Le patron des Congrés et des oeuvres Eucharistie de Saint Pascal Baylon o.f.m. -2
P. Marie -Mansuy o.f.m.

2 ième partie - patronage de saint Pascal
Ch. I
Saint Pascal choisi par Léon XIII
Ch. V
Saint Pascal et la Vie eucharistique
Ch. II
Conséquences du bref pontifical
Ch. VI
Saint Pascal et le Prêtre
Ch. III
Saint Pascal et les Congrès
Ch. VII
Saint Pascal et la 1ière communion
Ch. IV
Saint Pascal et la Réparation
Ch. VIII
Saint Pascal est la bonne mort

Ch. Ia-Saint Pascal choisi et proclamépar Léon XIII patron des congrés et des associtations eucharistiques

Le Père Faber dans son savant et pieux ouvrage : « Le Saint Sacrement » a écrit un de ses plus beaux chapitres pour monter que l’Eucharistique est la vie de l’Église ou, et un trésor de grâces pour les individus.

Qu’on la considère comme dévotion ou comme puissance, l’Eucharistie en effet est un centre autour duquel viennent converger et se grouper toutes les manifestations et la piété catholique, et d’où partent une multitude de rayons, une abondante richesse de grâces, une belle variété de vertus. Enlevez le Saint Sacrement, l’Église n’a plus cet appareil extérieur qui l’embellit, la rechausse et lui attire le respect et l’admiration de tous. Privez les âmes de la sainte Eucharistie, aussitôt vous enrayez l’élan de leur piété, vous arrêtez leurs progrès dans la vertu, vous tarissez pour elles la source des consolations les plus vivifiantes, des joies les plus douces.

Aussi a-t-on multiplié dans ces derniers temps les congrès et les associations pour promouvoir le culte de la Sainte Eucharistie et obtenir des fidèles une dévotion toujours plus ardentes à l’égard du divin Sacrement. Certes il était de la plus haute convenance de donner un patron à ces congrès et à ces associations. Ne faillait-il pas aider leurs travaux, inspirer leurs résolutions afin de leur assurer des résultats pratiques et durables ?

Cette idée a préoccupé justement Léon XIII. L’immortel pontife, dont le long pontificat reste marqué par tant de décisions heureuses pour le bien du peuple chrétien, ne pouvait manquer de s’intéresser tout spécialement à ce zèle des catholiques pour la gloire de l’amour de Jésus-Hostie.

Déjà le grand pape avait donnée comme parton à la jeunesse de écoles l’illustres docteur saint Thomas d’Aquin : il avait confié tous les œuvres charitables à la nôtre incomparable de la charité, Saint Vincent de Paul à deux autres héros de la charité, Jean de Dieu et Camille Lellis il avait demandé de continuer, du haut du ciel, à assister les pauvres malades et agonisants.

Restait à trouver un patron aux œuvres eucharistiques, dont les développements merveilleux sont devenus une de nos meilleurs espérances pour l’avenir.

Mais quel serait ce protecteur céleste, cet élu de Dieu et de son Pontife ?

On assure que l’on proposa tour à tour à Léon XIII les noms les plus connus et les plus illustres qui composait la sainte phalange des amants passionnées de l’Eucharistie. Mais aucun ne satisfit les exigences du Vicaire du Christ, si ce n’est le tout dernier de la nomenclature un pauvre et humble frère de l’Ordre franciscaine : Le parton des congrès et des associations eucharistiques fut Saint Pascale Baylon.

Pour ceux qui étaient étrangers à la vie merveilleuse du convers franciscain, le choix du Souverain Pontife paru singulier : quelles raison, se demandaient-ils, avaient pour déterminer, Léon XIII à préférer Saint Pascal à tant d’autres, plus illustres, plus connus, à un Saint Bonaventure, à un Saint Stanislas Koska communiés de la main des anges, à un saint Antoine de Padoue contraignant la mule de l’hérétique à fléchir le genoux devant l’hostie, à une Sainte Claire, présentant l’ostensoir aux Sarrasins et les mettant en fuite : à une Sainte Julienne de Falconieri communiée en viatique d’une façon miraculeuse, à Saint Tarcisus le jeune martyr de l’Eucharistie, à Saint Thomas d’Aquin le chantre de l’Hostie, etc… etc…

Mais pour quiconque est familiarisé avec la dévotion extraordinaire et comparable de saint Pascal envers la sainte Eucharistie, les préférences du souverain pontife ne sont plus un sujet d’étonnement.

Nos lecteurs ont pu s’en convaincre le récit, même abrégé, des merveilles, de cette vie qu’on peut dire essentiellement eucharistique.

Quel saint en effet pourrait avoir un amour plus ardent, une dévotion plus empressées pour le sacrement de nos autels ? Quelles faveurs plus extraordinaires Dieu aurait-il accordées à un de ses privilégiés, pour récompense la dévotion à l’égard de l’Eucharistie.

Mais nous venons de le voir, ce n’est pas seulement pendant sa vie, c’est encore après sa mort que Pascal a montré son culte ineffable pour le Prisonnier de nos Tabernacles et que Dieu a récompensé par des prodiges inouïs cet amour de son serviteur ?

Vraiment, saint Pascal méritait d’être l’élu de Léon XIII. Dieu devait couronner son humilité et sa ferveur par l’honneur insigne d’être le Patron des œuvres eucharistiques.

D’ailleurs, laissons parler l’immortel. Pontifie. Laissons-le nous dire lui-même les raisons et l’opportunité de son choix.

Ses paroles vont nous servir admirablement pour en tirer les conclusion que nous voudrions développer comme en conséquences de la décision pontificale

Ch. Ib-Léon XIII - Ad perpetuam rei memoram

Le Dieu de toue providence, en organisant le monde, d’une main forte et douce à la fois, a entouré l’Église d’une sollicitude toute spéciale. Aux heures les plus critiques. Il tire pour elle, de la difficulté même du temps, des consolations inespérées. Ce fait, maintes fois constaté, peut être remarqué plus nettement que jamais dans le circonstances que traversent actuellement la religion et la société. Alors, en effet, que les ennemis de l’ordre commun, se montrant de jour en jour plus audacieux, s’efforcent par des attaques quotidiennes et très vigoureuses d’anéantir la foi chrétienne et très vigoureuses d’anéantir la foi chrétienne et de bouleverser la société tout entière, la bonté divine se plait à opposer comme une digue puissante à ces flots soulevés, d’admirables manifestations de piété.

Cela est clairement prouvé par l’extension qu’a prise la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus ; par l’ardeur avec laquelle, dans tout l’univers, on travaille à promouvoir le culte de Maire ; par les honneurs dont est l’objet l’illustre Époux de la Mère de Dieu ; par les réunions diverses organisés par les catholiques pour défendre leur foi : enfin ; par un grand nombre d’institutions que l’on fonce ou auxquelles on donne un nouvel essor et qui tendre à la gloire de Dieu ou à l‘accroissement de la charité mutuelle des chrétiens.

Bien que toutes ces manifestations procurent à Notre cœur une joie bien douce. Nous pensons que la grâce la plus signalée qui nous a été accordée par Dieu, c’est le progrès de la dévotion envers le Sacrement de l‘Eucharisties parmi le fidèles, à la suite des célèbres Congrès tendu à cette fin dans ces dernier temps. Ainsi que nous l’avons déclaré ailleurs, pour animer les catholiques à professer vaillamment leur foi et à pratiquer les vertus qui conviennent aux chrétiens, aucune moyen n’est plus efficace que de nourrir et d’augmenter la piété des peuples envers ce gage ineffable d’amour, lien de la paix et de l’unité.

Comme le sujet est très important et Nous tient fort à cœur, après avoir souvent loué les Congrès et les Associations eucharistiques, mu par l’esprit de les voir produire des fruits plus abondants. Nous jugeons maintenant utile de leur assigne un patron Céleste, choisi entre les saints qui ont été embrasés d’un plus ardent amour envers le très Saint Sacrement de l’Eucharistie.

Or parmi les saines dont la piété à l’égard de ce sublime mystère a paru se manifester avec une ferveur plus ardente, Pascal Baylon tient le premier rang. Doué d’un goût très profond pour les choses célestes, après avoir saintement passé sa jeunesse à la garde de son troupeau, il embrassa une vie plus sévère dans l’Ordre de Frères Mineurs de la stricte observance, et par la contemplation habituelle de l’auguste mystère, il parvint à une connaissance plus parfaite de se Sacrement d’amour. Cet homme, dépourvue de notions et d’aptitudes littéraires, devint capable de donner des réponses sur les dogmes les plus difficiles et d’écrire même des livres de piété. Il professa ouvertement en face des hérétiques la vérité de l’Eucharistie, ce que lui attira de graves persécutions. Émule du martyr Tracisus, il fut menacé plusieurs fois de la mort. Enfin l’affectueuse ardeur de sa piété parut se prolonger au delà de sa vie mortelle. On dit en effet, que, pendant son service funèbre, étendu dans son cercueil Pascal ouvrit deux fois les yeux, au moment des deux élévations.

Nous croyons que les Associations catholiques dont Nous parlions ne sauraient être confiées à un meilleur patronage. C’est pourquoi , de même que Nous recommandons la jeunesse studieuse à Saint Thomas d’Aquin, les Associations charitables, à Saint Vincent de Paul, les malades et ceux qui s’occupent de les soulager à Saint Camille de Lellis et à saint Jean de Dieu ; de même, espérant que Notre décision favorisera l’intérêt et le bien et la chrétienté.

Nous déclarons et Nous constituons, de Notre autorité Suprême, et en vertu des présents Lettres, Saint Pascal Patron spécial , des Congrès et de toutes les Associations qui ont pour l’objet la divine Eucharistie, tant de celle qui ont été constitués jusqu’à ce jour que de celles qui se seront dans l’avenir.

Nous formons des vœux pleins d’espoir pour que les exemples et le patronage de ce grand saint aient pour fruit l’augmentation du nombre de ceux qui, parmi les fidèles, consacrent chaque jour leur zèle, leurs projets, leur amour, au Christ Sauveur.

Donné à Rome, auprès de Saint-Père, sous l’anneau du Pêcheur , le vingt-huit novembre mil huit cent quatre-vingt-dix-sept, la vingtième année de Notre Pontificat.

Ch. II
Conséquences du bref pontifical nommant Saint Pascal, patron des oeuvres eucharistiques.
 En lisant attentivement le bref de Léon XIII il ressort clairement que Saint Pascal doit être à perpétuité le parton spécial de tous les Congrès eucharistiques, aussi bien des grands Congrès internationaux et nationaux que des petits Congrès régionaux et locaux.

Il doit être en même temps le patron perpétuel de toutes les associations qui ont pour objet la divine Eucharistie, par conséquent de ces saintes ligues qui ont été formées surtout en ces derniers temps, pour promouvoir le culte de la sainte Eucharistie, par exemple la ligue de la communion fréquente ou bien de la réparation eucharistique, comme l’adoration réparatrice, la communion réparatrice, la messe réparatrice, l’heure sainte, la garde d’honneur, etc.

Il en est le patron attiré, tant de celles qui ont été créées jusqu’à ce jour, que de celles qui le seront dans l’avenir. Nous déclarons et Nous constituons, de Notre autorité Suprême, et en vertu des présents Lettres, Saint Pascal Patron spécial , des Congrès et de toutes les Associations qui ont pour l’objet la divine Eucharistie, tant de celle qui ont été constitués jusqu’à ce jour que de celles qui se seront dans l’avenir.»

Mais la teneur et l’esprit de la Lettre pontificale nous permettent d’aller plus loin, Nous pouvons logiquement en conclure que Saint Pascal doit être non seulement le patron des œuvres eucharistiques, mais encore le modèle et le patron de toutes les âmes dans leur dévotion à l’égard du Très Saint Sacrement. Que se proposent, en effet Congrès ou associations eucharistiques, sinon d’arriver à augmenter dans les âmes le culte et l’amour de Jésus-Hostie, de les pousser à des communions plus fréquentes, à des visites plus assidues au Prisonnier de nos Tabernacles ? Mais qui aidera ces âmes à réaliser les désirs et les impulsions des Congrès ou des associations, à profit et amplement des trésors de grâce et de vertus contenus dans la Sainte Hostie ? Ce sera le parton même de ces oeuvres eucharistiques : Saint Pascal Baylon.

N’est-ce pas que veut dire Léon XIII lorsqu’il écrit : « Nous formons des vœux pleins d’espoir pour que les exemples et la patronage de ce grand saint aient pour résultat l’augmentation du nombre de ceux qui parmi les fidèles consacrent chaque jour leur zèle, leur projets, leur amour au Christ Sauveur ?

Ah! Si tous les organisateurs de Congrès ou d’associations eucharistiques, si tous les prêtres, si toutes les âmes pieuses, invoquaient avec ferveur et confiance Saint Pascal ; s’ils savaient se réclamer hautement de son patronage officiel partout ce qui regarde de sainte Eucharistique, que de grâces, que de faveurs n’obtiendraient-ils pas ? Quels résultats merveilleux ne retireraient-ils pas de leurs efforts pour promouvoir le culte du saint Sacrement ? Quelle abondante richesse de vertus ne puiseraient –ils pas dans leur dévotion personnelle à l’eucharistie ?

Il faudrait méconnaître entièrement la merveilleuse efficacité de l’invocation des saints, surtout de ces saints patrons doués d’une puissance extraordinaire pour tel ou tel genre de grâce ; il faudrait ne jamais avoir expérimenté soi-même les heureux effets d’un recours conviant, par exemple à Saint Antoine de Padoue pour retrouver les choses perdues, à Saint Christophe pour être préservé de tout accident mortel dans un voyage, à Saint Blaise pour être guéri des maux de gorge, à Saint Erasme pour être délivré des douleurs d’entrailles et des périls de la mer, à sainte Appoline pour être soulagé dans les maux de dents, etc., etc., il faudrait dis-je, méconnaître toutes les merveilles, toutes les grâces obtenues presque infailliblement par ces saints spécialistes, pour ne pas être porté à invoquer avec confiance sait Pascal, patron des oeuvres eucharistiques, afin de mériter par son protection une ardente dévotion à l’égard du Saint Sacrement !

Hélas ! il faut bien l’avouer, la diminution notable de la foi ou du moins de l’esprit de foi, a eu comme conséquence, de voir se perdre chez beaucoup ce recours confiant dont usaient nos ancêtres à l’égard des saints auxiliateurs. Nous ne voyons plus, si ce n’est pas très rarement, de grâces prodigieuse, encore moins de véritables miracles obtenus par l’invocation des saints patrons, alors que dans les siècles de la foi on les enregistrerait presque chaque jour, actuellement il n’y a plus que nos contrées profondément chrétiens où l’on puisse retrouver cette foi, cette confiance, mais aussi ces grâces merveilleuses obtenue par les saints.

Ah! Qui nous rendra la foi de nos aïeux, leurs prières ardents, leurs supplications persévérances auprès de nos protecteurs célestes, pour jouir nous aussi, des prodigieuses effets de leur secours ?

Rien que ces considérations générales devraient suffire pour faire comprendre à tous l’important avons de l’invoquer comme notre protecteur spécial pour tout ce qui touche notre culte de la sainte Eucharistie.

Mais nous ne voulons pas nous contenter cet aperçu : nous allons envisager des chapitres suivants les heureux effets de la dévotion à Saint Pascal par rapport aux différents sortes d’œuvres, et par rapport aux différentes sortes d’œuvres, et par rapport aux différentes catégories de personnes.

Ch. III
La dévotion à saint Pascal et les Congrès eucharistiques.

« En 1879, écrit Monseigneur Baunard dans la jeune revue « l’Eucharistie », une sainte personne, qui doit rester inconnue, était venue confier à Monseigneur de Ségur l’idée qu’elle avait conçue ou reçue d’en Haut, de promouvoir de grands congrès internationaux, réunis successivement dans les différents États européens, pour y traiter, durant plusieurs jours de suite, dans les solennelles séances d’étude et de prière, les sujets de piété et de pratique convergeant tous au culte du Très Saint Sacrement. »

Monseigneur de Ségur, pour qui l’extension de la dévotion eucharistique était le grand moyen de ramener la vie surnaturelle dans la société, s’identifia cette idée au point de la faire sienne .» (1)

Avec le concours de Monseigneur de Banque, il organisa à Paris un comité préparatoire, et fit écrire une circulaire à différents évêques et aux principales associations et communautés adoratrices.

L’Adhésion de l’Épiscopat, on le devine facilement, fut à peu près générale, et il ne restait plus que la désignation du lieu.

On avait d’abord pensé à la Belgique, mais à cause de la lutte scolaire qui absorbait alors les esprits, on crut devoir y renoncer.

Finalement, après réflexion et démarches, ce fut Lille, la grande cité du nord de la France, si riche en piété et en générosité qui fut choisie pour être le théâtre du premier Congrès Eucharistique.

Grâce au dévouement toujours si empressé de Monsieur Philibert Vrau , le grand homme œuvres le Lille, rien ne fut négligé pour la peine réussite de ces premiers ; assises eucharistiques, Léon XIII les bénit et les encouragea hautement. Il voulut même qu’un prête de Rome délégué à Lille par le Cardinal Alimonda, y transmit l’assurance des vives félicitions.

Les organisateurs n’avaient espéré qu’une centaine d’adhérent, au maximum ; il en vit plus de trois cents, accourus de tous les pays du monde, sans compter les représentants de tous les ordres religieux, sans compter les membres du clergé diocésain, les professeurs et les pieux laïques de la ville.

Du vingt-trois au trente juin 1881, on vit donc cette imposante assemblée d’évêques, de chanoines, des prêtres et de séculiers lire, discuter différents rapports sur la sainte Eucharistie et les multiples façons de l’honorer, d’en promouvoir le culte. On prit des résolutions que chacune devait faire connaître autour de soi afin de faire rayonner les fruits du Congrès et d’augmenter partout l’amour et les effets sanctificateurs du Saint Sacrement.

La veille de la clôture une adoration nocturne réunion les congressistes dans l’Église du Sacré-Cœur et le lendemain, jour de clôture, l’Église Saint-Maurice recevait trois à quatre mille hommes pour perdre part à la processions du Sciant Sacrement. Cette armée de chrétiens, tous les cierges à la main, se déroula lentement sous voûtes de la collégiale, au chant du Lauda Sion Salvatorem, faisant cortège du divin Roi. Puis on fit l’amende honorable, les acclamations à Jésus vainqueur, et enfin l’ostensoir bénit cette foule enthousiasmée, qui avait senti naître dans âme, une plus grande dévotion à Notre-Seigneur dans le Sacrement de nos autels.

Tel fut le premier Congrès international, sur lequel se modelèrent les congrès subséquents d’Avignon 1882, le Liège 1883. de Fribourg 0885, de Toulouse 1886, de Paris 1888, d’Anvers 1890, de Jérusalem 1893, de Reims 1894, de Paray-le-Monial 1897, de Bruxelles 1898, de Lourdes 1899, dAngers 1901, de Namur 1902, d’Angoulème 1904, de Rome 1905, de Tournai 1906, de Metz 1907, de londres1908, de cologne1909, et Montréal 1910.

Tout le monde connaît l’affluence d’évêques, de prêtres et de laïques que ces congrès attirent de plus en plus et les manifestations de plus en plus grandioses auxquelles ils ont donnent lieur. C’est comme une sainte émulation pour trouver ou multiplier chaque année les études des moyens et des pratiques de zèle, les hommages de piété et d’amour à l’égard de Jésus-Hostie !

Tous ces différents congrès poursuivent avec un entrain toujours nouveau leur but si louable, le développement du culte de la Sainte Eucharistie, principe de vie et de sainteté chrétienne.

Malgré leur fréquence, ils apportent toujours chaque fois quelques indications nouvelles, quelque pratique efficace pour aider ici ou à l’accroissement de la piété eucharistique.

Et pour propager partout les heureux fruits de ces manifestations solennels on va vote pensée à réunir dans le différents diocèses, des congrès régionaux, voire même des congrès paroissiaux dans lesquels on cherche à adapter à une région ou à une paroisse les pratiques et les œuvres discutées ou approuvées dans le Congrès international.

Ces efforts des catholiques pour promouvoir le culte de la sainte Eucharistie ne pouvaient manquer d’intéresser particulièrement de Souverain Pontife. Aussi voyons-nous que le Successeur de Pierre a toujours désigné on envoyé un représentant, et même, en ces derniers temps, un prince de l’Église, pour présider les Congrès internationaux.

Léon XIII a mieux fait encore. Comme nous l’avons déjà dit, il a voulu donner à ces congrès du protecteur céleste, afin d’assurer les bénédictions divines à leurs travaux.

Par son bref Providentissimus Deus du 28 novembre 1892, il a proclamé Saint Pascal Baylon parton spécial des congrès eucharistiques.

Que résulte-t-il de cette décision pontificale ?

Il s’en suit que, si l’on veut obéir au Chef de l’Église, si l’on eut acquiescer à la volonté de Dieu, manifestée par son Vicaire, il faut invoquer d’une façon toutes spéciale Saint Pascal pour la réussite des Congrès eucharistiques, aussi bien des congrès régionaux et locaux, que des congrès internationaux.

Convaincus de l’importance de ces congrès, leurs organisations ont soin, longtemps à l’avancer, d’en recommander les travaux à la piété des fidèles. Ils répandent à cet effet des notices, des images, ils inspirent des prières.

En bien ! Nous osons nous permettre de redire hautement qui si l’on veut tenter dans les desseins de Dieu, c’est un devoir de foi en l’assistance du Saint-Esprit accordée au Souverain Pontife, c’est un devoir d’obéissance au chef de l’Église, d’invoquer et de faire invoquer Saint Pascal pour la réussite des congrès eucharistiques.

Il a été proclamé expressément par Léon XIII patron spécial de ces congrès et cela en vue d’obtenir les grâce d Ciel pour les heureux résultats qu’on peut en attendre

L’immortel pontife n’a-t-il pas indiquée par là le devoir d’invoquer Saint Pascal ?

Aussi bien , toutes les congressistes, prêtres ou laïques doivent les prier avant et pendant les congrès.

De plus, il serait tout naturel que la statue ou l’image du saint résidât dans le lieux de réunion des congressistes, surtout dans le local principale et dans l’église choisie comme centre du Congrès. N’est-ce pas la aussi une conséquence logique de son patronage officiel ?

Enfin, il serait à désirer que dans chacun de ces congrès, surtout dans les congrès régionaux, où l’on n’en a pas encore parlé, on fasse connaître Saint Pascal et qu’on inculque aux fidèles la dévotion au patron des œuvres eucharistiques.

Quand on possède une notion assez complète de la vie merveilleuse de ce grand saint, on comprend facilement qu’il doive être proposé comme patron et comme modèle de tout âme pour sa piété à l’égard du Saint Sacrement.

Aussi nous apparaît-il que c’est également un devoir pour les Congrès de chercher à propager la dévotion à saint Pascal. Ils donneraient ainsi aux âmes un moyen efficace d’obtenir et de conserver une grande piété pour la sainte Eucharistie.

Du moins, nous alors montrer dans les chapitres suivants que les prêtres et les fidèles ont intérêt à se recommander à Saint Pascal pour leur vie eucharistique.

Puissions –nous arriver à le faire comprendre à tous 1

Alors en provoquant chez le plus grand nombre une dévotion confiante à Saint Pascal, nous aiderions à atteindre le but sublime des Congrès eucharistiques parce que nos donnerions aux fidèles le secret d’avoir une amour et une piété des plus ardentes au Saint Sacrement.

(1) L’Eucharistie, numéro du 16 avril 1910

Ch. IV
La dévotion à Saint Pascal et les oeuvres ou pratiques de Réparations.

Dans les apparitions célèbres dont a été favorisée la Bienheureuse Marguerite Marie et dans lesquels Notre-Seigneur a révéla dévotion à son Cœur Sacré, le divin Maître n’a pas seulement réclamé un redoublement d’amour pour répondre à son amour immense, il a surtout demandé une fervente réparation pour les péchés du monde.

Après s’être plaint de l’indifférence et de l’ingratitude des hommes, après avoir déclaré à la Bienheureuse que cette méconnaissance lui était plus pible que tous les tourments de sa passion, il disait à sa voyante privilégié : « toi, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leur ingratitude, autant que tu en pourrais être capable ? »

Et cette réparation était si passionnément désirée du divin Sauveur, qu’il ne se lassa pas de la réclamer et de rappeler à notre Bienheureuse les motifs qui devaient l’y porter, et nous avec elle, si nous sommes vraiment dévots à son Cœur. Tantôt, il se présentait devant elle, sous la forme de l’Ecce Homo, ou chargé d’en lourde croix, sanglant, couvert de plaies et criant d’une voix lamentable : « N’y aurait-t-il personne qui ait piété de moi et qui veuille prendre part à ma douleur, dans le pitoyable état où les pécheurs me mettrent, surtout à prisent »

Tantôt, il lui montrait son Cœur aimant tout déchiré et transpercé de coups : » Voilà, dit-il les blessures que je reçois de mon peuple choisi ; je l’avais destiné pour apaiser ma justice, et il me persécute secrètement,» tantôt elle entendait une voix qui lui disait : « Je te veux donner mon cœur, mais auparavant, il faut que tu te rendes victimes d’immolation pour que, avec son entremise, tu détournes les châtiments que la justice de mon Père veut exercer…. Je t’ai choisie pour offrir à mon Père éternel des sacrifices ardentes pour apaiser sa justice et lui rendre une gloire infinie par l’offrande que tu lui fera de moi-même dans ces sacrifies, y unissant celui de ton être pour y honore le mien.»

Il n’y a donc pas de doute, Notre-Seigneur lui-même a demandé de la réparation pour des péchés du monde, et c’est avec l’amour et comme conséquence de l’amour, une des fins principales de la dévotion du Sacré-Cœur.

Mais quelle sera la meilleur méthode de réparation ? Quel sera le moyen le plus efficace d’arriver à fléchir le courroux du ciel ? Ce sera par la sainte Eucharistie, Jésus dans la sainte Hostie est en effet à l’état constant de victime. Offrant sans cesse à Dieu une adoration, une prière et un amour infinis, il s’interpose pour nos péchés par la voix de ses plaies et de son Sang Rédempteur. En ces hommages, ces prières, cette médiation qu’il fait monter vers le ciel, il les met à notre disposition si nous n’avons qu’à nous en emparer, les faire nôtres et les offrir à Dieu pour avoir un accès certain auprès du Père éternel et obtenir ses miséricordes.

Aussi tous les actes de réparation se font-ils généralement par l’Eucharistie. Messe ou communion, visite ou adoration du Saint Sacrement, exposition ou processions entrent toujours d’une manière ou d’une autre dans les cérémonies de réparation.

Et la Bienheureuse Marguerite Marie, notre modèle dans la vie de réparation, recourait tous à la sainte Eucharistie ; elle aimait à se jours à la sainte Eucharistie ; elle aimait à se rendre au pieds du tabernacle pour offrir au divine Maître les hommages réparateurs qu’il attendrait de sa servante dévouée.

D’ailleurs, dans les révélations de Paray-le-Monial, Notre-Seigneur a demandé spécialement la réparation pour les ouvrages commis à l’égard de la sainte Eucharistie.

Étant une fois, raconte la Bienheureuse, devant le Saint Sacrement, un jour de son octave.

Notre-Seigneur me découvrant son Cœur me dit : » Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’arien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour, et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges et par les froideurs et mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour… Mais ce qui m’est encore plus sensible c’est que ce sont des cours qui me sont consacrés qui agissent ainsi. C’est pour cela que je te demande eu le premier vendredi après l’octave du saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur en communiant ce jours-là et en lui faisant réparation d’honneur, par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels .»

Dans une autre circonstance et pour le même but, Notre-Seigneur demandait également à la Bienheureuse Marguerite Marie de faire une communion réparatrice le premier vendredi du chaque mois. Il lui recommandait instamment de n’y jamais manquer, lui promettant que son divin Cœur se dilaterait pour répandre avec d’abondance les influences de son amour sur ceux qui lui rendraient cet honneur ou qui le lui procuraient, et l’assurant même que ceux qui communieraient les premiers vendredis, neuf mois de suites auraient la grâce de la pénitence finale et ne mourraient point sans sacrements.

Quoi d’étonnant que Notre-Seigneur ait surtout réclamé la réparation pour les outrages commis à l’égard du saint sacrement ? L’eucharistie n’et-elle pas le sacrement de l’amour, le comble de l’amour de Jésus ? Et n’est –elle pas cependant l’objet de sacrilège, de profanations, de blasphèmes sans nombre de la part des pécheurs ? Et même parmi les justes où sont-ils ceux qui peuvent justement se flatter que jamais leur place ne fut ou parmi les différents, ou parmi les ingrats, que jamais ils n’ont eu à se reprocher la moindre froideur, la moindre irrévérence dans le culte du Saint-Sacrement ?

Donc à tous la réparation s’impose et pour tous elle doit d’abord s’adresse à la sainte Eucharistie, elle doit se faire pour la saint Eucharistie.

Outre la communion du premier vendredi du mois, outre l’heure sainte, indiquées et demandées par Notre-Seigneur lui-même, et pratiquées par la multitudes des âmes pieuse, presque toutes les paroisses du monde on adopté les solennités et l’adoration du saint Sacrement, et voient en ce jour béni nombre de fidèles s’approcher de la Table sainte pour réparer spécialement les outrages fais à la sainte Eucharistie.

Dans la plupart des grandes villes, es cours généreux ont organisé, à des époques plus ou moins rapprochées, l’Adoration nocturne et l’on y compte une élite d’âmes ferventes, qui se privant du sommeil, ‘,en vont dans le silence de la nuit implorer la miséricorde céleste en faveur des pécheurs et des moribonds.

Partout des milliers de personnes pieuses se sont enrôlées dans la Garde d’Honneur pour tenir compagnie au moins de cœurs, au Prisonnier de nos Tabernacles, et le consoler de l’isolement dans lequel le laissent la plupart des hommes.

Enfin, pour nous borner dans cette nomenclature d’œuvres réparatrices, dans maintes endroits on a établi l’Association de la messe réparatrice, qui demande à se membres d’assister à des messes supplémentaires pour ceux qui ne sanctifient pas le saint jour du dimanche.

Si donc les oeuvres réparatrices ont pour objet, ou tout au moins pour moyen la Sainte Eucharistie, saint Pascal ne nous apparaît-il pas naturellement comme le patron spécial de ces associations et de ces cérémonies réparatrices ? le souverain Pontife ne le dit-il pas formellement lorsqu’il le proclame patron de toutes les associations qui ont pour OBJET la divine Eucharistie ?

D’ailleurs des actes eu supposent des dispositions extraordinaires de ferveurs, ne doivent-ils pas être appuyés par une protecteur célestes, pour être plus sûrement agréées, par Dieu ?

Nous n’en doutons pas, les âmes qui s’adonnent au couvres réparatrices sont animées du désir de consoler abondamment le Cœur eucharistique de Jésus, et d’arrêter ainsi le fléau des vengeances célestes.

Mais il faut être si pour, si fervent pour réparer dignement à l’égard de Dieu, pour consoler amplement un Dieu !

Deux choses sont surtout nécessaires. D’abord une attention habituelle à éviter jusqu’aux moindres fautes volontaires afin de ne pas être du nombre de ceux qui offensent la Bonté infinie. Ensuite une ferveur intense dans les différents exercices eucharistique qui sont l’essence de ces cœurs réparatrices, c’est-à-dire, dans les communions, messes, visites et adorations qu’on veut offrir à Notre-Seigneur et compensation des outrages dont il est abreuvé. Comment en effet, prétendre réparer par des communions tièdes, par des messes entendues sans attention, par des visites et des adorations faite avec routine et sans élan?

Âmes réparatrices, vous désirez ardemment, sans aucun doute, posséder cette faveur qui consolera vraiment et dédommagera le cœur de votre divine Maître. Vous seriez comblées de joie et si l’on pouvait vous indiquer un moyen efficace d’obtenir ces dispositions.

Eh bien ! le Souverain Pontife vous l’offre en vous indiquant comme modèle et parton de vos insinuations réparatrices, saint Pascal Baylon.

Rappelez-vous en effet ces élans d’amour qui le portaient sans cesse au pied des autels, cette piété angélique qui le faisait passer des heures entières, abîmé dans l’adoration devant le Tabernacle, et vous serez stimulées vous aussi, à apporter dans vos dévotions réparatrices, cette humilité, cette piété cette ardeur qui consoleront véritablement Notre-Seigneur,. Du moins, demandez instamment ces dispositions à Saint Pascal.

Vous ne pouvez lui adresser de prières plus agréable. Avant chacun de vos exercices de réparations appelez-le à votre secours ; conjurez-le de vos obtenir cette ferveurs, cet esprit d’immolations au pied du Tabernacle. Si vous avez donner à vos prières à Saint Pascal le ton d’une supplication sincère, soyez assurées que ce privilèges du Saint Sacrement viendra à votre aide et vos obtiendra les accents les sentiments d’une sainte réparation, vos pourrez vraiment devenir des âmes réparatrices selon le Cœur de Jésus.

Nous connaissions dans une grande ville du nord de la France une chapelle où, sous l’inspiration d’homme fervents et convaincus, à été établie l’adoration nocturne, en union avec le sanctuaire de Montmartre. Or ces pieux catholiques ont voulu que leurs exercices réparatrices aient un patron et un modèle, fidèles au mot d’ordre de Léon XIII, ils ont choisi saint Pascal Balyon pour présider à leurs adorations. La statue du saint patron des œuvres eucharistique reste en permanence près de l’autel et, les nuits d’adoration, elle est tournée vers l’Ostensoir pour permettre au saint d’offrir ses hommages muets au saint Sacrement, combien cette attention rentre dans les goûts les plus chers de notre saint et comme la confiance de ces pieux adorateurs doit honorer Saint Pascal ! Du haut du ciel, il ne peut manquer le couvrir du manteau de sa puissante protection et de leur inspirer les sentiments de ferveur qui doivent aimer des âmes réparatrices !

Puisse cet exemple suscite des imitateurs dans les centres de réparation !

Puissions-nous voir la statue ou le tableau de Saint Pascal présider partout les cérémonies ou les exercices de réparations !

Puissions-nous le voir invoquer par toutes les âmes réparatrices ! En définitive ce ne serait pas que mette à l’exécution les conséquences logiques du bref Providentissimuns Deus de Léon XIII.

1) R.P. Louis- Antoine de Porrentruy- S. Pascal Baylon

Ch. V
La dévotion à Saint Pascal et les âmes pieuses dans leur Vie eucharistique

Nous l’avons déjà insinué, la dévotion à la Sainte Eucharistie est un foyer de piété et de vertu.

Rien d’étonnant puisqu’elle nous met en contact avec Notre-Seigneur lui-même, l’auteur et la source de toute grâce et de toute sainteté.

Aucun sacret ne nous atteint par tant de manières différents, ne revêt autant de formes diverses de culte qui toutes peuvent nous attirer des grâces incalculables.

Le Père Fabert en compte sept : la messe, la communion , la bénédiction, la résidence dans le Tabernacle, l’expositions, le viatique et la processions.

» Ce sont là, dit le docte religieux, les sept mystères principaux de notre Dieu caché sous les voiles sacrements : chacun d’eux est animé d’un esprit que n’appartient qu’à lui et agit d’une manière particulière que le distingue de autres…. »

D’abord la sainte messe. Toute le monde sait qu’elle est le renouvellement du sacrifice du Clavaire. De l’autel où il est continuellement offert monte sans cesse vers Dieu en adoration, une actions de grâces, une prière et une expiration infinies. Le saint sacrifice est vraiment le canal par lequel toutes les grâces sont dispensées, à la terre. C’est le paratonnerre qui sauvegarde notre monde corrompu de quantités de fléaux divins !

Il n’est point d’adoucissement aux souffrances du purgatoire qui ne découle, comme un baume salutaire, de son calice surabondant.

Pour nous vivants, il est le mystères le plus précieux, puisque d’après les docteurs, même la simple assistance à une messe l’emporte en mérite et en grâce devant Dieu sur de long et durs pèlerinages, sur de riches aumônes, sur des austérité pratiquées pendants de longues années. Quel Trésor !

Après et avec la messe nous avons la sainte communion que nous donne Jésus-Christ lui-même, avec son corps, son sang, son âme, sa divinité. En nous unissant à Notre-Seigneur, la divinité. En nous unissant à Notre-Seigneur, la sainteté même, la communion nous transforme petit à petit en Lui, elle nous apporte une quantité de grâces incomparablement plus grande que celles qui pourraient nous avenir des autres sacrements. Et ces grâces peuvent encore s’accroître notablement en proportion de la ferveur des actes que nous émettons dans notre préparation et dans notre action de grâces. Pendant la durée de la présence réelle dans notre cœur, la communion nous permet de nous emparer des prières et des mérites du divin Sauveur, pour donnes à nos supplications plus de poids auprès du Père céleste. « Si nous allions réveiller tous les actes humains qui ont jamais été accomplis dans le monde, si nous les réunissions en un seul qui renfermât tout ce qu’il y a de noble, de généreux, d’héroïque, d’aimable et de touchant dans chacun d’eux et que nous le rapprochions ensuite de l’acte qu’un homme accomplit en recevant la sainte communion, ce serait moins que rien, l’ombre d’une ombre. » (1).

Viens ensuite le salut et la bénédiction du saint Sacrement, actes liturgiques dont on ne comprend pas assez la portée, Saint Philippe de Néri vit un jour dans l’hostie, durant l’exposition du Saint Sacrement, Notre-Seigneur donnant sa bénédiction à la foule prosternée à ses pieds, comme si telle était son attitude naturelle et l’occupation ordinaire de sa bonté dans la divine Eucharistie. Il serait difficile de trouver des mots pour exprimer dans tous leur grandeur et leur réalités, les grâces que notre doux Sauveur répond sur nous dans la bénédiction. Elles tombent non-seulement sur les soins et les chagrins, les soucis et les tentations, les fautes et les imperfections que nous sommes venus déposer à ses pieds ; mais elle nous éclairent encore sur des misères, des faiblesses, des dangers que nous ignorions; elles exercent aussi leur salutaire influence sur le esprit malins qui nous entourent en les frappant de stupidité et d’inertie et sur notre ange gardien en lui communiquant ses lumières et une vigueur nouvelle pour l’aider à remplir près de nous sa pieuse mission. La grâce de la bénédiction fait naître dans l’âme des sentiments de foi et d’amour. Émanant de Jésus-Christ, elle est à la fois solide, puissante et substantielle, doué de la faculté de purifier et de créer par ce qu’elle participe à la réalité du sacrement même (2)

La présence permanente de Notre-Seigneur au Tabernacle et la visite au Saint Sacrement constituent le quatrième mystère du saint Sacrement, comme autrefois sur la terre la présence du divin Maître était une source de grâces et de bienfait pour les disciples et pour les foules, ainsi sa présence actuelle dans la prison de son amour est pour nous aussi une canal abondant de faveurs de toutes sortes. Inutile de prouver que notre piété nous fait un devoir des plus rigoureux de visiter l’Hôte divin que par pure bonté reste caché et enfermé dans nos églises. Le délaisser serait de notre part un ingratitude monstrueuse. Nous nous priverions de ces consolations intimes, de ce doux réconfort et le bon Maître donne à ses pieux visiteurs. L’expérience des membres des communautés religieuses qui ont le bonheur de vivre sous le même toit que Jésus-Hostie et l’expérience de toutes les âmes qui visitent fréquemment le Saint Sacrement nous démonte que le Tabernacle est vraiment une source de grâces célestes, une fontaine féconde d’où découle une multitude de biens dont toute la création ensemble n’aurait pu nous mériter et nous conférer un seul.

Le cinquième mystère de l’Eucharistie, c’est l’exposition, Louis du Pont dit que la vue du Saint Sacrement est la plus riche veine de prières. II nous engage à élever humblement nos regards au moment de la consécration à la messe, (3) et à imiter Zachée qui caché parmi les rameaux du sycomore s’efforçait de distinguer les traits du Sauveur, au moment où il passait près de lui. Quel trésor donc pour l’esprit de prier, lorsque pendrant de longues heures de tranquillité, l’Église l’expose à nos adorations pour satisfaire l’ardeur de notre amour ! Si nous savions profiter de ces membres précieux s’adoration devant le Saint Sacrement exposé, nos sentirons se multiplier en notre faveur les grâces inappréciables du salut et de la bénédiction du saint Sacrement, les faveurs de la visite au Tabernacles.

Le viatique est le sixième mystère de la vie de l’adorable hostie, et qui pourrait dire jusqu’où va sa puissance ? En effet, le saint viatique prend l’homme à la fin de sa carrière : il le conduit au delà du tombeau et est comme le lien qui rattache la vie à la mort, le temps à l’éternité, et les souffrances de ce monde aux joies immortelles, nous mourrons fortifiés par le viatique dont l’influence bienfaisant adoucit pour nous la sévérité du jugement et tempère l’ardeur de flammes du purgatoire ; sa puissante énergie ne s’affaiblit pas jusqu’à ce qu’il nous ait déposés comme la maison d’un ange tutélaire, au pieds du trône de la Divinité.

Cette vie qui nous échappe, ce grand voyage qui approche, ces combats intérieurs et invisibles dont nul ne saurait raconter les péripéties, enfin cette mort dont les aspects varient à l’infinie, trouvent leur mystérieux accomplissement et les secours opportuns dans la plénitude du viatique. Une dernière fois, il dépose dans notre charité vouée à la corruption ce germe mystérieux qui un jour doit à rappeler à la vie, la rétablir dans son état primitif, en répandant sur elle le vif éclat d’une beauté immortelle dans une glorieuse résurrection.

Enfin le septième mystère du Saint Sacrement, c’est la processions, le point le plus élevé où il soit donné au culte ecclésiastiques et au cérémonies catholiques de parvenir, la procession exprime une idée de triomphe ; notre Dieu, voilé sous les espèces sacramentelles, s’avance sous les voûtes de l’Église, à travers nos rues, comme le conquérant de la race humaine, avec toute le pompe que l’amour et le génie de l’homme peuvent rassembler et étaler autour d’un Dieu Hostie. C’est alors que nous sentons bien qu’il est à nous et que les anges ont moins que nous le droit de le réclamer, la procession se donne naissance aux élans les plus purs et les plus ardents de notre foi, de notre espérance et de notre charité à l’égard de ce bon Sauveur qui, en poussant l’amour jusqu’à restera avec nous sur cette terre, nous donne un gage de ses promesses de vie éternelle et de résurrections glorieuses. Aussi quelle profusion de grâce est de bénédictions ne répand-il pas de son radieux ostensoir, sur les âmes qui l’accompagner dans sa marche triomphale ! Il faudrait méconnaître les bontés inépuisables du cœurs de Jésus pour douter de sa générosité aux jours des processions, où nous lui décernons les honneurs les plus grandioses, et où nous lui offrent les sentiments les plus ardents de notre piété (4)

Telles sont les sept manières de considérer l’Eucharistie. Quand on y réfléchit attentivement n’y a-t-il pas de quoi être frappé devant la riche variété et l’immense trésor de grâces dont ce divin Sacrement est la source et où nous pouvons puiser si facilement par ces différents mystères eucharistiques ? Cette richesse merveilleuse nous apparaître encore plus surprenante lorsque nous songerons à un autre moyen bien simple et à la portée de tous, de nous approprier les grâces surabondantes de l’Eucharistie, je veux dire la communion spirituelle. Cet exercice eucharistique peu se faire à tout instant du jour de la nuit, il n’exige aucun déplacement pour recevoir la sainte Hostie, ni pour la vénérer dans son tabernacle ou son Ostensoir. Par un désir ardent et sincère de s’unir à Notre-Seigneur dans la communion, l’âme attire réellement Jésus dans soi-même et mérite des grâces proportionnées à la ferveur et l’intensité de sont désir. Les Docteurs ne vraiment pas d’assurer que les grâces d’une fervente communion spirituelle peuvent égaler et même surpasser les grâces d’une communion sacramentelle le faite avec tiédeur. D’ailleurs Notre-Seigneur a montré après de nombreux prodiges combien la communion spirituelle lui était agréable, en s’échappant miraculeusement du tabernacle et en venant se déposer sur les lèvres des personnes qui l’avaient ainsi appelé de tous leurs désirs.

Jugez par là, encore , âmes pieuse, du trésor que constitue or vous la Sainte Eucharistie.

Vous recourez sans aucun doute à ce trésor par la Sainte Messe, par la Sainte communion par la visite au Saint Sacrement. Mais se retirez vos vraiment les fruits abondants qui y sont attachée ? Utilisez-vous, comme vous le pourriez, tous les mystères eucharistiques et en particulier la communion spirituelle pour enrichir de plus en plus la pauvreté de votre cœur ?

Les auteurs spirituels nous disent qu’en communion sacramentel renferme en soi assez de grâce pour faire de nous des saints : il suffirait pour obtenir ce résultat glorieux que notre ferveur puisât assez copieusement à cette source intarissable que Notre-Seigneur voulût bien se prêter à ce miracle de grâces.

Et après tant de communions, nous constatons encore dans notre vie un si grand nombre d’imperfections et ce misères !

Après tant de messes entendues, après tant de visites et d’adorations en l’honneur du saint Sacrement, nous nous retrouvons si peu généreux, si peu vertueux !

N’y a-t-il pas lieu de nous effrayer dans la constatation d’un pareil fait ?

Ne serait-ce pas de notre part abus de grâce par insuffisance de ferveur dans notre dévotion eucharistique, ou par manque d’empressement à user des mystères eucharistiques ?

Combien il nous serait nécessaire d’avoir un protecteur céleste pour nous aider à mieux profiter des grâces du Saint Sacrement !

En bien, ce protecteur et ce modèle, il nous est donné dans la personne de Saint Pascal Baylon.

Le Vicaire de Jésus-Christ nous le dit : «Parmi les saints dont la piété à l’égard du Saint Sacrement a paru des manifester avec une ferveur plus ardente, Pascal tient le premier rang. » L’Eucharistie a été l’amant irrésistible de sa vie, l’âme de sa piété. La Sainte Messe qu’il entendait ou servait jusqu’à huit et dix fois par jour, la Sainte Communion qu’il faisait fréquemment avec une piété angélique et des extases d’amour ; les visites au Saint Sacrement qu’il multipliait par centaines entres ses fonctions habituelles ; les soupirs incessants de son âme vers l’Hôte de nos tabernacles : toute nous montrer dans cet humble très convers un amour extraordinaire pour le Saint Sacrement, et la sainteté éminente à laquelle il s’est élevé pour prouve qu’il a vraiment puisé dan l’Eucharistie les grâces et les vertus qui font des saints.

L’Église le reconnaît formellement dans l’oraison qu’elle a approuvée par l’office du saint : « O Dieu qui avez doué votre confesseur le bienheureux Pascal d’une dévotion merveilleuse à l’égard des saints mystères de votre corps et de votre sang, accordez-nous de puiser dans ce divin banquet cette abondance de grâces qu’il y a trouvée lui-même.»

Pascal a su utiliser parfaitement le trésor de grâces renfermé dans l’Eucharistie et c’est pour cela qu’il est devenu un grand saint, pour le même motif Léon III nous le proposer comme modèle et comme patron, afin que nos profitions bien des grâces et des vertus sa Saint Sacrement et que nous arrivons ainsi à la sainteté.

En notre qualité de catholiques, nous croyons tous à l’assistance du Saint-Esprit en faveur du Souverain Pontife dans les actes solennels qu’il promulgue pour le bien de l’Église. Dès lors que le divin Paraclet a inspiré au Vicaire du Christ de choisir Saint Pascal comme patron des associations eucharistiques, par conséquent comme parton des âmes dans leur dévotion eurasiatique nous devons voir dans cette décision pontificale expression de la volonté de Dieu, pour que nous invoquions Saint Pascal et que nous le regardions vraiment comme notre protecteur attitré pour cette ce qui concerne notre piété à l’égard du Saint Sacrement.

Ah1 Soyons logiques avec nous-mêmes et avec notre foi!

À l’avenir prions avec ferveurs Saint-Pascal…

Pour les choses que vous avez perdues, vous vous adressez à Saint Antoine de Padoue, avec une confiance inébranlable, et presque toujours vous êtes exaucé.

Croyez, âmes pieuses, que vous serez aussi sûrement écoutées chaque fois que vous recourez à Saint Pascal, pour votre piété à l’égard du Saint Sacrement.

Recommandez-vous donc instamment à Saint Pascal pour tous les actes de vote dévotion envers le mystères sacrée de l’autel.

Lorsque vous devez assister à la Sainte Messe, quand vous vous préparez au banquet divin, lorsque vous voulez faire visite à Notre-Seigneur à Saint Tabernacle, ou lui offrir les hommages de votre adoration et de votre amour aux jours où y il est exposé à vote vénération ; en un mot, avant chacun de vos exercices eucharistiques, suppliez-le de vous obtenir la ferveur et la piété qui l’animaient dans ces mêmes exercices.

Certainement votre confiance et vos prières ne seront pas déçues. Insensiblement vos verrez s’accroître vote dévotion à l’égard de la Sainte Eucharistique et vous sentirez plus d’attrait pour tous les mystères de l’auguste sacrement. Votre assistance au Saint Sacrifice sera plus pressée, plus attentive à vos communions seront plus fervents, plus douces ; vos visites et vos adorations sont plus recueillir, plus saintes… Jésus Hostie deviendra vraiment pour vous aussi le besoin essentiel de votre vie. Par la communion spirituelle, vous vous unirez plus fréquemment à Lui dans la journée et ainsi vous vous rendez plus dignes encore de profiter des nombreuses grâces renfermés dans la communion sacramentelles. Vous pourrez espérer ferment recevoir une dernière fois avec plus de fruit encore votre divin Sauveur en viatique, pour vous préparer dignement à la communion éternelle du Ciel. Vos progrès dans la vertu et la perfection seront plus sensibles, plus assurés. Abreuvés sans cesse aux grâces de l’Eucharistique, vous vous transformerez petit à petit en Notre-Seigneur, le modèle de tous sainteté, et vous arriverez ainsi plus vite et plus sûrement à la perfection Dieu attend de vous ici-bas pour la couronner dans son Paradis.

(1). Père Faber. Le Saint Sacrement.
(2) Père Faber. Les Sacrements
(3) Un rescrit du 18 mai 1907 accorde une indulgence de 7a , et 7 qu’a à ceux qui regardant la Sainte Hostie disent l’invocation : Dominus meus et Deus meus ; et un autre plénière à ceux qui auront tenue cette pratique sept jours de suite et communié dévotement.
(4)(4) Père Faber, Saint Sacrement . Nous avons voulu citer presque textuellement ces belles pages du docte oratorien dans le but de rappeler et d’inculquer davantage aux âmes pieuses la dévotion de la confiance aux différents mystères eucharistiques.

Ch. VI
La dévotion à Saint Pascal et le Prêtre

S’il est vivement à désirer que la dévotion à la Saint Eucharistie soit ardente chez tous les âmes pieuses, il faut surtout le souhaiter pour les prêtres, ministre et dispensateur des mystères du Christ.

Le prêtre ! chaque jour il consacre le Corps et le Sang de Notre-Seigneur, souvent il le distribue aux fidèles à la Sainte Table, et sa mission habituelle est de pousser les âmes à rendre à Jésus Hostie l’amour qu’Il mérite ; comment pourrait-on concevoir ce prêtre sans une dévotion ardente envers le Sacrement de nos autels ?

N’est-il pas le premier dans l’obligation rigoureuse de rendre à Dieu dont il est le ministre les devoirs qu’exigent sa bonté, son amour ?

Nemo dat quod no habet, Personne ne peut donner ce qu’Il n’a pas. Comment le prêtre pourra-t-il inspirer aux âmes qui l’approchent la dévotion à la riante Eucharistie se lui-même ne la possède pas, s’il ne la pratique pas assidûment ?

Le prêtre ! Il es investi du pouvoir le plus sublime qu’on puisse concevoir. Par la volonté même du Christ, il peut, au moyen des paroles sacramentelles, changer l’hostie du Corps de Jésus et le vin en son Sang ; il arrache, pour ainsi dire Notre-Seigneur aux splendeurs du ciel pour l’obliger à s’anéantir sous les espèces du pain et du vin, et par les différents rites liturgiques de la Messe, il renouvelle le sacrifice du Clavaire !

Et ce prêtre, instrument de tant de merveilles, ne serait as pénétré de la dévotion la plus vive à l’égard du sacrement qu’il consacre, à l’égard du Dieu qui la ennoblie de pouvoir le plus extraordinaire ? Il ne se préparerait pas avec le plus grand soin à célébrer le Saint Sacrifice ! Il ne rendrait pas à Notre-Seigneur les actions de grâces qu’IL mérite après son immolation mystique ! Il ne visiterait pas avec empressement Celui qu’il a emprisonnée dans le ciboire et le Tabernacle de Église !

Mais qui en sent sous le coup de ces suppositions, les révoltes les plus énergiques du bien sens chrétiens !

Le Sacrifice de la Messe est l’action la plus sainte, la plus redoutable d’une vie humane ! Le bienheureux Jean d’Avila ayant appris la mort d’un jeune prêtre, qui venait de succomber subitement après avoir célébré sa première messe, écriait en soupirant : « Quel compte terrible il aura dû rendre à Dieu ! » Pour célébrer dignement la Messe, il en suffirait pas de la sainteté de Jean-Baptiste, ni même de la Sainte Vierge, il faudrait la sainteté de Dieu même. Et pour remercier dignement la Bonté Infinie après une action si sublime l’éternité serait trop court !

Dites-moi, quelle ferveur ne devrions-pas apporter pour le Saint Sacrifice, pour le célébrer et pour en retirer abondamment les fruits incomparables de grâces et de sanctification qu’il renferme ?

Quel est le prêtre qui convaincu de sa faiblesse et de ses misère e sentirait le besoin d’un protecteur pour l’aider puissamment dans l’accomplissement de se devoirs à l’égard de la Sainte Eucharistie ? Ce protecteur il devra le chercher parmi les saints qui ont eu le plus de dévotion envers le Saint Sacrement. Et Léon XIII lui-même nous dit que parmi ces fervents du mystère eucharistique, saint Pascal tient le premier rang.

Saint Pascal Baylon sera donc encore le patron tout indiqué des prêtres dans leur piété eucharistiques.

Qu’ils l’invoquent avec ferveur et confiance et ils éprouveront infailliblement les heureux effets de sa protection, ils sentiront naître en eux cette attrait irrésistible vers le tabernacle, qui est a été la notre caractéristique de la vie de Saint Pascal et qui leur ménagera à eux, comme au serviteur de Dieu, l’abondance des grâces renfermées dans le banquet divin.

Du moins, nous pouvons ici leur avancer l’exemple de saints prêtres et de bons religieux qui, se recommandant chaque jour à Saint Pascal, nous ont avoué retirer de leur dévotion au patron des œuvres eucharistiques, une piété plus grande, un onction plus douce, une ferveur plus intense pour l’auguste Sacrement.

Dans les splendeurs béatifiques du ciel, Pascal ne peut oublier le respect et la vénération dont il entourait sur la terre les oints du Seigneur. Rien de plus édifiant, nous disent les Bollandistes, que la manière dont le saint portier recevait les prêtres que venant au monastère. Fléchissant les genoux en terre, il leur prenait la main droite avec les deux mains, et la baisait avec amour, et l’approchait de sa figure, de ses yeux et de sa bouche, et finalement il demandait leur bénédiction. Il agissait ainsi à l’égard de tous les prêtres sans exception, séculiers ou réguliers.

Comment ce digne fils de saint François d’Assise pourrait-il reste insensibles aux prières que lui adresseraient des prêtres, des ministres du Très-Haut, surtout pour implorer une dévotion ardente à l’égard du Saint Sacrement, l’objet de son amour de prédilection ?

Un bon Père Carme que le Saint avait délivrée autrefois d’une redoutable tentations, demandait un jour à son célestes protecteur de lui obtenir de Dieu la grâce de devenir un vrai et saint religieux… Pour montrer à son client combien sa prière avait touché le cœur du divin Maître, le bienheureux frappa au moment de l’élévation un coup d’une si pénétrante douceur que l’âme du célébrant sembla se fondre.

Ce trait, choisi entre bien d’autres, montre clairement que la vénération que de son vivant le saint frère avait portée aux prêtres par ce que seul ils consacrent et administrent aux autres le très saint Corps et le Sang du Fils de Dieu, il continue à la leur témoigner en les aidant, par son pouvoir céleste à se rendre de plus en plus dignes de leur vocation.

Le prêtre, en particulier le pasteur d’âmes, doit chercher à inculquer aux fidèles la dévotion au Saint Sacrement, les pousser à la communion fréquente, voire même quotidienne (1). Pour y réussir efficacement ne devra-t-il pas encore recourir au patronage de Saint Pascal ?

Point n’est besoin de démontre que le niveau de foi et de piété d’une paroisse se mesure au degré de dévotion que l’on y professe pour l’Eucharistie. Rien en maintient l’adolescence dans la pureté comme la réception fréquente de la sainte Communion. Le jeune homme et la jeune fille y puissent les forces nécessaires pour résister aux entraînement des passions et aux séductions du monde ; l’homme mûr, la mère de famille y viennent chercher les encouragements au milieu des devoirs parfois bien pénibles de la vie domestique.

Mais que de préjugés, que d’obstacles à vaincre auprès de nombreuse âmes pour les décider à s’approcher fréquemment de la table sainte ! Qui pourra dissiper ces préjugés et faire tomber ces obstacles ? Qui inspirera aux âmes le goût et l’attrait du pain eucharistique ? Ce sera la grâce céleste, et le moyen efficace pour l’obtenir sera la dévotion à Saint Pascal.

Oui, que le prêtres supplie le patron des œuvres eucharistiques de communiquer à ses ouailles un peu de ces ardeurs qui le consumaient à l’égard de Dieu des tabernacles, qu’il inspire à ses fidèles d’invoque Saint Pascal, et infailliblement la dévotion dans l’Eucharistie naîtra dans les cœurs et se propagera davantage dans les paroisses.

D’ailleurs, rien ne serait plus facile que d’inspirer aux fidèles la dévotion à Saint Pascal. Il suffirait de faire connaître sa vie merveilleuse, de faire ressortir sa piété extraordinaire à l’égard du Saint Sacrement et les prodiges dont Dieu l’a récompensé ; il suffirait même de montrer aux âmes les miracles que ce thaumaturge a opérés en faveur des âmes qui lui demandaient des grâces au nom de son amour pour le Saint Sacrement,

Que ne fait-on pas pour obtenir certaines faveurs auxquelles on attache une extrême importance ? On recourt à tous les moyens dont l’expérience ou la connaissance des Saints a révélé une réelle efficacité. C’est ainsi que pour se concilier les faveurs de Saint Antoine de Padoue beaucoup promettent une aumône pour le pain des pauvres, sûrs d’avance qu’ils seront plus vite exaucés.

Eh bien ! Saint Pascal lui-même a montré d’une façon sensible qu’il écoutait plus volontiers les demandes qui lui étaient faite au nom du Saint Sacrement.

Un jour, le Père Castaneda, sacristain du couvent de Villaréal, était tourmenté du désir de savoir si le bienheureux aurait pour agréable que les prières qu’on lui adressait fussent faite au nom de l’amour et de la dévotion qu’il portait très Saint Sacrement. Il allait en toute simplicité le lui demander à son tombeau. C’était toucher le saint à l’endroit sensible. Aussi la réponse ne se fit attendre et des coups pleins de suavité marquèrent son assentiment et la joie que lui causaient cette manière de l’invoquer.

Déjà nos avons vu que souvent les images ou les reliques du bienheureux faisaient entendre des coups harmonieux, aussitôt qu’on récitait sa louange favorite : « Loué soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l’autel . »

Aussi les clients de notre Saint s’empressaient-ils de l’aborder avec cette recommandation toute céleste, et la réponse faite au père Castaneda ne put que répandre cette manière de prier le Saint en se réclamant de la dévotion à l’Eucharistie.

Quel moyen facile, encore une fois, d’inspirer la dévotion au thaumaturge Saint Pascal et en même temps de promouvoir les pratiques eucharistiques !

En s’adressant à Saint Pascal et en lui promettant des messe, des communions, des prières on visites au Saint Sacrement, des neuvaines de messes ou de commuions, dans le but d’honorer son amour pour l’Eucharistie, n’est-il pas évident qu’on se concilierait infailliblement ses bonnes grâces?

Loin de nous la pensée de détourner le courant de dévotion à Saint Antoine, par le m