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| Série
25 - 22 pages
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Les
7 paroles de la vierge Marie
auteur chamoine Goerge-Joseph de Geuser
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| Chapitre
1X
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Préparation
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Quatrième
Strophe 54-55 |
| Troisième
raison de mon joyeux amour : Le don de Jésus |
54-Suscepit
Israël puerum suum, recordatus misericordiae
suae.
55-Sicut locutus est ad patres nostros, principio
et nunc et semper et in saecula saeculorum,
Gloria
Patri et Filio, et Spiritui Sancto sicut erat in.Amen
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54-Il
relève Israël, son serviteur, il se souvient
de son Amour,
55-Abraham et semini ejus in saecula. et de la promesse
faite à nos pères, en faveur d' Abraham
et de sa race à jamais.
. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
comme il était au commencement, maintenant,
et toujours, pour les siècles de siècles,
Ainsi soit-il.
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Ce
qui achève de faire tressaillir d’amour et de joie sainte
le cœur de Marie, c’est surtout le grand et ineffable mystère
de Jésus ! Car « c’est ainsi que Dieu a aimé
le monde ; Il lui a donnée son Fils unique ! » (1)
Dans ce seul don, il a renfermé tous les dons ! Dans cette
unique miséricorde, il a résumé tous se miséricordes
! Par cette magnifique Rédemption, il a surabondamment réalisé
tous ses promesses !
«
Suscepit Israel ! » Par le péché de nos premiers
parents, notre race était tombée dans un abîme
effroyable de maux ; et depuis la chute originelle, semblable à
ce voyageur de l’évangile (Luc, X,) qui descendant de
Jérusalem à Jéricho, avait été
spolié et couvert de blessures, l’homme gisait misérablement
dépouillé du royal vêtement de la grâce
et blessé dans sa nature. » (2)
Ni
le Sacerdoce d’Aaron, ni la Loi du lévite Moise n’avaient
pu soulager sa misère ; mais le bon Samaritain, descendit du
ciel, lava ses blessures, le confia à son Église.(3)
C’est ainsi « qu’il avait relevé Israël
en le prenant par la main, » selon le sens précis texte
original, cette ineffable miséricorde, Dieu l’avait promise
au monde sous les ombrages mêmes du Paradis terrestre : «
Je mettrai des inimitiés entre toi et la Femme, avait-il dit
au serpent, entre la race et la sienne ! Et un jour elle t’écrasera
la tête ! (4)
A
Abraham, son serviteur, il avait ajouté : « Je multiplierai
ta race comme les étoiles du ciel et comme les grains de sable
de la mer » Et toutes les nations seront bénies en ta
race, parce que tu as obéi à ma voix. » (5)
Plus tard, le Seigneur avait précisé cette promesse
fait au « père » du peuple juif ; et par les prophètes,
il avait annoncé qu’une « Vierge concevrait et
enfanterait ; » (6) par elle «
un enfant nous serait donnée et un fils nous naîtrai…
» Et ce fils de l’homme serait aussi le Fils de Dieu :
» Car son nom sera l’Admirable, le conseiller, le Père
du siècle futur, le Prince de la paix. »
(7) comme homme, «il naîtra à Bethléem
; » mais comme Dieu, «sa naissance est éternelle
! » (8) Dans son amour et «
parce qu’il l’a ainsi voulu, il s’offrira pour nous
! Il sera blessé pour nos iniquités, brisé pour
nos crimes, ses pieds et ses mains seront percés ! Et l’on
pourra compter tous ses os. Mais nous serons guéris par ses
meurtrissures et son sépulcre sera glorieux. Les nations l’adoreront
et nous irons avec joie puiser la vie aux sources du Sauveur. »
(9) Ces délicieuses promesses,
Dieu semblait les avoir oubliées ; depuis plusieurs siècles,
il n’avait plus daignée parler à son peuple, e
t toute voix prophétique s’était tue en Israël
; mais maintenant « il s’est rappelé ses anciennes
miséricordes ! » Et la sainte Vierge contemple en elle-même
la magnifique réalisation des divins oracles !
«
Suscepit Israël ! Il la relevé Israël ! » Israël,
c’est l’Église ! L’Église avec son
petit noyau de Juifs fidèles, lui donnant ses Apôtres,
ses premiers martyrs et ces admirables chrétiens, « n’ayant
qu’un cœur et qu’une âme ! » Mais aussi
c’est l’Église avec ses merveilleuses conquêtes
au sein de la Gentilité ! O sainte Église » que
êtes tentes sont elles que tes pavillons sont magnifique ! O
vraie Jérusalem, lève-toi dans l’allégresse,
jette les yeux autour de toi, et considère tous ceux qui accourent
vers toi, ces enfants qui t’arrivent des lointaines régions,
ces filles, qui te naissent de tous côté ! » (10)
«
Suscepit Isarel ! » Cet Israël, C’est toi aussi,
ô mon âme ! Car toi aussi, comme l’Église,
tu es « le royaume de Dieu ! » Et Jésus t’estime
autant qu’un monde ! Pour mon âme, Jésus a versé
tout son sang, et pour mon « salut, il sacrifierait des peuples
entiers et bouleverserait les nations ! (11)
« Suscepit Isarel ! » Ici le regard de la Vierge s’assombrit
et son cœur saigne à la pensée de l’Israël
charnel et déicide. En châtiment de son crime et parce
que, nouveau Caïn, il a immolé le véritable Abel,
il ira, jusqu’à la consommation des siècles, errant
sur tous les chemins de l’exil, mais à la fin des âges,
Dieu de nouveau réalisera la prophétie de Maire ! De
nouveau, il se souviendra des promesses faites en son nom par ses
prophètes ; » Il relèvera Israël ; il lui
tendra la main, lui ouvrira les yeux ! Et ce Jésus béni
que les Juifs ont crucifié, par une nouvelle et très
insigne miséricorde, il leur donnera de le reconnaitre, de
l’adorer et de le bénir !...
Ainsi
Dieu manifestera » à jamais » sa tendresse paternelle
pour son peuple. Car ici par une dernière proph.tie, la Vierge
annonce que la saint Église subsistera jusqu’à
la fin des siècles, « in saecula ! » Et cette suprême
parole est un cri de filiale confiance dans la providence de dieu
sur ses enfants et comme l’annonce de cet oracle de Jésus
: L’enfer ne prévaudra jamais !- Non proevalebunt ! »
O
Marie, vous dont la sublime mission est de donner Jésus, aidez-moi,
je vous e prie, à connaître Jésus, à aimer
Jésus, à ne vivre que pour Jésus !...Que Jésus
soit la lumière de mon intelligence, la passion de mon cœur,
l’âme de mon âme et l’inspiration de toutes
mes œuvres ! Que je ne cesse de méditer ses doctrines,
d’étudier son Évangile, d’écouter
ses leçons, de contempler ses exemples, d’imiter ses
vertus, de me nourrir de la grâce de ses sacrements et spécialement
de sa divine Eucharistie, pour charmer le Cœur de Jésus,
je veux aimer Marie, sa tendre Mère. Mais pour charmer le Cœur
de Marie, je veux aimer son divin Fils, O Jésus, ô Marie
! Soyez toujours, sur terre comme au ciel, mes seules amours !
Enfin,
ö Mère, qu’à votre exemple, je me plaise
à contempler l’admirable fidélité de Dieu
à tenir ses promesses ; Il avait promis au monde un Sauveur
; et il le lui a donnée « sicut locutus est ! »
Pareillement il a promis d’être toujours avec l’Église
» et de la prendre invincible, désormais je me ris des
vains efforts de l’enfer : «Non proevalebunt »
(12) Car le Seigneur gardera son serment « sicut locutus
est ! »
Il
a promis d’exaucer toujours la prière bien faite ;
(13) peut-être lui plaira-t-il d’exercer ma foi!
Peu m’importe ! Il tiendra sa parle « sicut locutus est.
» Il a promis de magnifiques récompense à ceux
qui souffrent pour son amour ! (14) Le
martyre est bien long, bien douloureux, mais les yeux au ciel, j’attends
avec confiance « sicut locutus est. »
Et avec Marie, plein de reconnaissance et pour de don Jésus
et pour la fidélité du Seigneur, je redis de toute mon
âme mon joyeux refrain : « Magnificat anima mea Dominum,
et exultavit spiritus meus in Deo salutari meo ! »
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| Conclusion |
| Au
ciel seulement il nous sera donné de comprendre toutes
les beautés du « Magnificat. » ce «
Bréviaire de la sainte Vierge, » ce « Cantique
des cantiques, » et «la plus magnifique des poésies.
»
Ici-bas
nos ne pouvons que balbutier en commentant des paroles inspirées.
Nous en saurions en décrie les splendeurs ; à
peine pouvons-nous les entrevoir.
Si vous vous étonnes d’en tendre la Vierge d’Israël
trouver de tels accents, ne l’oubliez pas : le Verbe de
Dieu repose dans son cœur. De là, comme de son «
trône d’ivoire. » Jésus, l’artiste
divin, fait vibrer l’âme de Marie comme une harpe
d’or. L’Évangile vient de nous dire qu’Élisabeth
« était remplie de l’Esprit-Saint »
en célébrant les grandeurs de la sainte Vierge.
Mais il se garde bien d’employer ici une expression semblable
: Elle aurait présenté, disent les Commentateurs,
une sorte d’inconvenance, dire de celle qui était
pleine de Dieu et en qui la plénitude de la divinité
habitait corporellement.» (15).
L’Église
se plaît à donner comme conclusion, au chant du
Magnificat, sa doxologie habituelle : « Gloire au Père,
et au fils et au Saint-Esprit ! » Pénétrons-nous
de cette pensée qui reflète si bien celle de la
très sainte Vierge.
O
adorable Trinité, pour vous louer dignement, il me faudrait
et des Adorations infinies comme vos perfections, et des Actions
de grâces infinies comme le don que vous m’avez
fait de vous-même, et des Expirations infinies comme la
divine excellence que nous avons offensées, et des Prières
infinies comme les trésors que je vous demande. Mais
comment vous offrir de tels hommages ?
Je
consacre à votre gloire tout ce que j’ai et tout
ce que je suis ! Et c’est trop peu.
Je
vous offre tous les louanges des saintes et des Anges pendant
l’éternité ! Et c’est trop peu encore.
Je
vous offre le cœur de Marie avec tout son amour ! Et quelque
soit et parfait qu’il soit, c’est toujours trop
peu.
Dieu
soit béni ! Jésus m’est donné ! Avec
Lui, en Lui et par Lui, je puis vous offrir une gloire sans
mesure et digne de vous ! Vous-même, Ö Père,
vous avez dit : « Je mets toutes mes complaisances dans
ce cher Fils ! »
Toutefois
parce que son adoration s’exerce par une nature créée,
elle n’est pas de tous points infinie ; et la seul louange
pleinement digne de vous, c’est celle que vous vous rendrez
à vous-même » dès l’éternité,
et maintenant et toujours, et dans tous les siècles des
siècles ! » C’est cette gloire essentielles,
nécessaire et absolument infinie eu nous vous offrons
! (16) c’est en elle que
nous nous complaisons avec la délicieuse espérance
qu’un jour, par votre miséricorde, nous entrons
en participation de votre gloire et de votre bonheur éternel.
Ainsi soit-il |
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Références-du
texte |
(01)-
Joan, III.16. »Sic Deus dilexit mundum, ut Filium suum unigenitum
daret. »
(02)-
« Spoliatus ab indebitis et vulneratus in naturalitbus »
Parole célèbre du Vénérable Bède,
commentée par st Thomas, 1, 2e, q. 85, ant !.(03)-Saint
Jean Chrys. ( Cat, aurea « Homo jacebat destitutus salutis auxilio,
confossus vulneribus delictorumè ; cul nec sacerdos Aaron transiens
sacrificio potuit profuisse ; nec etiam ejsu frater Moyses levita
per legem potuit subvenire » »(04)-
Gen, III,15. » Inimiclias ponam inter te et Mulierem, et semen
tuum et semen illius : Ipsa conteret caput tuum. »(05)-
Gen, XVII, « Statuam pactunm meum inter me et te, et inter semen
tuum post te in generationibus suis, foedere sempiterno, ut sim Deus
tuus et seminis tui post te. » ET XXII(06)-
Isaïe, VII, 14, » Ecce Virgo concipiet et pariet Filium
» »(07)-
Isaïe, IX, 6, « Parvulus natus est nobis, et filius datus
est nobis…et vocabitur nomen ejus Admirabilis, Consiliarius,
Deus, Fortis, Pater futuri soeculi, Princeps pacis. »(08)-
Michée, V, 2 « Et tu, Bethleem, parvulus es in millibus
Juda : ex te mihi egredietur qui sit dominator in Isarel. et egressus
ejus ab initio, a diebus aeternitatis. »(09)-
Isaie, LIII. «Oblatus est quias ipse voulut…Vulneratus
et propter iniquitates nostras, attritus est propter scelera nostra…
Et livore ejus sanati summs… » etc. Isaïe, XI, 10.
« Ipsum gentes deprecabuntur, et erit speculchrum ejus glorisum…
» XII, 3, « Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris.,(10)-
Num., XXIV, 5. « Quam pulchra tabernacula, Jacob, et tentoria
tua, Israël ! » Isaïe, LX, ! «Surge, illuminare,
Jerusalem… Leva in circuitu oculos tuos, et vide : Omnes isti
congregati sunt, vulneratst tibi : filii tui de longe venient, et
filiae tuae de latere surgent »
(11)-Isaïe, XLIII, 4. Ego dilexi te, et dabo homines pro te,
et populos tuos pro animâ tuâ. »(12)
– Matth, XXVIII, 20. »Ecce ego vobiscum sum usque ad consummationem
saeculi. » Matth., XVI, 18. « Portae inferi non praevalebunt
adversus eam. »(13)-
Matth., XXI,22 « Omnia quaecumque petierilis in oraatione credentes,
accipietis. »(14)-
Matth. V. 10. « Beati, qui persecutionem patiuntur propter justitiam
: quoniam ipsorum est regnum coelorum. »(15)-
Jansénius et Tolet
(16)-
St François de Sales : Amour de Dieu, LV, ch.XII : «De
même qu’étant dans une chambre, nous ne recevons
pas la lumière selon la grandeur de la clarté du soleil,
mais selon la grandeur de la fenêtre ; de même les actions
humaines du Sauveur ne sont pas infinies, bien qu’elles soient
d’infinie valeur ; car encore qu’une personne infinie
les fasse, elle ne les fait pas toutefois selon l’étendue
de son infinité, mais selon la grandeur finie de son humanité…
Alors nous exclamons ; «Gloire au Père, et au Fils, et
au Saint-Esprit ! » Et afin que l’on sache que ce n’est
pas la gloire des louanges créées que nous souhaitons
à Dieu par cet élan, mais la gloire essentielle et éternelle
qu’il a en lui-même… nous ajoutons : « Ainsi
qu’il l’avait au commencement, et maintenant, et toujours,
et dans les siècles des siècles ! »
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Prières
«Le Stabat Mater Dolorosa» |
Le
peuple chrétien a toujours aimée à méditer
les souffrances de la très sainte Vierge. De tous les
martyrs, c’est le plus long, le plus douloureux, le plus
héroïquement saint, le plus magnifiquement fécond,
après celui de son divin Fils. Pour le célébrer,
dès le XVe siècle, on établie en divers
endroits, une fête qui fut appelée tantôt
Notre-Dame de Pitié, tantôt la Passion de Notre-Dame,
ou encore Notre-Dame de la Pâmoison. Enfin le 22 août
1727, le Pape Clément XIII l’inscrit solennellement
dans la Liturgie sous le nom de « Fête des septs
Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie. »
Voici le Stabat que l’Église nous y fait lire.
« Rien de plus touchant, dit Ozanam, ( Poètes franciscain,
p.169) que cette complainte si triste, dont les strophes monotones
tombent comme des larmes ; si douce, qu’on y reconnaît
bien une douleur toute divine et consolée par les anges
;si simple enfin dans son latin populaire, et que les femmes
et les enfants en comprennent la moitié par les mots
; l’autre moitié par le chant et par le cœur.
» cette séquence, attribuée est vraisemblablement
de Jacopone de Todi, mort en 1306 (1) et qui est l’auteur
du Stabat de la Crèche, « composé sur les
mêmes mesures et sur les mêmes rimes ; tellement
qu’on pourrait douter, dit Ozanam, lequel fut le premier
du chant de douleur ou du chant d’allégresse. (2)
Le
Stabat est enrichi d’une indulgence de 100 jours, chaque
fois (Bér. I, 197)
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| Stabat
mater dolorosa |
Debout,
la Mère des douleurs, |
Stabat
mater dolorosa
Juxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.
Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.
O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Unigeniti.
Quae moerebat et dolebat,
Pia Mater cum videbat
Nati poenas incliti.
Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?
Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?
Pro peccatis suae gentis
vidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.
Vidit suum dulcem natum
moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.
Eia Mater, fons amoris,
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.
Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.
Sancta mater, istud agas,
crucifixi fige plagas
cordi meo valide.
Tui nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
poenas mecum divide.
Fac me tecum pie flere,
crucifixo condolere,
donec ego vixero.
Iuxta crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.
Virgo virginum praeclara,
mihi iam non sis amara:
fac me tecum plangere.
Fac ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.
Fac me plagis vulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.
Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii
Christe, cum sit hinc exire,
da per matrem me venire
ad palmam victoriae.
Quando corpus morietur,
fac ut animae donetur
Paradisi gloria.
Amen! In sempiterna saecula. Amen. |
Debout,
la Mère des douleurs,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive le transperça.
Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !
Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.
Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?
Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?
Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.
Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.
Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.
Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.
Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.
Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de ses tourments.
Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du crucifié,
Tant que je vivrai !
Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.
Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.
Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.
Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du sang versé par ton Fils.
Je crains les flammes éternelles;
O Vierge, assure ma tutelle
A l'heure de la justice.
Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.
À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis. R.P.Clair s.j. |
| Stabat
Mater Speciosa |
Stabat
de la Crèche |
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Stabat Mater
speciosa
Juxta foenum gaudiosa
Dum iacebat parvulus
Cujus animam
gementem
Laetabundam et ferventem
Pertransivit iubilus
O quam laeta
et beata
Fuit illa immaculata
Mater Unigeniti!
Quae gaudebat
et ridebat,
Exultabat cum videbat
Nati partum inclyti
Quis est
qui non gauderet,
Christi Matrem si videret
In tanto solattio?
Quis non
posset collaetari,
Christi Matrem contemplari
Ludentem cum Filio?
Sancta Mater,
istud agas,
Crucifix fige plagas
Cordi meo valide.
Tui nati
vulnerati
Tam dignatipro me pati,
Poenas mecum divide.
Fac
me tecum pie flere,
Crucifio condolere,
Donec ego vixero
Juxta
crucem tecum stare,
Et me tibi sociare.
In planctu desidero
Virgo
virginum praeclara,
Mihi jam non sis amara:
Fac me tecum plangere
Fac,
utportem Christi mortem,
Passionis fac consortem,
Et plagas recolere.
Fac
me plagis vulnerari,
Fac me Cruce inbriari,
Et cruore Filli.
Flammis
ne urar succensus,
Per te, Virgo, sim defensus
In die judicii.
Christe,
cum site hinc exire'
daper matrem me venire
Ad palman victoriae.
Quando
corpus morietur,
Fac, ut animae donetur
Paradisi gloria
Auteur
R.P. clair.sj.
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Elle
était là debout, la Mère gracieuse,
Se penchant sur la paille, et contemplait joyeuse
Son doux Enfant qui reposait. Ineffable
spectacle ! Il enivrait son âme ;
D’un rayon de bonheur, comme d’un train de flamme,
L’allégresse la traversait.
Oh
! Combien fut heureuse et d’ivresse comblée,
Combien du tressaillir la Mère immaculée
Du Fils unique de son Dieu !
Quel
aimable sourire et quelle jouissance,
Quand il lui fut donnée de voir à sa naissance
Son Fils qu’on adore en tout lieu !
Des
plus joyeux élans quoi pourrais se défendre,
Si du Christ il voyait la Mère toute tendre
Dans ce suave passe-temps ?
Qui
ne partagerait sa touchante allégresse,
S’il la voyait avec l’enfant qu’elle caresse
Livrée à des jeux innocents ?
auteur .H.
Bels
Sainte Mère, Imprimez-en-moi,
Du crucifié ; les blessures,
stigmates du divin Roi !
Donnez-moi
par aux fruits amers
Des ses ineffables tortures
Et des maux pour moi soufferts.
Par amour avec vous pleurant,
Ah ! Puissé-je toute ma vie
Compatir au Dieu mourant !
Que
debout au pied de la croix,
A ma Mère qui me convie
J’unisse mon cœur, ma voix !
O Vierge, des vierges l’honneur,
Soyez-moi douce et favorable :
Donnez-moi votre douleur.
Plein
de la mort de Jésus-Christ
Que sur tous son corps adorable
Je lise l’amour écrit !
Des
épines, des clous percé,
Que je m’enivre à chaque plaie,
De son Sang pour moi versé !
Sauvez-moi
des feux éternels
Et du jugement qui m’effraie,
M’ouvrant vos bras maternels.
Jésus, ma course va finir…
Par votre Mère, à la victoire
Donnez-moi de parvenir.
Et
quand le corps ne sera plus,
Octroyez à l’âme la gloire,
Au Paradis des Élus.
Ainsi soit-il
Auteur
R.P. clair.sj.
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| Références-de
la prière |
| (1)
Issu de la noble famille des Benedetti, Jacopone fut d’abord fasciné
par les séductions enivrantes de la jeunesse, du plaisir et des
honneurs. Mais un jour, au milieu d’une fête brillante, sa
pieuse compagne tomba victime d’un accident mortel. En voulant la
secourir, il aperçut, sous ses riches vêtements, un rude
cilice ; au même instant la morte rendit le dernier soupir, cette
mort soudain, cette révélation de tants d’austérité
au sein de l’opulence, la certitude d’être le seul coupable
des péchés exposés sous ce cilice furent pour Jacopone
comme un coud de foudre. Dès lors, il rêva plus que souffrances
et d’humiliations ; peu après il alla frapper à la
porte du cloitre et en 1278, il fut admis chez les Frères Mineurs.
Ozanam
ajoute ; IL reçut un culte public et fut mis au nombre des bienheureux.
En 1596, on lui élevant dans l’Église saint-Fortunat
à Todi, un monument avec cette inscription : « Ce sont
les os du Bienheureux Jacopone de Beneditti, de Todi, Frère Mineur,
qui s’étant rendu insensé pour l’amour du
Christ, trompa la monde et ravit le ciel.» Tout en tolérant
ce culte l’Église ne l’a jamais officiellement ratifiée.
(2)
Voici les six premières strophes du « Stabat Mater dolorosa. |
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respectez mon travail |
Le
resto de mon fils François Christiaenssens
En
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