| 2
ième partie - patronage de saint Pascal |
Ch.
I |
Saint
Pascal choisi par Léon XIII |
Ch.
V |
Saint
Pascal et la Vie eucharistique |
Ch.
II |
Conséquences
du bref pontifical |
Ch.
VI |
Saint
Pascal et le Prêtre |
Ch.
III |
Saint
Pascal et les Congrès |
Ch.
VII |
Saint
Pascal et la 1ière communion |
Ch.
IV |
Saint
Pascal et la Réparation |
Ch.
VIII |
Saint
Pascal est la bonne mort |
|
Ch.
Ia-Saint
Pascal choisi et proclamépar Léon XIII patron
des congrés et des associtations eucharistiques
Le
Père Faber dans son savant et pieux ouvrage : «
Le Saint Sacrement » a écrit un de ses plus
beaux chapitres pour monter que l’Eucharistique est
la vie de l’Église ou, et un trésor
de grâces pour les individus.
Qu’on la considère comme dévotion ou
comme puissance, l’Eucharistie en effet est un centre
autour duquel viennent converger et se grouper toutes les
manifestations et la piété catholique, et
d’où partent une multitude de rayons, une abondante
richesse de grâces, une belle variété
de vertus. Enlevez le Saint Sacrement, l’Église
n’a plus cet appareil extérieur qui l’embellit,
la rechausse et lui attire le respect et l’admiration
de tous. Privez les âmes de la sainte Eucharistie,
aussitôt vous enrayez l’élan de leur
piété, vous arrêtez leurs progrès
dans la vertu, vous tarissez pour elles la source des consolations
les plus vivifiantes, des joies les plus douces.
Aussi a-t-on multiplié dans ces derniers temps les
congrès et les associations pour promouvoir le culte
de la Sainte Eucharistie et obtenir des fidèles une
dévotion toujours plus ardentes à l’égard
du divin Sacrement. Certes il était de la plus haute
convenance de donner un patron à ces congrès
et à ces associations. Ne faillait-il pas aider leurs
travaux, inspirer leurs résolutions afin de leur
assurer des résultats pratiques et durables ?
Cette idée a préoccupé justement Léon
XIII. L’immortel pontife, dont le long pontificat
reste marqué par tant de décisions heureuses
pour le bien du peuple chrétien, ne pouvait manquer
de s’intéresser tout spécialement à
ce zèle des catholiques pour la gloire de l’amour
de Jésus-Hostie.
Déjà le grand pape avait donnée comme
parton à la jeunesse de écoles l’illustres
docteur saint Thomas d’Aquin : il avait confié
tous les œuvres charitables à la nôtre
incomparable de la charité, Saint Vincent de Paul
à deux autres héros de la charité,
Jean de Dieu et Camille Lellis il avait demandé de
continuer, du haut du ciel, à assister les pauvres
malades et agonisants.
Restait à trouver un patron aux œuvres eucharistiques,
dont les développements merveilleux sont devenus
une de nos meilleurs espérances pour l’avenir.
Mais
quel serait ce protecteur céleste, cet élu
de Dieu et de son Pontife ?
On assure que l’on proposa tour à tour à
Léon XIII les noms les plus connus et les plus illustres
qui composait la sainte phalange des amants passionnées
de l’Eucharistie. Mais aucun ne satisfit les exigences
du Vicaire du Christ, si ce n’est le tout dernier
de la nomenclature un pauvre et humble frère de l’Ordre
franciscaine : Le parton des congrès et des associations
eucharistiques fut Saint Pascale Baylon.
Pour
ceux qui étaient étrangers à la vie
merveilleuse du convers franciscain, le choix du Souverain
Pontife paru singulier : quelles raison, se demandaient-ils,
avaient pour déterminer, Léon XIII à
préférer Saint Pascal à tant d’autres,
plus illustres, plus connus, à un Saint Bonaventure,
à un Saint Stanislas Koska communiés de la
main des anges, à un saint Antoine de Padoue contraignant
la mule de l’hérétique à fléchir
le genoux devant l’hostie, à une Sainte Claire,
présentant l’ostensoir aux Sarrasins et les
mettant en fuite : à une Sainte Julienne de Falconieri
communiée en viatique d’une façon miraculeuse,
à Saint Tarcisus
le jeune martyr de l’Eucharistie, à Saint Thomas
d’Aquin le chantre de l’Hostie, etc… etc…
Mais
pour quiconque est familiarisé avec la dévotion
extraordinaire et comparable de saint Pascal envers la sainte
Eucharistie, les préférences du souverain
pontife ne sont plus un sujet d’étonnement.
Nos
lecteurs ont pu s’en convaincre le récit, même
abrégé, des merveilles, de cette vie qu’on
peut dire essentiellement eucharistique.
Quel
saint en effet pourrait avoir un amour plus ardent, une
dévotion plus empressées pour le sacrement
de nos autels ? Quelles faveurs plus extraordinaires Dieu
aurait-il accordées à un de ses privilégiés,
pour récompense la dévotion à l’égard
de l’Eucharistie.
Mais
nous venons de le voir, ce n’est pas seulement pendant
sa vie, c’est encore après sa mort que Pascal
a montré son culte ineffable pour le Prisonnier de
nos Tabernacles et que Dieu a récompensé par
des prodiges inouïs cet amour de son serviteur ?
Vraiment, saint Pascal méritait d’être
l’élu de Léon XIII. Dieu devait couronner
son humilité et sa ferveur par l’honneur insigne
d’être le Patron des œuvres eucharistiques.
D’ailleurs, laissons parler l’immortel. Pontifie.
Laissons-le nous dire lui-même les raisons et l’opportunité
de son choix.
Ses paroles vont nous servir admirablement pour en tirer
les conclusion que nous voudrions développer comme
en conséquences de la décision pontificale
|
| Ch.
Ib-Léon
XIII - Ad perpetuam rei memoram
Le
Dieu de toue providence, en organisant le monde, d’une
main forte et douce à la fois, a entouré l’Église
d’une sollicitude toute spéciale. Aux heures les
plus critiques. Il tire pour elle, de la difficulté même
du temps, des consolations inespérées. Ce fait,
maintes fois constaté, peut être remarqué
plus nettement que jamais dans le circonstances que traversent
actuellement la religion et la société. Alors,
en effet, que les ennemis de l’ordre commun, se montrant
de jour en jour plus audacieux, s’efforcent par des attaques
quotidiennes et très vigoureuses d’anéantir
la foi chrétienne et très vigoureuses d’anéantir
la foi chrétienne et de bouleverser la société
tout entière, la bonté divine se plait à
opposer comme une digue puissante à ces flots soulevés,
d’admirables manifestations de piété.
Cela
est clairement prouvé par l’extension qu’a
prise la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus
; par l’ardeur avec laquelle, dans tout l’univers,
on travaille à promouvoir le culte de Maire ; par les
honneurs dont est l’objet l’illustre Époux
de la Mère de Dieu ; par les réunions diverses
organisés par les catholiques pour défendre leur
foi : enfin ; par un grand nombre d’institutions que l’on
fonce ou auxquelles on donne un nouvel essor et qui tendre à
la gloire de Dieu ou à l‘accroissement de la charité
mutuelle des chrétiens.
Bien que toutes ces manifestations procurent à Notre
cœur une joie bien douce. Nous pensons que la grâce
la plus signalée qui nous a été accordée
par Dieu, c’est le progrès de la dévotion
envers le Sacrement de l‘Eucharisties parmi le fidèles,
à la suite des célèbres Congrès
tendu à cette fin dans ces dernier temps. Ainsi que nous
l’avons déclaré ailleurs, pour animer les
catholiques à professer vaillamment leur foi et à
pratiquer les vertus qui conviennent aux chrétiens, aucune
moyen n’est plus efficace que de nourrir et d’augmenter
la piété des peuples envers ce gage ineffable
d’amour, lien de la paix et de l’unité.
Comme le sujet est très important et Nous tient fort
à cœur, après avoir souvent loué les
Congrès et les Associations eucharistiques, mu par l’esprit
de les voir produire des fruits plus abondants. Nous jugeons
maintenant utile de leur assigne un patron Céleste, choisi
entre les saints qui ont été embrasés d’un
plus ardent amour envers le très Saint Sacrement de l’Eucharistie.
Or
parmi les saines dont la piété à l’égard
de ce sublime mystère a paru se manifester avec une ferveur
plus ardente, Pascal Baylon tient le premier rang. Doué
d’un goût très profond pour les choses célestes,
après avoir saintement passé sa jeunesse à
la garde de son troupeau, il embrassa une vie plus sévère
dans l’Ordre de Frères Mineurs de la stricte observance,
et par la contemplation habituelle de l’auguste mystère,
il parvint à une connaissance plus parfaite de se Sacrement
d’amour. Cet homme, dépourvue de notions et d’aptitudes
littéraires, devint capable de donner des réponses
sur les dogmes les plus difficiles et d’écrire
même des livres de piété. Il professa ouvertement
en face des hérétiques la vérité
de l’Eucharistie, ce que lui attira de graves persécutions.
Émule du martyr Tracisus, il fut menacé plusieurs
fois de la mort. Enfin l’affectueuse ardeur de sa piété
parut se prolonger au delà de sa vie mortelle. On dit
en effet, que, pendant son service funèbre, étendu
dans son cercueil Pascal ouvrit deux fois les yeux, au moment
des deux élévations.
Nous croyons que les
Associations catholiques dont Nous parlions ne sauraient être
confiées à un meilleur patronage. C’est
pourquoi , de même que Nous recommandons la jeunesse studieuse
à Saint Thomas d’Aquin, les Associations charitables,
à Saint Vincent de Paul, les malades et ceux qui s’occupent
de les soulager à Saint Camille de Lellis et à
saint Jean de Dieu ; de même, espérant que Notre
décision favorisera l’intérêt et le
bien et la chrétienté.
Nous déclarons et Nous constituons, de Notre autorité
Suprême, et en vertu des présents Lettres, Saint
Pascal Patron spécial , des Congrès et de toutes
les Associations qui ont pour l’objet la divine Eucharistie,
tant de celle qui ont été constitués jusqu’à
ce jour que de celles qui se seront dans l’avenir.
Nous
formons des vœux pleins d’espoir pour que les exemples
et le patronage de ce grand saint aient pour fruit l’augmentation
du nombre de ceux qui, parmi les fidèles, consacrent
chaque jour leur zèle, leurs projets, leur amour, au
Christ Sauveur.
Donné à Rome, auprès de Saint-Père,
sous l’anneau du Pêcheur , le vingt-huit novembre
mil huit cent quatre-vingt-dix-sept, la vingtième année
de Notre Pontificat. |
Ch.
II |
Conséquences
du bref pontifical nommant Saint Pascal, patron des
oeuvres eucharistiques. |
|
| En
lisant attentivement le bref de Léon XIII il ressort clairement
que Saint Pascal doit être à perpétuité
le parton spécial de tous les Congrès eucharistiques,
aussi bien des grands Congrès internationaux et nationaux
que des petits Congrès régionaux et locaux.
Il doit être en même temps le patron perpétuel
de toutes les associations qui ont pour objet la divine Eucharistie,
par conséquent de ces saintes ligues qui ont été
formées surtout en ces derniers temps, pour promouvoir
le culte de la sainte Eucharistie, par exemple la ligue de la
communion fréquente ou bien de la réparation eucharistique,
comme l’adoration réparatrice, la communion réparatrice,
la messe réparatrice, l’heure sainte, la garde
d’honneur, etc.
Il en est le patron attiré, tant de celles qui ont été
créées jusqu’à ce jour, que de celles
qui le seront dans l’avenir. Nous déclarons et
Nous constituons, de Notre autorité Suprême, et
en vertu des présents Lettres, Saint Pascal Patron spécial
, des Congrès et de toutes les Associations qui ont pour
l’objet la divine Eucharistie, tant de celle qui ont été
constitués jusqu’à ce jour que de celles
qui se seront dans l’avenir.»
Mais la teneur et l’esprit de la Lettre pontificale nous
permettent d’aller plus loin, Nous pouvons logiquement
en conclure que Saint Pascal doit être non seulement le
patron des œuvres eucharistiques, mais encore le modèle
et le patron de toutes les âmes dans leur dévotion
à l’égard du Très Saint Sacrement.
Que se proposent, en effet Congrès ou associations eucharistiques,
sinon d’arriver à augmenter dans les âmes
le culte et l’amour de Jésus-Hostie, de les pousser
à des communions plus fréquentes, à des
visites plus assidues au Prisonnier de nos Tabernacles ? Mais
qui aidera ces âmes à réaliser les désirs
et les impulsions des Congrès ou des associations, à
profit et amplement des trésors de grâce et de
vertus contenus dans la Sainte Hostie ? Ce sera le parton même
de ces oeuvres eucharistiques : Saint Pascal Baylon.
N’est-ce
pas que veut dire Léon XIII lorsqu’il écrit
: « Nous formons des vœux pleins d’espoir pour
que les exemples et la patronage de ce grand saint aient pour
résultat l’augmentation du nombre de ceux qui parmi
les fidèles consacrent chaque jour leur zèle,
leur projets, leur amour au Christ Sauveur ?
Ah! Si tous les organisateurs de Congrès ou d’associations
eucharistiques, si tous les prêtres, si toutes les âmes
pieuses, invoquaient avec ferveur et confiance Saint Pascal
; s’ils savaient se réclamer hautement de son patronage
officiel partout ce qui regarde de sainte Eucharistique, que
de grâces, que de faveurs n’obtiendraient-ils pas
? Quels résultats merveilleux ne retireraient-ils pas
de leurs efforts pour promouvoir le culte du saint Sacrement
? Quelle abondante richesse de vertus ne puiseraient –ils
pas dans leur dévotion personnelle à l’eucharistie
?
Il faudrait méconnaître entièrement la merveilleuse
efficacité de l’invocation des saints, surtout
de ces saints patrons doués d’une puissance extraordinaire
pour tel ou tel genre de grâce ; il faudrait ne jamais
avoir expérimenté soi-même les heureux effets
d’un recours conviant, par exemple à Saint Antoine
de Padoue pour retrouver les choses perdues, à Saint
Christophe pour être préservé de tout accident
mortel dans un voyage, à Saint Blaise pour être
guéri des maux de gorge, à Saint Erasme pour être
délivré des douleurs d’entrailles et des
périls de la mer, à sainte Appoline pour être
soulagé dans les maux de dents, etc., etc., il faudrait
dis-je, méconnaître toutes les merveilles, toutes
les grâces obtenues presque infailliblement par ces saints
spécialistes, pour ne pas être porté à
invoquer avec confiance sait Pascal, patron des oeuvres eucharistiques,
afin de mériter par son protection une ardente dévotion
à l’égard du Saint Sacrement !
Hélas ! il
faut bien l’avouer, la diminution notable de la foi ou
du moins de l’esprit de foi, a eu comme conséquence,
de voir se perdre chez beaucoup ce recours confiant dont usaient
nos ancêtres à l’égard des saints
auxiliateurs. Nous ne voyons plus, si ce n’est pas très
rarement, de grâces prodigieuse, encore moins de véritables
miracles obtenus par l’invocation des saints patrons,
alors que dans les siècles de la foi on les enregistrerait
presque chaque jour, actuellement il n’y a plus que nos
contrées profondément chrétiens où
l’on puisse retrouver cette foi, cette confiance, mais
aussi ces grâces merveilleuses obtenue par les saints.
Ah! Qui nous rendra la foi de nos aïeux, leurs prières
ardents, leurs supplications persévérances auprès
de nos protecteurs célestes, pour jouir nous aussi, des
prodigieuses effets de leur secours ?
Rien que ces considérations générales devraient
suffire pour faire comprendre à tous l’important
avons de l’invoquer comme notre protecteur spécial
pour tout ce qui touche notre culte de la sainte Eucharistie.
Mais nous ne voulons pas nous contenter cet aperçu :
nous allons envisager des chapitres suivants les heureux effets
de la dévotion à Saint Pascal par rapport aux
différents sortes d’œuvres, et par rapport
aux différentes sortes d’œuvres, et par rapport
aux différentes catégories de personnes.
|
Ch.
III |
La
dévotion à saint Pascal et les Congrès
eucharistiques. |
|
| «
En 1879, écrit Monseigneur Baunard dans la jeune revue
« l’Eucharistie », une sainte personne, qui
doit rester inconnue, était venue confier à Monseigneur
de Ségur l’idée qu’elle avait conçue
ou reçue d’en Haut, de promouvoir de grands congrès
internationaux, réunis successivement dans les différents
États européens, pour y traiter, durant plusieurs
jours de suite, dans les solennelles séances d’étude
et de prière, les sujets de piété et de
pratique convergeant tous au culte du Très Saint Sacrement.
»
Monseigneur
de Ségur, pour qui l’extension de la dévotion
eucharistique était le grand moyen de ramener la vie
surnaturelle dans la société, s’identifia
cette idée au point de la faire sienne .» (1)
Avec
le concours de Monseigneur de Banque, il organisa à Paris
un comité préparatoire, et fit écrire une
circulaire à différents évêques et
aux principales associations et communautés adoratrices.
L’Adhésion
de l’Épiscopat, on le devine facilement, fut à
peu près générale, et il ne restait plus
que la désignation du lieu.
On
avait d’abord pensé à la Belgique, mais
à cause de la lutte scolaire qui absorbait alors les
esprits, on crut devoir y renoncer.
Finalement,
après réflexion et démarches, ce fut Lille,
la grande cité du nord de la France, si riche en piété
et en générosité qui fut choisie pour être
le théâtre du premier Congrès Eucharistique.
Grâce au dévouement toujours si empressé
de Monsieur Philibert Vrau , le grand homme œuvres le Lille,
rien ne fut négligé pour la peine réussite
de ces premiers ; assises eucharistiques, Léon XIII les
bénit et les encouragea hautement. Il voulut même
qu’un prête de Rome délégué
à Lille par le Cardinal Alimonda, y transmit l’assurance
des vives félicitions.
Les
organisateurs n’avaient espéré qu’une
centaine d’adhérent, au maximum ; il en vit plus
de trois cents, accourus de tous les pays du monde, sans compter
les représentants de tous les ordres religieux, sans
compter les membres du clergé diocésain, les professeurs
et les pieux laïques de la ville.
Du
vingt-trois au trente juin 1881, on vit donc cette imposante
assemblée d’évêques, de chanoines,
des prêtres et de séculiers lire, discuter différents
rapports sur la sainte Eucharistie et les multiples façons
de l’honorer, d’en promouvoir le culte. On prit
des résolutions que chacune devait faire connaître
autour de soi afin de faire rayonner les fruits du Congrès
et d’augmenter partout l’amour et les effets sanctificateurs
du Saint Sacrement.
La
veille de la clôture une adoration nocturne réunion
les congressistes dans l’Église du Sacré-Cœur
et le lendemain, jour de clôture, l’Église
Saint-Maurice recevait trois à quatre mille hommes pour
perdre part à la processions du Sciant Sacrement. Cette
armée de chrétiens, tous les cierges à
la main, se déroula lentement sous voûtes de la
collégiale, au chant du Lauda Sion Salvatorem, faisant
cortège du divin Roi. Puis on fit l’amende honorable,
les acclamations à Jésus vainqueur, et enfin l’ostensoir
bénit cette foule enthousiasmée, qui avait senti
naître dans âme, une plus grande dévotion
à Notre-Seigneur dans le Sacrement de nos autels.
Tel
fut le premier Congrès international, sur lequel se modelèrent
les congrès subséquents d’Avignon 1882,
le Liège 1883. de Fribourg 0885, de Toulouse 1886, de
Paris 1888, d’Anvers 1890, de Jérusalem 1893, de
Reims 1894, de Paray-le-Monial 1897, de Bruxelles 1898, de Lourdes
1899, dAngers 1901, de Namur 1902, d’Angoulème
1904, de Rome 1905, de Tournai 1906, de Metz 1907, de londres1908,
de cologne1909, et Montréal 1910.
Tout
le monde connaît l’affluence d’évêques,
de prêtres et de laïques que ces congrès attirent
de plus en plus et les manifestations de plus en plus grandioses
auxquelles ils ont donnent lieur. C’est comme une sainte
émulation pour trouver ou multiplier chaque année
les études des moyens et des pratiques de zèle,
les hommages de piété et d’amour à
l’égard de Jésus-Hostie !
Tous ces différents congrès poursuivent avec un
entrain toujours nouveau leur but si louable, le développement
du culte de la Sainte Eucharistie, principe de vie et de sainteté
chrétienne.
Malgré
leur fréquence, ils apportent toujours chaque fois quelques
indications nouvelles, quelque pratique efficace pour aider
ici ou à l’accroissement de la piété
eucharistique.
Et
pour propager partout les heureux fruits de ces manifestations
solennels on va vote pensée à réunir dans
le différents diocèses, des congrès régionaux,
voire même des congrès paroissiaux dans lesquels
on cherche à adapter à une région ou à
une paroisse les pratiques et les œuvres discutées
ou approuvées dans le Congrès international.
Ces efforts des catholiques pour promouvoir le culte de la sainte
Eucharistie ne pouvaient manquer d’intéresser particulièrement
de Souverain Pontife. Aussi voyons-nous que le Successeur de
Pierre a toujours désigné on envoyé un
représentant, et même, en ces derniers temps, un
prince de l’Église, pour présider les Congrès
internationaux.
Léon
XIII a mieux fait encore. Comme nous l’avons déjà
dit, il a voulu donner à ces congrès du protecteur
céleste, afin d’assurer les bénédictions
divines à leurs travaux.
Par son bref Providentissimus Deus du 28 novembre 1892, il a
proclamé Saint Pascal Baylon parton spécial des
congrès eucharistiques.
Que résulte-t-il de cette décision pontificale
?
Il s’en suit que, si l’on veut obéir au Chef
de l’Église, si l’on eut acquiescer à
la volonté de Dieu, manifestée par son Vicaire,
il faut invoquer d’une façon toutes spéciale
Saint Pascal pour la réussite des Congrès eucharistiques,
aussi bien des congrès régionaux et locaux, que
des congrès internationaux.
Convaincus
de l’importance de ces congrès, leurs organisations
ont soin, longtemps à l’avancer, d’en recommander
les travaux à la piété des fidèles.
Ils répandent à cet effet des notices, des images,
ils inspirent des prières.
En bien ! Nous osons nous permettre de redire hautement qui
si l’on veut tenter dans les desseins de Dieu, c’est
un devoir de foi en l’assistance du Saint-Esprit accordée
au Souverain Pontife, c’est un devoir d’obéissance
au chef de l’Église, d’invoquer et de faire
invoquer Saint Pascal pour la réussite des congrès
eucharistiques.
Il a été
proclamé expressément par Léon XIII patron
spécial de ces congrès et cela en vue d’obtenir
les grâce d Ciel pour les heureux résultats qu’on
peut en attendre
L’immortel pontife n’a-t-il pas indiquée
par là le devoir d’invoquer Saint Pascal ?
Aussi bien , toutes les congressistes, prêtres ou laïques
doivent les prier avant et pendant les congrès.
De
plus, il serait tout naturel que la statue ou l’image
du saint résidât dans le lieux de réunion
des congressistes, surtout dans le local principale et dans
l’église choisie comme centre du Congrès.
N’est-ce pas la aussi une conséquence logique de
son patronage officiel ?
Enfin, il serait à désirer que dans chacun de
ces congrès, surtout dans les congrès régionaux,
où l’on n’en a pas encore parlé, on
fasse connaître Saint Pascal et qu’on inculque aux
fidèles la dévotion au patron des œuvres
eucharistiques.
Quand on possède une notion assez complète de
la vie merveilleuse de ce grand saint, on comprend facilement
qu’il doive être proposé comme patron et
comme modèle de tout âme pour sa piété
à l’égard du Saint Sacrement.
Aussi nous apparaît-il que c’est également
un devoir pour les Congrès de chercher à propager
la dévotion à saint Pascal. Ils donneraient ainsi
aux âmes un moyen efficace d’obtenir et de conserver
une grande piété pour la sainte Eucharistie.
Du moins, nous alors montrer dans les chapitres suivants que
les prêtres et les fidèles ont intérêt
à se recommander à Saint Pascal pour leur vie
eucharistique.
Puissions –nous arriver à le faire comprendre à
tous 1
Alors en provoquant chez le plus grand nombre une dévotion
confiante à Saint Pascal, nous aiderions à atteindre
le but sublime des Congrès eucharistiques parce que nos
donnerions aux fidèles le secret d’avoir une amour
et une piété des plus ardentes au Saint Sacrement.
(1) L’Eucharistie, numéro
du 16 avril 1910
|
Ch.
IV |
La dévotion à Saint Pascal et les oeuvres
ou pratiques de Réparations. |
|
| Dans
les apparitions célèbres dont a été
favorisée la Bienheureuse Marguerite Marie et dans lesquels
Notre-Seigneur a révéla dévotion à
son Cœur Sacré, le divin Maître n’a
pas seulement réclamé un redoublement d’amour
pour répondre à son amour immense, il a surtout
demandé une fervente réparation pour les péchés
du monde.
Après
s’être plaint de l’indifférence et
de l’ingratitude des hommes, après avoir déclaré
à la Bienheureuse que cette méconnaissance lui
était plus pible que tous les tourments de sa passion,
il disait à sa voyante privilégié : «
toi, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à
leur ingratitude, autant que tu en pourrais être capable
? »
Et cette réparation était si passionnément
désirée du divin Sauveur, qu’il ne se lassa
pas de la réclamer et de rappeler à notre Bienheureuse
les motifs qui devaient l’y porter, et nous avec elle,
si nous sommes vraiment dévots à son Cœur.
Tantôt, il se présentait devant elle, sous la forme
de l’Ecce Homo, ou chargé d’en lourde croix,
sanglant, couvert de plaies et criant d’une voix lamentable
: « N’y aurait-t-il personne qui ait piété
de moi et qui veuille prendre part à ma douleur, dans
le pitoyable état où les pécheurs me mettrent,
surtout à prisent »
Tantôt,
il lui montrait son Cœur aimant tout déchiré
et transpercé de coups : » Voilà, dit-il
les blessures que je reçois de mon peuple choisi ; je
l’avais destiné pour apaiser ma justice, et il
me persécute secrètement,» tantôt
elle entendait une voix qui lui disait : « Je te veux
donner mon cœur, mais auparavant, il faut que tu te rendes
victimes d’immolation pour que, avec son entremise, tu
détournes les châtiments que la justice de mon
Père veut exercer…. Je t’ai choisie pour
offrir à mon Père éternel des sacrifices
ardentes pour apaiser sa justice et lui rendre une gloire infinie
par l’offrande que tu lui fera de moi-même dans
ces sacrifies, y unissant celui de ton être pour y honore
le mien.»
Il n’y a donc pas de doute, Notre-Seigneur lui-même
a demandé de la réparation pour des péchés
du monde, et c’est avec l’amour et comme conséquence
de l’amour, une des fins principales de la dévotion
du Sacré-Cœur.
Mais quelle sera la meilleur méthode de réparation
? Quel sera le moyen le plus efficace d’arriver à
fléchir le courroux du ciel ? Ce sera par la sainte Eucharistie,
Jésus dans la sainte Hostie est en effet à l’état
constant de victime. Offrant sans cesse à Dieu une adoration,
une prière et un amour infinis, il s’interpose
pour nos péchés par la voix de ses plaies et de
son Sang Rédempteur. En ces hommages, ces prières,
cette médiation qu’il fait monter vers le ciel,
il les met à notre disposition si nous n’avons
qu’à nous en emparer, les faire nôtres et
les offrir à Dieu pour avoir un accès certain
auprès du Père éternel et obtenir ses miséricordes.
Aussi tous les actes de réparation se font-ils généralement
par l’Eucharistie. Messe ou communion, visite ou adoration
du Saint Sacrement, exposition ou processions entrent toujours
d’une manière ou d’une autre dans les cérémonies
de réparation.
Et
la Bienheureuse Marguerite Marie, notre modèle dans la
vie de réparation, recourait tous à la sainte
Eucharistie ; elle aimait à se jours à la sainte
Eucharistie ; elle aimait à se rendre au pieds du tabernacle
pour offrir au divine Maître les hommages réparateurs
qu’il attendrait de sa servante dévouée.
D’ailleurs,
dans les révélations de Paray-le-Monial, Notre-Seigneur
a demandé spécialement la réparation pour
les ouvrages commis à l’égard de la sainte
Eucharistie.
Étant
une fois, raconte la Bienheureuse, devant le Saint Sacrement,
un jour de son octave.
Notre-Seigneur me découvrant son Cœur me dit : »
Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes
qu’il n’arien épargné, jusqu’à
s’épuiser et se consumer pour leur témoigner
son amour, et pour reconnaissance, je ne reçois de la
plupart que des ingratitudes par leurs irrévérences
et leurs sacrilèges et par les froideurs et mépris
qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour…
Mais ce qui m’est encore plus sensible c’est que
ce sont des cours qui me sont consacrés qui agissent
ainsi. C’est pour cela que je te demande eu le premier
vendredi après l’octave du saint Sacrement soit
dédié à une fête particulière
pour honorer mon Cœur en communiant ce jours-là
et en lui faisant réparation d’honneur, par une
amende honorable, pour réparer les indignités
qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été
exposé sur les autels .»
Dans une autre circonstance et pour le même but, Notre-Seigneur
demandait également à la Bienheureuse Marguerite
Marie de faire une communion réparatrice le premier vendredi
du chaque mois. Il lui recommandait instamment de n’y
jamais manquer, lui promettant que son divin Cœur se dilaterait
pour répandre avec d’abondance les influences de
son amour sur ceux qui lui rendraient cet honneur ou qui le
lui procuraient, et l’assurant même que ceux qui
communieraient les premiers vendredis, neuf mois de suites auraient
la grâce de la pénitence finale et ne mourraient
point sans sacrements.
Quoi
d’étonnant que Notre-Seigneur ait surtout réclamé
la réparation pour les outrages commis à l’égard
du saint sacrement ? L’eucharistie n’et-elle pas
le sacrement de l’amour, le comble de l’amour de
Jésus ? Et n’est –elle pas cependant l’objet
de sacrilège, de profanations, de blasphèmes sans
nombre de la part des pécheurs ? Et même parmi
les justes où sont-ils ceux qui peuvent justement se
flatter que jamais leur place ne fut ou parmi les différents,
ou parmi les ingrats, que jamais ils n’ont eu à
se reprocher la moindre froideur, la moindre irrévérence
dans le culte du Saint-Sacrement ?
Donc à tous la réparation s’impose et pour
tous elle doit d’abord s’adresse à la sainte
Eucharistie, elle doit se faire pour la saint Eucharistie.
Outre
la communion du premier vendredi du mois, outre l’heure
sainte, indiquées et demandées par Notre-Seigneur
lui-même, et pratiquées par la multitudes des âmes
pieuse, presque toutes les paroisses du monde on adopté
les solennités et l’adoration du saint Sacrement,
et voient en ce jour béni nombre de fidèles s’approcher
de la Table sainte pour réparer spécialement les
outrages fais à la sainte Eucharistie.
Dans la plupart des grandes villes, es cours généreux
ont organisé, à des époques plus ou moins
rapprochées, l’Adoration nocturne et l’on
y compte une élite d’âmes ferventes, qui
se privant du sommeil, ‘,en vont dans le silence de la
nuit implorer la miséricorde céleste en faveur
des pécheurs et des moribonds.
Partout des milliers de personnes pieuses se sont enrôlées
dans la Garde d’Honneur pour tenir compagnie au moins
de cœurs, au Prisonnier de nos Tabernacles, et le consoler
de l’isolement dans lequel le laissent la plupart des
hommes.
Enfin, pour nous borner dans cette nomenclature d’œuvres
réparatrices, dans maintes endroits on a établi
l’Association de la messe réparatrice, qui demande
à se membres d’assister à des messes supplémentaires
pour ceux qui ne sanctifient pas le saint jour du dimanche.
Si donc les oeuvres réparatrices ont pour objet, ou tout
au moins pour moyen la Sainte Eucharistie, saint Pascal ne nous
apparaît-il pas naturellement comme le patron spécial
de ces associations et de ces cérémonies réparatrices
? le souverain Pontife ne le dit-il pas formellement lorsqu’il
le proclame patron de toutes les associations qui ont pour OBJET
la divine Eucharistie ?
D’ailleurs des actes eu supposent des dispositions extraordinaires
de ferveurs, ne doivent-ils pas être appuyés par
une protecteur célestes, pour être plus sûrement
agréées, par Dieu ?
Nous
n’en doutons pas, les âmes qui s’adonnent
au couvres réparatrices sont animées du désir
de consoler abondamment le Cœur eucharistique de Jésus,
et d’arrêter ainsi le fléau des vengeances
célestes.
Mais il faut être si pour, si fervent pour réparer
dignement à l’égard de Dieu, pour consoler
amplement un Dieu !
Deux choses sont surtout nécessaires. D’abord une
attention habituelle à éviter jusqu’aux
moindres fautes volontaires afin de ne pas être du nombre
de ceux qui offensent la Bonté infinie. Ensuite une ferveur
intense dans les différents exercices eucharistique qui
sont l’essence de ces cœurs réparatrices,
c’est-à-dire, dans les communions, messes, visites
et adorations qu’on veut offrir à Notre-Seigneur
et compensation des outrages dont il est abreuvé. Comment
en effet, prétendre réparer par des communions
tièdes, par des messes entendues sans attention, par
des visites et des adorations faite avec routine et sans élan?
Âmes
réparatrices, vous désirez ardemment, sans aucun
doute, posséder cette faveur qui consolera vraiment et
dédommagera le cœur de votre divine Maître.
Vous seriez comblées de joie et si l’on pouvait
vous indiquer un moyen efficace d’obtenir ces dispositions.
Eh bien ! le Souverain Pontife vous l’offre en vous indiquant
comme modèle et parton de vos insinuations réparatrices,
saint Pascal Baylon.
Rappelez-vous en effet ces élans d’amour qui le
portaient sans cesse au pied des autels, cette piété
angélique qui le faisait passer des heures entières,
abîmé dans l’adoration devant le Tabernacle,
et vous serez stimulées vous aussi, à apporter
dans vos dévotions réparatrices, cette humilité,
cette piété cette ardeur qui consoleront véritablement
Notre-Seigneur,. Du moins, demandez instamment ces dispositions
à Saint Pascal.
Vous ne pouvez lui
adresser de prières plus agréable. Avant chacun
de vos exercices de réparations appelez-le à votre
secours ; conjurez-le de vos obtenir cette ferveurs, cet esprit
d’immolations au pied du Tabernacle. Si vous avez donner
à vos prières à Saint Pascal le ton d’une
supplication sincère, soyez assurées que ce privilèges
du Saint Sacrement viendra à votre aide et vos obtiendra
les accents les sentiments d’une sainte réparation,
vos pourrez vraiment devenir des âmes réparatrices
selon le Cœur de Jésus.
Nous connaissions dans une grande ville du nord de la France
une chapelle où, sous l’inspiration d’homme
fervents et convaincus, à été établie
l’adoration nocturne, en union avec le sanctuaire de Montmartre.
Or ces pieux catholiques ont voulu que leurs exercices réparatrices
aient un patron et un modèle, fidèles au mot d’ordre
de Léon XIII, ils ont choisi saint Pascal Balyon pour
présider à leurs adorations. La statue du saint
patron des œuvres eucharistique reste en permanence près
de l’autel et, les nuits d’adoration, elle est tournée
vers l’Ostensoir pour permettre au saint d’offrir
ses hommages muets au saint Sacrement, combien cette attention
rentre dans les goûts les plus chers de notre saint et
comme la confiance de ces pieux adorateurs doit honorer Saint
Pascal ! Du haut du ciel, il ne peut manquer le couvrir du manteau
de sa puissante protection et de leur inspirer les sentiments
de ferveur qui doivent aimer des âmes réparatrices
!
Puisse
cet exemple suscite des imitateurs dans les centres de réparation
!
Puissions-nous voir la statue ou le tableau de Saint Pascal
présider partout les cérémonies ou les
exercices de réparations !
Puissions-nous
le voir invoquer par toutes les âmes réparatrices
! En définitive ce ne serait pas que mette à l’exécution
les conséquences logiques du bref Providentissimuns Deus
de Léon XIII.
1)
R.P. Louis- Antoine de Porrentruy- S. Pascal Baylon |
Ch.
V |
La
dévotion à Saint Pascal et les âmes
pieuses dans leur Vie eucharistique |
|
Nous
l’avons déjà insinué, la dévotion
à la Sainte Eucharistie est un foyer de piété
et de vertu.
Rien d’étonnant puisqu’elle nous met en contact
avec Notre-Seigneur lui-même, l’auteur et la source
de toute grâce et de toute sainteté.
Aucun
sacret ne nous atteint par tant de manières différents,
ne revêt autant de formes diverses de culte qui toutes
peuvent nous attirer des grâces incalculables.
Le Père Fabert en compte sept : la messe, la communion
, la bénédiction, la résidence dans le
Tabernacle, l’expositions, le viatique et la processions.
»
Ce sont là, dit le docte religieux, les sept mystères
principaux de notre Dieu caché sous les voiles sacrements
: chacun d’eux est animé d’un esprit que
n’appartient qu’à lui et agit d’une
manière particulière que le distingue de autres….
»
D’abord la sainte messe. Toute le monde sait qu’elle
est le renouvellement du sacrifice du Clavaire. De l’autel
où il est continuellement offert monte sans cesse vers
Dieu en adoration, une actions de grâces, une prière
et une expiration infinies. Le saint sacrifice est vraiment
le canal par lequel toutes les grâces sont dispensées,
à la terre. C’est le paratonnerre qui sauvegarde
notre monde corrompu de quantités de fléaux divins
!
Il n’est point d’adoucissement aux souffrances du
purgatoire qui ne découle, comme un baume salutaire,
de son calice surabondant.
Pour nous vivants, il est le mystères le plus précieux,
puisque d’après les docteurs, même la simple
assistance à une messe l’emporte en mérite
et en grâce devant Dieu sur de long et durs pèlerinages,
sur de riches aumônes, sur des austérité
pratiquées pendants de longues années. Quel Trésor
!
Après
et avec la messe nous avons la sainte communion que nous donne
Jésus-Christ lui-même, avec son corps, son sang,
son âme, sa divinité. En nous unissant à
Notre-Seigneur, la divinité. En nous unissant à
Notre-Seigneur, la sainteté même, la communion
nous transforme petit à petit en Lui, elle nous apporte
une quantité de grâces incomparablement plus grande
que celles qui pourraient nous avenir des autres sacrements.
Et ces grâces peuvent encore s’accroître notablement
en proportion de la ferveur des actes que nous émettons
dans notre préparation et dans notre action de grâces.
Pendant la durée de la présence réelle
dans notre cœur, la communion nous permet de nous emparer
des prières et des mérites du divin Sauveur, pour
donnes à nos supplications plus de poids auprès
du Père céleste. « Si nous allions réveiller
tous les actes humains qui ont jamais été accomplis
dans le monde, si nous les réunissions en un seul qui
renfermât tout ce qu’il y a de noble, de généreux,
d’héroïque, d’aimable et de touchant
dans chacun d’eux et que nous le rapprochions ensuite
de l’acte qu’un homme accomplit en recevant la sainte
communion, ce serait moins que rien, l’ombre d’une
ombre. » (1).
Viens
ensuite le salut et la bénédiction du saint Sacrement,
actes liturgiques dont on ne comprend pas assez la portée,
Saint Philippe de Néri vit un jour dans l’hostie,
durant l’exposition du Saint Sacrement, Notre-Seigneur
donnant sa bénédiction à la foule prosternée
à ses pieds, comme si telle était son attitude
naturelle et l’occupation ordinaire de sa bonté
dans la divine Eucharistie. Il serait difficile de trouver des
mots pour exprimer dans tous leur grandeur et leur réalités,
les grâces que notre doux Sauveur répond sur nous
dans la bénédiction. Elles tombent non-seulement
sur les soins et les chagrins, les soucis et les tentations,
les fautes et les imperfections que nous sommes venus déposer
à ses pieds ; mais elle nous éclairent encore
sur des misères, des faiblesses, des dangers que nous
ignorions; elles exercent aussi leur salutaire influence sur
le esprit malins qui nous entourent en les frappant de stupidité
et d’inertie et sur notre ange gardien en lui communiquant
ses lumières et une vigueur nouvelle pour l’aider
à remplir près de nous sa pieuse mission. La grâce
de la bénédiction fait naître dans l’âme
des sentiments de foi et d’amour. Émanant de Jésus-Christ,
elle est à la fois solide, puissante et substantielle,
doué de la faculté de purifier et de créer
par ce qu’elle participe à la réalité
du sacrement même (2)
La présence permanente de Notre-Seigneur au Tabernacle
et la visite au Saint Sacrement constituent le quatrième
mystère du saint Sacrement, comme autrefois sur la terre
la présence du divin Maître était une source
de grâces et de bienfait pour les disciples et pour les
foules, ainsi sa présence actuelle dans la prison de
son amour est pour nous aussi une canal abondant de faveurs
de toutes sortes. Inutile de prouver que notre piété
nous fait un devoir des plus rigoureux de visiter l’Hôte
divin que par pure bonté reste caché et enfermé
dans nos églises. Le délaisser serait de notre
part un ingratitude monstrueuse. Nous nous priverions de ces
consolations intimes, de ce doux réconfort et le bon
Maître donne à ses pieux visiteurs. L’expérience
des membres des communautés religieuses qui ont le bonheur
de vivre sous le même toit que Jésus-Hostie et
l’expérience de toutes les âmes qui visitent
fréquemment le Saint Sacrement nous démonte que
le Tabernacle est vraiment une source de grâces célestes,
une fontaine féconde d’où découle
une multitude de biens dont toute la création ensemble
n’aurait pu nous mériter et nous conférer
un seul.
Le
cinquième mystère de l’Eucharistie, c’est
l’exposition, Louis du Pont dit que la vue du Saint Sacrement
est la plus riche veine de prières. II nous engage à
élever humblement nos regards au moment de la consécration
à la messe, (3) et à imiter Zachée qui
caché parmi les rameaux du sycomore s’efforçait
de distinguer les traits du Sauveur, au moment où il
passait près de lui. Quel trésor donc pour l’esprit
de prier, lorsque pendrant de longues heures de tranquillité,
l’Église l’expose à nos adorations
pour satisfaire l’ardeur de notre amour ! Si nous savions
profiter de ces membres précieux s’adoration devant
le Saint Sacrement exposé, nos sentirons se multiplier
en notre faveur les grâces inappréciables du salut
et de la bénédiction du saint Sacrement, les faveurs
de la visite au Tabernacles.
Le viatique est le sixième mystère de la vie de
l’adorable hostie, et qui pourrait dire jusqu’où
va sa puissance ? En effet, le saint viatique prend l’homme
à la fin de sa carrière : il le conduit au delà
du tombeau et est comme le lien qui rattache la vie à
la mort, le temps à l’éternité, et
les souffrances de ce monde aux joies immortelles, nous mourrons
fortifiés par le viatique dont l’influence bienfaisant
adoucit pour nous la sévérité du jugement
et tempère l’ardeur de flammes du purgatoire ;
sa puissante énergie ne s’affaiblit pas jusqu’à
ce qu’il nous ait déposés comme la maison
d’un ange tutélaire, au pieds du trône de
la Divinité.
Cette
vie qui nous échappe, ce grand voyage qui approche, ces
combats intérieurs et invisibles dont nul ne saurait
raconter les péripéties, enfin cette mort dont
les aspects varient à l’infinie, trouvent leur
mystérieux accomplissement et les secours opportuns dans
la plénitude du viatique. Une dernière fois, il
dépose dans notre charité vouée à
la corruption ce germe mystérieux qui un jour doit à
rappeler à la vie, la rétablir dans son état
primitif, en répandant sur elle le vif éclat d’une
beauté immortelle dans une glorieuse résurrection.
Enfin le septième mystère du Saint Sacrement,
c’est la processions, le point le plus élevé
où il soit donné au culte ecclésiastiques
et au cérémonies catholiques de parvenir, la procession
exprime une idée de triomphe ; notre Dieu, voilé
sous les espèces sacramentelles, s’avance sous
les voûtes de l’Église, à travers
nos rues, comme le conquérant de la race humaine, avec
toute le pompe que l’amour et le génie de l’homme
peuvent rassembler et étaler autour d’un Dieu Hostie.
C’est alors que nous sentons bien qu’il est à
nous et que les anges ont moins que nous le droit de le réclamer,
la procession se donne naissance aux élans les plus purs
et les plus ardents de notre foi, de notre espérance
et de notre charité à l’égard de
ce bon Sauveur qui, en poussant l’amour jusqu’à
restera avec nous sur cette terre, nous donne un gage de ses
promesses de vie éternelle et de résurrections
glorieuses. Aussi quelle profusion de grâce est de bénédictions
ne répand-il pas de son radieux ostensoir, sur les âmes
qui l’accompagner dans sa marche triomphale ! Il faudrait
méconnaître les bontés inépuisables
du cœurs de Jésus pour douter de sa générosité
aux jours des processions, où nous lui décernons
les honneurs les plus grandioses, et où nous lui offrent
les sentiments les plus ardents de notre piété
(4)
Telles
sont les sept manières de considérer l’Eucharistie.
Quand on y réfléchit attentivement n’y a-t-il
pas de quoi être frappé devant la riche variété
et l’immense trésor de grâces dont ce divin
Sacrement est la source et où nous pouvons puiser si
facilement par ces différents mystères eucharistiques
? Cette richesse merveilleuse nous apparaître encore plus
surprenante lorsque nous songerons à un autre moyen bien
simple et à la portée de tous, de nous approprier
les grâces surabondantes de l’Eucharistie, je veux
dire la communion spirituelle. Cet exercice eucharistique peu
se faire à tout instant du jour de la nuit, il n’exige
aucun déplacement pour recevoir la sainte Hostie, ni
pour la vénérer dans son tabernacle ou son Ostensoir.
Par un désir ardent et sincère de s’unir
à Notre-Seigneur dans la communion, l’âme
attire réellement Jésus dans soi-même et
mérite des grâces proportionnées à
la ferveur et l’intensité de sont désir.
Les Docteurs ne vraiment pas d’assurer que les grâces
d’une fervente communion spirituelle peuvent égaler
et même surpasser les grâces d’une communion
sacramentelle le faite avec tiédeur. D’ailleurs
Notre-Seigneur a montré après de nombreux prodiges
combien la communion spirituelle lui était agréable,
en s’échappant miraculeusement du tabernacle et
en venant se déposer sur les lèvres des personnes
qui l’avaient ainsi appelé de tous leurs désirs.
Jugez
par là, encore , âmes pieuse, du trésor
que constitue or vous la Sainte Eucharistie.
Vous recourez sans aucun doute à ce trésor par
la Sainte Messe, par la Sainte communion par la visite au Saint
Sacrement. Mais se retirez vos vraiment les fruits abondants
qui y sont attachée ? Utilisez-vous, comme vous le pourriez,
tous les mystères eucharistiques et en particulier la
communion spirituelle pour enrichir de plus en plus la pauvreté
de votre cœur ?
Les
auteurs spirituels nous disent qu’en communion sacramentel
renferme en soi assez de grâce pour faire de nous des
saints : il suffirait pour obtenir ce résultat glorieux
que notre ferveur puisât assez copieusement à cette
source intarissable que Notre-Seigneur voulût bien se
prêter à ce miracle de grâces.
Et après tant de communions, nous constatons encore dans
notre vie un si grand nombre d’imperfections et ce misères
!
Après
tant de messes entendues, après tant de visites et d’adorations
en l’honneur du saint Sacrement, nous nous retrouvons
si peu généreux, si peu vertueux !
N’y
a-t-il pas lieu de nous effrayer dans la constatation d’un
pareil fait ?
Ne
serait-ce pas de notre part abus de grâce par insuffisance
de ferveur dans notre dévotion eucharistique, ou par
manque d’empressement à user des mystères
eucharistiques ?
Combien
il nous serait nécessaire d’avoir un protecteur
céleste pour nous aider à mieux profiter des grâces
du Saint Sacrement !
En bien, ce protecteur et ce modèle, il nous est donné
dans la personne de Saint Pascal Baylon.
Le Vicaire de Jésus-Christ nous le dit : «Parmi
les saints dont la piété à l’égard
du Saint Sacrement a paru des manifester avec une ferveur plus
ardente, Pascal tient le premier rang. » L’Eucharistie
a été l’amant irrésistible de sa
vie, l’âme de sa piété. La Sainte
Messe qu’il entendait ou servait jusqu’à
huit et dix fois par jour, la Sainte
Communion qu’il faisait fréquemment avec une piété
angélique et des extases d’amour ; les visites
au Saint Sacrement qu’il multipliait par centaines entres
ses fonctions habituelles ; les soupirs incessants de son âme
vers l’Hôte de nos tabernacles : toute nous montrer
dans cet humble très convers un amour extraordinaire
pour le Saint Sacrement, et la sainteté éminente
à laquelle il s’est élevé pour prouve
qu’il a vraiment puisé dan l’Eucharistie
les grâces et les vertus qui font des saints.
L’Église
le reconnaît formellement dans l’oraison qu’elle
a approuvée par l’office du saint : « O Dieu
qui avez doué votre confesseur le bienheureux Pascal
d’une dévotion merveilleuse à l’égard
des saints mystères de votre corps et de votre sang,
accordez-nous de puiser dans ce divin banquet cette abondance
de grâces qu’il y a trouvée lui-même.»
Pascal
a su utiliser parfaitement le trésor de grâces
renfermé dans l’Eucharistie et c’est pour
cela qu’il est devenu un grand saint, pour le même
motif Léon III nous le proposer comme modèle et
comme patron, afin que nos profitions bien des grâces
et des vertus sa Saint Sacrement et que nous arrivons ainsi
à la sainteté.
En notre qualité de catholiques, nous croyons tous à
l’assistance du Saint-Esprit en faveur du Souverain Pontife
dans les actes solennels qu’il promulgue pour le bien
de l’Église. Dès lors que le divin Paraclet
a inspiré au Vicaire du Christ de choisir Saint Pascal
comme patron des associations eucharistiques, par conséquent
comme parton des âmes dans leur dévotion eurasiatique
nous devons voir dans cette décision pontificale expression
de la volonté de Dieu, pour que nous invoquions Saint
Pascal et que nous le regardions vraiment comme notre protecteur
attitré pour cette ce qui concerne notre piété
à l’égard du Saint Sacrement.
Ah1
Soyons logiques avec nous-mêmes et avec notre foi!
À
l’avenir prions avec ferveurs Saint-Pascal…
Pour les choses que vous avez perdues, vous vous adressez à
Saint Antoine de Padoue, avec une confiance inébranlable,
et presque toujours vous êtes exaucé.
Croyez, âmes pieuses, que vous serez aussi sûrement
écoutées chaque fois que vous recourez à
Saint Pascal, pour votre piété à l’égard
du Saint Sacrement.
Recommandez-vous donc instamment à Saint Pascal pour
tous les actes de vote dévotion envers le mystères
sacrée de l’autel.
Lorsque vous devez assister à la Sainte Messe, quand
vous vous préparez au banquet divin, lorsque vous voulez
faire visite à Notre-Seigneur à Saint Tabernacle,
ou lui offrir les hommages de votre adoration et de votre amour
aux jours où y il est exposé à vote vénération
; en un mot, avant chacun de vos exercices eucharistiques, suppliez-le
de vous obtenir la ferveur et la piété qui l’animaient
dans ces mêmes exercices.
Certainement votre confiance et vos prières ne seront
pas déçues. Insensiblement vos verrez s’accroître
vote dévotion à l’égard de la Sainte
Eucharistique et vous sentirez plus d’attrait pour tous
les mystères de l’auguste sacrement. Votre assistance
au Saint Sacrifice sera plus pressée, plus attentive
à vos communions seront plus fervents, plus douces ;
vos visites et vos adorations sont plus recueillir, plus saintes…
Jésus Hostie deviendra vraiment pour vous aussi le besoin
essentiel de votre vie. Par la communion spirituelle, vous vous
unirez plus fréquemment à Lui dans la journée
et ainsi vous vous rendez plus dignes encore de profiter des
nombreuses grâces renfermés dans la communion sacramentelles.
Vous pourrez espérer ferment recevoir une dernière
fois avec plus de fruit encore votre divin Sauveur en viatique,
pour vous préparer dignement à la communion éternelle
du Ciel. Vos progrès dans la vertu et la perfection seront
plus sensibles, plus assurés. Abreuvés sans cesse
aux grâces de l’Eucharistique, vous vous transformerez
petit à petit en Notre-Seigneur, le modèle de
tous sainteté, et vous arriverez ainsi plus vite et plus
sûrement à la perfection Dieu attend de vous ici-bas
pour la couronner dans son Paradis.
(1).
Père Faber. Le Saint Sacrement.
(2) Père Faber.
Les Sacrements
(3) Un rescrit du 18 mai 1907 accorde une indulgence de 7a ,
et 7 qu’a à ceux qui regardant la Sainte Hostie
disent l’invocation : Dominus meus et Deus meus ; et un
autre plénière à ceux qui auront tenue
cette pratique sept jours de suite et communié dévotement.
(4)(4) Père
Faber, Saint Sacrement . Nous avons voulu citer presque textuellement
ces belles pages du docte oratorien dans le but de rappeler
et d’inculquer davantage aux âmes pieuses la dévotion
de la confiance aux différents mystères eucharistiques. |
Ch.
VI |
La
dévotion à Saint Pascal et le Prêtre |
|
S’il
est vivement à désirer que la dévotion
à la Saint Eucharistie soit ardente chez tous les âmes
pieuses, il faut surtout le souhaiter pour les prêtres,
ministre et dispensateur des mystères du Christ.
Le
prêtre ! chaque jour il consacre le Corps et le Sang de
Notre-Seigneur, souvent il le distribue aux fidèles à
la Sainte Table, et sa mission habituelle est de pousser les
âmes à rendre à Jésus Hostie l’amour
qu’Il mérite ; comment pourrait-on concevoir ce
prêtre sans une dévotion ardente envers le Sacrement
de nos autels ?
N’est-il pas le premier dans l’obligation rigoureuse
de rendre à Dieu dont il est le ministre les devoirs
qu’exigent sa bonté, son amour ?
Nemo dat quod no habet, Personne ne peut donner ce qu’Il
n’a pas. Comment le prêtre pourra-t-il inspirer
aux âmes qui l’approchent la dévotion à
la riante Eucharistie se lui-même ne la possède
pas, s’il ne la pratique pas assidûment ?
Le prêtre ! Il es investi du pouvoir le plus sublime qu’on
puisse concevoir. Par la volonté même du Christ,
il peut, au moyen des paroles sacramentelles, changer l’hostie
du Corps de Jésus et le vin en son Sang ; il arrache,
pour ainsi dire Notre-Seigneur aux splendeurs du ciel pour l’obliger
à s’anéantir sous les espèces du
pain et du vin, et par les différents rites liturgiques
de la Messe, il renouvelle le sacrifice du Clavaire !
Et ce prêtre, instrument de tant de merveilles, ne serait
as pénétré de la dévotion la plus
vive à l’égard du sacrement qu’il
consacre, à l’égard du Dieu qui la ennoblie
de pouvoir le plus extraordinaire ? Il ne se préparerait
pas avec le plus grand soin à célébrer
le Saint Sacrifice ! Il ne rendrait pas à Notre-Seigneur
les actions de grâces qu’IL mérite après
son immolation mystique ! Il ne visiterait pas avec empressement
Celui qu’il a emprisonnée dans le ciboire et le
Tabernacle de Église !
Mais
qui en sent sous le coup de ces suppositions, les révoltes
les plus énergiques du bien sens chrétiens !
Le Sacrifice de la Messe est l’action la plus sainte,
la plus redoutable d’une vie humane ! Le bienheureux Jean
d’Avila ayant appris la mort d’un jeune prêtre,
qui venait de succomber subitement après avoir célébré
sa première messe, écriait en soupirant : «
Quel compte terrible il aura dû rendre à Dieu !
» Pour célébrer dignement la Messe, il en
suffirait pas de la sainteté de Jean-Baptiste, ni même
de la Sainte Vierge, il faudrait la sainteté de Dieu
même. Et pour remercier dignement la Bonté Infinie
après une action si sublime l’éternité
serait trop court !
Dites-moi,
quelle ferveur ne devrions-pas apporter pour le Saint Sacrifice,
pour le célébrer et pour en retirer abondamment
les fruits incomparables de grâces et de sanctification
qu’il renferme ?
Quel est le prêtre qui convaincu de sa faiblesse et de
ses misère e sentirait le besoin d’un protecteur
pour l’aider puissamment dans l’accomplissement
de se devoirs à l’égard de la Sainte Eucharistie
? Ce protecteur il devra le chercher parmi les saints qui ont
eu le plus de dévotion envers le Saint Sacrement. Et
Léon XIII lui-même nous dit que parmi ces fervents
du mystère eucharistique, saint Pascal tient le premier
rang.
Saint Pascal Baylon sera donc encore le patron tout indiqué
des prêtres dans leur piété eucharistiques.
Qu’ils l’invoquent avec ferveur et confiance et
ils éprouveront infailliblement les heureux effets de
sa protection, ils sentiront naître en eux cette attrait
irrésistible vers le tabernacle, qui est a été
la notre caractéristique de la vie de Saint Pascal et
qui leur ménagera à eux, comme au serviteur de
Dieu, l’abondance des grâces renfermées dans
le banquet divin.
Du moins, nous pouvons ici leur avancer l’exemple de saints
prêtres et de bons religieux qui, se recommandant chaque
jour à Saint Pascal, nous ont avoué retirer de
leur dévotion au patron des œuvres eucharistiques,
une piété plus grande, un onction plus douce,
une ferveur plus intense pour l’auguste Sacrement.
Dans les splendeurs
béatifiques du ciel, Pascal ne peut oublier le respect
et la vénération dont il entourait sur la terre
les oints du Seigneur. Rien de plus édifiant, nous disent
les Bollandistes, que la manière dont le saint portier
recevait les prêtres que venant au monastère. Fléchissant
les genoux en terre, il leur prenait la main droite avec les
deux mains, et la baisait avec amour, et l’approchait
de sa figure, de ses yeux et de sa bouche, et finalement il
demandait leur bénédiction. Il agissait ainsi
à l’égard de tous les prêtres sans
exception, séculiers ou réguliers.
Comment ce digne fils de saint François d’Assise
pourrait-il reste insensibles aux prières que lui adresseraient
des prêtres, des ministres du Très-Haut, surtout
pour implorer une dévotion ardente à l’égard
du Saint Sacrement, l’objet de son amour de prédilection
?
Un bon Père Carme que le Saint avait délivrée
autrefois d’une redoutable tentations, demandait un jour
à son célestes protecteur de lui obtenir de Dieu
la grâce de devenir un vrai et saint religieux…
Pour montrer à son client combien sa prière avait
touché le cœur du divin Maître, le bienheureux
frappa au moment de l’élévation un coup
d’une si pénétrante douceur que l’âme
du célébrant sembla se fondre.
Ce
trait, choisi entre bien d’autres, montre clairement que
la vénération que de son vivant le saint frère
avait portée aux prêtres par ce que seul ils consacrent
et administrent aux autres le très saint Corps et le
Sang du Fils de Dieu, il continue à la leur témoigner
en les aidant, par son pouvoir céleste à se rendre
de plus en plus dignes de leur vocation.
Le prêtre, en particulier le pasteur d’âmes,
doit chercher à inculquer aux fidèles la dévotion
au Saint Sacrement, les pousser à la communion fréquente,
voire même quotidienne (1). Pour y réussir efficacement
ne devra-t-il pas encore recourir au patronage de Saint Pascal
?
Point
n’est besoin de démontre que le niveau de foi et
de piété d’une paroisse se mesure au degré
de dévotion que l’on y professe pour l’Eucharistie.
Rien en maintient l’adolescence dans la pureté
comme la réception fréquente de la sainte Communion.
Le jeune homme et la jeune fille y puissent les forces nécessaires
pour résister aux entraînement des passions et
aux séductions du monde ; l’homme mûr, la
mère de famille y viennent chercher les encouragements
au milieu des devoirs parfois bien pénibles de la vie
domestique.
Mais que de préjugés,
que d’obstacles à vaincre auprès de nombreuse
âmes pour les décider à s’approcher
fréquemment de la table sainte ! Qui pourra dissiper
ces préjugés et faire tomber ces obstacles ? Qui
inspirera aux âmes le goût et l’attrait du
pain eucharistique ? Ce sera la grâce céleste,
et le moyen efficace pour l’obtenir sera la dévotion
à Saint Pascal.
Oui, que le prêtres supplie le patron des œuvres
eucharistiques de communiquer à ses ouailles un peu de
ces ardeurs qui le consumaient à l’égard
de Dieu des tabernacles, qu’il inspire à ses fidèles
d’invoque Saint Pascal, et infailliblement la dévotion
dans l’Eucharistie naîtra dans les cœurs et
se propagera davantage dans les paroisses.
D’ailleurs, rien ne serait plus facile que d’inspirer
aux fidèles la dévotion à Saint Pascal.
Il suffirait de faire connaître sa vie merveilleuse, de
faire ressortir sa piété extraordinaire à
l’égard du Saint Sacrement et les prodiges dont
Dieu l’a récompensé ; il suffirait même
de montrer aux âmes les miracles que ce thaumaturge a
opérés en faveur des âmes qui lui demandaient
des grâces au nom de son amour pour le Saint Sacrement,
Que
ne fait-on pas pour obtenir certaines faveurs auxquelles on
attache une extrême importance ? On recourt à tous
les moyens dont l’expérience ou la connaissance
des Saints a révélé une réelle efficacité.
C’est ainsi que pour se concilier les faveurs de Saint
Antoine de Padoue beaucoup promettent une aumône pour
le pain des pauvres, sûrs d’avance qu’ils
seront plus vite exaucés.
Eh bien ! Saint Pascal lui-même a montré d’une
façon sensible qu’il écoutait plus volontiers
les demandes qui lui étaient faite au nom du Saint Sacrement.
Un jour, le Père Castaneda, sacristain du couvent de
Villaréal, était tourmenté du désir
de savoir si le bienheureux aurait pour agréable que
les prières qu’on lui adressait fussent faite au
nom de l’amour et de la dévotion qu’il portait
très Saint Sacrement. Il allait en toute simplicité
le lui demander à son tombeau. C’était toucher
le saint à l’endroit sensible. Aussi la réponse
ne se fit attendre et des coups pleins de suavité marquèrent
son assentiment et la joie que lui causaient cette manière
de l’invoquer.
Déjà nos avons vu que souvent les images ou les
reliques du bienheureux faisaient entendre des coups harmonieux,
aussitôt qu’on récitait sa louange favorite
: « Loué soit Jésus-Christ au Très
Saint Sacrement de l’autel . »
Aussi les clients de notre Saint s’empressaient-ils de
l’aborder avec cette recommandation toute céleste,
et la réponse faite au père Castaneda ne put que
répandre cette manière de prier le Saint en se
réclamant de la dévotion à l’Eucharistie.
Quel
moyen facile, encore une fois, d’inspirer la dévotion
au thaumaturge Saint Pascal et en même temps de promouvoir
les pratiques eucharistiques !
En s’adressant à Saint Pascal et en lui promettant
des messe, des communions, des prières on visites au
Saint Sacrement, des neuvaines de messes ou de commuions, dans
le but d’honorer son amour pour l’Eucharistie, n’est-il
pas évident qu’on se concilierait infailliblement
ses bonnes grâces?
Loin
de nous la pensée de détourner le courant de dévotion
à Saint Antoine, par le m | |