Louise Gosselin ex ermite
Expérience de la vie d'ermite
 

Celui qui, animé d’un grand désir se met en route pour un long voyage, doit remplir certaines conditions préalablement être en bonne condition physique, trouver de bons amis sur sa route et être prêt à fournir une somme importante de travail.Le chercheur de Dieu désireux d’explorer son Mystère pour connaître davantage l‘Amour, doit pouvoir se tenir debout, ce qui requiert une bonne ossature. Cette ossature pour moi, c’est JÉSUS CHRIST qui peut me rassembler me tenir ensemble et sur lequel je peux m’appuyer c’est mon pivot central.Avec Jésus Christ qui agit comme un aimant au cœur de ma vie, je veux m’orienter. Quatre pôles me sont offerts la Prière, la Solitude, le Soutien fraternel et le Travail. Cette manière d’aller à Dieu, je l’explique un peu dans les pages qui suivent, heureuse de me trouver ainsi «entourée d’une multitude de témoins» qui ont marché bien avant moi sur ce chemin de l’Amour

1- Jésus Christ, mon pivot central

Le Chercheur de Dieu part en voyage et pourtant cet ermite, ce priant vit en un lieu! J’aime bien François d’Assise quand , les bras largement déployés comme pour embrasser l’univers, il dit à ses frères devant le ciel bleu et le paysage verdoyant : «Voilà notre cloître» ; quand aussi, il explique que son frère le corps est la cellule où vit son âme l’ermite. Les deux vont ensemble n’importe où. Pour moi cet Ermite ce moteur, cette vivante, c’est JÉSUS CHRIST, mon pivot central. Ma vie, toute ma vie a besoin de cette colonne, vertébrale pour se ternir ensemble. Je peux aller n’importe où sans être désarticulée pour vu que j’y aille avec Jésus Christ, d’autres l’ont dit avant moi.

Partout où j’irai, cet Ermite habitera mon frères le corps, ma sœur l’enveloppe corporelle. C’est l’unique réalité à laquelle je ne peux ni ne veux renoncer. Avec Jésus Christ comme pivot central, je suis assurée d’une grande liberté de mouvement intérieur et extérieur pour explorer «la hauteur, la longueur, la largeur, la profondeur du Mystère de Dieu», tout en le laissant sonder mon cœur et le laisser celui-ci pénétrer le cœur du monde. Ce voyage donc, et cette sédentarité se vivent en mon lieu et place humain, car il s’agit d’un voyage intérieur, il n’est pas conditionné nécessairement par un lieu.

Un auteur un peu ancien déjà, disait à propos de Marie et de Joseph vivant à Nazareth : «Leur temps ?- C’est toujours l’heure d’animer Jésus Christ ! Et leur pays ? – C’est partout le lieu d’aimer Jésus Christ! » Jésus Christ est donc pour moi à la fois le centre de ma vie, le sens de ma recherche et le terme du voyage, il est en même temps le voyage et le lieu où je m’en vais puisqu’il est LE CHEMIN. Il tient en lui-même, en moi-même les deux bouts du chemin. «Je suis le chemin»… (JN 14,6), «Nul ne va au Père que par moi». (JN14, 6), «Qui me voit, voit le Père», (JN 14.9) Comme dit Jean Raguin, S.J., Jésus n’est pas seulement la route vers, mais « il est les deux » : Dieu- la –Route, Père et Fils dans un même Souffler. Cette vivante intime à laquelle, je crois, est le dynamisme sûr qui me guide et qui si souvent porte ma faiblesse prou me mener plus loin. Mon voyage est aussi long que de moi au Père et aussi près du terme que Jésus Christ est présent à ma vie, vivant en mon lieu, en son lieu cet instant éternel.


11. Quatre Pôles de vie

1. PrièreJe devais déjà avoir tout dit sur la place, et l’importance, et le mode de prière du chercheur de Dieu dans ce qui précède, et ceux qui ont touché le But__ comme aussi les tout-petits de la prière, qui y arrivent tout neufs et simple comme des colombes -pourraient me dire : «Tais-toi, c’est à l’Autre de parler !» Mais je n’ais pas touché le but, et maintenant je commence à parler. Je vais donc situer un peu ma prière.

Pour moi, la prière comporte deux dimensions : l’Intimité et l immensité.
a-l’Intimité

La prière m’est un besoin fondamental, vital comme rencontre intime avec Dieu. Rencontre qui me nourrit, qui me fait vivre. C’est l’aspect du repas, du repos dans la prière et dans la vie, du partage quotidien des joies et des soucis. Une rencontre d’époux à la recherche de «Connaissance» mutuelle qui est sans fin, dans une intimité toujours croissante et personnalisante, dans la mesure où Dieu le voudra et où je répondrai, comme en toute relation personnel, la prière est le lieu de mon courage et de ma persévérance à ç’en est même le lieu essentiel, sans quoi mon engagement actuel n’aurait aucun sens, quand on sait que ce lieu est Jésus-Christ-Trinité

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b- l immensité : Dieu- univers, Dieu–monde) Dieu- univers---

Le Dieu que je cherche dans la prière est aussi Le Dieu cosmique, immense, bouleversant et qui transcende le temps. Cette vue élargit nom âme etl’empêche de se replier sur elle. J’appartiens à plus grand que moi, mai vie s’inscrit dans ce grand dessein univers! De là surgit l’action de grâce et l’humilité en songeant que ce Dieu immense et mystérieux au Siècles et des siècles peut accepter une alliance avec lui.

b) Dieu- monde

Ma prière si elle est souvent solitaire, n’est pas isolée. Si je passe de bons moments seule à la petite chapelle des franciscains de La Grotte, à La chute je partage aussi leur prière communautaire : et chaque soir, leur Eucharistie ou leur vigile, entourée des amis qui aiment se joindre à eux. Tous ensemble nous prions sur la ville et sur le monde. Mais même quand je suis seule me sens inscrite dans la masse humaine vivante, et j’ai ma palace au coeur de cette humanité comme existence simple et laborieuse, mais aussi comme priante une aux priants du monde. «Je ne sais pas prier comme il faut», de cela je suis bien conscience, aussi j’essaie de me loger dans la prière du Christ, lui qui est louange et supplication, pardon et miséricorde, offrande désintéressé.

Solitude

J’ habite un petit logement au sous-sol de mes propriétaires à La Chute.

J ’y vis seule, soutenue par la spiritualité franciscaine mais ne faisant pas juridiquement partie d’une communauté religieuse. La solitude s’impose donc tout naturellement à moi. Je l’ai recherchée aussi, par ce que je  laissais indispensable à l’écoute profonde de la Parole de Dieu qui crée et qui envoie et je la trouve bonne. Mais je dois aussi m’y apprivoiser et parfois la défendre contre moi-même et contre ceux que j’aime aussi, Il y a des solitaires nés (qui ne sont pas nécessairement des chercheurs de Dieu), d’autres aiment la solitude mais doivent aussi s’habituer au désert qui épure, qui libère et qui devait mener le priant à la transparence où Dieu seul est perçu et connu, pour soi et pour les autres Solitude qui ramène tout àl’essentiel, cet Essentiel qui est l’UN. Le priant a des amis qui L’aiment et qu voudraient tant faire pour lui, et lui les aime aussi. L’amitié est une fleur délicate et précieuse qui exige un infini respect mutuel, et c’est une grâce que Dieu fait, à l’ermite tout particulièrement, de lui offrir un ou des amis qui comprennent et soutiennent ce qu’il vit. L’amitié de partage à ce niveau est très rare, mais sur notre chemin nous rencontrons toute une gamme d’amitiés possible, passagères ou d’environnement. Aussi le priant doit toujours savoir revenir à la solitude, par crainte de se laisser happer.

À cause de la prière, à cause de Jésus Christ. Tant que je ne serais pas parfaitement à l’aise dans toute la dimension du Christ, mon balancier de l’heure du temps continuera d’osciller entre mes amis, mes désires, ma famille et le seule à Seul si important. Et pourtant, ce va-et-vient demeure un facteur d’équilibre. Parfois, aux jours où je me retire, je ne suis pas toujours comprise, je fais de la peine et j’en éprouve. Par ailleurs, j’ai pu expérimenter que la prière solitaire et silencieuse, loin de me couper des gens tend plutôt à tisser entre nous des liens mystérieux, à créer de nouvelles relations et à approfondir parfois celles déjà existantes. Ma solitude d’ailleurs a toujours comporté un faisceau de relations amicales créées par les circonstances de lieux ou de rencontres spontanées

2- Soutien fraternel—Pain et Vin, Pain et Eau

J’aime exprimer en termes eucharistiques et familiers ces liens qui nous unissent et ce soutien fraternel de prière,d’échanges amicaux et d’entraide, solidaire pour les expressions «Pain et Vin-Pain et Eau».L’ Histoire de la manifestation de Dieu, parmi les hommes a toujours été ponctuée par des temps de repas, ceux de la famille, de la route, des haïtes, de l’ accueil de l’ étranger, des sacrifices et des fêtes du culte, Jésus Christ s’est promené sur les routes de la mer comme sur celles de la terre, comme en un lieu d’abondance et de rassasiement, comme autour de la table du monde, comme le pêcheur et se filets pleins à se rompre, comme le semeur qui prépare la moisson, qui la récolte, comme la femme qui travaille le levain, comme le champ où se mêlent le bon et le nuisible, comme les raisins de blé offerts à ses disciples à l’heure de la faim, ou du raisin fermenté qui coule généreusement à la noce, et Jésus, au jour de ses adieux et de son testament, nous a laissé le grain du bois redevenu grain de blé pour les filles et fils de l’Église, et son sang exprimé en vin d’Alliance offert è la ronde è ses apôtres comme signes de sa présence infaillible au mondeNotre vie peut ainsi devenir Eucharistie célébrée et : Eucharistie partagée.

Une action de grâces qu fait que nous aimons nous regrouper pour prier et louer Dieu alors que jésus Christ consacré pour le monde entre les mains du Père nous est offert comme le ferment vivant qui fait lever toute la pâte comme le grain sénevé qui grandit, fût-ce au milieu des mauvaises herbes, parce que son être intime est d’être Père et Esprit. Une action de grâces qui devient fête dans les rencontres, dans les pardons offerts et reçus, dans les chants et les rires autour de la table de la fraternité. C’est là le bienfait de la vie de famille de ceux pour qui Jésus est connu et recherché comme la perle du Royaume. C’est la présence élargie de Jésus Christ à la table du monde. Et à cette table tous se retrouvent. Personne ne peut oublier ceux qui y sont assis en humiliés maltraités, assoiffés et affamés, car la Justice du Royaume de Dieu pénètre jusqu’à ceux-là que nous voulons voir heureux et libres.

3-Travail : Gagne- pain- relation- monde, santé- équilibre, croissance.
a- gagne- pain – relation –monde.

Le priant solitaire d’autrefois tressait des joncs pour en fabriquer des corbeilles ou des chaises qu’il aillait vendre au marché. Ce travail fait aussi dans la prière oui permettait de se procurer le peu de choses nécessaires è sa subsistance. C’était aussi un facteur d ’Équilibre. IL rencontrait des gens sur sa route et au marché, gardant ainsi contact avec le monde pour lequel et dans le quel il priait. Même en souhaitant vivre très simplement, le priant d’aujourd’hui doit s’accommoder des logis disponibles dont le coût de locations et d’entretien est beaucoup plus élevé qu’autrefois. Cela exige qu’on aille se chercher un salaire pour répondre à ses obligations de vie. Mon engagement à la prière ne doit peser sur personne, mais la nécessité de pourvoir à mes besoins matériels ne doit pas non plus faire obstacles à ma recherche de Dieu. J’ai donc opté pour un travail à temps partiel. Celui que j’ai actuellement est dissocié de mon lieu d’habitation, car je nais pas suffisamment de ressources artisanales ou artistiques en moi qui me permettent de gagner suffisamment. Je souhaite d’ailleurs que mon travail me maintienne toujours au cœur du chemin commun et des problèmes concrets de la vie. Le priant solitaire a besoin de se trouver en contact avec d’autres personnes. Il est vite ainsi ramené à ses limites professionnelles, de tempérament, de relations, de communication, etc, ce qui le stimule à progresse.

Et ce contact avec l’extérieur, sous quelques formes que ce soit lui redonne sans cesse aussi le goût de la solitude.

b- santé- équilibre

Les longs moments de stations en prière doivent se compléter par des temps d’activités physique. Le travail manuel aide à faciliter nos échanges physiologiques. Il nous remet en contact avec les choses, les belles choses de notre vie, de notre environnement, de notre précieuse matière humaine. Dieu se rie de nos normes de santé, de nos conditions d’équilibre mais il nous demande aussi de demeure «beaux» humainement, de prendre soin de notre enveloppe corporelle, tout comme il nous dit d’aimer notre terre,de la fouiller jusqu’à l’atome et son ultime division. Je peux regrette de n’être pas spécialisée en toutes sciences, ni même en aucune, mais je peux du moins demeurer bien éveillé à la réalité du travail comme belle et bonne chose !

La- croissance

Il s’agit ici du travail intellectuel. La vie humaine est croissance sans fin. On l’entretient, c’est vital, par le dehors en la nourrissant, en la faisant respire, etc, mais tout autant du dedans par la réflexion, la lecture, l’acquisition de connaissances . J’avoue ici une lacune. Depuis les 6 années consacrés è la prière, j’ai surtout éprouvé le besoin de demeurer en présence de Dieu et j’ai encore peine à me persuader de prendre plus de temps pour lire. Aussi je ne suis pas brillante et ma science limitée n’éclabousse personne. Cela me préserve par contre des tentations du paraître, du faire valoir. Cela, autrement dit, me tient à ma place. Et Dieu trouvera le moyen d’en tirer quelque chose.Voilà donc les divers éléments qui composent pour l’instant ma forme de vie. C‘est quatre pôles, orientés vers Jésus Christ et dirigés par lui, mon pivot central, constituent mon fond de stabilité, si nécessaire à celui qui se consacre à la prière, les personnes et les lieux peuvent se mouvoir, se transformer selon les circonstances, et moi avec,mais je reste avec Jésus Christ, cette présence de mon Dieu.
111.

Chaque chose à sa place

En terminant ces lignes sur le travail, j’ajoute qu’il reste toujours subordonné à la prier, comme le j’ai dit plus haut. Il peut donc être appelé à se modifier ou à disparaître temporairement, si Dieu y appelle par ses signes, pour vivre par exemple, une étape plus strictement érémitique ce que je souhaite d’ailleurs et qu’ il m’ apparaît nécessaire. Quand l’heure en sera venue, je crois que je pourrai m’en remettre à Dieu de ce projet. Il y a une place dans l’Evangile pour ceux et celles qui se confient ainsi à Dieu. Alors l’univers entier leur est offert «A quoi bon, vous faire tant de soucies…, regardes les oiseux du ciel, votre Père céleste les nourrit. Regardez les lis des champs, Salomon n’a jamais été vêtu aussi bien ! » CHERCHEZ D’ ABORD LE ROYAUME DE DIEU ET SA JUSTICE, ET LE RESTE VOUS SERA DONNÉ PAR SURCROIT », L 12,22-31, Mt 6, 25-33).

Cette phrase se retrouve au cœur de la règle de Saint François pour les Ermitages, mais elle m’habite depuis très longtemps. Sans cesse au cours de ma vie, je m’y suis référé pour tenir, pour grandir,…et même pour diminuer, dans la perspective du Royaume. C’est l’évangile qui nous plonge dans l’univers des pauvres, des petits, des démunis parfois, affrontés à toutes sortes de nécessités, d’obscurités et parfois d’hostilités. C’est l’évangile aussi des éblouis, des émerveillés toujours et pour toujours, qui ont confiance à Dieu, qu s’en remettent à lui de tout. Ce qui n‘enlève nullement l’obligation de gagner dignement sa vie.!- La prière et le pécheurJe voudrais aussi dire un mot sur la prière, en son fond, pour m’encourager, et avec moi ceux et celles qui peuvent douter parfois de leur vocation à la prière et quelques forme de vie que ce soit.

Comme un arbre- comme un rocher- comme une goutte d'eau

Voilà la prière silencieuse, tenace, dénudée, solitaire et souvent isolée, en ce sens qu’elle n’est pas toujours comprise, qu’elle est même souvent décriée : «perdre de temps, loisir creux,,‘’ il y autant à faire !’ .. Paresse, marginalité » etc. La réalité est que la prière est une force terrible, puissante et pesant, et ceux-là le savent bien qui voudraient l’empêcher d’être là toute simplement, comme un arbre où l’on peut venir se rafraîchir dans l’ombre et les bonnes senteurs, comme ce rocher où l’on touche la sécurité parce que le Christ en est le fondement, comme l’eau qui pénètre goûte à goutte et ne compte pas le temps. Force pesante qui porte en elle-même sa densité, mais en même temps si légère, si fluide, si rapide, comme le vent, comme l’eau qui parcourent le monde en un rien de temps, comme la lumière et comme une onde, et vigoureuseaussi, et solide comme le Roc sur lequel elle s’appuie, elle pourtant si fragile en nos existences humaines. Une force tranquille et sage et pourtant si dérangeante, si encombrante, qui ne laisse à quiconque ne la côtoie aucun répit. Force vivante, et puissante, et dérangeante si dynamique, que l’arbre coupé reprendra vie, que le rocher enlevé, il restera le Roc, que le débit interrompu, il restera l’eau des couches profondes.C’est un peu de cela la prière, et c'est aussi un peu du priant devenant peu à peu prière à partir de son arbre sec, de son rocher froid et dur, de son eau rare. Force tranquille et lente, fragilité rayonnante dans le dénuement. Faiblesse et Force de Dieu ennous vies.

2- Et moi, pécheur

Prière et pécheur vont assez bien ensemble! Le plus fort de mon expérience est peut-être d’avoir eu la confiance, avec la grâce de Dieu, de m’engager dans la vie de prière alors que j’étais pécheresse et d'y persévérer par le même chemin. N’est-ce pas d’ailleurs le meilleur moyen de trouve Jésus Christ sur ma route lui qui est venu pour les malades et les pécheurs, pour ceux qui ont besoin d’un médecin! Je pense que le reste de mon existence continuera de se dérouler sous le signe de la faiblesse et de l’indigence, des avancées mais aussi des lâchetés signe vivant de la tendresse et Miséricorde de Dieu. Signe de sa Gratuité et de sa Fidélité sans faille et merveille de l’Amoursur le Monde.Dieu nous invite è ces audaces, à cette confiance. C’est son appel à l’Humanité entière : «VENEZ À MOI, VOUS QUI PLOYEZ SOUS LE FARDEAU DE VOS FAIBLESSES E VOS SOLAGERAIS ENCORE ET ENCORE»

Conclusion

Je n’ai rien créée, rien innové, je suis venue après d’autres, pèlerins comme moi. Sur les voies franciscaines de l’Évangile, moines et pécheurs, mais aussi vivants chercheurs de Dieu et veilleurs de l’Esprit. J’ai fait mon apprentissage de la prière ici, en côtoyant des franciscains chaque jour, en les regardant vivre et parler du Christ et de François, en priant avec eux, chez eux. Et j’ai été imprégnée de l’esprit franciscain comme par osmose, comme par le Christ, telle que j’ai peu décrire cette expérience de la prière dans les pages qui précèdent.

La fréquentation des franciscains de La Grotte, à Lachute, m’a permis de mieux pénétrer la spiritualité franciscaine de fraternité universelle, et de simplicité et de prière profonde, d’ amour des choses, d’accueil, des personnes dans le respect de ce qu’elles sont d’infinie patience et tolérance, de confiance inébranlable celle que seul le Christ peut non seulement offrir mais donner. C’est unhommage à la fraternité franciscaine que je rends ici, un hommage à la voie secrète de Dieu qui trace « des routes dans le désert », et qui peut faire crier les pierres de joie .

 
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