| L'art
de prier
A uteur P. Martial Lekeux o.f.m.
Éditeur P. Lethielleux
10, rue Cassette , 10 Paris -VI |
Imprimi
Potest
Leodii, die 4 februarii 1957
Fr. Chrysologue Defosse,
Min.Prov. |
Nihil
Obstat
Leodii, 2 martii 1957
A. Minon,
Censor Liborum |
Imprimatur
Leodii,
2 martiii 1957
P.
Malmendier v.g.
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Cet
ouvrage n’est pas un livre de lecture, mais plutôt
un instrument en vue de l’action. Il n’est pas conçu
pour être parcouru d’une traite, mais pour être
porté dans la vie, appliqué concrètement
au cours des pages par ceux qui désirent pratiquer l’art
de la prière.
Pour être littérairement acceptable, il devrait être
réduit de moitié : il est plein de redites et de
longueurs. Je les ai délibérément laissés
: mon dessein est de suivre l’âme dans les différents
étapes de la vie d’oraison, et , dans chacune, de
lui fournir le maximum d’éléments utiles à
sa conduite, quitte à enter dans un excès de détails
qui paraîtrait fastidieux dans une lecture suivie. Ces étapes,
au surplus, se ressemblent toutes par certains côtés
: d’où d’inévitables répétitions
si l’on eu que chaque lecteur trouve à l’endroit
voulu ce qui concerne son cas particulier, avec les nuances qu’il
comporte. Qu’on veuille donc en prendre son parti.
D’autre
part, cette façon de procéder pourrait provoquer
chez certains une erreur, qui serait de vouloir aborder d’emblée
toutes les pratiques proposées : ils s’y perdraient
et seraient bientôt encombrés. Ce ne sont pas que
des suggestions ; si on les présente en abondance, cet
pour permettre d’y faire un choix : à chacun d’en
prendre ce qui lui convient et qu’il peut raisonnablement
assurer, quitte à augmenter progressivement la charge.
La prière est un art complexe, tout en nuances, ou l’on
n’avance qu’avec lenteur et qui requiert autant
de sagesse que de diligence.
Je
me suis borné, dans le présent voulue, aux oraisons
communes. Il eût intéressant de poursuivre, pour
mieux faire apparaître la continuité et les oppositions
qui existent entre celles-ci et les oraison mystiques. Mais
le livre aurait pris de telles proportions qu’il a paru
préférable de
reporter l’étude de ces dernières à
un second ouvrage, qui, aussi bien, s’adressera à
une classe de lecteurs différentes.
Pour
celui-ci, j’éprouve quelque appréhension
à le présenter à un public moderne. Il
ne flatte aucune des tendances actuelles et prétend à
aucune nouveauté, préférant s’appuyer
sur le fond des traditions éprouvées ; et quant
au style, au risque de paraître retarder sur mon temps,
je l’ai voulu assez simple pour être entendu des
plus humbles.
Ayant
ainsi sacrifié l’art à l’utilité,
il me reste à souhaiter que ce renoncement porte son
fruit et que ces pages, par leurs défauts mêmes,
aident les hommes de bonne volonté à trouve Dieu
dans le prière. |