AS-TU DÉJÀ PENSÉ À DEVENIR PRÊTRE?

LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT  QUELQUE CHOSE?

Dieu appel encore, êtez-vous assez généreux de votre amour pour Dieu pour répondre oui.

Nous avons besoin de vous maintenant. Dieu a besoin de
vous et notre Église a besoin de nouveaux prêtres pour continuer le ministère que Jésus a remis à ses disciples, c'est-à-dire vous quelques soient votre âge
.

Allez sur ma page et vous trouverez les informations.

+ Sr Denise Christiaenssens Ermite de la croix o.f.s.

 

Titre de la série :
Série 1 une seule page par sujet
Titre de la page:
Dieu est bon,Il m'aime, Il pardonne tout
©Parole de St. Pierre Julien Eymard
Nom de l'auteur:
Inconnu

Dieu nous aime personnellement, puisqu'il nous a aimés jusqu'à nous créer. Et cependant, il y a une plus grande preuve d'amour que la création, la rédemption, c'est le pouvoir de se faire pardonner par Dieu. Et c'est la bonté de Dieu qui nous pardonne. Son amour. Combien Dieu m'aime-t-il? Autant qu'il m'a pardonné et veut me pardonner.

Et- St-Paul peut bien dire que Dieu l'a aimé! Lui à qui il avait tant pardonné - et St Augustin a pu puiser dans la miséricorde de Dieu son ardent amour pour Dieu. Dieu est bon, il m'aime, il me pardonne.L'amour de Dieu est plus miséricordieux que bienveillant parce que nous en avons plus besoin. _

La miséricorde est infinie dans son application sur terre. Les autres attributs se circonscrivent. Super exalta misericordia judicium super coelos. Seulement, elle n'a de règne qu'en ce monde. Elle est l'atmosphère de l'homme pécheur. _ de sorte qu'elle arrête la justice et les autres attributs, car après chaque péché, la justice devrait s'exercer.

La miséricorde la fait retarder jusqu'après la mort. Ah! elle est sans limites, nous accompagne sans cesse, nous suit même après la mort en Purgatoire, et ce purgatoire n'est que le dernier effort de la miséricorde de Dieu MIsericordia Dei, est-il écrit en Purgatoire.
- Jamais nous ne l'épuiserons ni ne l'étoufferons. On ne la désespère pas. Pater ignisce illis- Toujours et en tout elle pardonne- les plus grands crimes.- Le Calvaire-Judas-osculo filium hominis tradis. - Ainsi, jamais nos péchés ne seront aussi grands que la miséricorde de Dieu-Un seul ne se pardonne pas, l'orgueil surnaturel, qui rejette la bonté de Dieu et se tue.

Les Écritures sont remplies de la miséricorde de Dieu, et cela, parce qu’après chaque chute nous nous désespérons _ Toujours le second effetdu péché, c'est le désespoir. Adam et Ève- On se désespère d'avoir été infidèle. Caïn- Mon péché est trop grand.

Et la plupart des pécheurs qui ne se convertissent pas, c'est le désespoir qui les tue. - Et le jour où ils pleureront ils seront convertis. Et les piétés, pourquoi tombent-elles?- Elles descendent?- C'est le désespoir, le découragement d'avoir été infidèle un peu- Et le secret du diable est d'entrer par la défiance. Que ce sentiment ne vous prenne jamais. Vous douteriez de la miséricorde de Dieu! Non,non.- Quand vous descendez , remontez par la confiance. -Et, l'humilité qui reste dans la boue, n'est que l'humiliation. L"humilité vole vers Dieu, sur les ailes de la confiance Oratio humiliantis se nubes penetrabiy.

Dans le monde, on fait payer le pardon- on vous fait honte. Le Bon Dieu vous remet comme avant, même honneur, mêmes grâces. Voyez St Pierre. On est tenté d'avoir honte, on a honte en effet, et cependant Dieu ne voudrait pas nous humillier.Il ne veut que pardonner et rendre tout. Et il remet Pierre chef de l'Église, et l'on devient plus grand par le pardon. La Madeleine. J.C. l'ennoblit : Multum dilexit- dit-il d'elle. Et il fait d'un pécheur un prince de sa miséricorde et de son amour. L'Adultère- Ne ego te condamnabo et noli amplitus peccare. Et on se désespérerait! Notre- Seigneur a besoin de pardonner. Son coeur pleure et se dilate par la miséricorde.Et si Notre Seigneur pouvait souffrir, ce serait de voir qu'on ne se fait pas pardonner. Si après chaque péché on était dégradé, il n'y aurait plus de prêtre sur la terre pour pardonner. Et Notre Seigneur est meilleur pour nous parce que nous avons besoin de pardon plus que les autres. Et ce qui fait les prêtres miséricordieux, c'est qu'ils sont pécheurs aussi, et ont besoin de pardon.

Saint_Julien Eymard
Fondateur des Pères, Frères, Religieuses Du Saint Sacrement.

J'ai mis cet écrit sur mon site pour dire à tous mes frères prêtres dans le monde qui ont quitté leur sacerdoce pour quelques raisons que ce soit, si plus tard dans votre vie, vous voulez revenir et que vous avez un vif désir de reprendre votre rôle de pasteur, je crois que votre évêque sera heureux de poser le même geste de réconciliation qu'a fait Saint Eymard. Il ne faut jamais désespérer dans la miséricorde de Dieu et de son Pape et ses représentants.

Il y a des circonstances dans la vie, quand nous quittons une charge pour aller voir ailleurs, on ne connaît pas toujours dans quoi on embarque, mais le pardon et le désir de revenir fait partie aussi de notre vie de pécheur et pécheresse que nous sommes tous. Jésus nous a-t-il pas dit : " Croyez que vous l'avez déjà obtenue " Demeurer ferme dans votre désir de reprendre le rang que vous avez laissé, Dieu appelle toujours des ouvriers pour sa moisson et vous en faite encore partie; demander à Notre Dame des 7 Douleurs de vous accompagner dans votre désir et votre démarche.

Jésus nous a-t-il pas dit : " Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre! " Mais eux, entendant cela, s'en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux; et il fut laissé seul. avec la femme toujours là au milieu.. Alors, se redressant, Jésus lui dit : " Femme, où sont-ils? Personne ne t'a condamnée? Elle dit : " Personne, Seigneur. " Alors Jésus dit :' Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. " St Jean ch.8 v,5 à 12

Alors qui sommes-nous pécheurs et pécheresses que nous sommes pour vous condamner quand Jésus lui-même ne l'a pas fait. Naturellement si votre délice n'est pas de la pédophilie ou viol, car pour cela la loi de Église et Justice ne pardonne pas, et ne vous donne pas le droit par respect pour les victimes de reprendre votre ministère; mais cela ne vous empêche pas de vous réconcilier avec votre Église, de prier pour vos victimes, et de vous offrir comme victime sacerdotale pour la gloire de Die

" Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c'est là le culte spirituel que vous avez à rendre. Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement voustransforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait "
St Paul aux Romains ch.12,1 à 3

du livre ‘’ Le Fils du Remouleur’’ Saint Julien Eymard Éditeur G. Humermann,
Édition Salvator Référence Le Chapitre " Il n'a pas de vacances pour la Charité'' p. 159 à 172


Eh bien ! mon cher, quoi de neuf aujourd'hui? demanda Eymard au jeune Frère Tesnière, son secrétaire ; ce dernier lui désigna une grosse pile de lettres.- Il faut répondre à tout cela, mais il y a a aussi des questions d'affaires à régler. M. Leclerc, le propriétaire de l'imprimerie de l'archevêché, vous rappelle les pourparlers qu'il a eus avec vous.- Je sais, il lui a promis d'investir environ soixante-dix mille francs chez lui. J'estime qu'il est important, à notre triste époque, de soutenir une entreprise qui édite de bons ouvrages. Nous lui enverrons le chèque aujourd'hui même.- N'est-ce pas un peu risqué ? fit remarquer Tesnière._ Non, non! j'ai entière confiance en M.Leclerc. Il veut agrandir son affaire en achetant de nouvelles presses. S'il augmente sa production, cela ne peut que nous servir. La suite maintenant._Les intérêts de l'emprunt contracté auprès de la banque de Marseille, sont échus._ Il faut envoyer l'argent ce jour, pour ne faire attendre le bon banquier. Encore des papiers d'affaires ?- Pas pour le moment. Mais n'oublions pas que vous devez parler aux prêtres adorateurs ce soir.- Oui, c'est vrai! C'est le plus important aujourd'hui. Si je devais abandonner tout le reste, je continuerais à aider mes chers confrères dans le monde. C'est une tâche si brûlante à notre époque. La sanctification des prêtres englobe tout, car ils font porter de multiples fruits à ce que nous faisons pour eux. Celui qui agit en bien sur les prêtres, fait plus pour le royaume de Dieu que par toute autre oeuvre. Eymard, gagné par l'émotion, s'était mis à marcher en long et en large. -Dernièrement j'ai participé à l'adoration nocturne à Saint-Thomas, dit-il amèrement. Il y avait une foule
d'hommes, pour la plupart des ouvriers mais je n'ai pas vu un seul prêtre. Où sont-ils? Il y en a tant qui ressemblent à des poteaux indicateurs. Ils montrent bien le chemin, c'est vrai, mais eux-mêmes se tiennent là, muets et sans vie. Le coeur me fait mal quand j'y pense.

-Savez-vous que tout près de nous vit un prêtre défroqué qui s'est marié?-Je connais ce malheureux confrère, répondit tristement le Supérieur. C'était un de mes plus brillants prédicateurs de Paris. Maintenant ce n'est plus qu'un pauvre homme, gisant à terre, blessé, comme le voyageur assailli dans les gorges de Jéricho, et personne ne l'aide à se relever. Voici que vient à passer un prêtre du temple. Il lui jette un regard méprisant et, indigné, il fait un signe de croix et continue son chemin. Où est le bon Samaritain, qui pansera ses plaies et qui le ramènera à l'auberge de Dieu? Oh! non, mon ami! Personne ne fera halte et aucune main ne se tendra vers lui. Au contraire, plutôt que de le secourir, on le piétinera. On l'enfoncera encore davantage dans la boue. Oui, on ouvrira toute grande la bouche pour l'injurier et, avec un orgueil très pharisaïque, on ira remercier Dieu de n'être pas comme ce réprouvé.Le jeune Eucharistin contemplait avec surprise le fondateur qui s'était arrêté devant lui, serrant les poings et bouillonnant d'indignation. Jamais encore il n'avait vu chez lui plus grande émotion qu'en ce moment où il évoquait le pauvre confrère. - Mais je n'aurai de cesse que lorsque je l'aurai sauvé, poursuivit Eymard, et dussé-je oublier tout le reste, même mon heure d'adoration devant le Très Saint Sacrement.Souvent déjà il était allé le voir. Au début le malheureux avait été tout orgueil, mais cela n'avait pas découragé le religieux qui revenait toujours. Il lui ouvrait son coeur débordant d'amour. Il conjurait en pleurant, et finalement le masque de l'orgueil tomba, mettant à nu un homme pauvre et misérable auquel les blessures de son âme causaient des douleurs indicibles.

- J'irai le voir aujourd'hui encore, dit le fondateur. Priez pour moi au pied du tabernacle pour que Dieu m'inspire les mots qu'il faut ! Quoi d'autres ? demanda-t-il d'une voix lasse.- A l'hôpital des Soeurs de Saint-Vincent, une demoiselle Julhien, de Marseille, atteinte de typhus, demande à vous voir.-J"irais. Et puis?-Le parloir est rempli de gens qui vous attendent. Chaque jour il en vient davantage. Il y en a beaucoup qui disent que c'est presque comme chez le curé d'Ars.-Des sottises! grogna Eymard. Jean Vianney était un saint, tandis que je ne suis qu'un pauvre pécheur.-La duchesse de la Rochefoucauld est du nombre. vous devriez peut-être la voir en premier.-Je ne crois pas que la duchesse soit aussi pressée que les chiffonniers de la Fosse aux Lions, elle a le temps.-Le jeune sculpteur Auguste Rodin, qui a fait votre buste il y a quelques années, est également venu. Vous savez qu'il voudrait être des nôtres, Ce serait certainement un grand gain pour nous : c'est un sculpteur déjà très connu.-Un gain pour nous? C'est possible. Mais pour lui? Il peut faire plus pour le royaume de Dieu dans le monde que dans une cellule de couvent. Il n'a pas la vocation religieuse.-Les autres sont pour la plupart des gens de la banlieue, des pauvres blanchisseuses, des couturières, un tondeur de chiens et un vannier. Les autres sont probablement venus de l'extérieur, car je ne les connais pas. Mais pourquoi ne fixez-vous pas des heures de visite, révérend Père ?

-Notre-Seigneur au tabernacle, a-t-il peut-être des heures de visite! répliqua Eymard sur un ton de mauvaise humeur. Il est présent et il reçoit à n'importe quelle heure.-Mais beaucoup de gens viennent vous importuner pour des riens.-Ce que vous qualifiez de riens est au contraire fort important pour ces gens, et puis, je ne suis qu'un manoeuvre de Dieu et je dois le servir dans ses pauvres aussi longtemps que je le pourrai, mais liquidons d'abord le courrier le plus urgent.-Une lettre de la comtesse d'Andigné! dit le secrétaire. C'est une de nos plus zéléesbienfaitrices. Il faudrait lui répondre tout de suite.-Rien ne presse ! La lettre d'une dame distinguée de Paris ne trouva pas grâce non plus.-Il paraît qu'elle a dépensé récemment six mille francs pour brûler des cierges, lors d'une fête à son palais, maugréa le religieux, alors que Notre-Seigneur doit se contenter de misérables bouts de chandelle. Rédigez vous-même la réponse.-Encore quelque chose de pressant? demande Eymard en consultant sa montre._le Père de Cuers, a encore écrit._ et vous ne me l'annoncez que maintenant? s'écria vivement le Supérieur. L'ancien officier ne cessait de critiquer âprement la direction de la Société. Il reprochait au fondateur de manquer de la sévérité nécessaire et de nuire à la sainte discipline par sa douceur

.-Une fois de plus il me met en demeure de me démettre de ma charge, que je suis absolument incapable de remplir, dit Eymard après avoir terminé la lecture._vous devriez énergiquement le remettre en place, conseilla le secrétaire indigné._Oui, très énergiquement ! Notez donc : Mon cher Père de Cuers! Je sais fort bien que je ne possède absolument pas les qualités et les capacités qui son indispensables à un Supérieur et que ce que, dans votre amour, vous qualifiez de douceur est plutôt une faiblesse de caractère et un défaut. Je ne peux m'empêcher de soupirer quand j'y pense. Si Dieu le voulait, j'abandonnerais sur le champ mes fonctions de supérieur pour m'occuper de la cuisine ou assumer le travail le plus humble dans la maison, et ce, avec joie._Vous voulez que j'écrive cela? s'écria Tesnière._Mot pour mot! Continuons! Je m'abaisse devant Dieu, chose dont j'ai d'ailleurs besoin. Sachez, cher Père, vous et tous les autres, que la Société progresse non par mes capacités, ni par mes vertus, mais par la seule grâce divine. Moi, je ne fais que tout gâter. Je prie si souvent le Seigneur d'envoyer un bon supérieur ! Je ne suis qu'un mauvais engrais ou une pierre de fondation vermoulue, que l'on ferait mieux de recouvrir._ Je ne peux pas écrire cela, protesta le secrétaire en jetant son crayon._Vous le rédigerez bien proprement sur une belle feuille blanche et je le signerai, mais à présent il est temps que j'aille voir mes visiteurs. Il ne restait plus la moindre petite place de libre dans la pièce. Des dames distinguées aux larges crinolines voisinaient avec des femmes aux traits crispés venues de la banlieue, de petits artisans et des chiffonniers des quartiers les plus sinistres de la vile. La duchesse s'attendait évidemment à être reçue la première._J'ai fait vingt lieues en voiture et j'espère bien que vous me recevrez tout de suite, dit-elle._Eh bien! Madame, lui répondit le prêtre en souriant. Je vois ici une femme qui a faitplus de cent lieues, elle vient de Nantes. Laissez-la donc passer d'abord!-Comment savez-vous que je suis de Nantes? demanda la femme étonnée._Admettez que c'est à cause de votre coiffe. C’est bien une coiffe bretonne, si je ne me trompe?_ En effet, mais la Bretagne est grande. Je ne vois pas...._Bon, c'est que Nantes m'est tout simplement venue à l'esprit, Mais dites-moi ce que vous avez sur le coeur!Bien que son temps fût limité, Eymard écoutait chacun avec attention ; il consolait, encourageait et donnait de bons conseils, même quand il s'agissait de choses les plus insignifiantes. Quant au sculpteur Rodin, il lui demanda de renoncer à entrer en religion; sa décision n'étant imputable qu'à une impulsion momentanée.

-Vous avez perdu dernièrement votre soeur préférée et, dans votre douleur, vous vous croyez obligé de fuir le monde. Retournez tranquillement à votre atelier et travaillez bien. Un jour vos oeuvres vous rendront célèbre.Le jeune homme poussa un soupir, puis il regagna l'atelier de son maître Carrier._Une dame du monde se plaignit de sa fille, qu'elle avait amenée. Je ne sais plus que faire, gémit-elle. Je n'ai rien contre une saine piété. Comprenez-moi bien! Mais notre Eugénie, pousse vraiment les choses trop loin. Elle vit à la maison comme une ermite, ne prend part à aucune réception; elle ne porte que des vêtements noirs et elle se soumet à des jeûnes au point d'avoir une mine pitoyable, elle ne prend même plus des leçons de piano._Oh! ma pauvre fille, que dois-je entendre? s'écria le prêtre. Vous semblez vraiment faire preuve d'une piété exagérée._Est-ce donc répréhensible de tendre à la perfection ? lui demanda la demoiselle._Absolument pas ! Mais vous vous rendez la tâche trop dure. C'est pourtant si facile. Aimez le Sauveur de tout votre coeur, rendez-lui visite dans sa solitude et écoutez ce qu'il vous dit! Alors tout sera bien. Habillez-vous comme l'exige votre condition et participez aux réceptions que votre mère juge bon d'organiser. Jouez donc tranquillement au piano! Moi-même je le ferais volontiers si j'en avais le temps, rejetez tout ce qui est contracté et excentrique, ne tombez pas dans la solitude et soyez une joyeuse enfant de Dieu! Et maintenant allez en paix et ne causez plus de chagrin à votre mère!_Puisque vous le dites, j'obéirai, répondit la jeune fille

_Il y a cinq ans, mon petit Marcel a été victime d'un grave accident qui lui coûta la vue, raconta-t-elle au Père. On m'a conseillé d'aller vous le présenter pour que vous le guérissiez!_Mais, Madame, je ne suis pas médecin, répondit Eymard en hochant la tête. Je vais vous recommander au meilleur oculiste de Paris._J'ai tout essayé, les médecins ne peuvent plus rien, sanglota la mère. Mais vous, Père, vous pouvez le guérir._Allez donc à la chapelle priez devant le Très Saint Sacrement! Si Dieu le veut, votre fils sera guéri. _Mes prières sont trop faibles, gémit la femme. Priez pour mon enfant.Eymard demanda au F. Charles, le portier, de lui apporter de l'eau bénite" Il en humecta les yeux éteints, en disant : Va. mon petit! Va à la chapelle pour prier le Seigneur. Celui-ci, un garçon de treize ans, s'avança en tâtonnant comme pour chercher un appui, lorsqu'il murmura très troublé : " je vois, maman! Je vois! Là-bas, je vois la fenêtre et la lumière entre les arcades! Je te vois et aussi, le Père! Et les images au mur! La croix! je vois, je vois!"_ Un miracle, un miracle, s'écria la mère en serrant son fils dans ses bras, Oh! mon Marcel! Il ne voyait plus rien du tout depuis son accident. Et maintenant...! Comment pourrai-je vous remercier, mon Père! elle tomba à genoux devant lui et baisa ses mains, que Eymard retira doucement_Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, mais le bon Dieu! C'est lui qui a guéri votre enfant. Allez à la chapelle et dites au Sauveur dans la sainte hostie tout ce que vous vouliez me dire ! Il les conduisit lui-même au sanctuaire et tomba à genoux devant le Très Saint Sacrement.Durant son heure d'adoration, au début de l'après-midi, il ne quitta pas des yeux la sainte hostie, sentant peser sur lui le regard du Seigneur. De toute son âme il lui demanda de le soutenir dans la lourde démarche qu'il avait résolu de faire. Peu après, il pénétrait dans l'arrière maison du boulevard Montparnasse, où l'ancien prêtre végétait dans une misérable mansarde. Le malheureux était seul._Quand allez-vous enfin me laisser tranquille? lui demanda le renégat irrité._ Je veux vous rendre la paix que vous avez perdue, lui répondit Eymard _La paix, fit l'autre en riant amèrement. Comment voulez-vous que je retrouve la paix? Il n'y a rien à faire, j'ai abandonné le droit chemin. Oui, je vous l'avoue, je n'ai pas la paix._Eh bien! revenez donc dans les bras de Dieu, qui vous attend avec tant d'amour!_C'est tard ! Vous savez que je suis marié. Je ne peux pas me séparer d'elle. Et où voudriez-vous qu'elle aille? _Ça peut s'arranger. Pour le début les Soeurs de Saint-Vincent la recevront. J'en ai parlé à la Mère Supérieure._Sans que je le sache et sans mon accord? s'écria avec véhémence le renégat. De quel droit disposez-vous de ce qui me regarde?_Du droit du pasteur institué par Dieu. Quant à vous, cher frère, la porte de notre maison vous sera grande ouverte. Venez chez nous! Venez aujourd'hui même! Une sainte retraite vous permettra de retrouver le calme intérieur ! Laissez Dieu parler à votre âme! Il tient à vous dire ce que mes pauvres mots sont incapables de vous faire comprendre._Et après?_Je parlerai au Vicaire général. On vous recevra avec joie, soyez-en persuadé. Au début d'un certain temps vous obtiendrez à nouveau un poste. Peut-être pas dans une grande paroisse de Paris. Peut-être ne sera-ce qu'une modeste cure à la campagne, mais on vous réintégrera. Vous connaîtrez la paix et votre apostolat portera encoure beaucoup de fruits._Vous croyez cela possible? demanda le malheureux d'une voix incertaine._Pour moi cela est sûr! C'est même aussi sûr que votre venue chez nous aujourd'hui encore. Je vous attendrai toute la nuit s'il le faut!_Je parlerai à ma.... oui je lui parlerai! Tout va dépendre de ce qu'elle va dire! bredouilla l'ancien confrère.

Après le départ d'Eymard, le renégat se laissa tomber sur une chaise et éclata en sanglots. Il pleurait, pour la première fois depuis les jours de son enfance.Arrivé à l'hôpital des Soeurs de Saint-Vincent, Eymard alla voir la femme de Marseille atteinte de typhus. elle était venue à Paris, mettant sa confiance dans les meilleurs médecins de la capitale._Je vous remercie d'être venue, dit Mme Julhien d'une voix faible. Je sens la fin proche, Les médecins n'ont plus guère d'espoir.

_Mais vous guérirez certainement, rétorqua le Père. Faites une neuvaine à Notre Dame de la Salette. J'ai souvent été là-bas et jamais la Sainte Vierge ne m'a laissé partir sans me consoler et sans m'aider. Mais commencez dès demain! Récitez chaque jour un chapelet en l'honneur de Notre-Dame de la Salette. Elle vous secourra!_Bien, mon Père, je le ferai ! décida la malade. Eymard lui donna sa bénédiction et, en la quittant, il lui affirma encore une fois que sa prière serait exaucée.Le soir du même jour. Il fit une allocution aux prêtres réunis au couvent. C’était un groupe de prêtres adorateurs parisiens. Eymard avait choisi pour thème les conditions de l’efficacité du sermon.Mes chers auditeurs, dit-il, le seul moyen de porter remède à notre époque affreuse et corrompue, c’est le sermon eucharistique. Nous aimons tant parler de Bethléem, de Nazareth et du Golgotha. Mais le Seigneur n’est plus dans la crèche, pas plus q’il n’est à l’atelier de charpentier ou sur la croix. Pourquoi ne menons-nous pas les âmes là où il est vraiment, pourquoi ne les conduisons-nous pas au tabernacle, le centre de tout. C’est là que brûle sa flamme et que veille son amour. Prenez vos fidèles par la main comme des enfants et amenez-les là où brûle la lampe au sanctuaire! C’est ainsi que faisait ma mère, alors que je savais à peine marcher. Soyez des pères et des mères pour le pauvre peuple qui sans vous est perdu, comme un troupeau qui a perdu son berger! La grande maladie des âmes dans ce monde, c’est l’indifférence religieuse.Depuis la Réforme les cœurs sont comme desséchés. On n’aime plus. Voyez donc les gens dans notre Paris. Les rues sont pleines de cadavres ambulants dont le cœur pétrifié ne bat plus. Il n’y a plus de vie en eux. Et qui peut y remédier ? Seul, l’amour de Dieu. Et où le prendre ? A sa source, au cœur de Jésus. Il faut jeter les âmes au feu, dans le cœur de notre Maître.Eymard se tut un instant, saisi d’une grande émotion.

Puis il poursuivit :Je savais que vous viendriez! S’écria-t-il, exultant de joie._Il fallait que je vienne, répondit l’autre. Je ne pouvais plus tenir en place. Une force mystérieuse me contraignit à répondre à votre invitation. Je voudrais m’entretenir encore une fois avec vous de tout cela à tête reposée.La nuit était bien avancée lorsque le visiteur quitta Eymard. Celui-ci ne le laissa pas partir sans en avoir obtenu la promesse qu’il ferait annuler son mariage illicite et qu’il viendrait faire une retraite chez les Eucharistins.Quelques semaines après, le confrère tint sa promesse et, un an plus tard, il était à nouveau curé dans un petit village où il rachetait sa lourde faute par un zèle accru

La semaine suivante Eymard fut à nouveau appelé à l'hôpital des Soeurs de Saint-Vincent de Paul._La typhique de Marseille se meurt, lui glissa la Soeur de la section. Elle demande le Saint Viatique!-A-t-elle fait la neuvaine à Notre-Dame de la Salette? lui demanda le religieux._Certainement! Tous les jours elle récite son chapelet. Mais à présent il n’ y a plus d'espoir. Le Docteur Chargi, qui la soignait, a abandonné tout espoir._Mais moi je ne l'abandonne pas, répliqua Eymard d'un ton décidé._ Tout était inutile, la Sainte Vierge m'appelle au ciel, gémit la malade._ _Sûrement, opina le prêtre, mais d'abord vous guérirez ; vous vivrez encore bien longtemps._Comme Dieu voudra! haleta la typhique, puis elle reçut avec ferveur le Saint Viatique.Le religieux avait à peine quitté la clinique qu'une chose très bizarre se produisit. Mlle Julhien se releva de ses coussins, s'habilla et appela la Soeur de service, _Mais comment pouvez-vous donc vous lever? s’écria a Soeur, interdite._Que voulez-vous que je fasse au lit? Je suis guérie? répondit la patiente. Je vous en prie, apportez moi à manger, j'ai terriblement faim! Hors d'elle, la Soeur fit venir le médecin. Le docteur Chargi, un libre-penseur qui rejetait tout surnaturel, ouvrit de grands yeux en voyant sa malade guérie._ Tout à l'heure encore, elle était près de la mort, et maintenant..., bredouilla-t-il. C'est incompréhensible!C'est un miracle ! Très pâle, il quitta la pièce en chancelant, tandis que la demoiselle Julhien mangeait avec grand appétit le poulet rôti que la religieuse lui apporta.

Quelques jours plus tard elle quittait l'hôpital pour regagner Marseille.Pour le reste de la vie de Saint Eymard, fondateur des Pères, Frères, Soeurs du Saint Sacrement, acheter ce livre.

L'Eucharistie par amour
©par le curé Jean Paul Fortier ( dédèdé en 2006)
curé de la paroisse Christ Roi de Sherbrooke Qc. Canada

Eucharistie : Sacrement

Sacrement où Jésus se donne en nourriture. Il a eu beau le dire et le redire, les Juifs n'ont rien compris à son discours. Ils avaient dans la tête l'idée qu'il s'agissait d'une nourriture corporelle. Ils ont fini par lui signifier que son affaire n'avait pas de sens, lui ont tourné le dos et sont partis. Nous savons, nous, et nous n'en doutons pas, que l'Eucharistie est une nourriture pour l'âme, mais l'apprécions-nous à sa valeur? Sommes-nous convaincus que, ce jour-là, Jésus nous a appris une nouvelle merveilleuse, la plus belle que l'homme ait entendue après l'annonce du Mystère de l'Incarnation?

Dans tout ce qu'a dit Jésus de l'Eucharistie, il y a une expression bien frappante. Il parle de pain vivant, de pain de vie en sorte que l'on mange de la vie.Pour nourrir le corps, on mange des choses mortes. Comme notre organisme est le plus fort, il change ces choses mortes en lui-même: en chair, en sang, en os, en tout ce qui fait le corps. Quand on communie, c'est l'inverse qui se produit; l'Eucharistie est vie, la vie même de Dieu. Elle est plus forte, bien sûr que notre organisme. C'est elle qui nous change en elle-même, qui nous infuse la vie divine. A chaque communion bien faite, nous absorbons une dose de vie divine. On comprend que Jésus nous dise et redise et le répète 12 fois dans 2 petites pages, que l'Eucharistie c'est le secret de la vie éternelle. C'est la vie de Dieu qui s'installe en nous, c'est notre sanctification qui s'opère. C'est notre salut qui devient plus certain.

L'Eucharistie est le premier moyen de salut. Pourquoi?

PARCE QU'ELLE EST UNE NOURRITURE COMPLÈTE.

A- Pour nourrir le corps, il faut des aliments variés:du pain, de la viande, des légumes, des fruits...Aucun aliment n'est capable de nous assurer les 27000 calories qu'il nous faut chaque jour.L'Eucharistie suffit pour toutes les opérations nécessaires au salut de notre âme. Elle a toues les vitamines qu'il faut :

1- vitamines pour écarter tous les obstacles : sortir du péché, résister aux tentations, maîtriser ses passions, corriger ses défauts;
2- vitamines pour acquérir toutes les vertus : charité, justice, patience, détachement, intérêt pour bien accomplir sa tâche, avec un grand soin, avec intention surnaturelle, afin qu'elle soit vraiment au service de Dieu ( Intérêt grandissant pour les choses du ciel)
3- vitamines pour accepter les épreuves, que nous trouvons si dures parfois, mais que le Bon Dieu nous sert comme des médecines dont notre organisme surnaturel a besoin.


B- L'Eucharistie est une nourriture chaude.

On sait la différence entre repas chauds et repas froids; un repas froid de temps en temps, ça passe, mais habituellement, non car l'estomac se cabre. La chaleur des aliments, au contraire, aide le démarrage du travail digestif.

La chaleur surnaturelle, c'est la charité, la source de la charité, c'est Notre Seigneur. On boit de l'eau de source : toujours la meilleure.Il n'y a pas de religion sans amour de Dieu. Et l'Amour de Dieu, en pratique, c'est l'amour du prochain ; '' J'ai eu faim et tu m'as donné à manger, j'ai eu soif et tu m'as donné à boire, j'étais nu, tu m'as donné des vêtements...'' Ce qu'on fait au prochain, on le fait à Dieu; ce qu'on refuse au prochain, on le refuse à Dieu : tant qu'on n'a pas compris cette vérité, on n'a rien compris à la religion. Si on n'a pas de charité, on n'a pas de religion.

La source de la charité, c'est la communion.

L'Eucharistie est une nourriture savoureuse. Quand on est en santé et qu'on a bon appétit, on regarde l'heure et on a hâte aux repas. Autour d'une bonne table, les gens sont heureux. Dès qu'il y a fête, on met un repas au programme.

Les âmes ferventes ne réagissent pas autrement. Pour elles, la Table Sainte est un rendez-vous de bonheur, et manquer une communion est une grosse épreuve. C'est pourquoi, elles n'hésitent pas à faire de durs sacrifices pour participer à la messe et communier.

Si on a une mauvaise santé, mauvais estomac, la table ne dit pas grand-chose ou rien du tout. Même les meilleurs aliments, mets, peuvent causer une catastrophe.

Prions pour être en santé et le demeurer de plus en plus et avoir le goût de l'Eucharistie. Le Dieu de l'Eucharistie c'est le Dieu du ciel. La Table de la communion c'est le chemin du ciel. '' Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie en lui, possède la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour ( JN., 6,53_)Du fond du tabernacle, où il est présent, Jésus nous redit ces paroles pour nous aujourd'hui.

Jean Paul Fortier prêtre curé de la Paroisse Christ Roi de Sherbrooke Qc. Canada

Représentant autorisé  au Canada  Sifaspa  

Marcel Christiaenssens

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Le Resto de mon fils

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