AS-TU DÉJÀ PENSÉ À DEVENIR PRÊTRE?

LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT  QUELQUE CHOSE?

Dieu appel encore, êtez-vous assez généreux de votre amour pour Dieu pour répondre oui.

Nous avons besoin de vous maintenant. Dieu a besoin de vous et notre Église a besoin de nouveaux prêtres pour continuer le ministère que Jésus a remis à ses disciples, c'est-à-dire vous quelques soient votre âge
.

Allez sur ma page et vous trouverez les informations.

+ Sr Denise Christiaenssens Ermite de la croix o.f.s.

Titre de la série :
Forgeron-de-Dieu-Frère Antoine-Kowalczyk
Titre de la page:

Épilogue-

Nom de l'auteur:
Père Paul-Émile-Breton.o.m.i.

Épilogue-

C'est une humble croix...

Une croix de pierre, toute simple et blanchie...

Une croix pareille à une centaine d'autres qui s'alignent sur quatre rangées...

Comme en un dortoir.

Le dortoir des morts.

Frère Antoine dort maintenant aux côtés de ses frères d'armes...

De vieux missionnaires. Les premiers qui ont évangélisé ce pays et conquis à l'Eglise tout un royaume... D'autres tombés à la fleur de l'âge...

Et d'humbles frères convers comme lui.

C'est une simple croix de pierre avec cette seule mention tracée en lettres noires: « Frère Antoine Kowal­czyk, décédé le 10 juillet 1947, à l'âge de 81 ans. »

On pourrait, à bon droit, y ajouter l'épitaphe que Byron dédiait à celui qui lui était cher: « Ici reposent les restes d'un être qui possédait la Beauté sans Vanité,... la Force sans Violence,... le Courage sans Insolence,... et toutes les Vertus de l'Homme sans ses Vices! »

Et pendant que je médite devant ce tertre fraîchement remué, je vois d'autres croix qui se profilent dans mon esprit...

Croix du Calvaire, éclairant le monde et attirant tout à elle...

Croix de l'Oblat, « perpétuelle leçon d'humilité, de patience et de charité... >> 1

Croix mystérieuse, burinée au fond de l'âme...

C'est toute la vie du cher disparu qui défile à mes yeux. Enclume de l'apprenti,... hauts fourneaux des usines petite forge du frère convers. Et je vois se dresser sa silhouette humble et recueillie... ses lèvres murmurent un avé,... son bras se raidit. Penché sur son enclume, la figure illuminée par les reflets du brasier, Frère Antoine, en silence, besogne, se dévoue,... et prie. Tout à ses côtés, la Madone , « sa bonne Mère », lui sourit doucement.

Et quand le soir descend,... que le bruit des marteaux s'est éteint avec les battements de son coeur, on peut voir briller dans son âme et sur sa vie l'effigie du Christ Jésus.

Cette croix vivante qu'il présente à son Maître, c'est l'ouvrage de ses mains: le chef-d'oeuvre du Forgeron de Dieu.

En la fête de l'Immaculée Conception, 8 décembre 1952.

Observation de +Sr Denise Christiaenssens Ermite de la croix o.f.s.




Regarder le front, le nez et les dessous des yeux, vous avez ici la même signification sur une photo de Jésus prise avec une caméra ordinaire, l'autre avec père Padré Pio o f. m. cap. prise à la chapelle de la réparation à Montréal Québec Canada en 2007- et en plus une forme hostie sur son cœur pris avec une caméra 35 m , et regarder Frère Antoine avec la photo sur le livre ou sur les sites.

Toutes ses figures représentent la phrase illuminative de la sainteté de ses deux humains qui de leur vie humble et donnée à la Vierge pour nous faire connaître sa Présence dans notre vie.

L'état de leur âme s'est imprimé et transféré sur des pellicules sans aucune manipulation humaine, mais un cadeau de Dieu, pour nous montrer à être nous aussi, des phares allumés qui conduisent et dirigent les gens vers Dieu Trinitaire. +Sr Denise

Référence-Epilogue

1 Constitutions et Règles des O.M.I.

Références des sites internets qui parlent du Père Antoine

Appendice-Miracles-Procès-de-béatification

RÉPUTATION DE SAINTETÉ

Durant toute sa vie et jusqu'à sa mort le Frère Antoine Kowalczyk eut la réputation d'être un privilégié de Dieu, une âme parfaite, un saint

Les témoignages abondent à ce sujet. Dès sa plus tendre enfance, ceux qui vivent dans son entourage sont frappés de sa piété profonde. Esprit délié, intelligent, gai, Antoine prend plaisir à lire la vie des saints. Déjà, il édifie. Et on l'aime... Lorsque, décidé à embrasser la vie religieuse, il quitte les siens, tous, au petit village de Dzierzanow, pleurent à cette séparation.Oblat de Marie Immaculée, il est, dès son noviciat, un religieux modèle. Et pas un instant, il ne déviera de la ligne droite... Sur ce point, les témoignages venus de différentes sources et à diverses époques de sa vie sont unanimes.

Tel il fut au premier jour de son noviciat, tel il est demeuré toute sa vie: un saint religieux.

Lorsque Frère Antoine reçoit son obédience pour les missions de l'Ouest canadien, son supérieur, le Père Legrand écrit au Supérieur général une lettre où il étale les qualités du forgeron et du mécanicien. Et il conclut : «C'est le meilleur de nos Frères convers, un vrai saint.» 1

De son côté, le chroniqueur inscrit au Codex du Juniorat Saint-Charles: «C'était vraiment la perle de nos Frères. Sa piété, ses vertus ont dû attirer sur notre maison les bénédictions les plus abondantes. Puisse-t-il être conservé longtemps à la Congrégation ! » 2

Les anciens des maisons de Saint-Gerlach et de Saint-Charles, en Hollande, se plaisaient à répéter que le Frère Antoine était un religieux extrêmement dévot, vertueux et saint.

Au Canada, même réputation et mêmes éloges se continuent. A l'issue de l'Oblation perpétuelle du Frère Antoine, Monseigneur Legal écrit au Supérieur général: «C'est un excellent petit frère, très pieux, très édifiant, même dans une mesure qui dépasse de beaucoup l'ordinaire... » 3

Et la renommée du bon frère Antoine, «le petit frère manchot», se répand partout où il passe. Dans les mis­sions, au Lac La Biche, à Saint-Paul, Indiens et Métis ont en lui une confiance aveugle. Ils viennent vers lui, l'entourent, lui présentent leurs enfants malades pour qu'il les touche, implorent le secours de ses prières.

 

De même au sein de sa communauté.

«J'ai été témoin, dit un de ses confrères, de la vie humble, pieuse, charitable et dévouée du Frère Antoine. J'ai admiré sa fidélité parfaite dans l'observance des Règles de notre Institut. Il était toujours édifiant, surtout à la chapelle. Je suis convaincu qu'il est un saint. »

«Au chapitre général de 1908, raconte un autre, on parlait en notre Maison de Rome de la sainteté du Frère Antoine. Je me rappelle en avoir causé avec Monseigneur Grouard.»

De son côté, plusieurs années après, en 1918, le Père Pierre Duchaussois déclarait, en y insistant: «Oui, c'est un futur saint oblat; sa sainte vie est un bon présage. C'est un saint, je le répète, c'est un saint.»

Au Collège Saint-Jean, les religieuses en charge du service domestique ont vu le Frère à l'oeuvre durant de longues années. Et elles ont rendu hommage à sa haute vertu. Toutes, sans exception, affirment que l'humble frère fut un sujet d'édification, par son dévouement, sa piété, sa dévotion envers la Sainte Vierge et le Saint Sacrement, sa foi profonde, son humilité et le rayonnement d'une vie intérieure intense. Pour elles, Frère Antoine est l'incarnation d'une sainteté authentique.

Aux yeux de ses Supérieurs, aussi... Que de fois l'un ou l'autre de ces supérieurs n'a-t-il pas fait appel aux prières du religieux. Une affaire grave à régler, une décision à prendre, une conversion, une intention spéciale... C'est vers Frère Antoine qu'on se tournait...immanquablement... parce qu'on avait confiance à son intercession. N'était-il pas l'homme de la prière,... l'homme de Dieu?

Et les élèves enfin...! Eux surtout...! Frère Antoine avait pour «ses petits» un coeur de mère. Il se faisait leur providence. Pour leur rendre tous les services maté­ riels, sans doute... Mais aussi dans leurs difficultés, leurs épreuves, les crises de conscience et de vocation. «Nous avions en sa prière une confiance illimitée, avouera un ancien, au point de le croire capable d'opérer de petits miracles.»

Et la renommée de Frère Antoine se transmet­ tait de bouche en bouche et d'année en année. Pour toutes les générations qui se sont succédées au Collège Saint-Jean, Frère Antoine est devenu comme une figure légendaire: le saint obscure.« f there ever was a person, écrit un ancien, whom I thought was a saint, it was he. The beautiful inspiring memories of him are very dear to me. It is now over thirty­ five years since we were at St. John's and I can see his face so clearly coming back from the communion rail at Mass in the morning,... the deep love of God was imprinted on his contended face... His deep humility was st, remarkable that I could never forget it. For years I have been telling... how I knew a living saint.»

Frère Antoine n'est plus, mais sa réputation demeure toujours vivace au coeur de tous ceux qui l'ont connu. Elle se répand même, de plus en plus, dans tous les milieux... On entend raconter son histoire... Et la confiance naît aussitôt... Et on l'invoque. Les lettres affluent demandant des prières, une image, un souvenir.

Sera-t-il permis de citer ici le témoignage d'un évêque? Dans le but d'organiser le procès informatif sur la vie, les vertus et les miracles du Serviteur de Dieu, le Postulateur de la cause se présente chez l'Ordinaire. Et la conversation s'engage... On parle de plusieurs autres causes en cours. La figure de Frère Antoine retient surtout l'attention.

— «Sa cause ira plus vite que celle des autres», dit l'évêque.

— «Et pourquoi donc...? »— Parce que Frère Antoine, à mon avis, est le plus saint.»

Un saint, un humble saint, mais un grand saint : voilà bien la réputation que Frère Antoine s'est acquise durant sa vie et qu'il conserve intacte par delà le tombeau.

Nous relatons ici quelques-uns des faits présumés miraculeux attribués au Frère Antoine Kowalczyk, soit durant sa vie soit après sa mort. Nous les rapportons tels qu'ils nous ont été communiqués et sans vouloir, cela va de soi, devancer les jugements de l'Eglise, auxquels nous nous soumettons avec un respect filial.

Guérison d'un cancer

«Depuis 1947, je souffrais de maux d'estomac qui s'aggravèrent toujours pendant l'année 1949. Je souffrais continuellement, surtout pendant la nuit. Toute nourriture me dérangeait. J'avais aussi au côté gauche un endroit très sensible au toucher. Mes vêtements mêmes me causaient du mal. Après plusieurs crises douloureuses, il fut décidé que j'irais à l'hôpital de Vegreville pour consulter le médecin. Je partis le 29 décembre 1949. Après plusieurs examens et rayons X, les médecins décidèrent de m'opérer le 12 janvier. C'était le cancer à l'estomac. Je me recommandais beaucoup au Frère Antoine et portais sur moi un morceau de son scapulaire. On priait aussi beaucoup à mes intentions dans ma communauté et dans ma famille. Au Collège Saint-Jean des prières furent demandées aux élèves. Le matin du 12 janvier, dix messes furent célébrées, tout en implorant l'intercession du Frère Antoine.« Une heure avant le moment fixé pour mon opéra­ tion je sentis une douleur très vive au côté gauche, douleur qui dura deux minutes environ. Dès que cette crise eut passé, je portai la main à l'endroit sensible mais je ne ressentis aucun mal. D'instinct j'adressai un fervent merci au bon Frère Antoine. J'étais convaincue de ma guérison.« L'opération eut lieu quand même. Mais on ne trouva rien. Gardes-malades et médecins étaient dans l'étonnement.« Je suis certaine que c'est un miracle obtenu par l'intercession du bon Frère Antoine. » (UNE RELIGIEUSE )

Secours financier inattendu

« J'arrivais de l'Est du Canada pour m'établir à Edmonton avec ma famille, au mois de mai 1951. Pour tout avoir, nous possédions une camionnette et nos bagages personnels. Mon premier soin fut de louer un logis. J'achetai aussi pour plus de mille dollars de meubles, pro­ mettant de payer sur livraison le lundi suivant. Je comptais emprunter ce montant d'une maison de finances. A ma stupéfaction, on m'annonça qu'on ne prêtait pas pour achat de meubles, à cause des restrictions du gouvernement. Une seule chose me restait à faire: vendre ma camionnette. Dans ce but, mon épouse me suggéra de nous procurer une copie de journal pour y trouver le nom d'un acheteur éventuel. Nous arrêtâmes donc en face d'un débit de journaux. Mais comme mon épouse allait descendre de voi­ture, je lui dis: « Promettons une offrande à la cause du Frère Antoine pour qu'il nous fasse trouver un bon acheteur. » Et elle partit. Au même moment, une autre voiture s'arrête près de la mienne et le chauffeur s'approche. C'est nul autre qu'un de mes anciens confrères de classe. « Depuis une demi-heure, dit-il, je te cherche; car sachant que tu viens de te louer un logis, je présume que tu auras besoin de meubles... et d'argent. » Nous nous sommes en­ tendus immédiatement sur le montant qu'il s'offrait à me prêter. Quelle fut la surprise de mon épouse, lorsqu'elle sortit du magasin, son journal à la main ! Nous venions d'être subitement tirés d'une épineuse situation... sans avoir à trouver un acheteur... et sans même vendre notre voiture. Comment expliquer que mon confrère ait deviné notre intention... et qu'il nous ait trouvé dans une grande ville pour nous prêter l'argent... à ce moment précis où nous étions dans le besoin? N'est-ce pas l'intervention de Frère Antoine? » UN JEUNE PROFESSIONNE

     L'Objet retrouvé

Le fait suivant est survenu à Saint-Paul, Alberta, où le Frère Antoine résida plusieurs années. Ce fait est rapporté par un membre de la famille chez qui il s'est produit et qui en conserve le souvenir.Un membre de la famille J..., demeurant à quelques milles de Saint-Paul, était possesseur d'une hache à deux taillants, très utile pour la coupe du bois. Un jour on s'aperçut que la hache était disparue; en tout cas, personne ne pouvait la trouver. Le dimanche, après la messe, le propriétaire fait part de sa mésaventure au Frère Antoine. Un instant, celui-ci se recueille et récite quelques avé... Puis s'adressant à son interlocuteur, il lui dit tout simple­ ment: «Vous trouverez la hache dans votre écurie, derrière une telle poutre ». Et de fait, la hache s'y trouvait bel et bien.

Les quatre frères soldats

Au cours de la dernière guerre, quatre jeunes Canadiens français, membres de la même famille, s'enrôlèrent sous les drapeaux. Avant de partir pour la guerre, l'un d'eux se rendit au Collège pour recommander sa vie et celle de ses trois autres frères, alors en service outre-mer. Après avoir versé une aumône au Frère Antoine, pour faire brûler des chandelles, il lui demanda si les quatre reviendraient vivants. Sans un moment d'hésitation, le Frère l'assura fermement et lui dit de ne pas s'inquiéter. Il parlait comme une personne qui a la certitude de ce qu'elle affirme.Frère Antoine avait vu juste. Deux de ces jeunes, il est vrai, furent blessés; l'un pendant la campagne d'Italie; l'autre fut le seul survivant d'un avion qui s'écrasa tout en flamme au sol. Mais les blessés se rétablirent et les quatre frères, la guerre terminée, se trouvèrent réunis sains et saufs.

Guérison inespérée

La Supérieure des religieuses chargées des soins domestiques, au Collège Saint-Jean d'Edmonton, tomba gra­vement malade. Tous les médecins avaient déclaré que l'état de la malade n'offrait aucun espoir. Frère Antoine s'offrit alors à passer la nuit en prières auprès du Saint Sacrement. La nuit même, un mieux imprévu se fit sentir et, quelques jours plus tard, c'était la guérison complète. Les religieuses attribuèrent cette guérison inespérée aux prières du Frère Antoine.

La machine à vapeur

C'était au début de la vie religieuse du Frère Antoine, au Juniorat Saint-Charles en Hollande. Un matin, le religieux qui est chargé de la machine à vapeur se voit im­puissant à la mettre en opération. Il y a de la vapeur tant et plus; il ouvre la valve, tourne le balancier; rien ne bouge. Alors il appelle à son aide. Frère Antoine arrive, se met à genoux juste assez longtemps pour dire un avé, se relève et tourne la valve. La machine fonctionne à merveille.

(RACONTÉ PAR UN CONFRÈRE)

« Vois-y, mon Frère Antoine...

(Résumé d'un récit fait par une religieuse concernant sa soeur, religieuse elle aussi, qui fut guérie d'une grave maladie à la suite de neuvaines au Frère Antoine.)

Le 8 juin (1952) je reçus un télégramme m'annonçant la fin prochaine de cette chère Sr M... et m'invitant à me rendre le plus tôt possible dans l'Est, si je voulais la revoir vivante. Dès le lendemain, 9 juin, je partis. Durant le trajet, plus d'une fois par jour, je faisais ma neuvaine. (A noter que le trajet prend près de trois jours). Prenant la photo du Frère Antoine je le priais, lui disant: «Toi, mon Frère Antoine, avec le Bon Dieu, tu n'étais pas gêné quand tu étais dans ce bas monde; ce n'est pas plus difficile pour toi de m'obtenir de voir ma petite soeur avant qu'elle meurt... Vois-y, mon Frère Antoine, et je te dis que je ne t'oublierai pas.»

« Et je reprenais mon chapelet. Parfois le coeur me faisait mal à la pensée que tout était fini, peut-être... Mais je me cramponnais à ma neuvaine: «Frère Antoine, tu peux m'obtenir cela; je compte sur toi.» Le 12 au soir j'arrivais.«Je montai à l'infirmerie... Ma soeur, à peine reconnaissable, ne parlait qu'avec grande peine et très bas. Elle put me nommer. «A présent que je t'ai vue, dit-elle, ce ne sera pas bien long. Je vais mourir, tu sais.» Déjà elle avait la mort sur la figure.«Laissez-moi vous dire, ici, qu'il y avait de quoi ne pas la reconnaître. Elle qui depuis quelques années pesait normalement 160 livres, n'en pesait plus que 95.

Vers le 15 janvier elle avait pris le lit. Grippe intestinale, haute température, pouls violent. Le mal se changea bientôt en trouble digestifs; plus moyen de rien garder, pas même de l'eau; 59 jours à restituer. Douleurs abdominales atroces, crises aiguës qui lui arrachaient les larmes. Un abcès fit son apparition.« Après toutes les analyses, rayons X, examens, les médecins s'avouèrent incapables et prédirent une fin prochaine. Des fistules se produisirent; une, deux, trois... Un pus fétide et des matières fécales s'en échappaient. Les souffrances étaient continuelles. Le Mercredi saint, la malade avait été transportée à l'hôpital et administrée quelques jours plus tard. «Ma soeur, lui déclara le médecin, vous en avez pour un mois au plus; je ne puis trouver l'origine du mal et je ne peux rien faire de plus... »

«Au mois de mai, elle fut transporté à l'Hôtel-Dieu. Vomissements presque quotidiens, douleurs à l'abdomen, enflure des jambes... Les crises se succédèrent. C'est à la troisième qu'on m'avait appelée.« Je réalisai vite en la voyant que j'avais obtenu une faveur du Frère Antoine. Ma confiance augmenta. Après quelques mots échangés, ma malade me dit: «Je ne sais pas comment cela se fait que j'aie pu te voir avant de mourir». Je la laissai terminer. « Eh! bien, lui répondis- je, je vais te dire une chose, ma soeur. Je fais des neuvaines au Frère Antoine, depuis que j'ai appris ta grave maladie.»

«Qui ça, le Frère Antoine,» demande-t-elle? «C'est un bon, un saint Frère Oblat, pas encore canonisé; mais on s'occupe de sa cause à Rome. C'est un Polonais, pauvre, ignorant; ah! je l'aime pour ça; et qui avait une très grande dévotion à la Sainte Vierge...»« Nous avons donc convenu de commencer une neuvaine au Frère Antoine, pour demander, cette fois, la guérison de la malade, si tel était le bon vouloir de Dieu. Grande surprise dans la communauté de voir que les deux religieuses invoquent un petit frère Oblat de préférence à la Mère Fondatrice, morte, elle aussi, en odeur de sainteté. Je plaçai sur la malade un morceau de vêtement du Frère Antoine.«La malade était toujours dans le même état, incapable de remuer la tête à cause de sa faiblesse. Le cinquième jour, elle eut une crise. Le mal parut s'aggraver. L'infirmière était réellement inquiète et l'aumônier me dit: «Je ne lui donne plus qu'une semaine.» Je gardai confiance et j'encourageai ma malade. Les jours suivants, elle demanda à manger. Les souffrances diminuèrent. Et si l'enflure ne disparut pas tout de suite, elle s'arrêta à l'endroit où j'avais placé la petite pièce d'étoffe.

A la visite suivante du médecin, celui-ci fut des plus étonnés du changement survenu. Il n'en croyait pas ses yeux. Ni les infir­mières, ni les religieuses.« Le 12 juillet, un mois après mon arrivée, la malade pouvait se rendre au parloir sur une chaise roulante s'entretenir avec nos parents. Le 25 juillet, le médecin fit une intervention chirurgicale. Il ne put rien découvrir d'anormal. Je quittai ma soeur le 26 juillet.«De retour dans ma mission, je recevais le 5 août une lettre de ma soeur: «Je continue, écrivait-elle, de prier tous les jours le bon Frère Antoine en qui j'ai toujours une grande confiance... Je marche les pieds en dedans et Soeur N... rit bien de moi. J'ai les talons raides; ils sont rétifs après six longs mois de repos; mais avec le temps, la patience et l'exercice, ça va revenir. Je ferai, ajouta-t-elle, cette neuvaine encore longtemps. »« Toute ma reconnaissance au Frère Antoine que j'allai remercier sur sa fosse, à Saint-Albert. »(SŒUR P...)

Protecteur de vocations

A plus d'une reprise, l'intervention du Frère Antoine sauva des vocations. L'un de ses jeunes amis voulait abandonner ses études de junioriste pour entrer à l'Ecole normale. Il en parla au Frère, mais celui-ci l'exhorta à demeurer au Juniorat, lui promettant le secours de ses prières. Toute tentation de découragement disparut.Un autre était venu annoncer au Frère qu'il avait décidé de se marier. « Ne vous mariez pas, dit Frère Antoine, le Sacré-Coeur vous veut prêtre. » Il parvint au sacerdoce.

Un jeune hésitait à revenir au Juniorat poursuivre ses études. Il laissa entendre au Frère Antoine qu'il ne reviendrait pas après les vacances. «Toi revenir, dit le Frère, la Sainte Vierge va te ramener.» Et en disant cela il lui montrait la statue du corridor. «Elle va te faire son Oblat.» Le jeune homme est devenu Oblat en effet

.Plusieurs autres attribuent leurs vocations aux prières du Frère Antoine.Positions trouvées

Un diplômé d'Ottawa ne pouvait s'engager pour faire la classe, parce que les Départements de l'Ouest refusaient de reconnaître les diplômes d'une université catholique. Après s'être adressé au Frère Antoine, l'idée lui vint de présenter sa demande à l'Université du Manitoba. Il fut accepté sur-le-champ.Madame G. B. pria le Frère Antoine pour obtenir, elle aussi, la faveur de faire la classe. Et si on m'accorde cette position, dit-elle, pour la seule raison que c'est mon désir, ce sera la preuve que je l'ai eue par l'intervention du Frère Antoine. Or, dès que l'Inspecteur d'écoles apprit le désir de la dame par son mari, il ferma ses livres et dit simplement: «It's settled, she has the job.»

Faits divers

Madame M... S... avait eu le malheur de se blesser avec une longue écharde au doigt. Le doigt enfla tellement qu'elle pensa une intervention chirurgicale nécessaire. Elle pria le Frère Antoine avec ferveur. Le lendemain matin, en se lavant les mains, elle sentit la serviette qui s'accrochait à son doigt. En y regardant de près elle aperçut le bout de l'écharde (plus d'un pouce de long) qu'elle retira.Sa jeune fille Joan était entrée au noviciat des Ursulines. Elle fut forcée par une douloureuse maladie de se soumettre à une opération très délicate. A cause du temps perdu, elle dut reprendre son noviciat à nouveau. Sa santé ne s'étant pas beaucoup améliorée, elle pria le Frère Antoine. Un complet changement se produisit bientôt. Maintenant elle est en parfaite santé.

Victime d'une explosion

Dans l'explosion d'une importante raffinerie de pétrole, qui causa la mort de 18 personnes aux Etats-Unis, un homme fut grièvement brûlé de la tête aux pieds. On lui administra les derniers sacrements et l'on gardait peu d'espoir de le sauver. Quelqu'un lui donna de la terre prise sur la fosse du Frère Antoine; on fit aussi des prières au Frère Antoine. La victime s'est rétablie rapidement.

Objets perdus

Une jeune fille avait perdu une somme de $15.00 dollars au cours d'un pique-nique. Elle s'en aperçut plus tard, en se rendant au juniorat de X... et en ouvrant sa bourse pour verser les honoraires d'une messe. «Surement dit-elle, que je ne retrouverai jamais cet argent.»

«Non pas, reprend le Père; nous avons un Frère qui retrouve les objets perdus... le Frère Antoine. Demandez- lui et vous allez retrouver votre argent.» De retour chez elle, elle téléphone au presbytère et s'informe si on a trouvé son porte-monnaie. «Mais, oui, lui répond-on; un homme vient juste de le rapporter. C'est le vôtre bien sûr. Venez le chercher.»

Conversion d'une âme

Un religieux était atteint d'un cancer très développé. C'était en août 1951. Comme tout remède s'avérait inutile, ses supérieurs lui proposèrent une neuvaine au Frère Antoine. Dès le lendemain de la première neuvaine les voies urinaires, jusqu'ici bloquées, reprirent leurs fonctions normales. «Après être resté trois semaines sans pouvoir prendre autre chose que de l'eau, écrit un con­ frère, il a recommencé à manger et à prendre ses trois repas par jour. » La guérison était loin d'être complète cependant. Tout en priant pour sa guérison, son supérieur lui suggéra, si telle était la volonté de Dieu, d'offrir sa vie, en priant le Frère Antoine, pour la conversion d'une âme qui avait abandonné la religion et courait à sa perdition. Le sacrifice fut agréé. Quelques temps après, le religieux mourut, mais le pécheur se convertissait.

Guérison inattendue et subite

Un élève du Collège apprit un jour que son père était atteint d'une maladie presque incurable. Il demande la guérison de son père au Frère Antoine. La première lettre qu'il reçoit de sa famille lui apprend le retour de son père à la santé.

Le feu arrête...

Une religieuse raconte le fait suivant:«La vieille du jour de l'an, à 8 h. 10 a .m. M. le curé arrive au couvent en criant: «Mon église est en feu!» Nous avons regardé par la fenêtre du réfectoire et nous ne pouvions voir l'église tant la fumée était épaisse. (Peu de distance sépare les deux édifices)... Dans l'espace d'une demi-heure toute l'église n'était qu'un brasier. Les hommes sont venus nous avertir que le couvent était menacé... Dans l'espace de 15 minutes toute la maison était vide, de la cave en haut... Nous sentions la chaleur dedans le couvent, car il ventait fort. Avant de laisser la maison une soeur a pensé de mettre sur la fenêtre sa relique du Frère Antoine, en disant «s'il a quelque chose à faire qu'il le fasse tout de suite.» En cinq minutes le vent avait changé de direction. Nous disons toutes que si nous n'avons pas passé au feu nous le lui devons. Les gens qui viennent voir le couvent se demandent tous comment cela se fait que le couvent soit encore debout. Toutes les vitres du côté de l'église étaient craquées. Le papier briquelé (carton bitumé) qui couvre la maison est tout brûlé du côté de l'église. C'est un vrai miracle que nous soyons encore dans le couvent.»

Deux noyés repêchés

Le jeudi 16 octobre 1952, deux frères, Floriant Lessard (15 ans) et Gaston (23 ans) partaient pour la chasse et la pêche. Ils devaient revenir le lendemain soir. Les heures passent. Ne les voyant pas de retour, les parents inquiets se rendirent sur les lieux mais ne purent rien apercevoir à cause de l'obscurité. Tôt le samedi matin, ils reprirent leurs recherches et trouvèrent le canot renversé sur la rivière. Les deux jeunes s'étaient noyés.Parents et amis s'organisèrent aussitôt pour retrouver les deux corps. Ils fouillent le fond de la rivière au moyen de gaffes et de dragues, mais en vain. Un scaphandrier travaille durant trois jours sans plus de succès. Tous sont unanimes à croire que seul un miracle peut faire retrouver ces corps que l'on cherche depuis neuf jours. Le jour de la fête du Christ-Roi, des prières sont faites dans ce but devant le Saint Sacrement exposé.Le matin, une religieuse donne une relique du Frère Antoine aux intéressés. Les hommes la fixent avec une médaille miraculeuse à une planche et la dépose sur l'eau. Après avoir arrêté les moteurs, trois hommes suivent dans une embarcation. Ils attestent avoir vu la planche descendre le courant, ralentir et enfin se stabiliser en dépit des vagues. Au même moment, les hommes de l'autre embarcation annoncent qu'ils ont découvert le corps de l'aîné, Gaston : il est en ligne directe avec la relique, à quelque 200 pieds , à l'endroit même où le scaphandrier avait plongé.Le lendemain, on continue les recherches au même endroit où la relique s'est arrêtée. On trouve l'autre corps à environ 20 pieds de là.

Tous voient dans ces événements une intervention divine, et en attribue une large part au Frère Antoine. Le récit est confirmé par quatre témoins et sous leur signature.

PROCÈS DE BÉATIFICATION

Mgr Ovide Charlebois-

A l'instar de son Divin Fondateur, l'Eglise se plait à faire rayonner la gloire des humbles: « ...Et exaltavit humiles.» Pour Elle, la vraie grandeur n'est pas celle qui éclate aux yeux des hommes; c'est plutôt et uniquement cette beauté intérieure et toute surnaturelle qui auréole une âme de saint. Aussi se penche-t-elle avec une condescendance toute maternelle vers les petits, les humbles: «Laissez venir à moi les petits enfants. » Ces âmes d'élite, l'Eglise les attire à elle pour les exalter, les élever dans ses bras, les offrir à tous en exemple.

Relativement jeune encore, la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée est fière de compter déjà, parmi ses enfants, plusieurs dont la figure s'auréole de sainteté: Monseigneur de Mazenod, le Fon­ dateur; deux évêques missionnaires Mgr Grandin et Mgr Charlebois; deux autres apôtres, les Pères Albini et Gérard. Les causes canoniques de ces Oblats sont maintenant en Cour de Rome.

Le 7 avril dernier (1952), le R.P. Giuseppe Morabito, o.m.i., vice-postulateur des causes de béatification, arrivait à Edmonton pour entreprendre les premières démarches, dans la cause du Frère Antoine Kowalczyk. Un tribunal diocésain fut constitué. Il était composé comme suit: R.P. Josaphat Jean, o.s.b.m. président du Tribunal; MM. les abbés J.-E. Lapointe et M. Schnitzler, juges adjoints;le R.P. Joseph, Salésien, promoteur de la Foi ; et M. l'abbé R. Ketchen, son assistant; M. l'abbé J.-A. Normandeau, secrétaire.La séance d'ouverture du procès diocésain eut lieu le 14 'avril au Palais épiscopal. Elle était présidée par Son Exc. Mgr J.-H. MacDonald, archevêque d'Edmonton. Puis le Tribunal se transporta au Collège Saint-Jean, où se déroulèrent toutes les autres séances. Quarante-quatre témoins vinrent déposer. Parmi eux, on remarquait un évêque, Mgr H. Routhier, o.m.i., des prêtres, religieuses, laïcs, d'anciens élèves, des supérieurs, des compagnons de travail etc.

Les uns avaient connu Frère Antoine durant sa vie au Collège, d'autres dans ses missions du Lac La Biche ou de Saint-Paul. Il y eut même un compagnon de son lointain noviciat, le R.F. Schumaker, qui avait vécu avec lui, en 1891, à Saint-Gerlach, en Hollande.Moins de cinq années s'étaient écoulées depuis la mort de l'humble religieux convers, lorsque furent entreprises les premières démarches pour sa glorification. Cette rapide montée n'a rien qui doive nous surprendre. Aussi loin que l'on puisse remonter dans sa vie, Frère Antoine a joui d'une réputation qui dépasse de beaucoup l'ordinaire. Témoignage indéfectible et unanime de tous ceux qui l'ont connu. Et, son tombeau à peine fermé, ce témoignage d'admiration s'est spontanément transformé en une prière confiante. Grâce, semble-t-il, à ce nouvel intercesseur, des faveurs nombreuses sont obtenues. Et sa réputation de sainteté se répand de plus en plus.Le 13 juin, au cours de leur 63e réunion, les membres du Tribunal recevaient la déposition du dernier témoin. Et quelques semaines plus tard, ils clôturaient officiellement ce premier procès canonique.

Que résultera-t-il de ces démarches? La réponse appartient maintenant à Rome.Lorsque le moment sera venu, l'Eglise soumettra à un examen sévère les témoignages recueillis et les prodiges attribués à l'intercession du Frère Antoine. Plus encore, elle fera subir une critique minutieuse à toute la vie de l'humble religieux. La véritable sainteté, en effet, n'est pas faite nécessairement de miracles, d'extases ou de révélations; elle réside plutôt dans la pratique constante et héroïque de toutes les vertus.Ce fut là la seule grandeur de notre Frère Antoine. Vie de prière, de travail, de sacrifice...Coeur débordant d'amour et de confiance envers Marie...Candide et simple comme un enfant.Sous les dehors d'un modeste frère convers, cet humble cachait des trésors de vertus: une âme d'élite

Frère Antoine avait l'étoffe d'un saint.

Références

1 Archives de la Postulation (Dossier F. Antoine) Rome.
2 Codex historiens, Maison Saint-Charles, Hollande.
3 Archives provinciales des O.M.I. Edmonton.

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Marcel Christiaenssens

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