Ce
tract est la traduction, avec les retouches jugées nécessaires,
de deux articles parus naguère dans l’excellente
revue Cultura Social, mensuel publié par les RR. PP. Jésuites
de Manille, Philippines.
Pour
toute signature, on n’y lit que ces trois initiales :
L.R.S.Notre
reconnaissance émue à l’auteur inconnue, ainsi
qu’au R.P. Provincial de Saint Louis , Missouri, dont dépendra
la mission des Philippines, pour nous avoir gracieusement permis
de publier ce petit travail, au plus grand avantage de nos lectrices
canadiennes-françaises.
La
Corporation des Éditions Fides.
25 est, rue Saint Jacques Montréal, 1, Canada
Association Fides
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Représentant :
32 , Route de Mons, Marchienne-au-Pont, Belgique.
Mères
Chrétiennes donnez-nous des Prêtres.
Traduit
et adapté de l’espagnol par l’abbé C.Poisson
«
Mères chrétiennes, vos cœurs ne brûlent
pas assez du feu de l’amour divin pour former le cœur
d’un prêtre.»
«Ah!
Demandez à Dieu que vos familles donnent des fils à
l’Église; demandez-lui le courage dont elles ont
besoin pour un pareil sacrifice ; demandez-lui de faire naître
de vous un apôtre ! »
«
Apporter aux hommes les messages du ciel, éclairer le monde,
offrir le saint sacrifice, n’est-ce pas là une magnifique
et sublime vocation ? »
Cardinal
Mermillod
Fides
25 est, rue Saint-Jacques, Montréal, Sao-Paulo, Paris,
South Bend 1949 |
| Chapitre
1
L'honneur et le bonheur d'avoir un fils Prêtre |
La
mère du cardinal Vaughan
Vous voulez des prêtres ? Donnez des prêtres!
Le bonheur de vos fils
L’amour de vos fils
La bénédiction de Dieu
Mère sainte
Une mère heureuse
|
Chapitre
2
Questions et objections |
L’œuvre
d’une mère
Le sacerdoce
Il est si jeune !
La vocation vient de Dieu
Il y a de mauvais prêtres !
|
Chapitre
3
Sacrifice et consolation |
Le
sacrifice
La consolation
Le prêtre catholique
|
Chapitre
4
Divers textes. |
| My
son !
Mon fils !
Prière d’une mère pour son fils prêtre
Prière d’un prêtre pour sa mère
De la main de mon fils, j’ai reçu mon Seigneur.
|
| Chapitre
1 |
| L'honneur
et le bonheur d'avoir un fils Prêtre |
La
mère du
cardinal Vaughan
|
La
mère du cardinal Vaughan
La
mère du cardinal Vaughan est un modèle de mère
Chrétienne.
Que
de fois elle fit part à ses fils de ses généreuses
ardeurs, des ses désirs enflammés de les voir
se consacrer tous au service de dieu dans le sacerdoce !
Ce
fut là la première semence jetée dans le
cœur si tendre de ses fils.
Mais,
aussi, elle éleva vers le Tout-Puissant sa prière
pleine de foi et d’amour. Chaque jour, elle passait une
heure devant le Saint-Sacrement pour demander à Dieu
que tous ses enfants se fissent religieux. Et cette prière
dura plus de vingt ans.
Dieu entendit ses supplications et la combla de ses grâces.
Ses cinq filles se firent toutes religieuses, et l’une
d’elles mourut en odeur de sainteté. De ses huis
fils, six devinrent prêtres. Le premier fut le cardinal
Vaughan, archevêque de Westminster ; le deuxième
devint archevêque de Sydney, en Australie ; un troisième
fut plus tard évêque auxiliaire de Salford ( Mancheter
) : deux entrèrent chez les Bénédictins,
et foncèrent le monastère de Port Augustus, en
Écosse ; le dernier, Bernard, se fit Jésuite.
Décédé le 31 octobre 1922, à l’âge
de 75 ans, il était un homme aux qualités si extraordinaires
qu’il devint le prêtre le plus populaire et le plus
admiré d’Angleterre, et fut considéré
comme le prince des orateurs sacrés de son pays.
Voilà,
assurément, une mère heureuse, C’est à
elle que revient la gloire d’avoir ainsi coopéré
au salut de tant d’âmes, grâce au bien immense
fait par ses fils dans toues les sphères de la société.
Quelle
gloire et quelle récompense !
Mère d’apôtres ! Mère de saints prêtres
! Mères chrétiennes, imitez la mère du
cardinal Vaughan !
Vous
voulez des prêtres ?… Donnez des prêtres !
Ces
paroles, on pouvait les lire, il y a quelque temps, sur une
feuille volante adressées aux pères de familles
chrétiennes.
|
Vous
voulez des prêtres ? Donnez des prêtres! |
Vous
voulez des prêtes ?… Donnez des prêtres !…
C’est
évident.
D’où
voudriez-vous donc que sortent des prêtres ? Serait-ce
des rangs des ennemis de la religion, chez les incrédules,
les athées, ou les livres-penseurs ?
Si
donc vous voulez des prêtres, donnez des prêtres.
Que
vous en vouliez, il n’a a pas le moindre doute, vous en
voulez pour vous consoler dans l’adversité ; vous
en voulez comme médiateurs auprès de Dieu`vous
en voulez pour instruite et former vos enfants ; vous en voulez
à l’heure de la mort pour vous consoler, vous encourager,
et vous as assurer, avec le pardon divin, le salut éternel.
«
Vous nous demandez des prêtres, dit Mgr. De Briey ; prêtres
nombreux, des prêtes instruits, des prêtes pour
les campagnes, des prêtes pour les villes, des prêtes
pour instruire vos enfants, des prêtres pour pêcher,
des prêtres pour exercer toute sorte de bonnes œuvres.
Et nous ne pouvons que vous répondre : C’est à
vous qu’il appartient de donner des prêtres.»
|
Le
bonheur de vos fils |
Le
bonheur de vos fils ! Ce bonheur, mères chrétiennes,
vous le désirez plus que votre propre vie.
Or, supposons que. Grâce
à vos prières ardentes et pleines de foi , grâce
à vos prières ardentes et pleines de foi, grâces
aussi au soin exquis avec le quel vous élevez vos enfants.
Dieu bénisse vos foyers en y faisant germer la vocation
sacerdotale.
Supposons que l’un de
vos fils soit l’élu du Seigneur. Sera-t-il moins
heureux parce qu’il embrassa la carrière sacerdotale
?
Mères chrétiennes,
si vous désiriez pour eux le plus grand bonheur possible
en cette vie, exultez et réjouissez-vous, car c’est
bien ce bonheur qu’ils connaissent vraiment, une fois
devenus les ministres du Seigneur. E n recevant le sacerdoce,
ils ont été investis du même coup du plus
grand pouvoir et de la plus éminent dignité qui
soient sur terre.
De plus grand pouvoir : leur
s mains consacrées pardonnent les péchés
des hommes. Leurs lèvres bénies nous apportent
les prémices du ciel… Leur parole auguste devient
toute-puissante quand il s’ait de bénir et de consacrer
le pain et le vin eucharistiques pour les changer au corps et
au sang de Jésus-Christ.
De la plus haute dignité
: « Je puis régner sur les corps, s’écriait
Napoléon, mai le prête, lui règes sur les
âmes. Quelle dignité peut égaler la sienne
? … »
Aussi
est-ce avec raison qu’un auteur a pu dire : « Il
y a un homme qui n’est pas comme les autres hommes ; cet
homme, c’est le prêtre. À son nom, à
son exemple, à son ministère s’attache une
vertu que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Il y a en
lui une force qui ne se rencontre ni chez le magistrat, ni chez
le militaire, ni dans aucune autre classe de la société.
Ce qu’il dit et ce qu’il fait n’est pas comme
ce qu disent et ce que font les autres hommes. Ses conseils
ont plus de poids, ses ordres plus d’autorité,
se ses menaces plus d’efficacité… »
Mères de prêtres saints et zélés,
réjouissez-vous, car le mère d’un saint
prête est aussi la plus heureuse des mères.
|
L’amour
de vos fils |
Mère
chrétienne, vous voulez l’amour de votre fils?
Jamais vous ne pourrez l’avoir
plus entier, plus ardent, plus pur et plus désintéressé
que s’il devient le prêtre du Très –Haut.
Lui, votre fils, reconnaîtra
en vous, mère chrétienne, la main bienveillante
qui a préparé le terrain à sa vocation
au sacerdoce ; il verra en vous la main des affectueuse et maternelle
qui a cultivé dans son cœur, avec une tendresse
exquise, la fleur parfumée de sa vocation sacerdotale.
Que pouvez-vous désirer de mieux ou de plus ?
Dans
le cœur du jeune prêtre, non seulement l’amour
de sa famille, de ses parents chrétiens, ne diminuera
pas , mais il grandira sans cesse davantage, se faisant chaque
jour plus saint et plus pur, plus livre qu’il sera des
obstacles qui empêchent ceux qui se marient d’aimer
et de tout leur cœur leur Dieu et leurs parents.
|
La
bénédiction de Dieu |
Si
les fruits de l’amour conjugal sont considérés,
dans le mariage chrétien, comme des fruits de bénédiction,
comme des dons du Tout-Puisant, à plus forte raison devront-ils
apparaître tout particulière met comme tels, si ces
fruits, si ces dons, sont marquées de la vocation sacerdotales
! Ce seront des fruits doublements
bénis, alors !
Dieu a béni notre mariage,
et le rosier a fleuri, est s’est couronnée de magnifiques
rejetons. Et voici que Dieu fixe à nouveau son regard
complaisant ces boutons de roses, et en choisi un pour lui…
Il pourrait bien le couper
quand il n’est encore qu’à moitié
entr’ouvert. Mais non : « Qu’il déplie
plutôt, dit le Seigneur, ses verts pétales ; qu’il
ouvre sa corolle de feu, et qu’il étende des sépales
rose. Qu’il jouisse de la vie ; qu’il vive, mais
qu’il vive une vie bienfaisante, une vie consacrée,
une vie sainte, une vie divine.
« Qu’Il vive pour
moi ; qu’il soit mon prêtre…»
Louez Dieu , mère chrétienne,
parce qu’il a de nouveau béni votre foyer ; louez-Le
parce que, permis tant de familles, c’est la vôtre
qu’Il a choisie pour en faire l’objet de ses complaisances
et de sa prédilection très spéciale ; louez-Le,
parce qu’Il a choisi l’un de vos enfants pour déverser
sur lui les trésors de sa grâce, pour lui conférer
la plus haute des dignités, pour le revêtir du
pouvoir le plus élevé qui soit sur la terre.
C’est Lui qui le veut,
et vous en vous y opposerez pas, parce q’Il est le Seigneur
notre Dieu.
N’allez pas changer des
bénédictions en châtiment, la joie en larmes.
Souvenez-vous que Dieu est terrible quand il s’agit de
revendiquer, ou de venger ses droits…
|
Mère
sainte |
«
Ton fils gravit aujourd’hui les degrés de l’autel,
écrit Mgr. Edwards.
Ce jeune homme qui va consacrer le Corps et de ton Seigneur
est la chair de ta chair et le sang de ton sang. Ce cœur
qui palpite d’émotion en face du Tabernacle est
aussi ton cœur à toi.
Silence
… Ton fils prend en ses mains la pain, il prononce les
paroles divines, et le pain se change au Corps vivant et glorieux
de Jésus-Christ.»
«
Mère, tu peux t’écrier avec vérité
: « Ces lèvres, qui sot celles de mon fils, sont
aussi les miennes ; ces paroles, qu’il fait siennes, sont
également les miennes ! Ces mains sont les miennes !
Une partie de moi-même est prêtre de mon Dieu !
»
«
Le vois-tu, là, assis au saint tribunal? C’est
ton fils qui exerce le pouvoir même de Dieu. Il lève
la main, ouvre la bouche et pardonne… »
«
C’est toi qui pardonnes avec lui… Mère sainte
d’un prêtre saint, tu offres un double sacrifice
: celui de ton fils et celui de ton Dieu…»
«
Heureuses les mères qui donnent leurs fils au Seigneur
pour qu’ils reçoivent de lui, avec le sacrement,
le plus grand pouvoir et la plus haute dignité qui soient
ici-bas! Vos fils sont plus grands que les anges eux-mêmes
!»
|
Une
mère heureuse |
Mères
chrétiennes, vous seules êtes capables de comprendre
les sentiments intimes qu’exprime la lettre suivante, lettre
écrite par une mère le jour de la première
messe de son fils.
Lisez-la avec les larmes d’un
attendrissement qu rien ne retient.
N’arrêtez pas l’émotion
de votre cœur maternel devant la chaleur communicative
de ces lignes, expression fidèle de la joie la plus légitime
et la plus entière.
Ce sont celles d’une mère
qui contemple, ravie, le bonheur de son fils.
« Avec moi, chère
amie, bénis, bénis le bon Dieu, je suis la mère,
d’une prêtre. »
C’est à toi que
j’ai écrit , il y a vingt-cinq ans, lorsque cet
enfant me fut donné. Je m’en souvins, j’étais
folle de bonheur. Que de fois je le pris dans mes bras, que
de fois j’étendis la main vers le berceau où
il reposait, pour bien m’assurer que mes désirs
et mes rêves s’étaient enfin réalisés
!
Oui, à était bien
mon fils. Mais combien différentes, combien plus élevée
est la joie qui, aujourd’hui, soulève mon âme
et la remplit d’émotions pures et saintes qu’elle
n’avait jamais connues jusqu’à ce jour !
»
«
Je suis aujourd’hui la mère d’un prêtre.
Cette
intelligence qui a reçu de moi ses premiers enseignements,
et à qui j’ai montré le but de la vie, elle
a grandi, elle s’est imprégnée de la vérité,
elle a dépassé de beaucoup la mienne par l’étude
et par la grâce, et maintenant la voilà consacrée
!
Ce
corps que j’ai formé, dont j’ai pris tant
de soin, sur lequel j’ai veillé tant de nuits,
ce corps est devenu grands, robuste, et le voilà consacré
! Serviteur d’une âme de prêtres, il se fatiguera
à relever le pécheur, à instruire l’ignorant,
à donner le Dieu de l’Eucharistie à toutes
les âmes désireuse de Le recevoir.
Ce
cœur, ce cœur vierge qui n’a palpité
au contact d’un autre cœur que du mien, le voilà
consacré ! L’amour qu’il déverse s’appelle
charité! »
Oh!
mon fils ! je le connais, moi, je sais ce qu’il y a de
trésors dans cette nature concentrée. Cette concentration
lui sera un rempart contre la vie, contre lui-même ; mais
dans le secret du sacerdoce, quand Dieu mettra sur son chemin
une âme défaillante, troublée ou perdue,
comme il saura trouver les paroles qui relèvent et ramènent
dans le droit chemin ! Oui, il passera, mon fils, en faisant
le bien ; il sera un prêtres selon le Cœur de Jésus.
«
Oui, je suis la mère d’un prêtre, d’un
vrai prêtre ! »
Que te dirai-je de la cérémonie, d’hier
? J’étais là, mais je ne voyais que lui,
lui s’agenouiller, lui se tenir debout, lui se prosterner,
lui se relever, lui sortant recueilli de dessous les mains de
l’Évêque qui s’étaient posées
sur la tête, lui prêtres !
Et ce matin, il a célébrés sa première
messe, la seconde en réalité, puisque la première
s’est bien celle dite conjointement avec l’Évêque
dans la cérémonie de l’Ordination dans la
petite chapelle d’un humble couvent.
Pour
unique pompe : le silence et deux cierges ; pour servant ; un
enfant ; pour assistance, moi, sa mère et quelques intimes.
Ah
! quand on veut peindre le bonheur du Ciel, est-ce qu’on
ne devrait pas dire : C’est le bonheur d’une mère
qui voit Dieu descendre à la voix de son fils à
celle et qui se perd dans une adoration si profonde qu’elle
en oublie le monde, la vie, le passé, pour ne plus s’attache
qu’à ces deux êtres : Dieu et son fils !
Il
était là, debout et silencieux, Des reflets de
gloire se peignaient sur son visage. Moi, j’étais
tout près de l’autel. Ravie par ce que je voyais,
je n’osais bouger. Je le voyais fléchir le genoux
devant la sainte Hostie, et il me semblait percevoir ses pensées.
Je ne pouvais prier. Je ne savais que balbutier ; « Merci,
Dieu tout-puissant « Merci ! »
Ce
prêtre, il était à moi. C’est moi
qui l’ai formé. Son âme a été
trompée au contact de la mienne et c’est à
la chaleur de la mienne qu’elle s’est embrasée
du divin amour. Désormais, il n’est plus à
moi, mais à Toi, Seigneur. Garde-le même de l’ombre
du mal. Venant de la terre, nécessairement il est fragile
; préserve-le de tout péché, ne permets
pas qu’il t’offense jamais, Dieu tout-puissant,
je T’Aime et je l’aime ! Je le respecte et le vénère,
c’est notre prêtre.
Au
moment de la communion, le servant, me voyant avancer, dit le
Confiteor ; le célébrant, s’est retournée
vers moi, il a levée la main droite : c’était
l’absolution pour sa mère ! Pis, le cœur émue
et la main tremblante, mon fils a pris le saint ciboire, et
est venu à moi, c’est Dieu même que m’apportait
mon fils ! Quel moment ! Quel union ! Dieu , son prêtre
et moi !… »
Est-ce
que je priais ? Vraiment, je n’en sais rien. Une paix
immense inondait mon âme, qui débordait d’amour
et de reconnaissance. Et je ne savais que dire : « Mon
Dieu ! Mon fils ! Je suis peut-êtres trop heureuse ! »
«
J’ai connu des jours heureux dans ma vie, mais celui-ci
le plus beau de tous. Pour la première fois ma vie, je
conçois maintenant comment l’on passera avec Dieu
le moment sa fin de l’éternité.
Adieu
je ne puis en écrire davantage mes larmes inondent ce
papier, ce sont des larmes de bonheur… »
|
| Chapitre
2 |
| Questions
et objections |
| L’œuvre
d’une mère
|
Quel
bonheur, pour une mère, de pouvoir coopérer à
l’appel de Dieu !
Quelle gloire et quelle récompense,
pour une mère, de pouvoir coopérer au salut des
âme grâce au travail de son fils prêtre, d’avoir
part avec lui aux mérites et aux récompenses de
l’apostolat, de pouvoir continuer d’une façon
aussi immédiat à l’œuvre divine par
excellence !…
Sentez-vous dans vos cœur
généreux la flamme du zèle, le désir
de faire du bien aux âmes ?
Oui, sans doute.
Eh bien! vote meilleur apostolat,
c’est de contribuer à faire naître une vocation
sacerdotale.
Vous savez, mères chrétiennes,
il y a des personnes riches et charitables qui, avec un détachement
des plus édifiants, donne une partie leurs biens aux
Ordres religieux pour leur construire des églises ou
des collèges… Ces personne font une oeuvre bien
méritoire devant Dieu et devant les hommes. Elles ont
droit à notre plus sincère respect et à
notre plus vivre reconnaissance.
Combien il y a des personnes
qui dépensent des sommes considérable pour une
fin aussi noble !
Eh bien ! la mère qui
donne son fils au sacerdoce ou à un Ordre religieux,
ou mieux, que le remet, humble et soumis, à l’Auteur
de tout bien, au Dieu tout-puissant, notre Créateur et
Seigneur à tous, est la plus insigne bienfaitrice du
clergé ou de l’Institut religieux qu’embrasse
son fils.
Si donc vous aviez le bonheur
de voir germer et éclore en votre foyer, grâce
à vos soins assidus, cette fleur de prédilection
du Sacré-Cœur de Jésus et de sa très
Sainte Mère, cultivez-la avec amour, entretenez-la du
feu de votre cœur maternel, dirigiez-la avec la sagesse
incomparable de votre plus beau dévouement.
Recommandez-la au Seigneur,
conduisez-la à l’autel e t quand elle arrivera
à l’âge requis, montrez-lui le nouveau foyer
d’une famille religieuse, ou le jardin béni d’un
séminaire, où ces jeunes fleurs achèvent
leur floraison, et où ces aspirants au sacerdoce arrivent
à maturité avec leur complet développement.
C’est
là qu’il leur faut acquérir les trésors
de science et de vertu si nécessaires pour remplir dignement
leur sublime ministère, attendu que le prêtre est
appelle, aujourd’hui plus que jamais, à exercer
une influence à la fois décisive et rédemptrice
dans toutes les sphères de la société.
|
| Le
sacerdoce |
Qu’est-ce
que le sacerdoce?
Résumons ici la doctrine
de l’Église à ce sujet.
Le catéchisme de Pie
X s’exprime comme suit :
«L’Ordre est un
sacrement qui donne le pouvoir d’exercer les saintes fonctions
qui ont trait au culte divin et au salut des âmes, et
qui imprime dans l’âme de celui qui le reçoit
le caractère de ministres de Dieu »
Pourvoir incomparable qui donne
le droit d’exercer les plus hautes fonctions : sacrement
institué par Jésus-Christ, choisi et exalté
par Lui, et par lequel un sujet se consacre, en toute liberté,
à l’occupation la plus sainte, le culte divin,
à l’œuvre la plus divine qui soit, le salut
des âmes ; ce sont là, vraiment, des paroles si
riches d’enseignants qu’elle n’ont guère
besoin de commentaire.
Mais quel doit être le
but, la fin, de celui qui embrasse l’état ecclésiastique
?
Encore ici, le catéchisme
de Pie X nous donne la réponse : « La fin de celui
qui embrasse l’état ecclésiastique doit
être uniquement la gloire de Dieu et le salut des âmes.
»
Le désir de cette fin
, joint à l’aptitude nécessaire au sacerdoce
et à l’acceptation du sujet par l’autorité
ecclésiastique compétente, est plus que suffisant
pour donner au candidat la certitude qu’il a la vocation
divine.
La vocation divine est cette
grâce de Dieu qui est toujours prête à seconder
notre action et qui ne fait jamais défaut à qui
sait la demander avec ferveur et persévérance.
« Si quelqu’un veut
venir après moi, dit le Sauveur, qu’il se renonce
lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me
suivre. »
« Si tu veux être
parfait, dit-il encore, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres,
et suis-moi… »
Aussi lisons-nous en toutes
lettres dans le Code Droit Canonique ce qui suit ( canon 853
) : « Peut être admis en religion tut chrétien
qui le désire avec une intention droite, a les aptitudes
requises pour remplir les obligations que cet état lui
imposer, et n’est est pas empêché par quelque
obstacle légitime…»
On se prépare de façon
immédiate au sacerdoce par une étude approfondie
des sciences sacrées, dont les principales sont la Philosophie
et la Théologie, et que l’on apprend dans un séminaire
ou un scolasticat, comme chez les Jésuites, les Dominicains,
les Franciscains, les Oblats, etc…
Le sacerdoce est précédé,
à intervalles réguliers, de la tonsure, des quatre
Ordres mineurs et de deux Ordres mineurs, ou proprement sacrés,
le sous-diaconat et le diaconat.
L’âge canonique
pour les sous-diaconat est de 21 ans ; pour le diaconat, 22
ans ; pour la prêtrise, 24 ans.
Tous les Ordres, tant mineurs
que majeurs, sont conférés par l’Évêque.
Souvent, il arrive que des difficultés
se présent aux parents chrétiens qui empêchent
, entravent ou, à tout le moins, retardent chez leurs
fils la poursuite de leur vocation.
Nous voulons croire, mères chrétiennes, que celles
qui se pressentent à votre esprit ne proviennent ni de
l’intérêt ni de l’égoïsme…
Nous volons croire que ce qui vous les suggère, c’est
l’amour que vous avez pour vos fils, le désir de
les voir heureux, la crainte de les voir malheureux…
|
| Il
est si jeune ! |
C’est
là la première objection, trop souvent elle paraît
si fondée qu’en serait tenté d’approuver
les parents qui la mettent de l’avant pour s’opposer
à la vocation de leurs fils. Voyons ce qu’elle vaut
à la lumière de la saine raison.
Il est si jeune ! dites-vous.
Si jeune ? pas tant que cela.
À 14 ans, à 15 ans … et même avant,
l’enfant se rand assez compte, déjà, de
ce qu’il fait. Du reste, ce n’est pas à cet
âge qu’il peut être question de l’ordonner
prêtre, mais c’est a cet âge que l’aspirant
au sacerdoce doit entrer au Séminaire, ou dans un Institut
religieux celui qui désire se consacrer à Dieu
en pratiquant la perfection évangélique. C’est
à cet âge que le jeune homme doit commencer ses
études ; c’est à cet âge qu’il
doit commencer à préparer ses plans le d’avenir,
c’est-à-dire à mesure ses forces et son
courage avec la tâche qu’il entreprend, tâche
peu facile assurément, mais qui n’est pas impossible…
Il est jeune ? Mais admettons
qu’en réalité vote fils soient bien jeune
encore. Il est si jeune ! dites-vous. Soit, Eh bien ! tant mieux,
vous répondrais-je alors.
Allons plus loin, Supposons
que votre fils soit un ange de candeur et d’innocence
; que l’on découvre dans son regard l’éclat
fascinateur d’une âme immaculée ; que les
eaux régénératrices du baptême, tels
des fils d’argent, semble couler encore sur son front…
«
C’est un ange ! » vous écrivez-vous, ravies
de la bonté de son cœur, de la force de son courage…
Soit,
je le répète…
Mais,
alors, il a deux fois raison de vous demander votre consentement
pour suivre sa vocation.
N’êtes-vous
pas les premières à avoir en abomination la malice
du monde, la corruption des mœurs, la perversité
précoce qui amène tant d’enfants à
traîner dans la grange le vêtement blanc de leur
innocence ?
Quel
asile plus sûr votre enfant que l’autel, que la
Maison de Dieu, que le s jardins fleuris, et si doux d’un
Séminaire ou d’un Ordre religieux, où d’autres
enfants de son âge, aussi innocents et aussi bons que
lui, se préparent au Sacerdoce ?
Quel
bonheur pour vous, parents chrétiens, si de cette manière
votre fils réussit à se conserver pur et à
garder son cœur vierge pour Dieu et pour vous !
Il est si jeune ! Mais est-ce que le Dieu de toute majesté
n’est pas aussi le Dieu de toute pureté ?
Il
est si jeune ! « Il est bon de vouloir donner à
Dieu, dit un pieux auteur, la maturité du fruit ; mais
ne Lui refusez pas le ravissement de la fleur, ne Le priviez
pas de sa beauté ni de son parfum. »
Il
est si jeune ! Saint Bède et saint Boniface n’avait
que 7 ans lors de leur entrée au monastère ; et,
à leur suite, que d’autres saints et hommes illustres
commencèrent à l’âge le plus tendre
leur apprentissage de la vie religieuse !
Il est si jeune ! Saint Thomas d’Aquin , qui est la grande
autorité de l’Église en théologie,
fut présenté aux Bénédictions alors
qu’il avait à peine 5 ans.
Il
est si jeune ! Jamais l’on ne peut dire de personne qu’il
est trop jeune pour faire un saint…
|
| La
vocation vient de Dieu |
Et
ceci nous amène à la seconde objection : La vocation
vient de Dieu !
Rien de plus vrai, Mais cette vocation qui vient de lui, Dieu
l’offre libéralement à toutes les personnes
de bonne volonté.
La vocation vient de Dieu ! Mais, se troue-t-il donc quelqu’un
qui ose en douter ?
N’est-ce
pas là , précisément, la raison principale
pour laquelle l’Église fulmine de se terribles
anathèmes contre ceux qui osent entrer dans le sanctuaire
pour des motifs purement terrestres, par esprit de lucre, pour
même une vie commode, par pur égoïsme ? mais
si vous fils n’a d’autre mobile que le service de
Dieu et le salut des âmes, c’est-à-dire le
désir d’être prêtre et apôtre,
comment douter que ce soit Dieu même qui allumé
dans ce cœur vierge une étincelle de son amour,
une étincelle de ce feu dont il brûle lui-même
pour notre bien ?
Je
ne sais pas s’il a la vocation ! Vous ne le savez pas,
mères Chrétiennes ? Mais nous le savons, nous,
et l’Église le sait.
Voici : « En 1909, écrit le P. Doyle dans son petit
livre Serais-je prêtre? Le chanoine Joseph Lahitton, professeur
de Théologie Dogmatique au Séminaire de Poyanne,
au diocèse d’Aire-Dax, publiait son fameux livre
La Vocation Sacerdotale, dans lequel il affirmait que la doctrine
traditionnelle de l’Église sur la vocation sacerdotale
n’exige nullement l’inclination ou l’attrait
vers cet état, mais se manifeste par une certaines capacité
ou aptitude chez le candidat, et que ce sont les ministres de
l’Église qu’en réalité, lui
donnent la vocation en l’appelant aux saints Ordres. Et
il ajoutait que personne n’a à demande à
l’aspirant, pour rendre légitime l’appel
de l’Évêque, rien de plus que les trois conditions
formulées par saint Thomas et saint Alphonse :
L’honnêteté de la vie, la science suffisante
et l’intention droite. Et d’autres termes, ce qu’il
faut rechercher, ce ne sont pas des jeunes gens ayant la vocation,
mais bien des candidats capable de l’acquérir,
des sujets, qui, par leur piété et leurs aptitudes
générales, semblent devoir être digne de
la grande grâce et de l’ordination sacerdotale.
«
Une commission spécial de Cardinaux, établie par
le Pape pour examiner la question, approuva en tous points la
doctrine du chanoine Lahitton sur la vocation sacerdotal,e et
son verdict fut
sanctionné formellement par un Décret Pontifical,
en date du 2 juillet 1912.
«
Voici les conclusions du Saint-Siège :
1-
Personne n,a jamais aucun droit à l’ordination
antérieurement au libre choix de l’Évêque
2-
La condition que doit considérer l’Évêque
et que l’on appelle la vacation sacerdotale, ne saurait
consister, du moins nécessairement et en règle
ordinaire, dans une certaine aspiration intérieure du
sujet ou en des sollicitation du Saint-Esprit à embrasser
le sacerdoce.
3-
3- Par contre, pour qu’un candidat puisse être appelé
par l’évêque et accéder aux Ordres,
n’a à exige de lui que l’intention droite
et l’idonétié, c‘est-à-dire
les dons de la nature et de la grâce qui s’affirment
par une probité de vie et un savoir qui suffisent à
fonder l’espoir que le candidat remplira convenablement
les fonctions du sacerdoces, et en gardera saintement les obligations.
»
Par
conséquent, n’est nullement requis ce que plusieurs
considéraient jusque là comme indispensable, à
savoir l’attrait sensible ou inclination marqués,
pour le sacerdoce. L’intention droite suffit.
Rassurez-cous donc, mères chrétiennes. Du moment
que vote fils vous demande de permission d’entrer au Séminaire
ou dans un Institut religieux et que, possédant les qualités
requises, il insiste, il a senti l’appel de Dieu : votre
fils à la vocation.
|
| il
y a de mauvais prêtres ! |
Malheureusement,
et vous ne dites que trop vrai, il y en a. Mais c’est
précisément pour cela qu’il faut qu’il
en ait des bons, et que le bon Dieu tient constamment un regard
de complaisance et de tendresse sur beaucoup d’enfants,
parmi les quels se trouve peut-être votre fils.
Il
y a de mauvais prêtres comme, parmi les Apôtres,
il y eut un Judas.
Mais
ce n’est pas là une raison suffisante pour prier
votre fils d’un si grand bien.
Si
toute le monde se laissait diriger par un motif pareil, il n’y
aurait de prêter nul part, rien de grand ne pourrait s’accomplir
dans le monde, et aucune des mère de tant de saints prêtres
n’aurait jamais dû permettre à son fils d’embrasser
l’état ecclésiastique.
|
Chapitre
3
Sacrifice et consolation
|
Tout
ce qui est grand est là base de sacrifice… Le
départ, la séparation !…
Pleurez,
mères chrétiennes ! Votre fils, l’élu
du Seigneur, vous aîné peut-être, va partir
pour entrer dans un Institut religieux.
Comme
de vraies mères chrétiennes, vous lui avez donné
votre consentement.
Comme de vraies mères chrétiennes, aussi, parce
que le christianisme n’assèche pas le cœur
et ne tue pas les sentiments, vous le suivez, vous lui dites
un dernier adieu, le visage tout inondé de larmes, le
cœur brisés.
Vous
êtes mères !… Oui, pleurez, donnez libre
cours à votre douleur, car elle est bien légitime;
mais pleurez avec résignation, en baisant la main du
Dieu et de toute miséricorde qui vous bénit, mais
en exigeant de vous un sacrifice qui assure un fondement solide
à la vocation de votre fils.
Ce sacrifice, c’est la séparation…
Pleurez, mères chrétiennes, oui, pleurez !…
Et traçant ces lignes, je sens, moi aussi, une larme
perler à ma paupière…
Les larmes inondent encore mes jours…
Il me semble que ce n’est qu’hier que nous, nous
sommes séparés, et déjà neuf ans
ont passé !
Je
ne l’ai pas revue depuis, mais elle vit encore et m’attend
toujours.
Dieu comblera ses désirs de me voir prêtre, d’assister
à ma première Messe, de recevoir de mes mains
de Dieu Rédempteur caché dans l’Hostie consacrée.
Qu’elle a donc pleuré, cette chère maman
!…
Dieu comblera ses désirs.
J’ai confiance en Dieu !…
|
La
consolation |
Si
le sacrifice que la vocation sacerdotale exige de vous est pénible,
mères chrétiennes, la récompense et la consolation
sont grandes, elles sont ineffables.
Ne
parlons pas de la récompense, parce que nous ne ferions
que balbutier : « Comme Dieu est le monde plus d’un
milliard- mille millions (1,000,000,000.00)!- d’infidèles,
d’âmes rachetées par le sang de Jésus-Christ
et qui ne connaissent pas encore le vrai Dieu !
«
Je pense qu’il ne serait pas exagéré d’affirmer,
disait le premier Archevêque de Toronto, Mgr, Lych, que
chaque prêtre peut sauver au moins cinq milles âmes
des peines éternelles de l’enfer … »
Et
les consolations de la mère ?
La
mère sera le témoin de ces merveilles réalisées
par la puissance surnaturelle et divine conférée
à son fils Peut-être, mères chrétiennes,
serez-vous les premières à profiter de ces prérogatives,
à avoir le cœur de communier de la main de votre
fils, d’assisté`a sa Messe, d’obtenir par
lui, qui tient la place de Jésus-Christ, le pardon et
l’absolution de vos péchés.
Peut-être sera-ce lui qui vous assistera dan vote dernier
combat en cette vallée de larmes ; lui qui vous remplira
d’une invincible espérance à votre heure
dernière ; lui qui assurera votre salut éternel
; lui qui fermera vos yeux pour jamais sur cette terre…
Mères chrétiennes ! songez aux consolations que
vous vaudra ce poids immense de grâces !
Mères chrétiennes ! peut-ils y avoir ici-bas bonheur
plus grand que celui-là?
Pensez-y bien, mères chrétiennes, vous qui brûlez
tant du désir de voir vos fils heureux ; vous qui pleuriez
de joie et d’émotion quand, dans la salle académique
du collège où étudiait votre fils, vous
épinglez fièrement sur sa poitrine une médaille
d’honneur !
Méditez bien cette pensée du Bienheureux Julien
Eymard l’apôtre de l’Eucharistie : «
La plus grande grâce de Dieu sur une famille c’est
une prêtre… toute famille qui a un prêtre
parmi ses membres est ennoblie pour l’éternité,
Notre-Seigneur la bénit et la garde avec un amour privilégié.
»
Et aimes à redire tous les jours avec les vôtres
cette prière de la famille chrétienne pour demander
des vocations :
«
Divin Jésus qui avez appris à demander au Maître
de la mission d’envoyer des ouvriers à son champ,
daignez susciter dans l’Église, et dans ce diocèse
en particulier, de nombreux et saints prêtres, qui procurent
par leur ministère le salut des âmes et la gloire
de votre Père ; et s’il vous plaisait, Seigneur,
d’en choisir au sein de notre famille et cet instant agenouillée
devant vous, ce serait de tout cœur que nous vous en rendrions
des actions de grâces éternellement . Ainsi soit-il.
»
|
Le
prêtre catholique |
Ministre
du Seigneur, très auguste priant, de ton être jaillit
une clarté plus pour que celle de l’étoile,
en l’azur d’Orient, et qui des mages allumait la nuit
obscure.
Pour
diriger les pas du mortel pèlerin, n’est –tu
pas la lumière ardente, inextinguible, le flambeau de
la foi dressé sur le chemin, et le phare posé
sur un roc infaillible ?
Et
n’es-tu pas encor le matinal semeur qui fait fleurir la
friche en moisson généreuse ? La semence du bien
germe au sein de ton cœur avant que tomber en la terre
poudreuse.
Capitaine inlassé, vigoureux militant du Seigneur de
la paix et du Dieu des batailles, pour combattre les jeux insensés
de Satan, prends la croix pour épée, et l’amour
pour mitraille.
Qu’en vain les sifflements du serpent infernal, et les
mugissements de la mer en furie tentent de t’effrayer
; ton Maître est sans égal ! te ta force divine
est en toi quand tu pries.
Tel
un cavalier qui dompte son coursier, il étaient les volcans
et calme les tempêtes. Et dans l’obscurité
lorsqu’il pose pieds, comme un dais rayonnant, les astres
lui font fête.
Prêtre, ne tremble pas en face des fracas du traître
schismatique et du mâcon perfide, démolis leurs
projets et reposer ton bras dans le Cœur de Jésus,
ta lumière et ton guide.
Sous
tous les ciels, que son drapeau flotte vainqueur ! Prépare-lui,
d’un pôle à l’autre de la terre, des
temples aux foyers, des autels dans les cours, annonce au monde
entier le message du Père.
Sœur Mrie-Rollande .s.s.a.
Traduction
libre de
El
Sacerdote Catolico du P. De Isla.
|
| |
| My
son !
|
To
splendent grace througn useen stigmaed fray
I eatch him grow, the Child-Priest of my dreans,
And all my images are star-lit streams
Fashing bright wonder o’er my golden way.
Neathe his pure eye-lids souls of angles play.
Till this my son, anointed so he seems
The Christ, doth shine in those diviner geams
That change the stra-light flame to Sacred Day.
O Hear ! « This in the Chalic of my Blood »,
His words. And once again the Lam is slain
And heaves thrill and oh ! the mystic flood
Of consolaiton, Jesus, he has lain
Against my heart, but now against the rood
His head, and in his soul the Christ-like pain.
|
Mon
fils ! |

Vers une grâce resplendissante, à travers mille
écueil,
Je le vois grandir, le future Prêtre de mes rêves,
Et toutes mes pensées sont comme des filées d’étoiles,
Qui projettent une merveilleuse lumière sur ma route
dorée.
Sur ses pures paupières veillent des anges,
Jusqu’à ce que mon fils, oint à l’exemple.
Du Christ, brille en ces plus divines clartés,
Qui changent au Jour du Seigneur la lumière étoilé.
Mais, écoutes ! « Ceci est le calice de mon Sang
»,
prononce-t-il. Et, à nouveau, l’Agneau est immolé.
E les cieux tressaient : Oh! le flot mystique,
Se consolation ! Il a mis Jésus
Contre mon cœur, mais aussi contre la croix
Sa tête, et dans mon âme les souffrances du Christ.
|
Prière
d’une mère pour son fils prêtre |
Ô
Jésus, Prêtre Éternel,
Donnez à votre Élu
Un asile en votre cœur sacré
Où rien ne le puisse atteindre.
Gardez sans tache se mains de Prêtres
Qui chaque jour touchent votre Corps sacré.
Gardez sans souillure ses lèvres
Empourprées de votre Sang Précieux.
Gardez pure immaculé ce cœur
Scellé du caractère sublime
De votre Sacerdoce glorieux.
Que votre saint Amour
Lui soit un rempart
Contre la contagion du siècle.
Bénissez tous ses travaux :
Que les âmes pour lesquelles il se prodigue
Soient ici-bas sa joie et sa consolation,
Et, là-haut, sa couronne immortelle !Ainsi
soit-il.
|
Prière
d’un prêtre pour sa mère |
Ô
Jésus, fils chéri de la Vierge,
Donnez à la mère de votre ministre
De ressembler tous les jours davantage
À notre divine Mère à tous.
Veillez sur ces yeux
Qui si longtemps ont veillé sur moi
Sur ces mains bénies
Qui m’ont prodigué tant de soins,
Sur cette bouche
Qui tant de fois a baisé mon front,
Sur ce cœur
Qui a formé le mien,
Pour que j’apprenne à vous servir
Et devienne un jour votre tête.
Augmentez chaque jour en son âme
Le feu de votre divin Amour :
Qu’elle soit de plus en plus digne de vous
Et reçoive léa-haut une couronne immortelle !
Ainsi
soit-il
|
De
la main de mon fils, j’ai reçu mon Seigneur. |
De
la main de mon fils j’ai reçu mon Seigneur.
Les rayons du couchant envahissent la chambre
Où, quiète et sereine, une mère s’éteint.
Un cierge sur son front poser une lueur d’ambre
Qui prélude aux clartés de l’Éternel
matin.
Comme pour un dimanche, elle a mis ses atours :
Son fils prêtre du Christ, lui donnera l’hostie
;
Est-il plus belle fête et plus saintes amours.
Pour clore d’un Amen le festin de sa vie ?
Dans
les yeux de son prêtre, elle devine un pleur.
Seigneur, gardez-le bien, vous savez si je l’aime !
En votre saint vouloir, apaisez sa douleur,
Mon cœur vous le confie à cette heure suprême
! »
Et
le fils sur sa bouche appose une onction,
Il signe de la croix la lèvre maternelle
Et la tremblante main ridée à l’action :
Sacrement précurseur de la paix éternelle.
Il oint les yeux pensifs qui se rivent sur lui,
Ces veilleurs éplorés où vacille la vie,
Pendant qu’un ange passe en éclairant la nuit,
Messager de la fête où le ciel la convie.
De
la main de mon fils, j’ai reçu mon Seigneur,
Je ne sais nulle joie aussi grande sur terre,
C’est la cime dorée au chemin du bonheur,
C’est le ciel commençant en mon âme de mère.
»
Sœur
Marie-Rollande, s.s.a.
Traduction libre de Das Letzte Sakrament, de Fr. Marx.
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