| Série
25 - 22 pages |
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Les
7 paroles de la vierge Marie |
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| Chapitre
VIII |
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Paroles de l'Ancien Testament mise sur les lèvres de la Très Sainte Vierge |
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Préparation |
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Saint
Jean Chrysostome, après avoir longuement médité
les vertus du grand Apôtre, s’écriait dans son enthousiasme
: « Le cœur de Paul…mais c’est le Cœur de
Jésus ! Cor Pauli, Cor Christi ! »
Cette parole est surtout vraie de la sainte Vierge : «Cor Mariae, Cor Christi ; » Et cette bonne Mère peut nous dire bine plus justement que le Docteur des nations : « Soyez mes imitateurs comme je le suis de Jésus-Christ. » (O Cor, IV, 16.) Aussi l’Église, saintement insatiable de pénétrer les merveilles de ce Cœur Immaculé, ne s’est pas contentée des sept paroles de Marie a prononcé et qui déjà nos en dévoilent si bien les vertus ; elle a recueillie dans l’Ancien Testament des paroles inspirées qui lui ont paru exprimer parfaitement les sentiments de la très saint Vierge, et elle les présente aux pieuses méditations de ses enfants. C’est avec un profond respect que nous devons les recevoir, car l’Église est l’épouse bien-aimée de Jésus-Christ. Toujours assistée par l’Esprit-Saint, elle est «la colonne de la vérité » (1) et son enseignement est infaillible. La voix de l’Épouse est toujours douce au cœur de l’Époux : mais parfois elle se fait plus délicieuse et plus puissante : tel est le langage de l’Église, quand dans sa liturgie sainte, elle loue et bénit le Seigneur. Dans ce « ministère public » l’Église fait écho » l’hymne éternel que Dieu se chante à lui-même dans le secret de sa vie, en exprimant toutes ses perfections dans son Verbe et le souffle de son amour. » (02) Pour que ce concert de la créature soit plus digne du Créateur, le Fils de Dieu est descendu sur terre ; et il est venu mêler sa voix à celle de ses frères ; à son tour l’Esprit-Saint vient « prier dans nos cœurs avec des gémissements inénarrables. » Et non content de ce secours individuel, il assiste l’Église ; dans « cet office divin, » il la préserve infailliblement de toutes erreurs, au moins à certaines conditions. De là, la sentence promulguée par les Docteurs : « Lex orandi, lex credendi ; » ce qui nous est imposé comme objet de prière liturgique, nous est aussi imposé comme objet de foi. (03) Or, pour nous les rendre plus vénérables ; c’est dans ce trésor une l’Église a inséré les paroles de L’Ancien Testament nous révélant les pensées du Cœur Immaculé de Marie. Est-ce tout ? Pas encore : ces divines paroles ont été parfois inspirées par l’Esprit de Dieu lui-même, comme traduisant exactement les sentiments de la sainte Vierge. Tous les chrétiens, le savent : dans la Bible, outre le sens littéral, exprimé naturellement par les paroles des écrivains sacrés, il y a souvent un sens spirituel et mystique, voulu de Dieu et renfermant sa pensée mystérieuse et ses dessins cachés. Ainsi, par exemple, le Cantique des Cantiques célèbre, dans un sens littéral, l’union de Jésus-Christ et de l’Église ; et en même temps, au sens spirituel, il exalte l’union de Jésus-Christ et de la sainte Vierge. « Cette dernière application, » dit M. Lesêtre, a été faite par plusieurs Pères, et particulièrement saint Ambroise, Rupert, Denise le Chartreux, saint Bernard, etc, L’Église l’autorise en se servant elle-même d’un grand nombre de textes du Cantique, dans les offices de la sainte Vierge. C’est à bon droit qu’elle ait ainsi, car Marie résume en elle les qualités de l’Épouse bien-aimée et de plus, elle est un membre de l’Église tellement éminent en sainteté qu’elle peut en être considérer comme la personnification la plus parfaite. » (Dict. Biblique.) (04) Quand le sens spirituel est bien attesté par la Tradition, c’est donc Dieu lui-même qui nous révèle les pensées de la sainte Vierge. Après ces considérations générales, ouvrons pieusement nos Livres sacrés ; et pour mettre un peu d’ordre dans nos citations, classons-les d’après les diverses phases de la vie admirable de la divine Mère, depuis sa prédestination éternelle jusqu’à sa mort et sa glorieuse Assomption. |
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Section
1-Sur sa Prédestination éternelle |
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Avant d’écouter la sainte Vierge bénir le Seigneur de ses desseins d’amour sur elle, rappelons-nous les enseignements des Docteurs et pénétrons dans les pensées de l’admirable Trinité, autant que cela est possible à des pauvres intelligences créées. De toute éternité, Dieu béatitude et charité infinies, décrète la création des anges et des hommes, afin des les associer à son bonheur. Pour que leur couronne leur soit plus chère et plus glorieuse, (01) il décide qu’elle sera le prix non seulement des divines libéralités, mais de leur libre coopération. Et parce que tout est présent à ses yeux, dès lors il prévoit la chute de Lucifer et le péché d’Adam. Dans les insondables conseils de sa Providence, il abandonne l’ange à son mal déchirée et il se propose de sauver l’homme par l’Incarnation. Oui, « c’est ainsi que dieu a aimé le monde. Il lui a donné son Fils unique ! » Ce Fils, «splendeur de sa gloire et vivante image de sa substance,» (02) se fera donc « Fils de l’homme ! » Et comme la femme avait été l’instrument de la déchéance, Dieu décide qu’une femme aussi sera l’instrument de la réhabilitation. Sans doute, il aurait peu incarné son Fils sans lui donner une mère, le créant homme parfait comme Adam. Mais cet Homme-Dieu n’eût pas appartenu à notre race, dès lors, ce n’est pas de la race pécheresse que serait sorti celui qui devait, en son nom, payer la dette du péché. Jésus eût été un étranger pour nous. Dieu rejette ce plan comme moins conforme à sa Justice et son amour. Il décide que le Sauveur naîtra de notre famille et, par une conséquence nécessaire, qu’il aura une mère. Voilà ; comme Marie appartient à l’ordre de l’union hypostatique et comment l’Homme-Dieu et la vierge-Mère ont été prédestinés ensemble «par un seul et même décret » selon l’enseignement de la Bulle Ineffabilis, « uno eodemque decreto ! » Ainsi donc de toute éternité, Dieu prédestine le Verbe Incarné et sa Mère, pour être, au sommet de l’échelle des êtres, « les premiers-nés » de son amour. (03) C’est pour eux qu’il fera jaillir du néant tous les mondes : le ciel et la terre seront leur palais ; tous les êtres, principalement les anges et les hommes, seront leurs sujets, leur cortège et leur cour. De toute éternité à Trinité Sainte contemple avec délices, non seulement le Verbe Incarné, mais Celle qui lui est unie indissolublement ; et les trois divines Personne se complaisent dans la pensée des dons ineffables qu’elles prodigueront à l’envie de cette vierge admirable et dans le ravissement de son cœur, Dieu la salue «comme un beau lis entre les épines. Sicut, lilium inter spinas, sic amica mea inter filias ! » (04) Maintenant,
écoutons l’Action de grâces de Marie: Et
dans les Proverbes, développant la même pensée
; L’Église
a fait de cette action de grâces de la Vierge l’épitre
de l’Immaculée Conception. |
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Section
2- Paroles de la Sainte Vierge sur son Immaculée Conception |
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Ainsi
prédestinée paru être Mère du Verbe, il convenait
que Marie fût tout Immaculée, il fallait au Père
céleste, pour l’associer à la génération
de son Fils unique, une créature plus pure que les Chérubins
et les Séraphins ; Dieu le Fils se devait d’enrichir sa
Mère de tous ses trésors est surtout de la préserve
de toute souillure ; enfin le Esprit-Saint ne pouvait choisir pour épouse
qu’une personne parfaitement sainte., Voilà pourquoi Dieu
mit : des inimitiés éternelles entre cette Femme privilégiée
et le démon, dont elle devait écraser la tête «
Pourquoi Marie fut « pleine de grâce » dès
sa Conception et « bénie entre toutes les femmes ; «
pourquoi enfin le Seigneur se plaisir à la saluer en lui disant
»-« Vous êtes toute belle, ô ma bien-aimée,
et il n’y a point de tache en vous. »_Cant, IV.7)
Écoutons maintenant la Sainte Vierge chanter sa reconnaissance pour cette grâce ineffable en se servant des paroles e David (Ps, XXIX, 2,) et d’Isaïe, (LX !’10’) L’Église a fait de ce chant de gratitude, l’Introït de la fête du 8 décembre. «
Je me réjouirais en Jéhovah, Que Dieu est bon ! Ici encore je puis mettre sur mes lèvres l’action de grâce de Marie. Sans doute, « j’ai été conçu dans l’iniquité ; » mais avec quelle miséricorde Dieu m’a lavé dans le sang de son Fils ! Après m’avoir purifié du péché, il m’a revêtu, moi aussi, au saint baptême, de la robe du salut, en me donnant la grâce, OH ! Oui, « gaudens gaudebo in Dominio ! »et avec ma Mère, je puis ajouter ; « O mon âme, bénis ton Seigneur » (Ps, CIII.) « Venez tous, et je vous raconterai tout ce que Dieu a fait pour moi. » (Ps.LXV.) »Le Très-Haut a sanctifié son tabernacle, et désormais il réside en moi : je ne serais point ébranlé. » ( PS. XLV, 5 et 6.) |
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3- Sur sa Virginité et sa Maternité |
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| Au ciel seulement, nous pourrons comprendre la splendeur de ces deux privilèges, les liens sacrés qu’ils établissent entre Jésus et Marie, l’amour mutuel de ces deux cœurs et les ineffables relations qui les unissent. Cependant, pour nous donner une lointaine idée de ces merveilles l’Église a interrogé le Cantique des Cantiques (8) qui chante l’union du Christ et de sa Mère, et elle nous a donné l’épitre du la Visitation. La Vierge chante d’abord les abaissements du Verbe qui, pour s’unir à notre nature, a franchi «comme un géant » tous les obstacles, et a voulu descendre « du ciel dans une étable du trône de sa gloire dans une pauvre crèche, du sein de son Père dans celui d’une humble créature « (St Alphonse.) « Le voici
qui vient, « Le voici,
il vient derrière notre mur, Elle lui dit alors son chaste et tendre amour et elle termine par cette conclusion qui résume tout : » Mon bien-aimé est tout à moi, et je suis tout à mon bien-aimé. » Comme toujours, je puis m’approprier les paroles de ma mère, car Jésus s’est abaissé jusqu’à moi, et pour descendre en mon cœur, « il a franchi des montagnes » et il s’est fait Eucharistie ! Il m’aime moi aussi d’un amour infini et il s’est donnée lui-même avec tous ses trésors. «Dilexit me, et tradidit semet-ipsum pro me. » Oui vraiment, « mon bien-aimé est tout à moi. » Hélas ! puis-je dire avec Marie : « Et moi je suis tout à lui, et go illi ! » |
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4- Enfin sa Maternité spirituelle |
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La maternité divine et la maternité spirituelle sont intiment liées ensemble : Marie n’a été élue Mère de Dieu que pour sauver les pécheurs et les enfants à la vie ; elle n’est devenu Mère des hommes qu’en leur donnant la grâce avec l’Auteur même de la grâce. Nous ne formons avec Jésus qu’un même Corps mystiques ; ayant enfanté le chef, la divine Mère devait nécessairement enfanter les membres. Écoutons-la, célébrant elle-même ce double mystère avec les paroles de l’Ecclésiastique. (Chapitre XXIV,) dont l’Église a fait le capitule de la fête de la maternité. Après avoir chanté, comme nous venons de le voir, l’Incarnation du Verbe : » Celui qui m’a créée repose dans mon tabernacle, » Celui qui Ma créée reposer dans mon tabernacle, « La Vierge ajoute ; »Et il m’a dit : Habitez en Jacob, ; ayez votre héritage en Israël ; Jetez vos racines dans mes élus. » Voilà la maternité spirituelle : Dieu donne à Maie comme enfants tous les hommes, mais spécialement les élus. Il faut lire dans le «Traité de la vraie dévotion, » les pages si pieuses où, commentant ce passage, le Bienheureux de Montfort exalte la dévotion à la Reine du ciel comme le gage le plus assuré de salut ; car Marie sauve tous ceux qui l’aiment. « Habitez en Jacob, » c’est-à-dire, faites vote demeure de prédilection dans les prédestinés, figurés par ce patriarche. « Ayez Israël pour héritage. » Dieu le Père a donné à son Fils toutes les nations en héritage, tous les hommes bonnes et mauvais, mais vous, ô marie, vous êtes spécialement la mère des élus dont Israël est l’image. Enfin « jetez dans mes saints les racines » de vos vertus, afin que, croissant chaque jour en mérite et en grâce, ils assurent le bonheur éternel Et comment Marie dépose-t-elle au cœur des élus la sainteté ? Elle le fait d’abord en nous donnant dans l’Évangile une parole maternelle qui résume admirablement ses plus chers désirs et nos meilleurs intérêts : « Écoutez bien Jésus, et faites tout ce qu’il vous dira. » Mais l’Église met encore sur ses lèvres les leçons de la Sagesse, (dans l’épître de L’Immaculée Conception » ) «
Et maintenant, mes enfants, écoutez-moi : |
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Prières
«
Les
Trois Ave» |
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Références-
prière |
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(01)_Titre
approuvé par l’autorité épiscopale, Mgr.
Mélison, évêque de Blois, a enrichi de 50 jours
d’indulgence l’invocation ; « Notre-Dame des Trois
Ave Maria, priez pour nous. »
(02)_Nous arrêterons
ici nos études sur les Prières à la Très
Sainte Vierge et nous les terminerons pas ces quelques réflexions. 2- Quant aux hymnes extra-liturgiques, on en trouvera un choix très riche dans l’Année liturgique, de Dom Guéranger. On a aussi publié des hymnaires sur des sujets spéciaux, comme le Pietas sacerdotalis erga lmmaculatam Conceptionem, édité chez Desclée, en 1904, par le P. Henri Watrigant. s.j. |
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L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ; tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres. |
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