Dom-Pius-Parsch- Pour bien comprendre la messe

Chapitre 11
Offertoire

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Dom-Pius-Parsch- Pour bien comprendre la messe
 


Chapitre 11

L' Offertoire
1- L'ancienne offrande
2- Les prières du prêtre

1- L'ancienne offrande

Après ce rapide aperçu sur les trois parties de la messe sacrifice, examinons de plus près la première partie, l'Offertoire.

Pour bien comprendre cette partie de la messe, il faut remonter en esprit jusqu'à l'ancienne Église. Représentons-nous une messe au temps de saint Grégoire le Grand, vers l'an 600: l'avant-messe est terminée, les catéchumènes ont été renvoyés ; maintenant seuls les fidèles sont présents. Alors se forme une procession vers l'autel ; en longues files les chrétiens passent à l'offrande. Chacun avait un petit pain de froment et une petite cruche de vin ; certains portaient aussi d'autres dons : de la laine, de l'huile, des fruits, de la cire, de l'argent, de l'or, Chacun donnait ce qui lui était cher. Pendant ce long défilé les chantres et les fidèles chantaient un psaume pour maintenir l'assistance dans la piété et l'état d'esprit du sacrifice. Les dons étaient reçus par les diacres et disposés sur des tables. Que faisait-on de ces présents ? Ce qui était nécessaire pour le sacrifice, le pain et le vin, était apporté à l'autel par le diacre. Tout le reste était conservé pour l'entretien des pauvres et de l'Église. Entre temps l'évêque recevait les dons choisis et récitait seulement une prière, la prières des dons choisis, qui s'appelle la Secrète.

Tel était l'aspect de l'offertoire dans l'antiquité, lorsque le peuple célébrait encore avec les prêtres dans une véritable participation en commun la sainte messe. Nous voyons donc que la chose principale à l'offertoire était l'offrande des fidèles.

Que signifiait cette offrande des fidèles ?

a) Le don représente avant tout la personne elle-même du donateur. Si je donne quelque chose à quelqu'un, c'est que je veux lui montrer mon affection, je veux lui donner en même temps mon coeur et moi-même. L'offrande est donc ainsi le symbole de la personne elle- même : nous voulons nous donner entièrement à Dieu au saint sacrifice.

b) Examinons les offrandes : du pain et du vin. Le pain est le symbole du travail, de la sueur humaine ; le vin est l'image de la souffrance (les grappes sont écrasées dans le pressoir. Nous apportons donc à l'autel dans le pain notre travail, dans le vin les souffrances de la vie ou de la semaine. Le travail et la peine sont le contenu principal de notre existence.

c) Remarquons aussi l'idée de communauté exprimée par l'offrande ; chacun donne de ce qu'il possède quelque chose qui lui appartient en propre, quelque chose qu'il a choisi personnellement et il l'apporte à l'autel où son présent devient une seule grande offrande de la communauté.

d) L'offrande comporte encore un magnifique symbole : le chrétien a apporté du pain et du vin à l'autel et à la communion il pouvait revenir chercher le même pain et le même vin, mais divinisés, transformés en corps et en sang du Christ. Comprenons-nous le symbole ? Le pain et le vin conviennent à la personne ; l'homme naturel vient pour le sacrifice, l'homme divinisé, transformé en Christ, rentre à la maison. Ainsi se vérifie le mot de saint Paul : « Ce n'est pas moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. » L'offrande et la communion montraient de façon évidente que par la sainte eucha­ristie nous « devenons participants à la divinité (du Christ.) »,

e) Maintenant nous saisissons le sens de l'offertoire

1- c'est l'acte le plus humain de toute la messe ; il signifie le don de soi. Nous voyons immédiatement la valeur de l'offrande (même faite seulement en esprit). Dieu ne veut pas votre parole, votre don, Dieu vous veut vous- même. La Vierge Marie, à l'heure la plus grande de sa vie, a prononcé le flat : « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. » Voilà le don de soi. Le Christ, avant sa passion, au jardin des Oliviers, a déclaré : « Mon Père, non pas ma volonté, mais la vôtre. »

2-Et cette même idée il l'a gravée dans la prière la plus auguste : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Ainsi apprenons-nous à l'offertoire à offrir à Dieu le sacrifice le plus beau, le plus pénible, mais le plus agréable à Dieu, le don de nous-mêmes.

f) Nous pouvons encore faire un pas de plus et dire : par l'offrande les chrétiens voulaient exprimer qu'ils participent au sacrifice du Christ ; ils portaient leurs dons sur l'autel ; mais ces dons les représentaient ; ils se mettaient donc eux-mêmes sur l'autel pour mourir avec le Christ ; ils montaient sur la croix pour être crucifiés avec le Sauveur. Tel est le sens le plus profond de l'offrande : la participation à la mort du Christ. Par l'offrande nous voulons dire : C'est le Christ et nous qui sommes la victime.

2- Les prières du prêtre

Nous allons maintenant examiner les diverses prières de l'offertoire. Notons que les fidèles n'ont pas besoin de les réciter toutes ; elles concernent en effet principalement le prêtre. Qu'ils récitent donc l'une ou l'autre, mais qu'ils fassent une bonne offrande spirituelle du pain de leur travail, du vin de leurs peines, de l'encens de leurs prières.

Le prêtre baise l'autel, se tourne vers les fidèles en disant Dominus vobiscum. Ce salut invite l'assistance à l'offrande. Ensuite le prêtre dit Oremus et lit dans le missel un verset intitulé offertorium (offertoire). C'est un petit vestige du chant que jadis les fidèles chantaient pendant l'offrande. Ce verset change à chaque messe et donne, comme l'Introït ou le Graduel, la température du jour ou de la fête.

Le prêtre enlève le voile du calice, prend la patène avec l'hostie dans les deux mains et l'offre à Dieu en disant: « Recevez, Père saint, Dieu tout-puissant, cette hostie sans tache que moi votre indigne serviteur, je vous offre à vous, mon Dieu vivant et véritable, pour mes innombrables péchés, offenses et négligences, et pour tous les assistants et aussi pour tous les chrétiens fidèles, vivants et morts, afin qu'elle serve à mon salut et au leur pour la vie éternelle. Amen. » Cette prière est celle de toutes les prières de l'offertoire qui a le contenu le plus riche ; elle nous dit tout ce qu'il faut savoir pour le sacrifice de la messe. Qui offre le sacrifice ? c'est le prêtre, « cette hostie que moi, votre indigne serviteur, je vous offre ». A qui est-il offert ? A Dieu « Père saint, tout-puissant, éternel », « Dieu vivant et véritable ». Qu'est-ce qui est offert ? « cette hostie sans tache ». C'est d'abord le pain qui est offert, mais l'expression indique que la prière ne s'arrête pas à ce pain, car celui-ci ne peut pas être sans tache au sens propre du terme, nous pensons donc déjà à la destinée de ce pain, à la sainte eucharistie qui est réellement sans tache. Donc le prêtre anticipe déjà sur le sacrifice non sanglant. Pourquoi est-il offert ? Le sacrifice doit être une expiation pour les «innombrables péchés, offenses et négligences » du prêtre. Mais non pas seulement un sacrifice expiatoire pour le prêtre, aussi un sacrifice « pour tous les assistants ». Tous les chrétiens « les vivants et les morts » doivent trouver leur bénéfice à ce sacrifice. Nous connaissons aussi le but final du sacrifice, « afin qu'elle serve à mon salut et au leur pour la vie éternelle ». Le but du sacrifice de la messe est le même que celui du sacrifice de la croix et de la rédemption en général : le salut de l'humanité. Notre prière est donc très instructive ; on pourrait bâtir avec elle toute la doctrine du sacrifice de la messe.

Le prêtre verse ensuite du vin et une goutte d'eau dans le calice, l'eau ayant été bénie auparavant. Que signifie le mélange ? Il a d'abord une raison historique. C'est le Christ qui l'a fait ; à son époque on ne buvait du vin que mélangé d'eau. L'Église aussi l'a toujours fait. Mais bientôt on a attribué à ce geste une signification symbolique. Le vin signifie le Christ, l'eau les hommes, c'est pourquoi le prêtre bénit l'eau et non pas le vin. La goutte d'eau est absorbée par le vin pur, de même notre nature humaine doit disparaître ou être divinisée dans le vin de la nature divine du Christ. Le mélange symbolise ce qui constitue le but de la communion, la divinisation et la glorification de la nature humaine.

Après le mélange, le prêtre élève le calice et l'offre à Dieu. Puis il fait, pour lui-même et pour les fidèles, cette belle prière : « Puissions-nous être reçus par vous, Seigneur, avec un esprit d'humilité et un cœur contrit, et que notre sacrifice s'accomplisse aujourd'hui sous vos yeux de telle sorte qu'il vous plaise, Seigneur, notre Dieu. » Puis le prêtre appelle le Saint-Esprit sur les oblats avec la prière de les bénir. Cette prière exprime la conviction de l'Église que le Saint-Esprit, tout comme il est l'au­teur du corps humain du Christ (qui a pris chair de la Vierge Marie par l'opération du Saint-Esprit), est aussi l'auteur du corps eucharistique du Christ.

Le prêtre revient du côté de l'épître et se laveles mains; cet usage est très antique et était à l'origine un geste purement pratique : en recevant et en choisissant les dons faits par les fidèles le prêtre s'était sali les mains. Mais bientôt on vit dans ce lavement des mains un symbole de la pureté ; c'est pourquoi le prêtre récite les versets du psaume : « Je laverai mes mains avec les innocents. » Ensuite le prêtre revient au milieu de l'autel et récite une prière à la Sainte Trinité qu'il prie d'agréer ce sacrifice offert en mémoire de l'ceuvre rédemptrice du Christ, en l'honneur des saints et pour le salut des hommes Le prêtre se retourne vers les fidèles en disant : Orale, fratres (Priez, mes frères) pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu, le Père tout-puissant. Remarquons ces mots « mon sacrifice qui est aussi le vôtre », les fidèles aussi offrent le sacrifice. Enfin le prêtre récite la Secrète, la plus ancienne, jadis la seule prière de l'offertoire. Le mot secrète signifie prière en silence, parce que le prêtre la récite silencieusement, tandis que jadis le peuple participait encore à l'offrande. Avec la formule finale et l'Amen du peuple se termine la première partie de la messe-sacrifice.

 
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