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«C’est la miséricorde que je veux et non les sacrifices», message du pape François à Lagiewniki
 

«C’est la miséricorde que je veux et non les sacrifices», message du pape François à Lagiewniki
Anita Bourdin on 30 July, 2016

Prière sur la tombe de sainte Faustine, 30 juillet 2016, capture CTV

«C’est la miséricorde que je veux et non les sacrifices» : tel est le message écrit en espagnol par le pape François sur le livre d’or des religieuses de la miséricorde, à Lagiewniki, dans la chapelle où il s’est recueilli sur la tombe de sainte Faustine.

Le pape du Jubilé de la miséricorde s’y est rendu en pèlerinage au sanctuaire de la Miséricorde divine de Lagiewniki, dans la banlieue sud de Cracovie, ce samedi matin, 30 juillet 2016, dans le cadre du jubilé des jeunes que constitue la JMJ Krakow2016.

Accueilli par les supérieures et quelque 150 sœurs au couvent de sainte Faustine Kowalska, apôtre de la miséricorde divine (1905-1938), le pape s’est recueilli sur la tombe de celle-ci et il a signé le livre d’or, laissant ce message inspiré par le livre du prophète Osée (6, 6) cité par l’évangile de Matthieu (9, 13), en espagnol : “Misericordia quiero y no sacrificios”. Il a aussi signé en espagnol : « Francisco ». Plus de 300 personnes attendaient le pape à l’extérieur de la chapelle.

Rien ne peut nous séparer de l’amour du Christ

Le pape François est ensuite monté sur la terrasse de la basilique moderne pour bénir cinq enfants malade. L’une des petites filles, sans jambes, a été opérée grâce à un don du pape François lui-même.

Puis le pape s’est adressé aux jeunes qui se trouvaient en-dessous, sur la « prairie des confessions ». En espagnol – traduit par un prêtre en polonais -, il a invité à la confiance en Jésus miséricordieux : « Bonjour à vous tous! Aujourd’hui, le Seigneur veut nous faire sentir encore plus profondément sa grande miséricorde. Ne nous éloignons jamais de Jésus, même si nous pensons qu’à cause de nos péchés et de nos manquements nous sommes les pires… Lui, il nous préfère comme cela parce que comme cela sa miséricorde se répand. Profitons de ce jour pour tous recevoir la miséricorde de Jésus », a déclaré le pape, expliquant ainsi en quelque sorte l’inscription que le Christ a voulue en bas du tableau de la miséricorde : « Jésus, j’ai confiance en toi ! » Le pape a invoqué Marie « Mère de Miséricorde », invitant les jeunes à prier avec lui un Je vous salue Marie. Puis il a donné sa bénédiction, ajoutant: « Et s’il vous plaît, je vous demande de prier pour moi », avant de redescendre dans la basilique pour passer la Porte sainte : il a franchi une autre porte sainte avant la messe au sanctuaire de Jean-Paul II et il en franchira une troisième avec les JMJ du Campus Misericordiae pour la veillée de ce samedi soir.

Dans la basilique, le pape a conféré le sacrement de la pénitence et de la réconciliation à 8 jeunes des 5 continents (au lieu des 5 prévus): cinq jeunes femmes, 2 jeunes hommes et un prêtre, soit 5 en espagnol, 2 en italien et 1 en français. Il l’avait fait à Rio de Janeiro en 2013, mais ce geste est d’autant plus significatif en cette année jubilaire de la miséricorde et en ce lieu dédié à la Miséricorde par le choix du Christ lui-même.

L’icône de la miséricorde qu’on vénère à Lagiewniki – celle qui est connue dans le monde entier – n’est pas la toute première, peinte à Vilnius par le peintre Eugeniusz Kazimirowki, sous la direction de soeur Faustine en 1934: son père spirituel le bienheureux Michal Sopocko a dû lui-même poser dans le rôle de Jésus pour le peintre. L’icône a traversé les tempêtes du nazisme et de l’occupation soviétique et elle est de nouveau vénérée à Vilnius, dans l’église de la Sainte Trinité.

Le tableau demandé par le Christ à Faustine

Le Christ avait demandé à Faustine ce tableau comme un puits où l’humanité puisse venir puiser la Miséricorde divine : « 1931, le 22 février. Un soir, alors que j’étais dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. En silence, je fixais mon regard sur le Seigneur, mon âme était saisie de crainte, mais aussi d’une grande joie. Après un moment Jésus me dit: Peins un tableau selon le modèle que tu vois, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en Toi. (…) Je promets que l’âme qui honorera ce tableau ne sera pas perdue. Je lui promets aussi victoire sur ses ennemis dès ici-bas, et spécialement à l’heure de la mort. (…) Je désire qu’il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que ce tableau que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement béni, le premier dimanche après Pâques, ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde. Je désire que les prêtres proclament Ma grande Miséricorde envers les âmes pécheresses. Qu’aucun pécheur ne craigne de M’approcher.” Faustine a protesté de son incapacité à peindre et sur le conseil de son père spirituel, elle a recouru au talent de Kazimirowski, en grand secret.

L’important, c’est la grâce

C’est une icône peinte à Cracovie, cinq ans après la mort de sœur Faustine, en pleine occupation nazie, en 1943, par Adolf Hyla, qui est vénérée à Lagiewniki.

Le Christ lui-même avait averti Faustine – elle le rapporte dans son « Petit Journal » – que l’important ce n’est pas tant le tableau que la grâce dont il est un signe, un jour où elle se désolait que l’icône peinte par Kazimirowski ne reflétait pas la beauté du Christ qu’elle voyait : « A un certain moment, quand j’étais chez ce peintre chargé de peindre ce tableau, j’ai vu qu’il n’était pas aussi beau que l’est Jésus – j’en ai été beaucoup peinée, mais j’ai caché ma déception profondément dans mon cœur. (…) La mère supérieure resta en ville pour diverses affaires, moi je suis revenue seule à la maison. Je suis allée aussitôt à la chapelle où j’ai beaucoup pleuré. J’ai dit au Seigneur: Qui Te peindra aussi beau que Tu l’es? Soudain j’ai entendu ces paroles: Ce n’est ni dans la beauté des couleurs, ni dans celle du coup de pinceau que réside la grandeur de ce tableau, mais dans ma grâce » (PJ 313).

Une expérience de libération

Pour Faustine, la vénération de l’icône de Jésus miséricordieux est une expérience de libération qui s’exprime dans cette vision : « Quand l’image fut exposée, j’ai vu le vif mouvement de la main de Jésus qui traça un grand signe de croix. Le soir du même jour, (…) je vis ce tableau survoler la ville et cette ville était tendue de réseaux et de filets. Quand Jésus passa, Il coupa tous les filets… » (PJ 416).

A plusieurs occasions, elle voit le tableau devenir vivant et le Christ répandre des grâces sur la foule: « Quand j’étais à la Porte de l’Aurore(à Vilnius, ndlr) pour les cérémonies au cours desquelles le tableau a été exposé, j’assistai au sermon de mon confesseur (le P. Sopocko). Ce sermon sur la Miséricorde divine était le premier de ceux que Jésus exigeait depuis si longtemps. Quand il commença à parler de cette grande Miséricorde du Seigneur, le tableau prit un aspect vivant et ses rayons pénétraient dans les cœurs des personnes rassemblées, mais pas dans la même mesure, les uns en recevaient plus et d’autres moins. Mon âme fut inondée d’une grande joie à la vue de la grâce de Dieu » (PJ 417).

Dans la basilique de Lagiewniki, le pape François a béni une copie de ce tableau de Jésus miséricordieux, après avoir béni des malades : une jeune prêtre en fauteuil et un vieil homme malvoyant.

Il a aussi prié un Je vous salue Marie avec la foule avant de la bénir, d’ajouter, avec un sourire « Et n’oubliez pas de prier pour moi », et de se rendre à l’église voisine dédiée à saint Jean-Paul II où il devait célébrer la messe pour les prêtres, les consacrés et les séminaristes, à 10h30.

 
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