, lon laire. J’aime mieux m’en aller, lon la,
Danser au son de la musette. Avec les gars de Tralala.»

Sainte Marthe a dit à Jésus :
«O doux Jésus, mon Rédempteur. Je ne puis convertir ma sœur.»

«Active Marthe, dites-lui
Qu’en l’Église viendra bientôt. Un fils de Roi pour l’admirer.»

Et Madeleine avec entrain :
« J’y vais, ma sœur, s’y cours, lon laire. Quand mes cheveux aurai, lon la.
Quand mes cheveux aurait peignés. Et ma collette empesée.»

Quand la belle en l’Église fut. Jésus-Christ en chaire est monté.
Et la pauvrette, à douces larmes. Tous ses péchés de lamenter.
En vain, ses beaux danseurs, lon laire. Sont venus la chercher, lon la :

La folle fille repentie.
Dans la maison de sainte Claire. S’est financé à Jésus-Christ.

Et plus jamais (Alléluia).
Plus jamais depuis ce jour-là. Le démon ne la tourmenta.

 

Et moi, frère François, voter petit serviteur, je vous dis : Buvez, manger, chantez.
NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !
A grande joie, réjouissez-vous, bêtes et gens, dans les campagnes.

Quand Noël tombe un vendredi, sachez qu’il n’y a pas de vendredi, si les murs pouvaient manger, je leur donnerais de la viande à manger ce jour-là. Qu’avec de la viande on les frotte ! De vin nouveau, qu’on les asperge !

NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !

Et que soient, cette nuit, dans toutes les fermes
d’Ombrie, et de Toscane et sur toute la terre, illuminées et parées les étables !

Et la Maître et la Maîtresse de la ferme y viendront. Avec tous les leurs, et ils serviront eux-mêmes le bétail à grand honneur et abondance.

Et seront particulièrement, soignés le bœuf et l’âne. Car, devant l’Enfant, ils s’agenouillèrent les premiers, et le réchauffant de leur haleine. Et l’agneau nouvelet ne sera pas oublié, qui de l’Agneau est la figure.

NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !

Et je veux, sur l’aire, à pleins sacs, votre meilleur grain répandue pour le réjouissement des oiseaux du ciel et particulièrement pour nos sœurs hirondelles, qui sont gardienne de bonheur et défendra les maisons du mal. Et n’oubliez pas la colombe, qui de l’Esprit la figure.

NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !

Dans la grange, la salle et dans tous les chambres, on dressera des tables pour les pauvres. On y entassera des montagnes de nourriture. On défoncera la barrique sous les pieds, du ménétrier. Glorifions le pain, glorifions le vin que sont la figure de la Chair et le Sang.

Et, à la face du soleil, qui est la figure du Père, quand le coq, au matin, dans la cour, chantera, alors vous vous dresserez, bonnes gens ! Et, par trois fois, debout et vous signant, à la barbe de Caïphe et de ses gens, en esprit de formellement, vous affirmerez Jésus, né d’une Vierge, dans une étable pour la Salutation du Monde.

NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !
Buvez, mangez, chantez, dansez, gens de la terre.
A grande joie, réjouissez-vous, bêtes et gens dans les campagnes.

NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !

     
Le moine repu
Noël -1- La plainte d'Aam et Éve
(d'après de vieux textes français)

Du temps que je lisais les livres, la mélancolie m’habitai.
J’avais soif et faim dans mon âme, je grelottais au mois de mai.

A ma porte, un pauvre qui frappe : Il a soif et faim dans sa chair.
Je suis allé vendre mes livres pour héberger mon frère nu.

Et de la soif et de la faim, mon âme dès lors fut guérie.
Car les pauvres sous ses haillons. C’est Jésus-Christ déguisé.

Et Jésus m’a dit : «Mon pauvre homme, la nourriture dont tout sèches.
Ne se vanda pas dans la boutique où l’on pétrit les syllogismes.

Oublies dialectique et grammaire, Socrate, Aristote et Platon,
Tire ta barrette au docteur, prends ce bâton et puis t’en vas.

Humilité et Confiance seront tes compagnes de route.
Et al Très Sainte Pauvreté sera ton hôtesse à l’étage.

Depuis que j’ai vendu mes livres mon âme est joyeuse et repue.
Car la table est toujours servie.

À l’auberge de saint François.

 

LA PLAINTE D’ADAM

ADAM

Ah ! Ah ! Ah ! Femme endiablée ! Dieu te tira-t-il de ma côte.
Pour mon malheur et pour ta honte ? Ah ! Pourquoi m’as-tu fait manger.
Le fruit de malédiction !

EVE

Je t’aimais, Adam, mon pauvre homme. Tant savoureuse était la pomme.
Tant heureuse elle me faisait. Que t’en donnai, croyant bien faire.

ADAM

Finie à présent douce vie ! Il nous faut gagner notre pain.
À la sueur de nos visages. À grand ahan il faut bêcher.
La terre où nous serons demain.

L’ANGE

Et Dieu, mettez votre espérance. Votre douleur sera guérie.
Par un Sauveur né d’une Vierge.

NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !

     
Noël -3-L'adoration des bergers
 

Compagnons, le Sauveur est né. Hi-ban ! Hi-ban ! Alléluia !
Avec l’âne, chantons gaiement. Chantons Jésus, Roi de la Terre.
Hi-ban ! Hi-ban ! Alléluia !

O ma dame, le bel enfant ! Voyez comme il prend bien le sein !
Fermez la porte, mon ami. De peur qu’il n’attrape du mal.

Prenez mon manteau, Notre-Dame. Et permettez que je réchauffer.
Entre mes mains, ses petits pieds.

Hi-ban ! Hi-ban ! Alléluia ! Avec l’âne, chantons gaiement.
Chantons Jésus, Roi de la Terre. Hi-ban ! Hi-ban ! Alléluia !

A quoi songez-vous, Sainte Mère ? Chut ! Chut ! Que le petit dorme.
Pourquoi pâlissez-vous Marie ?

Doux ! Doux ! Doux ! Que l’enfant repose. Car le jour viendra, bonnes gens.
Qu’il souffrira pour nos péchés. Et qu’il mourra de mort amère.

NOEL ! NOEL ! ALLÉLUIA !

   
     
Bonhommes de neige
Cantique de la bonne mort

Ils sont sept sous la lune blanche. Sept hommes né de la neige.
Entre les mains de Saint François.

Regarde, mon cœur, regarde ma chair ; Regarde, Frère Ane, regarde les tiens.

Voici ma femme, dit François. Cette grosse, là-bas, qui croule.
C'est mon épouse, en vérité. Et voici, là-bas, nos deux fils.
Et voici, là-bas, nos deux filles. Et voici la servante.
Et voici le valet.

Regarde, mon cœur, regarde ma chair ; Regarde, Frère Ane, regarde les tiens.


Mon bel Époux, mon cher Papa, mon bon Monsieur. Clament les bonshommes de neige.
Nous avons froid, nous sommes nus. Dépêche-toi de nous vêtir,
Dépêche-toi de nous loger.

Occupe-toi de nos nourrir. Mes bijoux ! Mes gages ! Ma dot !
François, François, dépêche-toi ! Car, demain, le soleil de Dieu
Aura fait fondre tes amours !

Regarde, mon cœur, regarde ma chair ; Regarde, Frère Ane, regarde les tiens.

Ah ! Ah ! Ah ! mes chers petits pauvres. Mes fils d’éternité en Dieu.
Avec moi réconfortez-vous. Avec moi réjouissez-vous.
De n’avoir ici-bas à vêtir. De n’avoir ici-bas à nourrir.
A loger, servir et chérir. Que Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Dont le Royaume, Alléluia ! Dont le Royaume, Alléluia !
De ce vain bas-monde n’est pas.

Ils sont sept sous la lune blanche. Sept bonshommes nés de la neige.
Entre les mains de saint François.

 

1- Dans sa cabane, un soir d’automne. Saint François mourut en chant.
Vox clamans ad dominum. Le petit pauvre a rendu l’âme.

Que notre sœur la morte soit bien accueillir, comme on accueille le sommeil après la journée bien remplie.

2- Vox clamans ad dominum, le petit pauvre a rendue l’âme.
Son corps a le calme du marbre, sa face est un miroir de paix.

Que notre sœur la mort soit saluée, Elle n’Est dure qu’à ceux qui se débattent.

3- Son corps a la came des marbres, sa face est un miroir de paix
Il se veut nu sur le sol nu pour naître à la Vie Éternelle.

Que notre sœur la mort soit remerciée. Elle nous ouvre la Porte d’or du verger séraphique.

4- Il se veut nu sur le sol nu pour naître à la Vie Éternelle.
Et voici que mille alouettes au bord du toit se sont posées.

Que notre sœur la mort soit bénie. Elle est l’aube au sein des ténèbres, l’été qui n’aura pas de fin.

5- Et voici que mille alouettes au bord du toit se sont posées.
Pour emporter dessus leurs ailes, l’âme chanteuse en Paradis.

Pour saint François, apprenons à bien vivre et à bien mourir,
afin que nous puissions de même lors que notre heure sera venue

     
Chanson pour la route
Le piège déjoué

Tanto e il bene ch’io aspetto, Mon ami, donne-moi la main.

Ch’ogni pena m’e diletto.Chantons gaiement le dur chemin.
Il est te le bien où j’aspire, je sais là-bas un beau jardin.
Que toute peine m’est plaisir. Tu t’y reposeras demain.

Moquez la fol en ses chansons ; Datuellus Jesus Christi.

Frappez le pauvre en ses haillons. Et pauperculus Domini

Sachant la Fin de ses souffrances. In Cruce confixus Christo

Plus vous frappez, plus il avance. Ora pro nobis, Francesco.

Il set tel le bien où j’aspire. Mon ami, donne-moi la main.
Que toute peine m’est plaisir. Chantons gaiement le dur chemin.

 

Devant les princes assemblés. Venus des villes pour l’entendre.
Qu’il avait bien chanté son chant. Le jongleur de Dieu, ce jour-là !

« Superbe, admirable, mon Père ! Nul ne peut chanter mieux que vous.
Je sais, je sais, répond le moine. Satan me l’avait déjà dit.»

Et vivement, il s’en fut laver le plancher.
Et curer la pierre d’évier.

 

 
P. Léon Chancerel .o.f.m. Le pélerin d'Assise
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