La dévotion Saint-Esprit-partie-3- P. A. Poisson, C.S.SP.
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Les Dons du Saint-Esprit et leurs explications
Chap. 11
Le Don de Science
1- L' Espérance et le Don de Science

2- À l'école de notre guide nous apprenons que la créature n'est rien
3- À l'école de notre guide nous sommes portés vers Dieu
4- La Béatitude des Larmes et le Don de Science
5- Un «Fruit » de l'Esprit : la Paix


Chap. 12

1- La Foi et le Don D'Intelligence
2- La Sainte Écriture
3- La Prédication de la parole de Dieu
4- La Liturgie,

5- L'’Oraison
6- La Béatitude de la Pureté
7- Un Fruit de l’Esprit : La Joie

Chap. 13 Le Don de Sagesse
1- Notions sur l’Amour de Dieu
2- Le Don de Sagesse et l’Oraison
3- La Béatitude des pacifiques
4- Un « Fruit » de l’Esprit : La Charité 
Partie 3 1- L’Esprit- Saint à pied d’ oeuvre
2- L’Esprit- Saint et la Purification de l’âme
3- L’Esprit- Saint et l’ornementation de l’âme
4- La réponse de Marie a l'action de l'Esprit
5- La fin d’une belle vie
Épilogue



Aujourd’hui L’Esprit- Saint et nous

 

Épilogue

1- Notre dévotion au Saint- Esprit
2- Avec la Sainte Vierge
3- Avec l'Église
4-Prière pour demander les Dons du Saint-Esprit

Chapitre 11
Le Don de Science
Nous vivons à l’Époque du savoir. Il est à la disposition de tous ; son domaine, au moins dans la sphère des connaissances terrestres, s’accroît avec une telle rapidité que nous en sommes émerveillés.

Mais le trésors que la science découvre ont été déposé dans la nature par la Sagesse de Dieu, pour que l’homme soit comblé des biens qui conviennent à sa vie, qu’il en reconnaisse l’auteur et Lui rendre grâce. Hélas ! l’apostrophe que saint Paul adressait aux philosophes de son temps (1), est toujours d’actualité : du spectacle de la nature, et de la jouissance de biens créées, bien souvent l’homme ne remonte pas jusqu’à Dieu.

S.S.piew XII disait en février 1941 : « Les hommes d’aujourd’hui, éblouis et fasciné en grande partie par l’éclatante splendeur du progrès matériel en tous les domaines, sont devenus aveugles et fermés à la Lumière. »

Constatation pénible, mais qui nous porte à chercher au mieux les moyens de nos en préserver.

Nous connaissons les preuves de raison pour l’existence et l’action divines : La Providence…, etc. Nous sommes invités à voir en tout la trace de Dieu, son action, sa grandeur, son immensité, sa toute-puissance, sa beauté…, etc.

Le Baptême nous a donné la Foi, qui est venue fortifier notre raison ; mais cette Foi n’est pas assez utilisée par une raison inférieur à sa tâche. En plus, le désordre moral engendre chez beaucoup la faiblesse d’esprit ; le cœur soumis aux passions désordonnées n’obéit point à la tête ; l’attraction du sensible annihile, ou presque, l’attrait de Dieu. Chacun pour son compte connaît des tentations, comme celles éprouvées par Jésus au désert. Pour résister comme Lui, ne devons-nous pas avoir l’aide particulière de l’Esprit -Saint ?

Références : 1- Saint Paul aux Romains, 1, 18 à 32

1- L' Espérance et le Don de Science

La tendance désordonnée de notre nature vers des biens immédiats qui nous masquent le Bien suprême, et nous détournent de lui, doit donc être combattue pour laisser place à l’action bienfaisant de Dieu.

Si le Don de Crainte nous a surtout mis en garde contre notre faiblesse, le Don de Science doit nous éclairer sur l’illusion de la fausse science qui arrête notre essor vers Dieu. La tendance aux biens immédiats doit être surveillé, réglée, pour que l’Espérance surnaturelle prenne toute sa force. Car notre corps entraîne notre âme dans cette attraction du sensible, si bien adaptée à notre nature déchue. C’est moins, au début, attrait raisonné qu’instinct de jouissance. Il arrive trop souvent que cette attirance du créé, accentué et déformée par le péché originel et nos multiples péchés actuels engendre une soif de possession difficilement contrôlable, et avec laquelle compose lamentablement notre raison.

En face de cette tendance que peut faire l’Espérance ? Vertu surnaturelle, infuse avec le baptême , elle nous fait attendre, avec confiance, de la bonté et de la fidélité de Dieu, le bonheur éternel et les moyens nécessaires pour l’obtenir. Elle voudrait donc diriger nos désirs vers l’invisible, vers l’insensible, vers le surnaturelle l’infinie, en payant son action sur une rectification de l’attrait du crée, et du passager.

Le Don de Science va renforcer cette vertu. D’une par, il démasque les erreurs de la tendance pécheresse en faisant la clarté sur le néant de la créature, sur l’instinct qu’exploite en nous la déduction du plaisir immédiat, sur l’apparence trompeuse de cet attrait qui ne satisfait un moment que pour nous laisser plus altérés et plus avides. D’autre part, la clarté du Divin de Science fera apprécier le bien de la Grâce qu’offre Dieu dès cette terre ; il en montrera la nécessité en fonction du but éternel de notre vie ; il en découvrir aussi l’appréciable facilité.

Voici comment le catéchisme de Marie nous présente ce Don : Le Don de Science est une connaissance des choses naturelles et des créatures, selon le rapport qu’elles ont à Dieu, et la manière donc nous devons en user pour sa gloire et notre sanctification. C’est en ce sens qu’il fait entendre saint Paul quand il dit que toutes choses tournent au bien de ceux qui aiment Dieu (2).

Référence : 2- Catéchisme, p. 75

2- À l'école de notre guide nous apprenons que la créature n'est rien
Faisons confiance à Marie de l’Incarnation, car ses épreuves et sa formation victorieuse par l‘Esprit-Saint l’ont rendue plus attentive que d’autres à l’immense incapacité que le péché originel a laissée dans notre âme et notre corps. Son complet détachement du créée donne plus de poids à ses conseils. Et si elle mesure pour nous la profondeur de la misère humaine, nous nous rappellerons que c’est de la hauteur où l’ont portée ses maladies, ses humiliations, et les croix de tout gendre. Son action a été victorieuse, sa vie a été merveilleuse, parce qu’elle a vu claire, et qu’elle a suivi la Lumière.

Marie est jeune fille, l’ Esprit-Saint agit sur elle pour la détacher du monde. Elle le constate ainsi : « l’Esprit de retraite que me donna Notre-Seigneur me faisait quitter la hantise (c’est-à-dire la fréquentation ) des personnes de mon âge qui traitaient de choses vaines (3).»

Quelques années se passent, elle est veuve ; l’enseignement divin continue : « je souffrais puissamment dans le monde que je voyait contraire à l’Esprit de mon Jésus, et mon esprit ne pouvait comprendre qu les maximes du Fils de Dieu fussent si peu suivies même de ceux qu’on appelait bons chrétiens. Cela me faisait porter un martyre (4).» Un jour , se trouvant dans une compagnie où l’on disait quelque chose d’un peu trop libre, elle se retira. Il lui semblait que son âme voulut se séparer de son corps, « ne pouvant plus demeurer sur la terre parmi tant d’immondices, qui lui étaient si horribles. » (5).

Le moment vient où elle va enter en religion ; elle semble en pleine lumière de l’Esprit : « Mon âme se voyait si élevée au dessus des créatures que tout ce qu’il y a de riche et d’éclatant dans le monde lui paraissait comme un petit point et une poussière méprisable (6).»

Cette évolution vers la grande liberté, Marie l’a vécue en touchant du doigt les misérables petitesses et l’opposition incessante de la nature humaine. « Une grande Lumière, c’écrit-elle, me fit voir le néant et l’impuissance des créatures pour s’élever d’elles-mêmes à Dieu, je vis ce néant de la créature si horrible et si certain que je ne pouvais comprendre son fond (7)! » « Tout ne me paraissait que boue et néant (8). » « Je me regardais toujours comme un objet vil, méprisable et indigne des miséricordes divines; expérimentant sans cesse mon impuissance et la dépendance où je devait être de cette bonté infinie sans le secours de laquelle je me voyais en pouvoir subsister un seul moment (9). » Même lorsqu’elle sera unie à son Époux par le Mariage spirituel, « elle gémira de se voir sujette à l’imperfection et d’être obligée de porter une nature si corruptible, encore que soit ce qui la fonde dans l’humilité » (10).

Références :

3- Témoignage, p. 5
4- Témoignage, p. 11
5-Témoignage, p. 116
6-Témoignage, p. 111
7- Témoignage, p. 41
8- Témoignage, p. 44
9- Témoignage, p.75
10- Témoignage, p.318

 3- À l'école de notre guide nous sommes portés vers Dieu
Le Don de Sciences s’unit au Don de Crainte pour former une mentalité forte de détachement, de liberté intérieur, d préparation à l’enseignement divin.

La réserve de nos forces pour la science spirituelle de plus en plus profonde en nous rendra pas inférieures à la tâche demandée ici-bas par Dieu, car ,nous affirme Marie, « si nous nous trouvons engagés dans les affaires temporelles, Celui qui dirige intérieurement nous met dans la pensée ce qui c’est à dire ou à faire » (11), « Plus on s’approche de Dieu, plus on voit clair dans les affaires temporelles, et ; à la faveur de ce flambeau, on les fait plus parfaitement (12).»

Il est bien révélateur ce passage des relatons de Marie : Je reconnaissais Dieu dans toutes les créatures et dans toutes les fins pour lesquelles Il les avait créées, mais spirituellement et par un rayon, épuré de la matière…J’avais une connaissance infuse de la nature de chaque chose; et mon âme se fondait en louange et ne actions de grâce (13) ! » Rien d’étonnant que Marie comprenne si bien le psaume Les cieux chantent la gloire de Dieu (14), et qu’elle nous en dise son admiration.

Références
11- Témoignage, p.320
12- Témoignage, p.298
13- Témoignage, p. 32
14- Ps. XLVIII,2

  4- La Béatitude des Larmes et le Don de Science

« Bienheureux ceux qui pleurent car ils seront consolés (15). »

Peut-être est-il bon d’avertir le lecteur qu’il n’est pas question ici du Don des larmes exceptionnel et extra-ordinaire. Nous restons dans les cadres de la vie spirituelle ordinaire, offerte à toutes les âmes généreuses. La Béatitude que nos citons est l’acte du Don de Science. Le fidèle éclairé de ce Don gémit et pleure par la force des rasions que nous avons déjà montrées en action : misère de la créature, impuissance de l’âme, résistance des hommes à l’action de Dieu…, etc.

La vaillante Marie qui a montré une si grande force d’âme au moment de sa séparation d’avec son fils, nous donne plusieurs fois le spectrale de cette surnaturelle tristesse. Elle se plaint à Notre-Seigneur de ce que « les personnes du monde s’entretiennent de choses frivoles et de tous oublient leur Dieu » (16 ). « Elle est dans un entier dégoût des créatures (17). » « Le fait de se voir sujette à l’imperfection la fait gémir (18). » « Sortant d’une compagnie mauvaise, elle fait des cris, de grands soupirs et des plaintes redoublées à Notre-Seigneur (19). »

Références :

15- Matthieu, v.4,
16- Témoignage, p.57
17- Témoignage, p. 266
18- Témoignage, p. 318

 5- Un «Fruit » de l'Esprit : la Paix
Nous aurions pu cueillir ce fruit dès le Don de Crainte, en nous basant sur cette belle pensée de Marie : « cette Crainte est une fermentation de Paix, Paix qui vient de l’acquiescement aux peines, souffrances et croix, qu’on reçoit comme des châtiments, d’un bon Père qui corrige amoureusement son enfant, lequel, ensuite de son châtiment, va se jeter dan son sein (20). »

Cueillons ici cette Paix, à la clarté du Don de Science, Nous voyons de notre Marie, dans sa vie entière, écarter victorieusement appréhensions et inquiétudes, pour se tenir clame et souriant dans les différents états, où il plait à Esprit de la conduire.

Clame et souriante, c’est la caractéristique du portrait de notre Vénérable : une âme de Paix.

Elle se plaint dan une lettre à son fils : « Les embarras des affaires, les distractions des créatures, les croix, et les peines, les maladies ne saurait oublier ce fond qui est la demeure de Dieu (21).»

Références :-19-Témoignage, p. 116-20-Témoignage, p. 273-21- Lettres , II, p.319 Voir aussi -Témoignage, p. 47-48

 Chapitre 12

Le Don d’Intelligence

Si beau et si puissant qu’apparaisse le Don de Science, l‘âme est heureuse d’enter dans un domaine nouveau et renforcer la connaissance de Dieu acquise des créatures, par celle, bien plus claire et plus tendue, reçue de Dieu Lui-même. C’est le domaine de la de la révélation dans lequel l’âme, assoiffée de Dieu, pourra assouvir son besoin de vérité infinie, toujours plus belle, plus profonde, aux horizon qui se reculent sans cesse.

Dieu nous a parlé Lui-Même. Ainsi début l’Épître aux Hébreux : « Bien des fois et de bien des manières Dieu avait parlé à nos pères par les prophètes. En ces temps qui sont les derniers, Il nous a parlé par son Fils, qu’IL a établie héritier de toutes choses et par qui Il a crée les mondes (1). »

«Et Dieu nous parle toujours par son Église. La tradition, transmise de génération en génération, les Écrits des docteurs, les Enseignement de la Hiérarchie apportent des éléments de vérité sur le Dieu réel, vivant et personnel. Un en trois Personnes, sur la Vie en nous, ici-bas et au ciel…, etc. »

Les premières page de ce modeste essai ont présenté quelques aperçus de cet enseignement divine. La trinité, l’ Homme-Dieu, l’Esprit Sanctificateur on tété envisagé au point de vue restreint qui est elle nôtre, suffisant d’ailleurs pour faire comprendre la richesse nouvelle proposée ici à nos âmes.

Références :-1-Saint Paul aux Hébreux., I, 1-3

1- La Foi et le Don D'Intelligence

La Vertu que viendra renfoncer le Don d’Intelligence st la Foi, C’est ici son domaine propre. Le Don de science concernait des notions initialement fournies par la raison. Tour ce que nous demanderont désormais à l’orgueilleuse et exigeante raison sera de reconnaître que rien n’y heurte sa soif de logique, bien que l’évidence lui échappe. Le domaine de la Foi transcende celui de la raison.

Comment celle-ci pourrait-elle supposer que le Dieu qui nous a crées, et que tous doivent reconnaître, est en trois Personnes ? que la seconde Personne de cette Trinité, le Verbe s’est fait Homme et est mort pour nous ? que la troisième Personne, l’Esprit Sanctificateur, est sans cesse à l’œuvre pour utiliser à notre profit les mérites infinies de l’unique et tout puissant sacrifice ?

La Foi est la Vertu surnaturelle qui nous dispose, avec l’aide de Dieu , à admettre fermement, comme vraie tout ce que Dieu a révélé, voici, en général, les obligations de l’homme : « De nécessité de moyen, quiconque est maître de sa raison est tenue de croire qu’il y a un Dieu, et que ce Dieu récompensera le bien et punira le mal. Ajoutons qu’il doit aussi croire que Dieu est Un en trois Personnes et qu’il s’est incarné pour nous… »

Les âmes fervents désirent donner à la Foi le plus possible d’ampleur, de profondeur, et de vitalité. C’est sur ce chemin que le Don d’Intelligence vient les aider, et, les trouvant de plus en plus souples, les entraîner.

« Le Don d’Entendement, de pénétration ou d’Intelligences est, d’après le catéchisme de Marie, une lumière surnaturelle qui nous découvre et nous fait pénétrer les vérités du ciel, les saints mystères, et quelque fois les écritures Saintes avec une merveilleuse facilité. De là vient qu’il y a des personnes simples qui ont des connaissances surnaturelles que Dieu ne donne pas aux plus savants docteurs qui ne recherche la vérité que par le travail de l’étude et par l’effort d’un esprit naturel (2). »

L’expérience de Marie vient renforcer l’enseignement de son lire. Elle nous dit alors : « Pour tout ce qui regarde les Saints Mystères de la Foi, l’âme les possède par une Science infuse de l’ Esprit-Saint qui la dirige, mais avec tant de certitude et si peu d’obscurité qu’elle peut dire : « O mon Dieu, je n’ai plus la foi ; il me semble qu vous avez tiré le rideau (3). »

Pour donner à l’Étude de notre modèle le plus de portée possible, nous toucherons successivement à différents matières de cette classe divine : La Sainte Écriture, l’enseignement de l’Église, la liturgie, l’oraison.

Références :-2- Catéchisme, p.74-3- Témoignage, p. 266

2- La Sainte Écriture
Marie a vécu de la Sainte Écriture. N’a-t-elle pas, à une époque, reçu d’un de ses directeurs, le conseil de ne lire autre chose ? Elle aime les Psaume, elle aime l’Évangile et tout ce qui a rapport au Sacré Verbe incarné et l’excellent Sermon sur la Montagne, et celui de la Cène , qui sont, nous dit-elle, « la force et le bastion des âmes à qui Dieu fait présent de son Esprit » (4). Son langage, par moments, était pétri de citations « en sorte qu’elle avait la réputation de ne parler que par sentences.. C’étaient des passages de l’Écritures Sainte qui, sans raison, étaient ajustés à ses réponses » (5).

On a rappelé au chapitre, du Don de Science l’enseignement que lui donna l’Esprit au sujet de psaume. Les cieux chantent la gloire de Dieu, un autre jour elle s’arrête dans sa prière devant le verset Si Dieu n’édifie pas la maison, et « soudain, dit-elle, me fut mis dans l’esprit une grande lumière qui m’en donna l’Intelligence » (6), elle précise dans son treizième état d’oraison : « Les lumières que j’avais de l’Écriture Sainte engendraient en moi une Foi si vive qu’il me semblait que j’eusse passé par les flammes pour ces vérités, car c’étaient des clartés qui portaient leur certitude et leur efficacité.. toutes ces vues m’étaient donnés sans aucune étude de ma part, mais à la façon que les éclairs précèdent le tonnerres (7). »

Références :

4- Témoignage, p. 292
5- Témoignage, p. 188
6- Témoignage, p. 41
7- Témoignage, p. 254- voir aussi p. 188-189

3- La Prédication de la parole de Dieu
À l’école de l’Esprit de Dieu, il ne peut être fait de distinction entre l’enseignement de la Sainte Écriture et celui de la Hiérarchie. L’Esprit, qui a inspiré l’Écriture, inspire aussi l’Église.

Marie de l’Incarnation ressemble comme une sœur à Marie de Béthanie assise aux pieds du Sauveur et buvant se paroles sur l’« Unique nécessaire », Écoutons-la : « Lorsque j’entendais la parole de Dieu, il me semblait que mon cœur était un vase dans lequel cette divine parole découlait comme une liqueur. C’est l’Esprit de Dieu, présent en cette divine parole, qui produisait cet effet dans mon âme… Dieu me donnait de grandes lumières dans cette assiduité d’entendre cette sainte parole, et mon cœur en était embrasé jour et nuit (8). »

Cette confidence se rapporte au début de la vie de piété de Marie. Que dire de la période où cet enseignement de l’Esprit fut adapté à sa seule âme par ses directeurs !


Références : 8- Témoignage, p.8-9

4- La Liturgie
L’organisation de la prière publique, le culte divin réglé, adapté aux diverse circonstances de la vie par l’Église, voilà encore un moyen qu’elle emploie l’Esprit de Dieu pour toucher et instruire les âmes.

Dès sa jeunesse, Marie de l’Incarnation fut mis à cette école, « Les cérémonies attiraient puissamment son esprit, capable de concevoir les signification, elle y voyait la sainteté et la majesté de l’Église. Et cela augmentait sa Foi et la liait à Notre-Seigneur d’une façon toute extraordinaire. Plus elle avançait en connaissances et plus elle avait de touches et d’amour pour ces saintes cérémonies (9).»

Entrée ensuite en religion, « elle est conquise par le offices ; et aux fêtes de l’Église, son âme se plaisait dans les mystères de la Rédemption, qu’elle retrouvait riches en Foi par les lumières que l’Esprit de leur communiquait sur chacune de leur circonstances » (10).

La formation de Marie dans l’adhérence et l’adhésion du Christ l’a singulièrement portée à profiter de cette école de la Liturgie. Elle jouit vraiment des mystères que chaque fête lui rappelle. A lire ses Relations, « elle nous fait revivre le Mystère de Jésus au Temple quand son propre enfant a fait une fugue ; et elle nous invite à partager le triomphe de la Vierge au jour de l’Assomption, alors qu’elle a une forte inspiration de recourir à cette divine Mère pour la gloire de son Divin Fils » (11).

Références :-9- Témoignage, p.10-10- Témoignage, p.269-11- Témoignage, p.248

5- L’Oraison
N’est-ce pas normal de nous arrêter un instant à la prière mentale ? Le Don de Sagesse nous la montrera dan tout son amoureux développement, mais le Don d’Intelligence y a sa place.

Savoir Dieu et les choses de Dieu, augmenter la pénétration de l’intelligence déjà disposée par la Foi, vivre intensément de cette connaissance, nous ne pouvons négliger de le signaler.

Notre Vénérable a nourri son esprit de l’oraison avant même, comme bien d’autres amis de Dieu, d’en avoir connu le nom. Ses contacts avec le Bien-Aimé l’ont enrichie au-delà de toute expression.

E si, pendant deux ans, livrée à son inexpérience, elle ne savait y faire, une fois dirigée elle se reprit bien vite.

Plus tard, une des formes de son apostolat auprès de se compagnes fut de initier, de les éclairer, et de les soutenir dans les relations directs avec l’Instructeur Divin.

6- La Béatitude de la Pureté
Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu (12), L’Acte du Don d’Intelligence est la Pureté du cœur : Pureté envisagée non seulement au point de vue Chasteté, mais en opposition à toutes les habitudes mauvaises. Nous rejoignons l’ascension d’âme que l’étude du Don de Crante a ébauchée : l’âme se libère, l’âme se vide de tout le créée. La pureté parfaite, c’est la pauvreté spirituelle ; rien ne s’oppose plus à ce que la Vie de Dieu pénètre l’âme.

Les cœurs purs verront Dieu. Il ne peut être vus dans être possédé! Il ne peut être possédé sans posséder Lui-même ! De cette splendeur, le ciel est l’expression complète, mais la terre peut et doit en connaître une certaine réalisation. Dieu est Vérité. Il attire notre Intelligence et en assouvit la soif par des connaissances déjà entrevue au Don de Piété. Nous restons dans la pénombre de la Foi, mais sur un plan qui donne d’un façon indicible tout savoir humaine.

Bienheureux les cœur purs ! C’est la seul condition posée. Point n’est besoin de livres et de longues études : de la Pureté, la plus grande pureté possible !

Mairie a cultivé la pureté jusqu’à Héroïsme. Le tribunal de la sainte Église l’a proclamé quand, en 1911, il lui a décerné le titre de Vénérable. L’abnégation a été sa règle habituel dans la voie des conseils évangéliques ; aussi son instruction par l’ Esprit-Saint a-t-elle été très poussée. Quel beau spectacle nous présentent les pages des Relations où nous voyons l’Époux divin instruisant son épouse. Elle le reconnaît elle-même dans sa méditation : « Vous êtes mon Maître, car c’est Vous qui instruisez mon esprit et le remplissez de vos lumières (13). »

Références :-12- Matthieu, v. 8-13- Retraite de 1836, 6e jour.

7-Un Fruit de l’Esprit : La Joie
Quelle Joie ? La Joie profonde ressentie par l’âme qui vit sa Foi. C’est l’enseignement se saint Thomas : « Au Don d’Intelligence répond comme fruit propre, la Foi, c’est-à-dire la certitude de Foi ; mais, comme fruit extrême, à l’Intelligence répond la Joie, qui se rattache à la volonté (14 ).»

C’est ce qui ressort des expressions enthousiastes de notre Vénérable, et très tôt dans sa vie mystique, puisque voici deux citations des premières pages du Témoignage : « Je n’ai pas la foi, ô mon grand Dieu, puisque Vous me montrez vos biens et la vérité que Vous êtes…. En une manière que me fait tout voir… (15).»

« Mon Dieu, je pense que je n’ai plus la foi, je connais au-delà de tout ce qu’elle m’enseigne (16) !».


Références :
14- Saint Thomas , Iia, Iiae, q 8, art, 8. -15 - Témoignage, p, 19-16- Témoignage, p, 49

Chapitre 13
Le Don de Sagesse
Le Don d’Intelligence, avec sa Béatitude de la Pureté, nous a montré l’âme soumise aux rayons pénétrantes de la vérité divine. La pénétration en est d’autant plus profonde et plus prolongée que la Pureté est plus compète, la pauvreté spirituelle plus absolue, l’âme détachée de tout, morte à elle-même.

Avec le Don de Sagesse, l’âme nous apparaît, non seulement absorbant cette vérité divine, mais en vivant dans la perfection d’une Foi qui permet à l’amour de prendre toute sa Force. Pour s’entendre normalement d’un état supérieur, une page de Marie de l’Incarnation n’en semble pas moins jeter son éclat sur la transition du Don d’Intelligence au Don de Sagesse, dans une vie surnaturelle plus comme que la sienne.

« Je distingue ce qui est purement Lumière, ou Lumière et Amour tout ensemble, de ce qui est purement Amour : à savoir, de cet Amour qui, par un trait de Dieu, tout à coup ravit l’âme, les lumières qui sont pour informer l’âme et l’établir dans les vérités divines sont tellement accomplies dans le sujet et la matière proposée, que l’âme, étant contente, ne peut vouloir davantage, ni la curiosité trouver place en elle. Ce que j’appelle « purement Amour », c’est lorsque Dieu, tout d’un coup Se laisse posséder à l’âme dans une communication très intime : elle ne souhaite que jouir ; et ce lui est assez de savoir, par une science expérimentale d’Amour, qu’IL est en elle et avec elle, et qu’IL est Dieu (1) .»

Croire pour aimer ! Nous passons à cette ineffable Charité, vertu parfaite, couronnement de toutes les autres, et à qui tous les Dons servent de piédestal.

Référence : 1- Témoignage p. 67

1- Notions sur l’Amour de Dieu
L’Amour, considéré en général, est le mouvement intérieur qui nous porte vers l’objet de notre affection. Cet objet sera, selon les cas, ou charnel, ou sensuel, ou sensible, ou spirituel. C’est cet amour dans ses trois premières formes qu nous avons dénoncé en constatant le besoin des Dons de Crainte et de Science. L’attrait existait, puissant, tyrannique, vers bien crée, qu’une connaissance incomplète avait laissé au premier la plan de l’âme. La connaissance était erronée, désordonnée, mais le contact établie par elle s’était révélé producteur d’une jouissance, éveilleur d’un amour, où momentanément toute la force de l’être se concentrait, le corps entraînant l’âme.

Réveillée par la Foi, ordonnée par l’Espérance vers le bien suprême, l’âme se trouve en f ace de Dieu. A la Charité d’agir.

La Charité est la vertu surnaturelle, par laquelle nous aimons Dieu comme notre Bien suprême. La théologie morale nos dira qu’il faut faire des actes de Charité, que c’est souvent de nécessité de précepte, que ce peut être de nécessité de moyen pur la Justification. Comme pour les autres Vertus, écartons les fautes possibles, établissons-nous sur le plan d’une Vie fervente. Marquons comment nous pouvons et devons aimer Dieu.

La leçon de l’Évangile, leçon primordiale, c’est que Dieu seul compte, et que l’homme tout entier doit tendre vers Lui : « vous aimera le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces… (2). » Pour remplir ce devoir, l’âme doit se dégager de tout ce qui le contrecarre : il lui faut tout transformer en Amour.

Comment réaliser ce programme surhumain ? La Vertu où nous avons montré la raison assistée de la grâce sera-t-elle capable de gravir cette montagne d’Amour ? Les difficultés de l’entreprise son extrêmes : la nécessité des Dons s’impose. Et c’est dans le sens même de cette Charité que va s’exercer le Don de Sagesse, qui réalisera le contact réclamé par l’Amour.

Ouvrons une dernière fois le catéchisme de Marie. « Le don de Sagesse est une connaissance lumineuse et savoureuse tout ensemble des choses de Dieu, qui nous en donne le goût et nous y fait trouver du plaisir. Ce Don est le caractère des prédestinés, parce qu’il dispose tellement le cœur, qu’il prend plus de goût et de plaisir dans les vérités divines et dans le plus petite degré de Grâces et de Vertu, que dans toutes les créatures.(3).»

Références :-2- Matthieu, XXII, 37-3- Catéchisme, p. 74

2- Le Don de Sagesse et l’Oraison
Goûter Dieu, ce sera l’occupation ineffable du ciel, où l’âme, dans la Lumière de Gloire, participera à la Vie trinitaire. Ce doit être aussi, à la Lumière tamisée de la Foi, la jouissance de plus de plus profonde des âmes saintes durant le séjour terrestre.

L’école d’Amour où notre âme se nourrit des vérités divines et prend l’habitude de se donner à Dieu, de n’être en contact qu’avec Lui, c’est l’oraison. Le peu que nous en avons dit dans les pages consacrées du Don d’Intelligence nous a montré l’âme éclairée par la Foi, mais cette Science de Dieu ne peut rester théorique, elle doit être une Science d‘Amour, une Science de Vie.

Si, dans les débuts, à cause de l’emprise de la vie sensible, le travail du raisonnement est pour beaucoup obligatoire, afin de fixer l’attention sur une vérité surnaturelle et d’établie un contact passage avec Dieu, peu à peu, l’Esprit facilitant le travail, l’âme reproduit plus souvent ce contact et le prolonge. La méditation devient affection ; l’affection elle-même se simplifie de plus en plus.

Méditation et affection sont des étapes pour lesquelles sera bien utile le don de Sagesse ; combien plus dans la haute contemplation à laquelle le Bon Dieu invite ses amis ! Et c’est dans cette contemplation que se passe la plus grande partie de la vie de notre Vénérable, on la sent passive, « agie » par l’Esprit. Elle affirme que son cœur parle sans cesse à Dieu, « poussé qu’elle est par une puissance qui lui est supérieur » (4).

Et Marie est de conduite par son Guide mystérieux vers l’Union Transformante, l’Union d’Amour parfait. Elle appuie sa montée sur ses heures d’oraison où l’intimité s’exprime à l’aise; elle va vit au milieu d’œuvres qui amplifient encore cette union : le même état d’oraison remplit le temps de solitude intime, anime les œuvres, et se nourrit des deux.

Son expérience est si complète et si enrichissante qu’elle peut l’exprimer ainsi à son fils : « En cet état d’union et de commerce avec Dieu dans la suprême partie de l’âme, on ne perd point sa sainte présence, ni le divin commerce avec Lui ; mais il faut faire cette distinction qu’il y a deux manières de s’entretenir et de jouir. L’une est que, quand on est dans un plein repos, l’union actuelle reste le plus libre- non, qu’elle ne le soit toujours, puisque c’est le Saint-Esprit, principe de la vraie liberté, qui en est l’Auteur au lieu que dans les affaires extérieures, une partie de l’âme est occupée au dehors. La différence de ces deux sortes d’union et d’entretien avec Dieu et que, quand on est actuellement occupé au dehors, l’union est d’une simple regard vers son divin objet, et on ne Lui parle que par petits moments…, mais quand l’âme est en plein repos, alors elle traite avec Dieu, comme un ami fait avec son ami (5). »

Bien des passages des Relations et des Lettes décrivent cette jouissance de goûter Dieu, citons-en encore un : « Tout cela se fait passivement, tantôt par une tendances vers l’objet aimé, puis par des gémissements qui mettre l’âme en langueur ; tantôt par une suspension qui la fait agoniser, puis par des transports qui lui font oublier le respect de la Majesté ; ensuite par un martyre d’Amour très pénible, et pourtant très aimable ; après cela, par une privauté toute suave et toute douce, et enfin, par un attrait qui l’oblige à un retour conforme aux attaque de l’Époux. Mais qui pourrait dénombre toutes les jeux sacrés et les saints inventions du Divin Amour (6)? »

Références :-
4- Témoignage, p. 17-5- Lettes, II, p. 256-6- Témoignage, p. 306

3- La Béatitude des pacifiques
« Bienheureux les artisans de la Paix, car ils seront appelés « fils de Dieu » (7).

L’acte du Don de Sagesse, c’est la Pacification. Et il n’est pas exagéré de donner à ce mot toute son extension :Pacification de l’intelligence et de la volonté, Pacification du cœur et des sens, Pacification de la personne et de la société. L’âme affermie dans son union à Dieu rayonne, la paix, et elle rayonne puissamment.

Le Don de Sagesse complète celui d’Intelligence, et l’esprit est en Paix, : attaché par l’amour à un certain aspect de la Vérité divine, il n’a pas de fiévreuse curiosité. Le Don de Sagesse complète des Dons de Force et de Conseil et la volonté est en Paix : elle s’est donnée dans l’amour, elle s’est muée en acceptation. Le Don de Sagesse complète le Don de Piété et le cœur est en Paix, il possède son Bien –Aimé, l’amour tend à l’union. Le Don de Sagesse complète des Dons de Science et de Crainte de Dieu et les sens sont en Paix, : simple instruments d’une Vie qui désormais les dépasse et les entraîne vers le bonheur.

Cette tranquillité de l‘ordre qu’elle goûte dans la passivité devant Dieu, consciemment ou inconsciemment l’âme sainte la fait ou la laisse déborder sur les autres. C’est la douceur, c’est la maîtrise de soi, c’est l’exemple et le conseil adaptés, cesse l’influence de Dieu traversant l’âme…

De la pacifique Marie, une compagne a tracé ce portait : « Elle était douce, affable, , respectueuse, obligeante, prompt à servir, aisée à contenter ; elle avait des peines non pareilles à donner le moindre refus à la faire le moindre confusion (8). »

Références :7- Matthieu, v.9 - 8- Témoignage, p. 332

4- Un « Fruit » de l’Esprit : La Charité
Le meilleur des « Fruits » est la Charité, Les autres n’en sont que des aspects ou des fragments. Nous l’avons présentée, cette charité, comme la Reine que servent Vertus et Dons, Chantons-la avec Marie enrichie du Don de Sagesse.

« J’étais dans ce grand abîme de feu, dans ce Dieu-Charité ; et je n’y voyais ni fond ni limite… Je sentais mon âme se lier de plus en plus à ce Dieu-Charité ; et a force et la douceur se rencontraient dans ce redoublement d’union … Je Le caressais à mon aise. Il donnait tant d’accès à mon âme qu’elle Lui disait, avec une humble hardiesse, tout ce que l’amour pouvait lui suggérer… comme je goûtais ce bonheur, j’entendis intérieurement, par parole distincte, ce passage de saint Paul : « Caritas numquam excidit », La Charité ne succombe jamais (9).

Toute transporté d’Amour, je pressais ce grand Dieu de me faire la faveur de Lui être inviolablement unie… (10). »

Références; - 9- Saint Paul aux Cor. XIII, - 10- Renaudin, Méditations, passim.

Partie 3

Coup d’œil d’ensemble sur les relations entre le Saint –Esprit et Maire de l’Incarnation.
Toutes les citations de cette partie étant extraites du volume.

Le témoignage de Marie de l’Incarnation, nous marquons simplement le numéro de la page entre parenthèse, à la fin de chaque citation.
J
usqu’ici, réalisant le titre d livre, nos avons illustré les divers aspect de la dévotion au Saint-Esprit par les dires et les faits de notre Vénérable.Il nous semble que ce travail manquerait de fini sans une synthèse, si brève soit-elle, de cette vie si fortement marquée par l’Esprit. C’est ce que nos allons essayer de faire.

1-L’Esprit- Saint à pied d’ oeuvre
Il st tout d’abord intéressant de noter que cette action de l’Esprit laisse franchement dans l’ombre celle de l’Ange Gardien, à laquelle, avec raison, nous pourrons penser. La vie de Marie de L’Incarnation ne ressemble pas à celle d’une sainte Françoise Romaine sans cesse en rapport avec son Ange. Les méthodes divines sont diverses.

Marie s’en explique dans un passage sur les hiérarchies angéliques : « Il me fit montré qu’encore que la Divinité ait mis de la subordination dans les Anges pour recevoir l’illumination les uns des autres…, néanmoins, lorsqu’il lui plaisait, elle les illuminait elle-même selon se desseins ; ce qu’elle faisait aussi à quelques âmes choisies en ce monde ; et, quoique je ne sois que boue et fange, mon âme avait le vue et comme la certitude qu’elle était de ce nombre » ( 63).

Quand à en comprendre la réalisation, rien ne vaut la comparaison avec les rapports
qu’entretiennent Marie et le Verbe Incarné. Pour celui-ci, il y a pour ainsi dire présentation de l’extérieur, comme entre deux personnes humaines, Jésus est devant elle, qui lui dit : « Voulez-vous être à moi ? » ( p.1). Au contraire, la mystérieuse Personne de l’ Esprit-Saint fait sentir sa présence immédiatement dans l’intérieur. Dès sa jeunesse, Marie se rendait compte que « l’Esprit de Dieu» l’occupait intérieurement par une force et efficacité secrètes » (p 3).

Et elle expliquait un jour en vraie théologienne qui rend compte d’une oraison sur les paroles de Jésus : « Je suis la Vigne… » ce passage dit-elle , me signifiai l’importance qu’il y a d’être uni à notre Divine Vigne, le Sur adorable Verbe Incarné, pour n’avoir de vie que par sa sève qui est son Divin Esprit » ( p. 272 ).

L’Esprit -Saint est devenu la sève de la vie intérieure de Marie. De là ces expressions semés un peu partout :« Mon esprit était sans cesse lié à cet Esprit » ( P 253). « Je sentais l’Esprit de Dieu s’insinuer en moi» ( 38)…, et. « Je me sentais portée par un autre Esprit que le mien…» (p.37 ).

IL n’y a pas de doute : le Verbe Incarné l’a confié spécialement à l’ Esprit-Saint pour la rendre de plus en plus digne de lui, en la purifiant et en l’ornant.

  2-L’Esprit- Saint et la Purification de l’âme
Et c’est tout de suite que l’ouvrier divin s’attelle à sa tâche. IL d’agit d’abord de donner à Marie une grande délicatesse de conscience en la faisant profiter au mieux du sacrement de Pénitence. « Dans les touches que l’Esprit de Dieu me donnait… qu’il n’y avait rien de petit à ses yeux au regard de l’imperfection et des petits péchés… cela me faisait lui demander pardon de bon cœur, et avec douleur » (p7). « Il me pressait que je me confessasse de toutes mes enfances » ( p. 11)

C’était le travail du Don de Crainte.

Ce travail fut accompli surtout par ce qu’elle appelle « sa conversion ». Mais l’ Esprit-Saint se servira encore de toutes les circonstances qui se présenteront pour opérer le détachement nécessaire de son âme, des créatures et d’elle-même.

Ainsi, il lui inspire toutes sortes d’exercices ( de mortification ) : et cette inspiration est si forte que son confesseur, averti, les permet. « Il me faillait aller, dit-elle, où l’inspiration me portait, autrement je n’eusse pu vivre » (p.34). Elle est « entre les mains de l’Esprit comme le fer entre les mains de forgeron, qui le met au feu, le bat sur l’enclume, et lui fait faire autant de retours qu’il est nécessaire à son dessein ( 35 ).

C’est par dix années dans le monde, de 1621 à 1631, que l’ Esprit-Saint la détachera du monde, dans un dévouement héroïque où l’oublie de soi et l’humilité, la charité miséricordieuse et le zèle le plus pour se donneront la main, tandis que la pratique des conseils évangéliques s’imposera à elle dans le vœu de chasteté en 1621, et ceux de pauvreté et d’obéissance en 1624.

Les pages consacrées au Don de Force ont relaté la souffrance de la mère dans la séparation définitive de son fils. Singulière épreuve !

Le travail de l’Esprit va s’accentuer encore, s’approfondir dans l’âme de la Religieuse, par des aridités et des tentations. « C’étaient des tentations de blasphème, de déshonnêteté, d’orgueil…, Une insensibilité et une stupidité aux choses spirituelles, un contresens et mon imagination contre l’agir de mon prochain… »

« Je souffrais et jour et nuit, et je ne croyais pas qu’il y eût plus de faveur de Dieu pour moi» ( p. 152-154).

Comme les voies de Dieu son mystérieuses ! Sa servante dut passer par des souffrances intimes de désespoir. Elle en venait à ne plus pouvoir s’appuyer sur ses supérieurs. L ‘Esprit-Saint lui disait : « Cherche encore à t’avilir et t’anéantire au fond où tu ne pourrais atteindre ; sois plongée dan l’oublie de toutes les créatures » (p. 167)

Virement aussi et ce lui faut plus sensible que toute le reste des pensées contre Dieu : « Je me mettais dans la pensée que c’était une folie de croire qu’il y eut un Dieu, et que tout ce qu’on disait de Lui étai des chimères » ( p.171 ).

On pensera peut-être que tout cela était préparation pour son apostolat au Canada et que dans les trente-trois ans de mission, elle n’eut qu’à en récolter les fruits et les transformer, sans plus de compensation douloureuse. Ce sera ne pas comprendre l’Amour miséricordieux du Sauveur pour une âme privilégie et de son désir de la voir avancer sans cesse sur la voie illimitée du Don de Soi.

La réponse, c’est ce passage du onzième état d’oraison : « J’eus une vue de ce qui devait m’arriver en Canada… Je vis des croix sans fins, abandon intérieur de a part de Dieu en u point très crucifiant » ( 208 ). «… il y avait un bâtiment, construit, au lieu de pierre, de personne crucifiés » ( p. 209). Voilà ses trent-trois années de Canada , avec les oppositions des hommes et les expériences difficiles des œuvres, et les découragement de ceux et celles qui eussent dû l’aider … etc.

 3-L’Esprit- Saint et l’ornementation de l’âme

Il est plus facile de parler des souffrances des Saints que de leur transformation en Dieu par l’influx de plus en plus puissant de la Vie qu’apporte l ’Esprit-Saint. Cependant, par une permission divine, Marie s’est décrite dans ses différents états, et elle nous avertie elle-même que sa plume est guidé par l’Esprit. Ce que beaucoup de Saint ont caché, l’obéissance le lui a fait révéler.

Il viendra peut-être à l’esprit de certains lecteurs que le deux Personnes Divines susceptibles de mission, Jésus et l’Esprit , se sont partagé le travail, ce dernier préparent plutôt l’âme que Jésus va orner. Il faut cependant garder le même point de vue : L’ Esprit-Saint est dans l’âme ; même si, de l’extérieur pourrait ont dire, Jésus intervient.

Au moment de sa conversion, Marie a vingt-ans, « je me vis, dit-elle, toute plongée en du sang, et mon esprit fut convaincu que ce sang était le sang du Fils de Dieu…» (13). « Mon cœur se sentit ravi à soi-même et chanté en l’Amour de celui qui lui avait fait cette insigne miséricorde » ( p. 14) l’Amour l’attire. « Toutes les puissances de (son) âme ne voulaient et ne souhaitaient rien que d’être dans Jésus, par l’Esprit de Jésus » (p. 24)

La voici favorisé du Don d’oraison et de la grâce de la sainte présence de Jésus. Un jour Notre-Seigneur lui dit : « Je t’épousera dans la Foi, je t’épousera pour jamais » ( 37). Cette promesse modifie ses dispositions. « Au lieu qu’auparavant je sentais l’Esprit de Dieu avec tant de douceur s’insinuer en moi, ce n’était plus ainsi,, je me sentais tirée puissamment » ( 38).

En a environ vingt-cinq ans, lorsqu’elle expérimente la nouvelle familiarité du Sauveur, « qui, dit-elle, s’empara de mon cœur et l’enchâssa dans le sein » ( p. 54).

Elle en a vingt-sept lors de son Mariage mystique avec le Verbe Éternel, « extase amoureuse en la vue et l’amour de la Seconde personne divine » (p.90). « Le Saint-Esprit qui la possédait… la ravissait à soi et par sa divine motion lui donnait une activité amoureuse qui lui faisait chanter ses amours » (93).

C’est une réalisation du Don de la Sagesse.

Entre temps, l’intelligence de Marie s’enrichit de connaissances indicibles sur la Vie trinitaire et le Mystère de L’Incarnation ; sa vie affective, sublimé par le Don de Piété, la met en relation intime avec la T, Sainte Vierge, et Saint Joseph n’est les Hiérarchies angéliques.

Maire a de vingt-huit à vingt-neufs ans. « Enfin, écrit-elle, Notre-Seigneur m’ôta tous mes grands transports et, depuis ce temps-là, mon âme est demeurer dans son centre qui est Dieu,… elle est comme au ciel dans lequel elle jouit de Dieu, et il lui serait impossible d’exprimer ce qui se passe… » ( 110). État stable d’union et de paix profonde, repose d’adhérence ( et d’adhésion ) aux douces impressions de l’Esprit du Sacré Verbe Incarné ( P.137).

Les années vont se suivre amenant des situations extérieurs variable ; mais à l’intérieur l’union devient de plus en plus intime : « Je demeurai sans pouvoir faire aucun acte particulier, sinon pâtir cette application amoureuse « (p. 181 )

Écoutons-la décrire le bienfait de cet état : « il ne se trouve plus là d’inquiétudes, plus d’efforts, plus de désirs, mais une Paix profonde qui, par expérience, est inaltérable : non que l’on devienne impeccable, car ce serait une illusion de le présumer, mais l’on jouit de la liberté des enfants de Dieu ave une douceur et une tranquillité ineffable » ( .319).

4-La réponse de Marie a l'action de l'Esprit
Cette réponse, elle transparaît en filigrane dans l’évolution marquée par les pages précédents ; la fidélité de Marie était nécessaire, Dieu respecte la liberté humane. Il est cependant utile au lecteur de centrer son attention sur cette réponse.

Ceci nos reports à la mentalité décrite au Don de Conseil ; renvoyons-là brièvement dans ses deux formes : obéissance aveugle au directeur, abandon à l’Esprit .

A) Obéissance au directeur .

Deux conseils sortis de la plume de notre Vénérable prouveront suffisamment de sa conduite .

« Lorsque Dieu appelle ( une âme ) à ce genre de vie r intérieur, la correspondance est absolument requise, avec l’abandon de tout soi-même, à la Divine Providence, supposer encore la conduite d’un directeur, dont elle dit suivre les ordres à l’aveugle, pourvue que ce soit un homme de bien…J’ai voulu quelquefois inculquer ce point à des novices…, et aussi à des personnes séculières, ne voyant rien que les pût disposer davantage à de grandes grâces, et, enfin les faire avancer dans les voies de Dieu » ( p. 30).

Après bien des expériences, à propos de la curiosité si néfaste aux âmes qui ont tendance à devancer l’Esprit, Maire reprend sa pensée : « Si j’étais capable de donner conseil aux âmes que Dieu appelle à la contemplation, ce serait de rendre un compte fidèle au directeur de leur conscience de tout ce qui s’y passe car la candeur épouse la curiosité et l’unit à Dieu qui ne veut que des âmes qui Lui ressemble pour leur faire porter ses saintes impressions ….» ( p. 138).

B) Abandon à l’Esprit.

S’appuyant sur une obéissance totale et aveugle à ses directeurs, Marie s’est abandonnée à Esprit.

Toute sa vie est là, ainsi que la résume cette petite phrase : « Il ne se passe pas un moment à autre chose qu’à me laisser conduire par l’Esprit ( du Verbe Incarné), et à suivre sa pente ou à pâtir son opération….( 279).

« Suivre sa pente », c’est l’action de l’âme fidèle dont la Vertu utilise la Grâce ; « pâtir son opération», c’est la passivité de la mystique. Dans l’un et l’autre cas, la fidèle Marie a fait tant d’expériences qu’elle peut parler, à la manière de sainte Thérèse, en maîtresses de spiritualité : « Les âmes qui se donnent tout de bon à Dieu par la vie intérieur, doivent se laisser conduire par un abandon totale d’elles-mêmes à ce souverain Esprit qui seul fait des Saints, selon sa très adorable Volonté » ( p.299).

Rappelons-nous, dans l’exposé du Don de Crainte, la page (trop résumée ) de la merveilleuse ascension de notre Vénérable.

Pour maintenir sa fidélité à son divin Épouse, elle s’est « attachées au conducteur divin par le vœu du plus parfait » ( 283)

Le résultat en a été « un état de victime » continuel, qui en diverse manières me va consommant par son Esprit-Saint » (p. 263 ).

État d’abandon , était de victime ! « Le plus intime de mon expérience, conclut-elle, n’a pas été en ma puissance, … Plus on vieillit, plus on est incapable d’en écrire, par ce que la Vie spirituelle simplifie l’âme dans un Amour consommatif, en sorte qu’on ne trouve plus de termes pour en parler …» ( p.277)

5-La fin d’une belle vie
Même dans l’appréciation des hommes qui jugent plus en hommes qu’en chrétiens, ce fut une belle Vie, une Vie de magnanimité et de puissance, une Vie d’héroïsme. La fin répondit-elle à ses années d’action ?

Pour répondre à cette question, à la lumière du point de vue qui nous a dirigés jusqu’ici et c’est le seul réel ! citons une page de Marie . « Le Présent le plus sublime en tout est l’Esprit du Sacré Verbe Incarné quand Il le donne d’une façon sublime, comme Il le donne à quelques âmes qui je connais de cette nouvelle église du Canada, et comme il l’a donné à nos Saints Martyrs, les Révérend Pères de Brébeuf, Daniel, Jogues et Lallemand qui ont fait paraître, par leur généraux courage, combien leur cœur était remplie de cet Esprit …»

Les Révérends Pères ont fini par le martyre. C’était l’apothéose ! Mais les autres qu’elle a connu et on finie comme elle dans l’ordinaire silence de la maladie, masquant le Don complet.

Pour comprendre, jetons une coup d’œil sur le récit abrégé de sa mort par son cher fils, Dom Claude Martin. En janvier 1672, elle reçoit une première fois le viatique, « elle était dans une joie indicible de s’unir à Dieu dans le divin Sacrement et dans l’Espérance de Le posséder bientôt à découvert. » Le lendemain, c’est l’Extrême-Onction, quelle reçut « avec de nouvelles joies qui pressentaient celles du Paradis ».

Trois mois plus tard en avril, « elle reçut à nouveau des deux sacrements avec une parfaite présence de Esprit, mais non pas avec les mêmes ardeurs de s’aller unir à Dieu… par sa prière, elle n’avait demandé ni vie ni mort, mais seulement l’accomplissement de la volonté de Dieu ; elle demeura jusqu’à la fin dans cette indifférence comme une victime qui attend avec patience l’exécution du sacrifice. »

Ces trois mois n’ont-ils pas été une dernière formation de l’Esprit pour remettre entre les mains du « Bien-Aimé » l’épouse qu’il désire, comme il la désire ?

Rien d’étonnant que sitôt « la consommation de ce Mariage sacré » on vit luire sur son visage une certaine Majesté « qui ne ressentait » (1) plus une personne de la terre. Il semblait que son âme communiquât déjà à son corps un rayons de sa gloire ».

Cle aussi était une apothéose ! Triomphe de l’action du Saint-Esprit.

Référence : 1-On dirait aujourd’hui « qui n’évoquait plus », « qui ne rappelait plus ».

Épilogue
Aujourd’hui L’Esprit- Saint et nous
1- Notre dévotion au Saint- Esprit
La vénérable Marie de l’Incarnation réclame de nous plus qu’une sincère admiration pour la magnifique réussite de sa vie. Avec beaucoup de Saints, elle s’impose comme modèle. Et sa correspondance à l’action profonde et habituelle de L’Esprit appelle la nôtre .

Cette correspondance ne gênera en rien l’emprise nécessaire de nos diverses occupations, comme le prouvent les situations successives de l’employée et de la mère, de la moniale et de l’apôtre., Elle s’avère, au contraire, comme une obligation, car rien, ni dans le hasard des circonstances, ni dans le jeu des forces de notre personnalité, ne peut nous assurer une réussite semblable à la sienne.

La vie nous dépasse dans son but et dans ses moyens. Le but, c’est Dieu, est qui nous devons aller, sans quoi notre vie n’aurait pas de sens. Le moyen de ne peut être que proportionné au but, et c’est encore Dieu.

À l’imitation lointaine de la transcendante union, en Notre-Seigneur Jésus, de l’Humanité et de la Divinité, chacun de nos peut concevoir une intime coopération entre son âme et le Saint-Esprit, le « Don du Dieu Très-Haut » ( Altissimi Donum Dei ). Qui vient habiter en elle et partager sa vie (1)

Plus nos réfléchissons à cette présence d’amitié et de coopération de l’Esprit, plus nous sommes à même de la comprendre et de la développer. Nous ne laisserons pas inutiles les inspirations de l’Esprit ; nous écarterons tous les obstacles à ses Dons.

Référence : 1- Étudiant la prière, le R.P.A.hamman, o.f.m. écrit : « L’Esprit demeure premier, mais traverses et pénètre tout l’être qu’il habite. Si bien que l’Apôtre peut attribuer indifféremment la prière à nous qui prions dans l’Esprit ( Rom, VIII,15 ), on a l’Esprit qui prie en nous » Gal. IV.6 ). – A. Hamman, La prière. Le Nouv. Test, P. 268

2- Avec la Sainte Vierge
Pour établir et fortifier notre conviction réfléchissons aux paroles d’un des grands serviteurs de la Mère de Dieu qui est aussi notre Mère, saint Louis Grignion de Montfort.

A Maire a produit avec le Saint-Esprit la plus grande chose qui ait été et qui sera à jamais, qui est un Homme-Dieu ; et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps…

Quand le Saint-Esprit, son Époux, l’a trouvée dans une âme, il y vole, il y entre pleinement, il se communique à cette âme abondamment, et autant qu’elle donne place à son Époux.

Qui veut avoir en soi l’opération du Saint-Esprit doit avoir son épouse fidèle et inséparable, la divine Marie … (2). »

Si nous estimons à bon droit que le monde moderne, par une disposition spéciale de la Providence, a de plus en plus les yeux tournés vers l’Immaculée et que la dévotion mariale, a vraiment conquis les âmes, il n’est pas téméraire d’affirmer que le moment vient où la dévotion à l’ Esprit-Saint prendra sa place central dans la conception de toute vie chrétienne, individuelle et sociale. Il ne sera plus « Le Dieu inconnu » (3).

Références :

(2) Traité de la vraie dévotion , Ier partie, chap. 1, art, 2, et II partie, chap. II, art,5.
(3) Le Vénérable Libermann a chérit : « Marie doit conduire en nos l’ Esprit-Saint , afin que nous soyons, comme elle, comblés de la surabondance des sainteté . » ( Doc. XIII,p. 716 )

3- Avec L'Église
Le 14 mai 1942, au milieu des douleurs de la deuxième guerre mondiale, Notre Saint-Père le Pape Pie XII adressait à l’ Esprit-Saint cette confiante supplication :

« Descendez, ô Esprit-Créateur. Oui vous êtes déjà descendu ; vous êtes avec nous… répondez d’en-haut une telle plénitude de vos Dons que tous, Pasteur et Troupeau, rayonnent dans le monde la Lumière de leur Foi, le Fondement et l’ appui de leur espérance, la Force de leur amour…A

Que par vous, Esprit Consolateur, reviennent vivifiantes la résignation qui calme et la Force de la Confiance.

Soyez le Père des orphelins, le Défenseur des veuves, le Soutien des abandonnés, le Refuge pour les pécheurs, l’Aide pour les mourants …» (4)

Ce recours à l’ Esprit-Saint , du Père commun de fidèles, n’est pas l’expression uniquement passagère d’un besoin pressant, c’est une application émouvante d’une ligne de conduite qui s’impose à tous et toujours, « Priez l’ Esprit-Saint » nous dit constamment l’Église, « vous avez besoin de Lumière et de Force ; priez l’ Esprit-Saint ! »

Chaque fois que l’Église elle-même, en sa Hiérarchie, veut prendre de nouvelles décisions, elles, adresse à l’ Esprit-Saint : « Veni , Creator Spiritus » Venez, Esprit Créateur, cette prière, elle la veut aussi sur le lèves de chacun de ses fils, non seulement aux jours des grandes épreuves, mais dans le petit effort quotidien : « Veni, Sancte Spiritus, reple tuorum corda fidelium, et tui amoris in eis igem accende » Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles et allumez en eux la flamme de votre amour.

Nous l’avons vu : en vraie fille de l’Église, Marie de Incarnation a vécu, comme elle, et profondément, de cette intimité avec le Saint-Esprit, l’Esprit du Divin Amour. Imitons-la.

Référence : 4- Actes de .S.S.Pie XII, Ed. Bonne Presse, t,IV,p. 138-139

4- Prière pour demander les Dons du Saint-Esprit
O Jésus, qui, avant votre passion, avez promis à vos apôtres de leur envoyez le SAINT-ESPRIT, daignez faire descende en nous aussi ce divin PARACLET…

Venez en nous ESPRIT de la Crainte du Seigneur ; faites eu nos redoutions de contrister notre Père céleste…

Venez en nous ESPRIT de Piété, remplissez nos cœurs de la tendresse la plus filiale pour Dieu…
Venez en nous ESPRIT de Force, donnez-nous le courage de supporter avec patience les épreuves de la vie …
Venez en nous ESPRIT de Conseil, accordez-nous la grâce de discerner, dans les occasions difficiles, la volonté de Dieu…
Venez en nous ESPRIT de Science, éclairez-nous sur la vanité des chose du mondes…
Venez en nous ESPRIT d’intelligence; que vote divine Lumière nous fasse pénétrer les vérités de la religion…
Venez en nous ESPRIT de Sagesse ; faite qu nous goûtions la suavité des choses divines…

GORIE AU PERE QUI NOUS ACRÉÉES,
AUFILS QUNOSU A RACHETÉS
AUSAIT-ESPRIT QUI NOUS A DANCTIGIÉS….

L’Archiconfrérie du Saint-Esprit, a son siège mondial à Paris, dans la maison mère des Pères du Saint-Esprit, 30 rue Lhomond et son siège canadien dans la Maison provinciale des du Saint-Esprit 3136 Le Boulevard, Montréal, 6