À
tous les candidats aux divers examens :
À tous les fidèles.
Neuvaine
en l’honneur de Saint Joseph de Cupertino
(1603
–1663 )
Prêtre de l’Ordre des frères Mineurs
Conventuels :
Titulaire de la paroisse Saint-Joseph de Mékinac
( Diocèse des Trois-Rivières, Canada
_.
Par Le R.P. Germain –Marie o.f.m.
Vice-Postulateur
Imprimerie
franciscaine Missionnaire
Québec 1924
|
|
Nihil
obslat :
Quebeci,die 29 januarii 1924
Infesto S. Francis Salesii
Patroni scriptorum catholicorum et chardigeri franciscalis
:
Fr. Zeno,o.f.m. cens cvap.
Imprimi
potest:
Quebeci, etc, ut supra :
Fr. Joannes –Josephus, o.f.m. Com. Prov.
Nihil
obstat : Arthurus Lapointe.pter.
Imprimatur : 7 april 19024
+ L.-N. Cardinalis Bégin arch. Québecen.
|
Évêché
des Trois-Rivière, le 11 janvier 1924.
Révérend
Père Germain-Marie,o.f.m.,
Vice-Postulateur, Québec
Mon
Révérend Père
Je
vous félicite de l’heureuse et pieuse idée
que vous avez eue de proposer une prière à Saint
Joseph de Cupertino, en faveur des candidats aux examens.
Vous vous êtes souvenue que j’ai moi-même,
au début de mon épiscopat, érigé,
dan mon diocèse, une paroisse sous le vocable de cet
illustre Saint ; et vous me demandez, à ce titre, de
bénir votre entreprise, et d’enrichir votre neuvaine
de 50 jours d’indulgences : ce que je fais volontiers.
Je
me réjouis, mon révérend Père,
de voir répandre par votre zèle, une dévotion,
que j’ai en haute estime ; aussi, de concert et à
la suite des nombreux et hauts dignitaires qui se sont déjà
prononcés favorablement, j’approuve de tout cœur
ce patronat de Saint-Joseph de Cupertino en faveur des examinés,
et j’estime que vous rendez un immense service à
la jeunesse étudiante, en l’orientant comme vous
faites vers ce puissant protecteur.
Je
vais de vœux enfin pour que, par le moyen de votre belle
prière, cette dévotion se répande partout,
et attire, en augmentant la foi dans les cœurs, les plus
abondantes bénédictions divines sur les individus
et la société.
Veuillez
me croire, mon révérend Père,
Votre bien dévoué en N.S.,
+ F.-X., Ev. De Trois-Rivières..
Table des matières.
Lettre
de S.G.Mgr. Cloutier, évêque des Trois-Rivières
Avant-Propos
Chap. I - Qu’est-ce que saint Joseph de Cupertino
Chap .II – Pourquoi revendiquer en faveur de
saint Joseph de Cupertino le patronage des examinées
Chap.
III – Comment faire la neuvaine
|
|
Premier
jour La Prudence
Deuxième jour La Force
Troisième jour La Justice
Quatrième jour La Tempérance
Cinquième jour L’emploi du temps
Sixième jour La Pureté
Septième jour La Foi
Huitième jour L’Espérance
Neuvième jour La Charité
Chap.
IV Prières pour une neuvaine
Litanies de la Sainte Vierge
Prières de la Messe
|
Séminaire de Québec, 1er mai
1924
Révérend Père Germain-Marie, o.f.m. Québec
Mon
révérend Père
Votre
piété si éclairée vous a suggéré
la très louable inspiration de faire connaître
aux jeunes étudiants la puissance particulière
que Dieu accordé à saint Joseph de Cupertino
pour le succès des examens
L’exemple
de ce Saint proclama hautement l’efficacité de
la double action humaine et divine, combinée vers un
même but. Aussi votre Neuvaine rendra à nos élèves
un service signalé, en leur rappelant que, si le travail
est la première condition du succès, le secours
du Ciel en est la seconde, tout aussi importante que la première,
Nisi Dominus oedificaverit domum, in vanun laboraverunt qui
oedificant eam. ‘’ Si le Seigneur ne bâtit
la demeure : en vain travaillent ceux qui l’édifient.’’
(Psaume cxxvi,1).
Je
vous prie d’agréer, mon révérend
Père, avec l’expression de ma gratitude, l’assurance
de mon respectueux dévouement.
C.N.Gariépy,Ptre,P.A.
Recteur de Laval..
Déclaration
de l’Auteur
‘’
Stable en la foi catholique, toujours aux pieds de la Sainte
Église de Rome,’’ à qui je soumets
pour toujours ma vie et mes écrits ; ‘’
Je promets obéissance au Pape Honorius III et à
ses Successeurs canoniquement élus.’’
Texte
de la Bénédiction que donnait saint Joseph de
Cupertino et que nous souhaitons aux lecteurs, et surtout
aux propagateurs de la Neuvaine :
Potentia
Patris, Sapeintian Filii, Virtus Spirtus Sancti defendat te
a b omni malo. Amen
Que
la Puissance du Père, la Sagesse du Fils, la vertu
du Saint Esprit vous préservent de tout mal. Amen
Ave
+ Maria
Avant-Propos
Encore
plus fréquemment que dans les siècles passés,
les générations actuelles sont soumise, dans
toutes les nations du monde, aux périlleux danger des
examens écrits ou oraux, Presque aucune situation ou
aucun avancement dans les carrières, ne peuvent être
obtenus sans cette épreuve préliminaire.
Il
y a des examens sur tous les degrés de l’échelle
sociale ! À peine l’enfant sait-il lire et écrire,
il lui faut se présenter à des examinateurs
ou inspecteurs.
Et si un jeune homme ou une jeune fille veulent embrasser
une carrière libérale ou autres, il doivent
passer par le crible d’un jury.
Tous
les ans, durant la plus belle période de l’existence,
il faut vivre face à face avec ce cauchemar redouté
!
Dans
les vastes régions de l’air, sous les ondes des
mers, comme sur terre et sous les eaux des fleuves : partout,
pilotes d’aéroplanes ou de navires, théologiens,
l’artistes, musiciens, médecins, pharmaciens,
avocats, juges ou notaires, militaires, professeurs, infirmier,
électriciens, commandants de sous-marins.. que sais-je
.. Contre-maîtres de manufactures ou chauffeurs de fournaise,
n’ont dû et ne doivent leurs situations et leur
gagne-pain qu’aux examens satisfaisants.
Évidemment,
sans conteste, la société a droit d’être
protégé contre les promotions injustes des paresseux,
des inhabiles et des nuisibles.
Cependant
les examens ont quelques chose d’aléatoires :
un très docte candidat peut être victime d’une
timidité enfantine ; un défaut de mémoire
ou un excès de fatigue, après une longue et
consciencieuse préparation, réduisent parfois
les bons élèves-eux-mêmes au plus lamentable
des échecs. Par conte, il y a des personnes peu studieuses
favorisées du sort ; on leur demande une des rares
questions dont elles possèdent parfaitement la réponse
; puis ‘audaces fortunas juvat,’’ a dit
le poète : ‘’ maints audacieux sont couronnés
de succès ..!
Candidats
ou candidates de toutes sorte, quels que soient vos examens
et épreuves, consolez-vous !
La
divine Providence qui veille sur les cheveux de nos têtes,
n’a pas laisse vos angoisses sans protecteur, vos efforts
sans espérance, vos dangers sans secours .’’
Le très–Haut qui a fait produire à la
terre les médicaments que l’homme sensé
ne rejette pas ( Ecclésiastique, XXXVIII,4) vous présente
en ce jour saint Joseph de Cupertino, frères Mineurs
Conventuel, comme patron pour tous vos examens.’’
Et
en l’Invoquant, vous n’oublierez pas de suivre
la grande maxime du Christ Jésus, la Suprême
et Divine Sagesses ‘’ cherchez d’abord le
royaume de Dieu et sa justice, et toute le reste vous sera
donnée par surcroît … ( Mathieu VI,33)
Saint
Joseph de Cupertino l’exige comme condition préalable
: il veut que vous ayez l’intention droit de plaire
à Dieu dans vos études, dans vos désirs
de succès, dans votre position future.
Il
veut bien vous patronner ; mais que vos âmes soient
en état de grâce : sinon il vous dura comme autrefois
à un jeune homme de mœurs peu régulière
‘’ Va te laver la figure, tu as le visage couvert
d’encre ; .. écho de Jérémie, le
prophète d’Israël, s’écriant
: ‘’ Leur visage est noir comme du char bon …
( Lamentations, IV,8)
En
second lieu; croyez bien qu’il n’entend pas, par
son crédit auprès de la Vierge Marie, Dispensatrice
de tout don venant du Seigneur, qu’il n’entend
pas dis je, favoriser la paresse ou l’inaction, la présomption
ou l’orgueil. Vous lui dites dans sa prière ‘’
malgré mes veilles nombreuses et prolongées,
malgré mon travail infatigable, malgré les ressources
ingénieuses auxquelles j’ai recours ‘’
cela la signifie ; .. d’un côté , ô
Bon Saint, j’ai voulu travailler mes examens comme si
vous ne pouviez pas m’aider et me couronner de succès
; de l’autre j’ai confiance en Vous, comme si
je n’avais rien fait ; ‘’ ainsi seulement’’
celui là sera on couronné qui aura légitimement
combattu (IIRTimontée, II,5.)
Et
enfin pour être agréable à ce Saint, vous,
et tous vos frères, les chrétiens, recommandez-lui
par dessus tous les autres examens, les deux terrifiantes
séances par lesquelles nous seront tous obligés
de passer, en présence du Juge le plus Majestueux,
le plus Puissant comme le plus Impartial et Clairvoyant qui
soit : le Jugement particulier après notre dernier
soupir et à la fin des siècles, en présence
de l’Universalité des humains au grand complet,
le Jugement général ‘’ car il faut
que tous nous soyons présentés devant le tribunal
du Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû
à son corps, selon ce qu’il a fait, soit le bien,
soit le mal (II Corinthiens, v,10)
Quels
examens, ceux-là ! Surtout, quel Inspecteur ! ( Ecclésiastique,
II,31.)
La
neuvaine ci-jointe est donc offerte à toutes les âmes.
Elle
comprend la réponse à quatre questions :
1-Qu’est-ce
que Saint Joseph de Cupertino?
2-
Pourquoi revendiquer en sa faveur le patronage des examinés
?
3-
Comment faire la neuvaine?
4-
Quelles prières réciter ?
‘’
Ne scriban vanum duc, pia Virgo, manum..
Chapitre
I
Qu’est-ce
que saint Joseph de Cupertino
Ce
Saint naquit de parent pieux (1) à Copertino, ville
du territoire de Salente, au diocèse de Noardo (2)
l’an du salut 1603. Prévenue de l’amour
de Dieu, il y passa en grande simplicité et innocence
de mœurs les années de l’enfance et de
l’adolescence. La Vierge Mère de Dieu l’ayant
délivré d’un opiniâtre et cruelle
maladie patiemment supportée, il se donna tout entier
à la pratique de la piété et des vertus,
Dieu l’appelait à une vie supérieure,
et pour s’unir plus intimement à lui, Joseph
résolut de donner son nom à l’Ordre
séraphique. Après a divers incidents, ses
désirs furent enfin exaucés au Couvent de
la Grotella des Mineurs Conventuels. (3)
D’abord
rangé parmi les frères lais pour son ignorantes
des lettres, une déposition d’en –haut
le fit ensuite admettre au nombre des Clercs. Après
ses Vœux solennels on l’éleva au sacerdoce,
et ce fut pour lui le point de départ d’une vie
plus parfaite encore. Brisant dès lors toues les attaches
du monde et se dépouillant pour ainsi dire du nécessaire
même, il affligea son corps par les cilices, les chaînes,
les disciplines, car tous les genres de châtiments et
de tourments, tandis qu’il nourrissait assidûment
son esprit des saintes douceurs de la prière dans la
plus haute contemplation. Aussi la divine charité,
qui, dès le plus jeune âge était déjà
répandue dans son cœur, prenait-elle en lui chaque
jour d’admirables et tout extraordinaires accroissements.
L’ardeur de son très grand amour parut spécialement
dans les très suaves extases qui l’emportaient
verts Dieu et les ravissements prodigieux qui lui étaient
ordinaires. Choses admirable ! Si prononcée que fût
l’extase, la seule obéissance le rappelait à
lui aussitôt. Il se distinguait en effet par son zèle
pour la pratique de cette vertu, ayant comme de dire ‘’
qu’elle le menait et le ramenait comme un aveugle, et
qu’il eût préféré mourir
plutôt que de ne pas obéir. »
La
pauvreté du Patriarche Séraphique l’avait
pour imitateur si fidèle que, près de mourir,
il put en toute vérité déclarer à
son Supérieur qu’il n’avait rien à
résigner comme font d’autres religieux. Mort
donc au monde comme à lui-même, il manifestait
dans sa chair la vie du Seigneur Jésus, Lui qui sentait
en quelques-uns la honteuse odeur du vice impur, exhalait
de son corps un parfum miraculeux ; c’est le signe de
cette pureté resplendissante que, malgré les
efforts prolongés de l’esprit immonde pour l’obscurcir,
il avait conservé dans une tache : Opposant à
la violence des assauts une garde étroite de ses sens,
une macération continuelle de son corps. Mais cette
victoire, il la devait encore à la particulière
protection de la très pure Vierge Marie, qu’il
avait coutume d’appeler sa Mère, qu’il
entourait en effet comme une très douce Mère
de sa vénération et des plus tendres sentiments
de son cœur. Combien grand n’était pas son
désir de la voir aussi vénérée
par d’autre d’autres, pour qu’avec son patronage,
comme il disait, ils trouvassent tous les biens! Cette sollicitude
du Bienheureux provenait de sa très ardente charité
pour le prochain ; le zèle des âmes qui le pressait
lui faisait chercher par tous les moyens à procurer
le salut de toues, Sa charité s’étendait
aussi au besoins des pauvres, des malades, des affligés
de toutes sortes, qu’il soulageait autant qu’il
était en lui. Il n’en excluait pas ceux qui le
poursuivaient de reproches, d’injures, d’outrages
de tout genre ; il les supportait avec cette même patience,
cette même douceur, cette même affabilité
joyeuse qu’on vit briller en lui au milieu des vicissitudes
infinies de ces changements de résidence que lui imposèrent
les Supérieurs d l’Ordre ou la sainte Inquisition.
Nous seulement les peuples, mais aussi les princes admiraient
son éminente sainteté, ses dons surnaturels
; telle était cependant son humilité, que s’estimant
un grand pécheur.
Il
priait Dieu instamment d’éloigner de lui les
grâces extraordinaires, et suppliait les hommes de jeter
son corps après son trépas en un lieu ou sa
mémoire fût entièrement effacée.
Mais Dieu exalte les humbles : Il avait durant la vie comblée
son serviteur, l’enrichissant de la sagesse du ciel,
de l’esprit de prophétie et de discernement des
cours, de la puissance des miracles, de tous les dons ; Il
rendit aussi sa mort précieuse et son sépulcre
glorieux, Joseph mourut aux temps et lieu qu’il avait
auparavant prédits, en la soixante et unième
année de son âge, à Osimon dans la Marche
d’Acône. Ses miracles, continuant après
sa mort de le mettre en lumière, Benoît XIV l’inscrit
dans les fastes des Bienheureux ; Clément XIII dans
ceux des Saints ; Clément XIV, qui était du
même Ordre, en étendit l’Office et la Messe
à toute l’Église.(4)
Saint
Joseph de Cupertino n’est pas un inconnu sur les bords
du Saint-Laurent. Lors de la Révolution française
de 1793, des émigrants y apportèrent des reliques
insignes de ce Saint. En 1897, le recteur de l’Université
Laval de Québec, Mgr. J.C.K.-Laflamme, de docte mémoire,
alla à Auteuil près Paris, et dota le sanctuaire
de saint Joseph de Cupertino de quelques-unes de ses reliques.
D’autres
part grâce aux bienveillantes recherches de Mgr. Am.
Gosselin, P.A., ex-Recteur, et archidiacre de Québec,
je puis affirmer que l’Université Québécoise
possédait :
1-
une parcelle d’un aube dont saint Joseph s’eset
servi, L’authentique est donné sous les armes
et le sceau du Cardinal Ranuzzi en 1790.
2-
une parcelle de sa chair, authentiquée le 17septembre
1769, au couvent des Saints Apôtres, à Rome,
par le Ministre général des Conventuels, le
Rme Père Dominique-André Rossi, de Pésaro.
3-
Cette même Université garde actuellement dans
l’un de ses grands reliquaires, ‘’ des parcelles
d’os, cheveux et vêtement ‘’ de notre
Saint. En 1900, S.E. le Cardinal Bégin les a reconnues
comme authentiques, et les a scellés du sceau de l’Archidiocèse.
Voilà
pour les reliques.
Il
y a plus. En 1899, Sa Grandeur Mgr.F.-X.Cloutier érigeait
dans la pittoresque et forestière vallée de
la Mékinac, affluent du Saint –Maurice au nord
du Comté de Champlain, une paroisse sous le vocable
de l’Illustre Conventuel. C’est la seule, à
ma connaissance, en terre canadienne. Que ces pages aillent
jusqu’en cette région, et avivent chez ses habitants
la plus filiale et complète confiance envers leur puissant
Titulaire !!!Référence-
1-
|
|
Chapitre
II
Pourquoi
revendiquer en faveur de saint Joseph de Cupertino le patronage
des examinés ?
|
| Que
mon lecteur ne s’y méprenne point ici. Seule notre
Mère la Sainte Église a autorité pour choisir
parmi les célestes habitants de la Jérusalem d’en-Haut,
celui ou celle qu’elle juge digne d’être honoré
d’une manière spéciale pour l’une
ou l’autre catégorie de fidèles : soit en
vue de certaines nécessités, soit en faveur d’une
ouvre d’apostolat, d’enseignement, ou de charité,
et elle se base toujours, en décernant le titre glorieux
de ‘’ patron ou protecteur,’’ sur des
faits incontestables et de grande valeur : prouvant que Dieu
Lui –même aime à Se faire honorer de cette
manière en l’un ou l’autre de ses saints,
à qui Il a départi Lui-même les dons les
plus variés, Ainsi Notre- Dame de Lorette a le titre
de Patronne des aviateurs, saint Jean Chrysostome est patron
des orateurs sacrés et prédicateurs, saint Vincent
de Paul celui des oeuvres de charité, saint François
Xavier, S.J. celui de la Propagation de la foi, saint Ignace,
S.J. celui des Exercices spirituels ; saint Thomas d’Aquin
O.P. a le patronat des écoles, et saint Pascal Baylon
O.F.M. celui des Congrès et Œuvres Eucharistiques
; saint Camille de Lellis doit protéger les charitables
infirmiers, et saint Léonard de Port-Maurice O.F.M. doit
faire de même pour les missionnaires en pays catholiques.
Par
contre, la Vierge-Martyre sainte Apolline est invoquée
contre un mal terrible frayeur des jeunes comme des vieux le
mal de dents. Son cruel martyre en ses mâchoires en fut
la cause. Et bien que l’ Église n’ait pas
confirmé de sa sanction officielle ce culte précieux
; cependant nous voyons le sait Évêque de Genève,
François de Sale, recourir avec succès à
l’intercession de cette vierge d’Alexandrie ; tout
comme le même saint Antoine de Padoue, o.f.m., une puissance
spéciale pour faire retrouver les choses perdues.
Saint
Joseph de Cupertino est depuis longtemps invoqué, avec
la plus merveilleuse efficacité, pour le succès
des examens. A Naples, à Auteuil près Paris, et
ailleurs avec l’approbation des Évêques,
on lui rend des hommages considérables dans ce but.
Pourquoi
me direz-vous ?
Peu
de saints, même le Bienheureux Curé d’Ars,
eurent des études aussi pénibles que lui.
Petit
écolier, au son de l ‘orgue ou du chant, il tombait
en extase ; son livre lui échappait des mains ; il restait
immobile, la bouche entr’ouvert, l’œil fixé
au ciel : et ses camarades le surnommèrent ‘’
la bouche béante ‘’ : alors Joseph ne savait
pas les leçons et .. le maître n’en devait
pas être très satisfait.
Chez
les Pères Capucins, ou il entra après sa première
sortie de chez les Conventuels, on le congédia comme
‘’ manquant d’esprit, d’aptitudes, et
de santé même pour les travaux manuels ; ses extases
l’exposant aux maladresses les plus humiliantes.’’
Et
enfin reçu de nouveau chez les Conventuels en juin 1625
en qualité de ‘’ clerc,’’ on
ne voulut pas l’admettre au sacerdoce : car il réussissait
à peine à énoncer correctement quelques
syllabes, à lire assez mal et à écrire
plus mal encore !
Mais la douce Vierge Marie, le Siège de la Sagesse, le
Secours des chrétiens, la Mère de la divine Lumière,
veillait sur son cher client Joseph ; envers et contre tout.
Elle le voulait prêtre de Jésus son divin Fils,
et le fit ordonner ; voici comment.
L’évêque
de Nardo, Jérôme de Franchis, connaissait le frère
Joseph et avait une haute opinion de sa sainteté. Sans
à difficulté il lui conféra les Ordres
mineurs le 3 janvier 1627, et le sous-diaconat le 27 février
suivant. Il était même tout disposé de le
promouvoir au Diaconat lorsqu’un de ses familiers lui
rappela la nécessité de l’examen canonique
préalable.
Joseph
dut se présenter.
Plein
de confiance en la Divine Providence, et intérieurement
assuré de la spéciale assistance de Marie, il
comparut devant le Prélat, qui prie le Saint Évangile.
Ouvrir au hasard, et tomber sur le les verset 27-28 du chapitre
XI de saint Luc. ‘’ une femme élevant la
voix du milieu de la foule dit ( à Jésus) : Bienheureuse
les entrailles qui Vous ont porté, et le sein qu Vous
a nourri,’’ Mais Jésus lui dit : ‘’
Oui, certainement ; mais bien plus heureux ceux qui écoutent
la paroles de Dieu et la mettent en pratique.’’
Il demanda alors à Joseph de commenter ce passage.
Le
Saint esquissa un sourire, et laissa couler de son cœur
embrasé par l’Esprit –Saint encore plus que
de ses lèvres, des paroles dignes d’un Maître
en sacrée théologie.
En
conséquence Joseph fut fait Diacre le 20 mars 1627. Le
sacerdoce lui fut donné à Bogiardo, dans le cap
d’Otrante, le 4 mars 1628 par Mgr. J.B.Deti, évêque
de Castro, ( actuellement Acquapendente, près Rome) prélat
sévère et redouté de tous les ordinands.
Les premiers interrogés ayant tous admirablement répondu
: Joseph et des derniers furent dispensés de toute question
par l’Évêque très satisfait.
C’est
donc l’examen précédent le diaconat de notre
Saint, qui lui a valu d’attirer les cœurs et la piété
de ceux qui doivent affronter les dangers de la candidature. |
| Chapitre
III
Comment
faire la neuvaine ?
|
| Toute
prière doit être attentive, humble, confiante et
persévérante, si on veut que le Seigneur l’accueille
favorablement : ’’demandez et vous recevez... !
( Jean XV, 224)
Jamais
la prière accompagnée de ces quatre qualités
et faite avec une intention droite, n’est repoussés
: surtout si elle passe par les mains maternelles de la Très
Sainte Vierge Marie, qui embaument tout qu’elles touchent.
Cependant
Dieu se réserve dans son Amour paternel pour nous, et
selon les secrets très miséricordieux de son infinie
Sagesse, soit d’en différer l’effet désiré,
soit de replacer l’objet de nos requêtes par un
bienfait meilleur.
Mais
Il accorde toujours les vrais biens surnaturels, si on n’est
pas défiant ou présomptueux à son égard.
Aussi saint Joseph de Curpertino avait raison de dire : ‘’
confiez-vous en Dieu et priez-Le toujours. Qui obtient, a le
bien d’avoir reçu ; qui n’obtient pas a le
bien d’avoir demandé. C’est ainsi que chacun
revient chargé des richesses du Seigneur.’’
Quant
aux dons temporels, suivez la divine maxime : ‘’cherchez
d’abord le royaume de Dieu : et le reste vous sera donné
par surcroît.’’
C’est
en vue d’obéir à cette sentence infaillible,,
que nous plaçons sous forme de dialogue entre saint Joseph
de Cupertino et son client en neuvaine, d’abord quelques
bonnes pensées sur neuf vertus nécessaires aux
candidats, ainsi que maints avis d’ordre pratique, pour
la réussite de leurs examens : n’oubliant pas l’adage
: ‘’ aide-toi, et le Ciel t’aidera.’’
Le
retraitant méditera donc ces lignes à forme simple
et familière. Puissent-elles être pour lui le fils
conducteur qui lui facilitera l’exercice d’une supplication
mieux préparée, plus intense, plus recueillie,
qui n’en sera que plus agréable au Très-Haut
! |
Premier
jour
La
Prudence ‘’ Estote prudentes : Soyez prudents.’’
( S. S. Mathieu, X,16.)
|
| Saint
Joseph
Avant
de m’entretenir avec vous, mon cher client, des vertus
théologales qui unissent les âmes à Dieu,
L’honorent spécialement et font de vous le vrai
chrétien puis un élu ; je veux vous parler des
vertus cardinales, qui semblables aux gonds sur lesquels s’appuient
et roulent les portes de votre demeure paternelle tel est le
sens du mont ‘’ cardinal’’ règlent
et dirigent la vie morale, et font de vous un ‘’
homme’’ dans le sens élevé, noble
, en favorisant l’acquisition, l’exercice, les fruits
de tous les autres vertus. En vain l’architecte construit-il
une maison, si les fondations ne sont pas solides : de là
le mot de Notre Seigneur. : ‘’ il ressemble à
un sot qui bâtit sur le sable : les pluies viennent, les
inondations arrivent, les vents soufflent, fondent sur l’édifice…,
et il y a une ruine considérable.’’ ( Mathieu,
VII, 27,26.)
Le
client.
Merci
de vos bonnes paroles, j’ai bien compris, et j’ai
hâte de savoir quelle est la première base, le
premier gond de ma vie morale.
Saint
Joseph
C’est
la prudence. Son office consiste à prévoir, à
parer à toutes les éventualités, à
veiller sur l’ensemble de votre vie comme sur ses détails,
sur l’accomplissent de chacun de vos devoirs, de vos pensées,
désirs, paroles, actions, sur la valeur et les résultats
de vos actes cachés ou publics. C’est elle qui
de ses deux yeux vigilants surveille toute chose et toute personne,
pour en savoir la valeur, les conséquences surnaturelles
ou naturelles : profits ou pertes. Le docteur séraphique
, mon frère ne religion, saint Bonaventure o.f.m. Cardinal
–Évêque d’Albano, dit d’elle
‘’ qu’elle éclaire sur la connaissance
de nos devoirs, nous dirige dans leur accomplissement soit vis-à-vis
de Dieu, de l’Église, de la société,
du prochain, des événements, de nous-mêmes.
Elle nous instruit sur la ligne de conduite à suivre,
sur la manière de nous laisser diriger par l’autorité,
sur la façon de traiter sagement chaque personne et chaque
chose. Elle nous apprend l’art des préséances
: nous faisant préférer le vrai aux faux, le bien
au mauvais, le certain,, le certain au douteux, l’honnête
au scabreux, le divin à l’humain, l’utile
à l’agréable, le nécessaire à
l’utile, le surnaturel au terrestre, l’éternel
au passager. Elle nous incline donc à ne négliger
aucun moyen, aucun labeur aucun sacrifice, s’il fait atteindre
un but noble, précieux, éternel, tel qu’est
l’amour de Dieu et le salut. ‘’ Voyez : en
mer lorsqu’un navire est sur le point de sombrer, pour
l’alléger on jette à la mer toutes les marchandises
même les plus précieuse ; c’est une perte,
c’est vrai, mais elle devient un gain puisqu’elle
préserve le navire du naufrage et ses passager de la
mort ; tandis que toutes les marchandises, si elles occasionnent
le coulage du bâtiment, sont perdue quand même,
et les vies humaines avec elles. C’est elle enfin qui
vous apprend la science de vous défier des partisans
du monde, qui sont des aveugles, dont la fausse sagesse est
l’ennemie de Jésus la divine Sagesse et la vraie
Lumière. Elle vous inspira le sage défiance de
vous-même, de votre science, de vote vertu ; elle vous
conseillera de consulter les plus âgés ou doctes
ou saints que vous, elle vous empêchera de parler ou agir
en cas d’agitation, de trouble, de joies ou douleurs trop
vives, surtout lorsqu’il s’agit d’affaires
sérieuses : elle vous dictera de beaucoup prier, consulter,
réfléchir surtout dans l’affaire capitale
de votre vocation.
Le
client .
Comme
le sage roi Salomon avait donc raison, dans sa jeunesse, de
s’écrier ‘’ je me suis appliqué
de tout mon cœur à connaître la prudence !..
( Ecclésiastique, 1,17.)
Saint
Joseph
Demandez
cette science et sa pratique ainsi que la prévoyance,
la circonstance et l’art des précautions à
la Vierge très prudente, en récitant ses litanies.
( voir page 61) |
Deuxième
Jour
La
Force ‘’Confortamini
et viriliter agite : Prenez courage et agissez virilement.’’
( 1 Macabées, II,64.)
|
| Saint
Joseph
Sœur
la prudence, la vertu de force se définit par son office,
qui est de nous soutenir au milieu des labeurs, des fatigues,
des épreuves, des douleurs, et de nous faire supporter
tel le chêne sous l’orage tentations et difficultés
sans fléchir. La force doit donc être votre compagne
inséparable, mon cher client, soit que vous deviez souffrir,
soit qu’il vous faille agir, soit pour résiste
au mal, cruel ou charmeur, soit pour pratiquer le bien.
Le
Client
Vous
croyez, cher Saint, qu’avant trente ou quarante ans, j’ai
besoin de cette vertu ?
Mais je suis jeune, j’ai un sang généreux,
des nerfs d’acier, une bonne santé tout me sourit
; et je me joue au milieu des difficultés, qui du reste
sont bien rare pour moi. Ayant de la facilité et de la
mémoire, ne reculant même pas au besoin devant
un petit mensonge, je me tire toujours bien d’affaire.
Saint
Joseph
Il
n’en sera pas toujours de même, cher client. Vous
avez malgré votre jeune âge besoin de cultiver
la vertu de force. Vous avez dès vos études les
plus l’élémentaires le devoir d’obéir
à vos parents, et à vos maître ; tel l’enfant
Jésus à Nazareth. Vous devez étudier, consciencieusement
vos leçons, faire vos devoirs, retenir les explications
données, réfléchir sur les principes de
chaque matière, en tirer les conclusions logiques, bien
caser dans les cellules de votre jeune cerveau chaque science
proportionnée à votre âge, et vous habituer
à la réflexion. N’imites pas le perroquet
qui répète sans comprendre ce qu’il entend,
ni le lièvre de la fable qui perdit son concours, malgré
le peu d’empressement de sa concurrente ..la tortue’’,
aux pas lents. Or le travail consciencieux requiert de vous
bien des sacrifices et demande de la force de caractère.
Puis, l’obéissance n’est pas toujours agréable
: elle suppose, le support des personnes, elle exige l’humilité
c’est -à-dire du ‘’ grand moi,’’
qui est parfois un géant comme Goliath, chez maints jeunes
gens ou jeunes filles, trop gâtées , trop habitués
à faire leurs volontés par leurs propres parents.
Puis la loi chrétienne est une vie le discipline militaire
en vue du ciel. Saint Paul l’appelle ainsi Job ‘’
une milice;’’ il a dit : ‘’ soi bon
soldat du Christ Jésus (II Timothée 11,3). Or
peut-être peut-on être soldant sans force, sans
énergie, sans virilité ?
Le
client
Et
quels fruits retirerais-je de tant de privations ?
A ce prix la vie doit être insupportable ?
Saint
Joseph
Au contraire. Bon gré, mal gré, il faut pâtir
sur terre, au lieu de souffrir avec mérite ici-bas et
avec gloire au ciel !, vous seriez un lâche, un peureux
qui était tout, une cire molle sans consistance ; et
le démon par ses supports et le monde feront de vous
leur esclave. Les hommes vous mépriseront, et vous serez
inutile à tous et à tout. Par contre le fort sait
se vaincre, sait n’avoir peur de rien, du moment qu’il
se fie en grâce de Dieu et sollicite comme il faut sa
témérité ni présomption ni défiance
son paternel secoure. Armé de ce bouclier, qui le protège
contre les traits de ses ennemis ( et ils sont vairés
et nombreux! ), il sait faire tout son devoir, comme Dieu le
veut ; il sait vaincre des passions et caprices ; il sait repousser
leurs appâts charmeurs, mais empoisonnés ; il sait
tremper sans faiblir ses lèvres au calice de la douleur
; il sait payer de sa personne pour l’utilité de
l’Église, de l’État, de sa famille,
des bonnes œuvres. Bref, c’est un homme ‘’vir’’;’’
et animé de l’esprit de foi, c’est un ‘’
bon soldat du Christ Jésus’’
Le
client
Bien rare sont ces vaillants ?
Saint
Joseph.
Peu importe le sort des autres. Soyez ce brave, soyez ce travailleur,
soyez cet indomptable. Et pour suivre mes conseils, dès
à présent, invoquez de tout cœur la Femme
forte par excellence. Celle qu’a a plus souffert ici-bas
et qui, Oh ! mon sublime… tandis que son Jésus
mourait sur la croix, était près de Lui debout…
Stabat ! ( Litanies, page 61). |
Troisième
Jours
La
justice. ‘’ Indulti loricam justitix : Revêtus
de la cuirasse de la justice. ( Éphésiens, VI’14.)
Saint
Joseph.
Mon
cher client, je vais aujourd’hui vous rappeler un mot
de saint Augustin : « L’homme est une volonté.’’
La volonté, voilà donc la grosse roue du char,
voilà la pièce maîtresse en vous. Comme
le reste, elle a reçu sa blessure, son venin, du péché
d’Adam : C’est la malice, perverse inclination qui
consisTe à ne pas aimer le bien et à chercher
le mal, à se porter d’instinct vers l’intérêt
personnel, aux dépends de Dieu, du prochain et de leurs
droits respectifs.
Le
client.
Bon
Saint, quel est son remède.
Saint
Joseph
Pour
aider la volonté et aussi la rectifier, l’affermir
autant que possible, en lui disant rendre à Dieu ce qu
est à Dieu et à César ce qui est à
César, la vertu cardinale de justice est là.
Le
client
Alors elle est plus vaste dans ses fonctions que je ne pensais.
Je ne taxais d’injustice, avant de vous entendre aujourd’hui,
que les seuls voleurs et les personnes qui détruisent
les biens ou qui violent les droits d’autrui, sans même
en devenir plus riches.
Saint
Joseph
Oui, La justice, a dit saint Thomas d’Aquin , c’est
‘’ une disposition constante et habituelle de la
volonté qui nous presse d’accorder à chacun
son droit.’’ Et mon contemporain Bossuet ajoutait,’’
elle demande pour se soutenir un esprit ferme et vigoureux,
qui ne puisse être ébranlé par la complaisance
( ni la flatterie) ni l’intérêt ( argent
ou honneurs ou positions ou promesses ou menaces), ni aucune
autre faiblesse humaine.’’
Avez-vous
bien compris le mont capital : ‘’ à chacun
son droit.’’
Le
client
Voulez-vous, bon Saint, entrer dans le détail
Saint
Joseph
Bien
volontiers. Vous devez à Dieu, à vos supérieurs,
à vos égaux, et à vos supérieures
( lorsque vous en aurez) certaines dettes.
À
Dieu, la Très Auguste Trinité, à chacune
des Adorables Personnes, le Père, le Fils, le Saint Esprit,
vous devez le tribut constant de la pénitence qui répare
les injures et les droits du Seigneur, sinon vous périrez.
Donc injustice carde si vous vivez sans componction du cœur
et exercices de pénitences. Vous Leur devez aussi les
hommages sincères et profonds que la religion, en tant
que vertu, réclame à son tour. La religion vous
demande les actes du culte extérieur accomplis avec un
cœur filial et affectueux : elle réclame aussi le
tribut de excellent de l’amour : car ‘’ tu
aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de tout ton esprit,
de toutes tes forces, corps et âme.’’ Dettes
quasi infinies je dirais ; et on reste toujours en dessous,
hélas, de leurs exigences sacrées !
Ces
mêmes dettes vous les devez à Jésus-Christ
Notre Seigneur, soit que vous l’envisagiez au tabernacle,
à la Messe, à la Communion, ou dans ses mystères
: à Noël, durant la Passion, à la droite
de son Père Céleste.
Et
votre livre de comptes comprend encore, cher client, une multitude
d’autres créances dues à la société
du ciel et de la terre.
C’est
d’abord la Très Sainte Vierge Marie : Elle est
votre Bienfaitrice incessante, votre Impératrice, votre
vraie mère spirituelle : oui, oh! oui; c’est là
‘’ Carissima Mamma, la très chère
Maman ‘’ comme je l’appelais autrefois dans
ma douce langue italienne.
C’est
votre Ange gardien, votre céleste et puissant compagnon
de vie, et puis vos père et mère, vous aïeux,
vos frères et sœurs, vos consanguins, pour qui la
justice réclame respectivement : obéissance, respect,
assistance, affection.
Ajoutez
votre patrie terrestre, qui est l’extension de votre famille
: Jésus fut bon citoyen ; faites honneurs à votre
pays, et donnez-lui jusqu’au sang de vos veines pour défendre
ses droits, ses gloires, ses terres, sa langue!
Et
la Sainte Église catholique, votre mère, qui vous
engendra au jour de votre baptême, et son chef suprême
le Pape, et Monseigneur votre Évêque, de vos prêtes,
et ceux qui vous donnent le pain de la divine parole et des
sacrements : à eux tous, chacun en son rage, votre amour
de fils soumis, votre indéfectible attachement, votre
docilité et votre générosité : bien
plus, preux, vous ne refuserez pas de les défendre contre
la lâches et contre tout ennemi complice de Satan. Arrière
le respect humain, honte aux bras croisés!
Vous
respecterez vos professeurs, vos maîtres, vos supérieurs
temporels : saint Paul flétri la conduite de ceux qui
n’obéissent que sous l’œil qui les observe
‘’ ad oculum servientes.’’ ( Éphésiens,
VI.9)
Vous
respecterez toue dignité, vous obéirez à
toute autorité légitime même civile et temporelle
: ‘’ rendez à César ce qui est à
César.’’
N’imitez
pas les sans-cœur qui oublient leurs bienfaiteurs. Vous
serez droits, vrais, affables, équitables envers vos
égaux : respectant leur âme, leur réputation,
leur honneur, leurs biens matérielles. Fuyez la peste
de la ruse, du jugement téméraire, de la duplicité,
de la fausse balance. ( Proverbes, XI,1) : Ne soyez jamais une
occasion même éloignée de péché
pour personne, même la plus petite : pour tous, ‘’
soyez la bonne odeur de Jésus-Christ’’ (II
Corinthiens, II,15)
Et
lorsque la Providence vous établira sur d’autres
homes, quel que soit votre emploi ou positon vous faciliterez
leur respect et obéissance à votre égard,
en vous consacrant à leur utilité et service,
gardant scrupuleusement la justice distributive et les contrats
légitimes.
Le
client
Merci,
cher Saint. Oui je désire être le bon soldat revêtu
sans cesse de la cuirasse de la justice.
Saint
Joseph.
Invoquez
maintenant de tout cœur Marie, le miroir de toute justice,
en récitant finalement ses litanies. |
Quatrième
jour
La
tempérance‘’
Qui mel multum comedit non est ci bonum.’’Il n’est
pas bon de manger beaucoup de miel. ( Proverbe, XXXV,27.)
|
|
Saint
Joseph
Un
jour, je rencontrai la sœur Claire et lui demandai de vouloir
bien aller dans la famille Giuli quêter un peu de miel
pour les religieux de mon couvent. Elle fit ponctuellement la
commission. Survenant là même, je touchai le pot
de miel; soudain il déborda, et l’on dut vite chercher
un autre vase pour recueillir la miraculeux fluide qui se multipliait
sous mes mains. Ainsi je rendis fidèlement aux Giuli
le bon miel qu’ils nous avaient donné par charité.
Le
client
Sans
doute, cher Patron, vous avez aujourd’hui quelque bon
miel à faire couler de vos lèvres, car j’ai
lu ‘’ met sub lingua eius : il y en a qui ont du
miel sous leurs langues… Vous êtes du nombre, car
vous êtes face à face au ciel avec le Seigneur,
dont David disait ‘’ que vos paroles sont douces
à mon palais ; elles surpassent même le suave miel
! ‘’ (Psaume CXVIII,103)
Saint
Joseph
C’est vrai, toute parole de Dieu l’emporte sur miels
et nectars de la terre, Aujourd’hui je veux vous parler
de la vertu cardinale de tempérance ; prêtez-moi
votre attention, car elle vous apprendra à user modérément
de tout plaisir permis si bien symbolisé par le précieux
travail de la diligente abeille.
Le
client
Comment
cela, bon Saint
Saint
Joseph
Vous
le savez, l’âme humaine a quatre puissances, qui
se ressentent toutes des lamentables blessures du péché
d’Adam. La raison, souvent déraisonnable, a besoin
d’être guérie et affermie par la vertu de
prudence ; la volonté par la justice ; l’envie
de se mettre en colère doit attendre sa guérison
de la force, quant à la soif ardente des plaisirs, elle
doit l’être par la tempérance.
Voyez-vous,
cher client, vous êtes né pour le bonheur, vous
y aspirez de toutes vos forces, vous trépignez d’en
imprégner les moelles elles-mêmes de vos os : il
n’est pas nécessaire d’avoir dix-huit ans
pour s’en rendre compte. Mais sur la terre pleine félicité
n’existe pas ; il vous faut pour la goûter, le parais
ou les élus ‘’ seront enivrés de l’abondance
de la maison de Dieu et abreuvés du torrent de ses délices,
car en Lui est la fontaine de la Vie… (Psaume XXXV,9.)
Or
cette attente irrite les hommes. De là vient que lassés
de ce délai, beaucoup d’imprudents trompés
par les exemples, doctrines, lectures et conversations des mondains
sacrifient la réalité pour l’ombre, et ne
volant pas de la vraie paix promise au chrétien docile
de l’Évangile, veulent tromper les lèvres
assoiffées à la soupe des voluptés terrestres
; coupe mielleuse sur les bords, mais pleine en réalité
d’un fiel empoissonné.
Le
client
Pourquoi
donc alors avons-nous des tendances si violents pour le plaisir
sous toutes ses formes, si nous ne pouvons pas les satisfaire
: n’entends-je pas souvent mes camarades s’écrier
‘’ Il faut que jeunesse passe…’’
…’’ prenons à profusion le vin et les
parfums, et ne laissons pas passer les fleurs de la saison :
couronnons-nous de roses avant qu’elles se fanent, venez
donc, profitons des biens présents, hâtons-nous
de jouir des choses créées.. ( Sagesses, II, 7-8-6.)
Saint
Joseph
Ces paroles sont celles de l’impie. Sachez-le, cher client,
tout plaisir n’est pas coupable. Mais Dieu a créé
les satisfactions légitimes pour servir de moyen d’observe
sa loi facilement : telle la goutte d’huile que le mécanicien
verse dans sa machine, afin de l’aider, à mieux
fonctionner, à ne pas se rouiller, ni détériore.
La machine n’est pas faite pour l’huile, mais c’est
l’huile qui est faite pour la machine. Que diriez-vous
d’un de vos camarades qui n’aurait pour but ici-bas
que de boire et manger.
La
tempérance est la grande et sage modératrice :
elle enseigne à garder en tout le poids, l’ordre,
la mesure, à fuir tout excès : le trop, et le
trop peu. Bref, elle fait les pondérés ! Ah !
qu’ils sont rares les vertueusement équilibrés,
qui savent garder le juste milieu, en dehors duquel on ne voit
fleurir ni science, ni art, ni sainteté, ni même
la bonne santé corporelle.
Le
client
J’ai
compris, cher Patron, votre pensée. Veillez m’en
détailler la pratique.
Saint
Joseph
Dieu
est le grand modèle de tempérance. Voyez ses œuvres,
rien n’excède, rien ne manque ; à regarder
le total, rien n’est plus grand ni plus petit qu’il
ne faut. Copiez donc le Seigneur par amour, et vous serez tempérant.
La
tempérance vous apprend à user des aliments, breuvages
et autres choses utiles à votre position et état,
selon la raison éclairée par la foi.
La
tempérance doit régler votre intérieur
: elle stimule les routiniers et paresseux : retient les audacieux
; excite les faibles et en fait des chênes ; assouplit
les intraitables, et les prend flexibles comme le roseau, elle
tempère les feux des ardents et des audacieux et des
irascibles ; elle échauffe doucement les timides, les
égoïstes et les glacés, elle corrige les
vertus en les empêchant de devenir des vices par excès
ou défaut. Au dehors, elle compose l’attitude,
lui donnant la dignité et l’aisance, la gracieuse
simplicité et la réserve; elle chasse l’emphase
du langage et la vulgarité, elle rend sombre en paroles
sans mutisme ni verbiage, contenue avec cordialité et
affectueux avec discrétion, droit sans franchise brutale
ou réticence hypocrite, gai sans bouffonnerie ou noire
humeur. Elle modère selon la foi et la vertu les inclinations
et les répulsions du caractère, ainsi que les
inclinations du cœur. Elle vous veut savant mais selon
vos moyens et la volonté de Dieu sur vous ; elle vous
veut disciple de l’honneur, mais sans témérité,
pose, artifice ou duplicité et orgueil, elle vous veut
‘’saint joyeux’’ mais n’excédant
pas en parure, enjouement et expansion ‘ainsi vous copiez
de loin, mais vous copierez la suave et noble attitude du Christ
Jésus ‘ qui a bien fait toute chose.’’
( Marc , VII,37) Dans ce but, récitez les litanies de
la Vierge –Marie. |
Cinquième
Jour
L’emploie
du temps ‘’
Pretium Sanguins est ; C’est le prix du Sang! ‘’
(S.Mathieu, XXVII, 6.)
|
Le
Client
Me
voici à la deuxième partie de ma neuvaine,
et je sens le vif besoin de vous remercier des bonnes
leçons bine pratiques que vous venez de me donner
sur les quatre vertus cardinales. Mais, cher Saint,
je serais désireux de vous entendre dire ce que
vous pensez des beaucoup de personnes du monde qui ‘’
tuent le temps !’’
Saint
Joseph
Ce
que je pense Et bien, je vous avoue que c’est
un crime !
Le
client
Comment
cela!
Saint
Joseph
Il
n’y a rien de plus bref et de plus précieux
que le temps, quoiqu’en disent certain des mondains,
pour qui biens des heures sont d’une longueur
désespérante, et qui pourtant gaspillent
leurs vies : aveuglés qu’ils sont par la
‘’ fascination de la bagatelle. ‘’
( Sagesse, IV,12) connue parle le Saint Esprit.
Oui,
cher client, la vie, même pour un centenaire,
est courte ; elle se compose du passé qui n’est
plus, d’un avenir qui n’est pas et ne sera
peut-être jamais, et du moment présent
qui tient plus du néant que de l’être,
car il ressemble fort à la boule de neige qu’une
main chaude fait fondre rapidement. Alors saint Paul
dit juste : ‘’ tempus breve est (! Corinthiens,
VII,29) : Vite, tout passe vite !’’
Et
malgré sa rapidité au triple galop, le
temps a une valeur éternelle, donc infinie en
prix..
Le
client
Comment
expliquer qu’une chose si rapide soit d,une éternelle
et infinie valeur, il y a contradiction,
Saint
Joseph
Écoutez
ma pensée : Les docteurs enseignent qu’il
il n’existe aucun acte raisonnable et libre, un
acte humane, qui n’ait pour effet soit d’ajouter
aux mérites, soit d’aggraver la damnation
de son auteur, selon qu’il est bon ou mauvais.
Les damnés se tordent dans un éternel
et stérile désespoir au milieu des flammes
de l’enfer, car ils avouent avoir perdu leur temps,
cause de leur sempiternelle réprobation. Et les
saints, en particulier saint Bernardin de Sienne, o.f.m.
mon frère en religion ont dit juste : ‘’
Le temps vaut autant que Dieu, ‘’ puisqu’on
l’échange par le bon emploi chrétien,
surnaturel, qu’on en fait, contre l’éternelle
possession, vision, amour de la Très Béatifiante
Trinité. Donc le temps a une valeur infinie malgré
son effrayante rapidité. Il y a plus.
Le
client
Complétez
votre pensée, bon Saint, je vous prie.
Saint
Joseph
Envisagée
au point de vue de l’emploi qu’on doit eu
faire l’après le plan du Créateur,
votre vie doit se transformer en ligots d’or avec
lesquels vous achèterez le paradis. Si vous vous
souvenez que, c’est le Divin Crucifié du
Calvaire qui vous a obtenu par ses infinies douleurs
la grâce de mériter à chaque instant
par le bon usage de ses grâces ‘’
fructifiant ainsi pour Dieu, ‘’ ( Romains,
VII,4) ; concluez que chaque heure est une goutte du
Précieux Sang : et vaut ce qu’elle a coûté
à Jésus ; donc pretium Sanguinis est :
c’est le prix du Sang d’un Dieu ; valeur
infinie.
Le
client
Oh! Si j’avais su!
Saint
Joseph
Eh bien, ne gaspillez plus ce trésor. Évitez
d’abord tout péché volontaire. Ensuite
faites bien pour Dieu, par motif surnaturel, tout le
bien qu’IL exige ou exigera de Vous, d’ici
le repos éternel ; car on perd même son
temps en faisant le bien : soit en négligeant
son devoir d’état ; soit en faisant le
bien que Dieu ne veut pas de nous ; soit en agissant
pour la vanité, en produisant même des
actes vertueux ; témoin les vierges folles de
l’Évangile.
Le
client
Alors
comment bien faire le bien
Saint
Joseph
Donnez-vous
la peine de bien faire chaque chose, à temps,
en ordre, posément, pour Dieu, même les
plus petits devoirs. Ne croyez pas que la multiplicité
des choses soit toujours exigée ; de veut l’erreur
de sainte Marthe. Il n’est pas requis de faire
des choses éclatantes ; beaucoup de saints, la
T.S.Vierge Marie elle-même, n’en n’ont
jamais fait, replissez minute par minutes votre devoir,
tel que le Seigneur par lui-même, ou son Église,
ou vos parents et supérieurs, vous le demandent
; faites cela avec humilités et amour de Dieu
dans le cœur, exactitude dans le mode d’agir,
persévérance dans l’exécution
; alors vous serez couronné après le jugement
particulier, car vous aurez combattu légitimement.
Le client
C’est
cette précieuse faveur que je vais de suite solliciter
de ma céleste Mère, en Lui lançant
du fond de mon cœur les supplications de ses litanies
|
| 6
ième jour |
La
pureté
’
Qui diligit cordis munditiam, habebit amicum Regem’’
Qui aime la pureté du cœur, aura le Roi pour
ami.’’ (Proverbes, XXVI,II)
Saint Joseph
En cette sixième journée de votre neuvaine,
nous allons parler de la vertu angélique, de celle
qui fait de ses clients sérieux les émules
des Chérubins : la pureté. J’ai eu
à ce sujet les plus farouches assauts de l’enfer
durant ma vie terrestre ; et je puis vous dire avec connaissance
pratique, que nul n’est exempt de combat sur ce
point. La pureté n’est pas la froide insensibilité
de la statue de marbre : elle ne peut être depuis
le péché d’Adam l’absence de
désirs et passions désordonnées.
Elle est le lys au milieu des épines ; pour se
protéger, vivre et s’épanouir, elle
requiert des sacrifices constants, une prière persévérante,
la mortification du cœur, des yeux, des affections,
des lectures, des plaisirs de liqueurs et de la bonne
chère ; elle ne se conserve qu’à l’ombre
du virginal manteau de Marie, elle ne se nourrit que du
sang de l’Agneau Jésus et de sa divine parole
; elle n’admet autour de soir rien et personne qui
ne soit très bon.
Le client
Évidemment ce doit être bien difficile, bon
Saint, de rester pur è à tel prix, cette
vertu doit être d’une valeur inexprimable.
Saint Joseph
Avec la grâce de Dieu et la prudence chrétienne,
cela devient aisé, car Dieu ne commande pas l’impossible,
Mais en votre siècle, on est mou et imprudent à
l’excès, les parents relâchent de leur
surveillance, et Satan en profite.
Le client
Comme être prudent, bon Saint
Saint Joseph
Avez-vous déjà vu couchée par terre,
au milieu des fleurs innocents d’un pré,
la vipère à la tête aplatie, aux deux
yeux perfides, somnolente en apparence, mais remplie d’un
mortel venin ! Si un rouge-gorge a le malheur de fixer
ses yeux là, il est perdu. La vue du serpent le
fascine, l’épouvante et l’attire tout
à la fois. Et voilà qu’en poussant
des cris d’effroi, il voltige de branche en branche,
descend de plus en plus mystérieusement attiré
vers l’affreuse bête ; celle-ci lance son
fascinateur regard, le rouge-gorge s’approche toujours
en gémissant : il est enfin au milieu des pâquerettes
et coquelicots champêtres. Se reposera-t-il enfin
! Une seconde… et d’un bond le monstre s’approche,
ouvre la gueule et voilà l’oiseau téméraire
englouti.
Le
client
Quelle horreur ! Est-ce possible !
Saint
Joseph
Voilà
le sort qui attend ceux qui ne veulent pas, sous prétexte
de sévérité outrée, suivre
le régime des chastes, dont je parlais plus haut,.Vous
serez ce rouge-gorge, si vous n’êtes pas
prémuni contre un double sensualisme :
1- le sensualisme moral : mollesse du caractère
que les parents et maîtres n’ont pas formé
ou redressé; vie d’amusements prétendus
à la monde ; Légèreté des
livres qui ne sont pas toujours des plus mauvais affections
déplacées, honnêtes mais non chrétiennes
; relations trop fréquentes ou trop libres entre
jeunes gens et jeunes filles.
2- Le sensualisme physique : c’est-à-dire
ne savoir jamais rien souffrir, ne vouloir se priver
de rien : voilà le préambule du péché,
voilà l’anémie préparant
la tuberculose !
Le client
On va me prendre pour un moine ou une nomme, si je vis
ainsi à l’écart des autres !
Saint Joseph
Laissez dire : il y a là pour vous une question
de vie ou de mort pour votre existence sur terre et
pour votre éternel avenir.
Le client
Comment cela, bon Saint
Saint Joseph
Sans
chasteté pas d’amour de Dieu ‘’
Qui aime la pureté du cœur, aura le Roi
pour ami’’ ( Proverbes, XXII,11)
Sans chasteté pas de respect de la société
à votre égard : on n’estime ici-bas
que ceux qui portent sur leurs traits l’honnêteté,
la candeur et la pudeur. Sans chasteté pas de
vraie vie. Oui, pas de vie intellectuelle pour vous,
jeune étudiant, car l’intelligence n’est
lucide que si le cœur est pur ; comment voulez-vous
avoir le lambeau de la science dans un cerveau, foyer
fumeux, qui ne recevrait comme aliment que des matières
putrides ! L’impureté est homicide, l’intelligence
est sa première victime, et le cœur en est
la seconde. Le Saint Esprit a bien dit ‘’
vecordem juvenem le jeune sans cœur ‘’
( Proverbe, VII,7) : pur, il aimait les siens, impur
il est égoïste, dur ; Pourquoi ! il convoite,
il n’aime plus. Il a l’instinct de la bête,
il en a les appétits ‘’ vecordem,
sans cœur’’ La volonté est la
troisième victime : reine elle était,
lorsqu’elle était pure, car sans liens
honteux ; ne servant plus Dieu, elle ne règne
plus sur les siens ; elle est esclave, elle a joug,
elle a un chancre qui la dévore et qui ne dit
jamais ‘’ c’est assez.’’
Le
client
Désirant être élu au ciel à
tout prix, ô bon Saint, aidez-moi à veiller
sur mes yeux, sur mes oreilles, sur mes paroles, sur
mon cœur, sur mes démarches, et sur mon
entourage. Et la pureté aidant mon intelligence
et conservant ma volonté, veuillez m’accorder
le succès dans mon examen futur.
Saint Joseph
Adressez-vous
maintenant à la Reine des Vierges, et récitez
ses litanies.
|
Septième
jour
La
foi « Fortes in fide
: Fermes dans la foi ‘’ (Ipierre,v.9.)
|
| Saint
Joseph
‘’
Je crois, je crois, je ne veux autre chose que la sainte
foi…L’homme de foi peut ce qu’il veut,
quand il ne veut que ce qu’il doit. Dieu ne peut
mentir ; ses paroles sont vraies dans l’éternité
; et qui a la foi est le maître du monde.’’
Telles sont quelques-unes de mes paroles, lorsqu j’étais
pèlerin et voyageur comme vous sur terre, la vallée
des ombres et des larmes.
Le
client
Cher
Saint, c’est sans doute en rapport avec la vertu
de foi, qu’eut lieu, en 1649, le célèbre
miracle qui opéra la conversion du luthérien
Jean-Frédéric sérénissime
Due de Brunswick et Hanovre, dont la gravure, embellit
la première page de mon opuscule de neuvaine.
Saint
Joseph
Vous
dites juste, Voici les faits, En 1649, Jean-Frédéric,
époux d’Henriette de Bavière, âgé
de 25 ans, faisait son tour d’Europe, il vint à
Rome : puis attiré par le bruit de mes miracles,
séjourna à Assise. Le Père Custode
de la Basilique ( qui conserve encore le Corps de N.S.P.S.François)
reçut une lettre confidentielle de pape Innocent
X (1644-1655) lui demandant de mettre ce prince en relation
avec moi. Un dimanche, à mon insu, il assista à
ma messe, célébrée dans la chapelle
retirée de l’ancien noviciat. Au moment de
la fraction de la Saint Hostie, je poussai un grand cri,
volai dans les airs et tombai en extase. Ce ne fut qu’avec
bien des efforts que je pus rompre le Corps sacrait du
Christ. Le prince fut frappé : il demanda la raison
de ces événements au Père Custode,
à qui je répondis ensuite : ‘’
Les personnes que vous m’avez envoyées ce
matin ont le cœur dur, elles ne croient pas tout
ce que croit notre Sainte Mère l’Église
; c’est pour ce motif que l’Agneau, devenu
dur sous mes doigts, ne pouvait se fractionner.’’
Après des hésitations et des entretiens
avec moi, le lundi suivant le Prince vient encore à
ma messe. Au moment de l’élévation,
parut sur la surface de l’Hostie une croix noire,
qui fut aperçue de tous les assistants ; je fus
élevé en l’air, me trouvant à
une palme de hauteur au dessus du marche-pied de l’autel,
et suivant L’Hostie dans les cieux. Jean-Frédéric
se sentit alors fortement ébranlé mais résistait
encore, Cependant ‘’ le chevreuil était
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