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auteur
Paul-l-Ermite |
Nihil
obstat
M.A.Lamarche .o.p.
B.M. Mailloux o.p.
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Les
Éditions de Lévrier
95
avenue express Ottawa 1943
5375 avenue notre-dame de Grâce Montréal
1943
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À
la mémoire illustre et bénie du
Cardinal
Raymond- Marie Rouleau o.p.
1886- 1931
« Charitas Veritatis
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| Imprimi
Potest :
P.
M .Gaudbrault o.p. Provincial
Montréal , le 24 mars 1943
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Imprimatur
Albertus
Valois Vicarius generalis
Marianopoli, die 25a martii 1943 |
Copyright
1943 Paul-l-Ermite
Tous
droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
réservés pour tous les pays,
Imprimé au Canada
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Autorisation
reçu du Canada
Donné par le Père René Brion o.f.m.
Père Henri Éthiero.f.m. Min. Prov.
À
Mme Denise Christiaenssens o.f.s.erm. pour mettre sur
son site http://MonDieuEtMontout.com
pour les membres de sa fondation
Les Amis (es) de Saint François et Sainte Claire
d'Assise enr. |
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«
Le juste vit de sa foi »
Vive
de la foi, ce n’et pas seulement croire à la
parole de Dieu, lui soumette son intelligence et sa volonté
mais c’est encore, et non moins, agir selon cette foi,
c’est mette ses pensées, ses sentiments, ses
actions, toute sa vie en un mot, d’accord avec les vérités
divines que nous faisons profession de croire, car la foi
n’est pas seulement une règle de voyance, elle
est également une règle de conduite de vie,
et le bien croire, comme dit Bossuet, n’est que le fondement
de notre bien faire selon Dieu. Bourdaloue va même jusqu’à
dire, très justement, que c’est par notre obéissance
à l’Église en ce qui regarde cette foi
intégrale que Dieu commencera le jugement d’un
Chrétien !…
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Préface |
«
Faire quelque chose, agir beaucoup, être vraiment utile,
peut s’allier à l’inaction apparente, au
silence, à la parfaite obscurité d’une vie
au regard humain. Le vide et la stérilité peuvent,
au contraire, se rencontrer étonnamment sous les apparences
de grand effet, dans le vain éclat de nos discours et
la spécieuse attitude de nos dévouements. La pierre
de touche, c’est notre cœur, ses sentiments intimes,
leur conformité à ceux de Jésus-Christ,
et le vrai zèle de la gloire de Dieu pour le salut des
âmes ». Si l’auteur de ces lignes, celui même
du présent opuscule, n’a pas songé à
lui en les écrivant, c’est une nouvelle épreuve
de l’effacement total mais fécond qu’il pratique
et que justifie son pseudonyme « Paul l’Ermite ».
Nous y songeons à sa place. Son livret spirituel fera
du bien, par ce que conçu sans orgueil, écrit
sa prétention et lancé sans fracas. Nous seulement
les derniers chapitres, mais l’ensemble pourrait s’intituler
« Pensées d’Action catholique ». Car
le souci de «la gloire de Dieu par le salut des âmes
« s’y manifeste à chaque page.
Au
reste le titre adopté : « La foi vivante »,
rend bien le son du volume. Si l’auteur s’applique
avant tout chose à nous parler de vie, de vie réelle
et de vie ordonnée, c’est pour souligner l’immense
apport que la croyance surnaturelle fournit à la conception
même et à la conduite de notre existence, telle
est la pensée constante qui apparaît, tantôt
explicite, tantôt filigrané, à travers
les différents chapitres, en leur conférant
une unité que les sous-titres sont loin de révéler
à l’œil distrait.
Pensée des plus opportunes, à l’heure
où tant d’esprit semblent vouloir se dégager,
même sur le plan religieux, de vue superficielle devenus
pures conventions, de pratique héréditaires
devenu simple routine. » Pendant des années,
on déclare que l’on croit, puis, un beau jour,
dans une illumination soudaine, on découvre ce que
c’est, que la foi » ( R. P. Sertillanges). On
découvre surtout que si la foi est à la racine
de la justification, celle-ci ne s’opère que
par la charité et ses oeuvre qui rendent la foi vivante.
Pensée qui me rappelle un aveu d’un laïc,
avec à ce point inattendu que je dus faire effort pour
dissimuler ma surprise. Professionnel âgé, aussi
remarquable par sa science juridique que par son esprit de
religion, sollicité de toutes parts pour contributions
aux journées, semaines et congrès catholiques,
comment pouvais-je m’attendre à ce qu’il
me déclarait un jour avec une franchise désarmante
: « Mon père, j’avais toujours pensés
que la religion était une comme de connaissances ajoutée
à nos autres connaissances et un ensemble de pratique
ajouté à nos faits et gestes coutumiers, le
tout d’après l’enseignement et sous la
conduite de l’Église. Ce n’est pas que
la semaine dernière, en lisant un article de la «
Vie Spirituelle », que j’ai appris que le christianisme
était une vie, un vie greffée sur la vie naturelle,
et implantée pour ainsi dire, dans notre organisme.
Cette idée m’a ouvert de tels horizons !.. Je
commence seulement à comprendre ce que c’est
que la vie de la foi ». Confondu à mon tour,
mais pour un autre motif, je me disais : « Que faut-il
penser du degré de culture religieuse des autres laïcs,
quand un homme de pareille érudition, d’une si
haute valeur morale, nous fait de tels aveux !… Les
autres, en général, loin de partager son humilité,
se nourrissent de prétentions. Comme ce directeur de
revue qui aurait tant besoin lui-même de directives,
et qui insinuait dernièrement que la plupart des clercs
étaient « moins pourvus d’esprit catholique
ou d’esprit chrétien que nos laïcs ».
Sans prétendre le diriger, je conseille à cet
écrivain de suivre le courant le réalisme qui
porte la jeunesse d’aujourd’hui vers une expérience
religieuse plus personnelle, et mieux conduite que celle du
vieil entourage. Cela lui voudra mieux qu’une critique
même justifiée de la prédication sacerdotale.
Qu’il imite surtout le pieux juriste dont je viens de
parler ! Il apprendra à son tour, en commençant
par la suivre, que la religion est une vie !
Le
livre de Paul l’Ermite ne s’offre pas comme un
traité, mais comme un exposé fragmentaire à
l’usage des laïcs. Aux notions doctrinales se mêlent
des exhortations généreuses à une vie
meilleure, plus rapprochée de Dieu, les unes et les
autres ne peuvent que réconforter ceux-là qui,
travaillés d’un vouloir-vivre surnaturel, restent
par obligation plongés dans le climat revêche
et la mauvaise odeur du siècle.
Père M.-A. LAMARCHE O.P.
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