Marcel-Driot-o.s.b
L’obéissance de l’ermite
 

L’obéissance de l’ermite

Une question qu’on peut légitimement se poser au sujet de l’érémitisme renaissant concerne l’obéissance. Quelle place tient dans la vie concrète de l’ermite cet l’élément essentiel à la vie religieuse en général et à la vie monastique en particulier ? Que signifie obéir pour un frère qui, même s’il dépend toujours d’un supérieur et d’une communauté, s’en va vivre à l’écart, seul, et organise pratiquement sa vie comme il veut ? L’ermite doit-il obéir ?

1 Si oui, à qui, et comment, concrètement, obéit-il ?

Une réponse à cette interrogation dont on devine bien qu’elle sera positive n’a pas pour seule raison d’être de «justifier» l’option l’ermite, elle intéresse également celui-ci. Ceux qui entendent l’appel du désert n’ont pas forcément une réponse à toutes les questions qu’ils peuvent se poser eux-mêmes sur le nouvel état de vie, pour eux, comme pour tout le monde d’ailleurs, la vie est première, la théorie vient ensuite. Mais, il n’est pas nécessaire heureusement ! de connaître la théorie de respirations, son importance et ses conséquences, pour commencer à respirer, il est vrai aussi que cette connaissance est utile pour apprendre à bien respirer et donc à mieux vivre. De même l’ermite vivra plus excellemment sa forme propre d’obéissance s’il sait mieux pourquoi, à qui et comment il doit obéir.

Prenons le Rège de saint Benoît comme point de départ de ces quelques réflexions qui en sont pas l’œuvre d’un érudit, mais se présentent plutôt comme un témoignage.

Saint Benoît parle de l’obéissance en deux sens différents. D’abord dans un sens qu’on pourrait qualifier d’étroit. Il s’agit du disciple qui exécute un ordre : ainsi au chapitre 5, au chapitre 68 sur les obéissances difficiles, au chapitre 71 où il est prescrit aux frères de s’obéir mutuellement, et ailleurs encore.

Dans l’hypothèse où je me place d’un ermite indépendant de sa communauté pour son travail comme pour le reste, cette forme d’obéissance, évidemment, ne le concerne pas ou ne le concerne, qu’occasionnellement. Cependant, disons-le en passant, de ce point de vue il ne faut pas accentuer la différence entre ermites et cénobites. Dans un monastère, ce n’est pas on plus à chaque instant qu’on a à obéir de cette obéissance-là.

Mais saint Benoît parle également de l’obéissance dans un sens large. Ainsi, au début du prologue où il dit que la lâcheté de la désobéissance nous a éloigné de Dieu, et qu’on y retourne par l’exercice de l’obéissance. On peut voir ici une allusion à la chute à la Rédemption, tous les hommes ont désobéi en Adam, le Christ, dans la quel en nous devons nous insérer par notre propre obéissance, nous retournons à Dieu. C’est toute la doctrine de saint Paul, développé dans l’Épître aux Romains, en particulier au chapitre V, qui est sous-jacente ici.

Et ce que la Règle de saint Benoît propose, c’est un projet de vie qui va permettre ce retour à Dieu; c’est par la fidélité à ce qui y est prescrit, qu’on va faire acte d’obéissance, et non seulement en exécutant un ordre précis d’un supérieur, Benoît, d’ailleurs, confirme cette façon de voir tout à la fin de a Règle, en proposant d’autres projets de vie monastique aux moindres désireux d’obéissance.

Si obéir consiste à conformer à la volonté de Dieu par la fidélité à un certain style de vie, celui qu’offre la vie monastique, l’ermite est évidemment concerné par toutes ses pratiques.

C’est ainsi que saint Antoine, exhortant ses disciples à persévérer dans la vertu, les considères comme des serviteurs qui doivent à leur maître une parfaite obéissance. Et cet fidélité aura pour objet, non seulement les commandements de Dieu le décalogue mais, comme il le dit, «l’observation de la sainte manière de vivre qu’ils sont embrassée». Dans la mesure où leur genre de vie est reconnu par l’Église et approuvé par le supérieur, c’est comme si Dieu leur commandait toutes leurs pratiques qui sont le jeûne, les vieilles, les psalmodie, la prière continuelle, la garde du cœur ( 1) . Nous avons donc ici une première réponse positive à une question sur l’obéissance érémitique : l’ermite obéit en étant fidèle à un règlement de vie approuvée.

Parmi les observances que je viens de mentionner, figure la garde du cœur.

Nous pourrions nos attarder sur cette pratique, qui revêtait une telle importance chez les moines de jadis. Il s’agit du «tri» des pensées : «C’est du cœur que sortent les pensées mauvaises» (Mt. 15, 19)

Saint Antoine disait du solitaire qu’il est quitte de trois combats ; ceux de l’ouie, de la parole et de la vie, et qu’il ne lui reste plus que celui de la garde du cœur (des pensées (2). Mais c’est le plus rude.

On s’aperçoit vite, en effet, dans la solitude, que si l’on a quitté les choses matériellement, celles-ci ne sont pas sorties pour autant de la mémoire ni de l’imagination. Tout remonte à la surface comme dans l’analyse psychanalytique avec laquelle d’ailleurs la solitude n’est pas sans analogie. Il faut alors apprendre à discerner, et avoir ensuite le courage de trier ; un double courage même parfois : celui de rejet ce qu’on préfèrerait garder, et celui de garder ce qu’on désirerait rejeter. Et il ne s’agit seulement de refuser les pensées mauvaises, mais toutes pensées inutiles, tels que les retours stériles sur le passé et les anticipants sans nécessité sur l’avenir. Les manquements en ce domaine (volontaires évidemment : l’ermite, comme toute le monde, a des «discrétions », et il est marche vers un idéal) assimileraient au mauvais ouvrier qui, durant ses heures de travail, s’en irait flâner à droite et à gauche.

On sait qu’une des plus constantes tentations des solitaires d’autrefois était de quitter la cellule. Le diable n’était jamais à cours d’imagination pour arriver à ses fins. Il était toujours là à tirer le moine par le plan de sa mélote, lui suggérant d’aller ailleurs sous les prétextes les plus divers et les plus pieux, et relativement souvent, le solitaire inexpérimenté se laissait duper.

Dans un apophtegme (que je cite de mémoire) deux démons se rencontrent, et l’un dit à l’autre : «Tu semble bien fatigué». L’autre répond : «Je n’en peux plus `a cause du dur travail qui m’a été départi : je passe mon temps à transporter les moines de Jérusalem au mont Sinaï, et ceux du mont Sinaï à Jérusalem». Pour appliquer cette petite histoire aux pensées on pourrait la compléter ainsi : le second démon prend la parole à son tour et dit : «Et moi je suis encore plus fatigué que toi ; non à cause de poids mais parce que je dois courir sans cesse. Je ne m’occupe que, d’un solitaire, d’un seul, il ne quitte jamais sa cellule, mais je suis toujours en train de transporter ses pensées d’un endroit à un autre ».

Nous avons donc là une forme d’obéissance à l’usage de l’ermite, qui consiste en somme à refuser de travailler pour un autre employeur que celui qui l’a pris à son service. Cet autre employeur, ce peut-être l’ermite lui-même. Si notre temps appartient à Dieu, cela est vrai aussi des pensées. On peut reprendre ce qu’on croit avoir donnée une fois la porte fermée, et l’on n’a pas donné que les mouvements de son corps, mais aussi son cœur et sa tête.

Mais ne quittons pas les Pères du désert, et écoutons Dorothée de Gaza qui va nous indiquer un autre moyen de pratiquer l’obéissance même lorsqu’on est seul, bien qu’il ne s’adresse pas uniquement aux ermites, comme le montrent les exemples qu’il donne.

Il est possible, dit-il, en un court espace de temps, de retrancher dix volontés.

Voici comment : Un frère fait un petite tour, il aperçoit quelque chose. Une pensée lui dit : «Regarde la» : mais lui répond «Non, je ne regarde pas ». Il retranche sa volonté et ne regarde pas. Il trouve ensuite des frères en train de parler, une pensée lui suggère ; «dis, toi aussi ton mot». Il retranche sa volonté et ne parle pas. Une autre pensée surgit alors : «Va donc demander a cuisiner ce qu’il prépare ». Il n’y va pas mais retranche sa volonté (3).

A cette forme d’obéissance on peut en rattacher une autre, correspondant à ce qu’on nomme aujourd’hui «l’acceptation de la réalité objective», laquelle, d’ailleurs, constitue, pour le psychologue, une marque de maturité ; ne pas être comme l’enfant chez qui le principe de plaisir n’est pas encore dominé pour le principe de réalité». Cette acceptation de la réalité objective, a sa version religieuse qui est l’abandon, bien compris à la Divine Providence.

En somme, par ce moyen d’obéir proposé par Dorothée de Gaza, on se commande à soi-même et on exécuter l’ordure ; du moins on essaie, car ce n’est pas facile. Le Père Charles de Foucauld avait tracé une clôture symbolique autour de son ermitage en s’interdisant de la franchir sans raison majeure. Il est fort possible que certains jours il ait connu ce que la Règle de saint Benoît nomme l’obéissance dans les choses difficiles.

Maintenant il nous faut suivre l’obéissance de l’ermite dans son cheminement ; car elle est évidemment une réalité en marche.

Quelles sont les raisons qu’a le moine d’obéir ?

Pour le cénobite, ce pourra être pour que tout aille bien dans sa communauté, et c’est une des formes de la charité fraternelle,. En effet, si l’anarchie règne les frères ne trouveront pas l’ambiance favorable à une vie monastique normale.

Ici, l’ermite est également concerné : il doit s’obéir lui-même pour que tout soit en ordre dans sa maison, et d’abord dans sa demeure intérieur. S’il ne travaille pas ; à pardonner ses facultés comme toutes ses activités, lui non plus ne trouvera pas le climat nécessaire à l’une vie de prière.

Dans Dorothée de Gaza, se faisant l’écho de la tradition monastique, aussi bien cénobitique qu’érémitique, voit une autre finalité à l’obéissance. Comme on pue le remarquer, il n’emplie pas le mot «obéissance, il parle du «retranchement de la volonté propre» ; cette volonté de l’homme déchu qui doit céder le pas à la volonté de l’homme racheté.

Tout en englobant la simple exécution d’un ordre d’un supérieur, le retranchement de la volonté propre va beaucoup plus loin, il implique une totale dépossessions de soi-même, et Dorothée de Gaza ajoute au texte cité plus haut :

Ainsi il (le moine) acquiert une habitude par ces retranchements répétés, et après les petites choses, il se met à retrancher même les grandes avec aisance. De la sorte, il parvient enfin à n’avoir plus volonté propre (4)

La formation de l’aspirant à la vie solitaire chez les Pères consistait justement à lui apprendre, par l’exercice de l’obéissance, à mortifier sa volonté propre. Travail d’ascèse qu’il poursuivrait dans la solitude lorsqu’il serait suffisamment mûr, et qui lui permettrait d’écouter la voix de Dieu dans la silence du désert. «Écouter» est à comprendre dans le sens où des parents disent de leur enfant : «Il ne nous écoute pas», c’est-à-dire il ne se laisse pas former, éduquer. C’est d’ailleurs le sens biblique du mot : «Écoute, Israël, ton Dieu»…«Ils n’est pas écouté ma voix…» Ainsi, dans la mesure où la volonté propre se «mortifie», l’obéissance chez le solitaire ne disparaît pas mais elle fait un pas de plus, et c’est un pas de géant : d’ascétique elle devient mystique.

Pour développer un peut cela, je n’ai pas été chercher de exemples ces Pères du désert. J’ai puisé dans l’histoire encore caché de la sainteté du XX siècle. De plus, cet exemple ne concerne pas une ermite, du moins pas un ermite «officiel».

Il s’agit d’une religieuse morte à l’âge de 28 ans, et dont la correspondance, adressée d’un sana à sa prieure, a été récemment publiée ( 5), cette jeune religieuse, qu’on voit montrer, à travers les lettres, dans l’abandon et la sainteté, parle de ce qu’elle appelle ses péchés, ses imperfections, ses misères, et elle écrit :

Avec insouciance, je continue à «m’amuser ». Hier soir j’ai reçu un paquet (de chocolats). J’ai enlevé la ficelle et le papier, décidée à ne pas ouvrir avant le lendemain, et puis, comme aucune curiosité ne me poussait à ouvrir, qu’il n’y avait pas mortification à attendre, j’ai soulevé le couvercle, constaté qu’il n’y avait en effet que des friandises. J’ai compris alors que, tout bas, la grâce m’invitait à ne pas ouvrir, non pour me mortifier, mais par délicatesse, parce que c’était une chose inutile. Grossièrement, brutalement, j’agis, sans prendre le temps, et surtout sans avoir assez d’amour pour écouter et comprendre les murmures de l’Esprit. Je le piétine, l’étouffe (6).

Comme elle le dit elle-même, il n’y avait chez elle ni curiosité, ni besoin se mortifier ; ce n’était pas une questions d’ascèse (l’obéissance ascétique) mais de délicatesse (l’obéissance mystique) c’est-à-dire d’amour pur, de réponse à la grâce «qui invite tout bas» d’attention au «murmure de l’Esprit». Ensuite elle met en relation ce que nos appellerions une chose sa importance-soulever le couvercle d’une boîte ! avec l’obéissance du Christ.

Elle a compris qu’obéir par amour configure au Christ obéissant. Peu importe l’importance de l’objet de l’obéissance, celui-ci n’est jamais que prétexte à aimer. C’est l’amour qui fait qu’une chose est grande ou petite, et rien d’autre.

Dans un autre passage qu’on pourrait qualifier de thérésien, elle va donne en quelque sort la doctrine de ce qu’elle vient de vivre, et définir indirectement, et sans s’en douter, la forme propre de l’obéissance érémitique. Elle fait allusion aux religieuses qui, comme elle, sont hors clôture pour des raisons diverses, et elle écrit :

Les grâces qui nous sont enlevées nous sont rendues sous une autre forme. C’est la même vie avec d’autres moyens ; cela ne demande pas davantage de fidélité parce que ce n’est pas à la règle, ni aux usages ni à une prieure que l’on a affaire au monastère ou en exil, mais à l’amour ! Et la fidélité est dans la délicatesse, la promptitude à fait tout ce qu’il vous dire. C’est la plénitude… De plus en plus, je pense que ce n’est plus sous une loi, mais dans l’amour que je dois vivre maintenant, libre de toute esclavage, de souvenirs, de moyens, de cadres (7).

On pense à saint Paul : ceux qui sont mûs par l’Esprit sont quittes envers la loi : il n’y a pas de loi pour celui qui aime ( cf. Ga, 5, 18 ). Paul aurait peu dire : il n’y a plus d’obéissance (au sens où l’on entend d’ordinaire ce mot) pour le parfait obéissant, parce qu’il fait tout ce qu’il veut, ne voulant plus rien d’autre que la volonté de Dieu. Est-il nécessaire d’ajouter, comme le fait d’ailleurs saint Paul, que cette liberté se site au-delà, on en deçà des actes d’obéissance concrets.

Y-a-il en ce domaine un danger d’illusion plus grand dans la vie érémitique ? Peut-être. Cependant on ne saurait affirmer que ce danger n’existe pas pour le cénobite puisque saint Benoît le dénonce dan sa Règle. De même qu’on peut être parfaitement obéissant sans jamais recevoir d’ordre d’un supérieur humaine, on peut exécuter des ordres sans obéir pour autant. L’obéissance est avant tout un esprit.

Ensuite cette même religieuse découvre une conséquence essentielle de cette configuration au Christ obéissant, et elle la condense dans une toute petite formule : Seule-Silence- Être mère de l’humanité.

Formule très riche.
Seule : Mais non pas isolé.

Silence :

De même que le silence st inconnue de l’isolement qui ne peut en posséder que la caricature, le mutisme, il est inséparable de la solitude. Seul dans le silence pour écouter la voix de Dieu dans le désert et se laisser ainsi façonner par l’Esprit. Et elle sait qu’elle devient ainsi

Être mère de l’humanité :

la configuration au Christ obéissant confère au chrétien, même s’il vit seul, sa fécondité apostolique.

Et dit « mère »de l’humanité, parce qu’elles est femme ; un homme aurait sans doute écrit «père» de l’humanité. Car cette obéissance qui fait de nous des fils, nous fait également participer à la paternité divine. Dans la solitude on sent très fort ce mystère de paternité qui s’accomplit en soi au bénéfice de tous les hommes et qui n’a rien à voir avec la paternalisme. Il peut prendre la forme de la prière, du sacrifice, ou de la compassion se traduisant par une réelle souffrance spirituelle, rendant semblable au Christ cloué sur la croix et ne pouvant rien faire d’autre que souffrir. Il n’y a pas de véritable paternité sans le don effectif de soi.

Ce serait donc ne rien comprendre à la vie érémitique que de penser que l’ermite n’a plus à obéir. L’obéissance, au contraire, est pour lui absolument impérative. Des actes d’obéissances (qui peuvent faire abstractions, nous l’avons vu, d’un supérieur humain) doivent l’amener à un esprit d’obéissance, ou mieux encore à un état permanent d’obéissance non pas faire, mais être, par une ascèse des pensées surtout, dans le but est l’audition de la voix de Dieu dans le silence, et la docilité aux sollicitations de l’Esprit.

Dans une communauté cénobitique, les moyens de pratiquer l’obéissance ascétique, chemin vers l’obéissance mystique, seront partiellement autres que dans la vie solitaire. Mais ce qui est sûr, c’est que personne n’est frustré sur les occasions ; et ce qui ne l’est pas moins hélas, c’est que nous passons à coté du plus grand nombre de celle-ci, que nous soyons ermite ou cénobites.

Marcel Driot

La Pierre –qui-Vire
F89839 St Léger Vauban

Références

1) CF. R. DRAGUET, Les Pères du désert, Paris 1942 :
La vie de saint Antoine par saint Athanase ( extraits ), p. 15 et sv.
2-Cf. Ibid : Les apothtegmesp.203
3- Dorothée de Caza, instruction ( cité par Placide Deseille, dans Collectanea Cisterciensia, t. 31, 1969, p. 294 )
4- ibid
5- Dominique Le Guen, Lettres du sana, Apostolat des Édition 1972
( Dominique Le Guen est un pseudonyme )
6- Lettres du sana p. 146
7- Ibid., p. 144

 
Ermites-Vierges-Vierges-Consacrées
Menu-Ermites-Vierges-Veufs-Consacrees.html
les informations me sont données gratuitement je ne suis pas
responsable des erreurs de références ou des textes
 
       

Pour lire les tweets du Pape François

cliquer sur ce logo

ou

Menu-Pape-Francois-L-Ensemble-des-tweets-du-jour.html


En tout temps vous pouvez revenir à la page Menu Principale
 
 
  index.html dchristiaenssens@hotmail.com  
 
Comme le papillon allez maintenant à vôtre tour porter la Bonne Nouvelle de Dieu et faire aussi connaître mon site merci beaucoup.