Étudiant
et jeune militant |
À
l’âge de six ans , Erminio, comme tos les enfants
de son âge, commença a fréquenter l’école
de Trovo, village proche de Torrino où il fit également
sa deuxième et troisième primaire, Torrino était
un village trop modeste pour prétendre avoir sa propre
école primaire. Sa première institutrice fut Rose
Zappa.
A
la fin de sa troisième primaire, il dut se rendre à
Casorate Primo, à cinq kilomètres de Torrino,
pour suivre les cours de quatrième et de cinquième.
Son maître était Louis Baldi qui dira ensuite,
en parlant d’Erminio, : « Il était un excellent
écolier, attentif pendant les leçons, assidu,
même quand il y avait des orages ».
À
l’âge de sept ans, le 10 juillet 1904, il fut confirmé
par Monseigneur François Ciceri, évêque
de Pavie, et à l’âge de neuf ans, le 5 avril
1906, jeudi de la Passion, il s’approcha pour la première
fois du banquet eucharistique et reçut la première
communion des mains de Don Merli, prévôt de Trivolzio,
paroisse à laquelle appartenant également la population
de Torrino.
A
la fin du primaire, en 1909, il commença le secondaire
: la première année au « Manzoni»
de Milan et les quatre autres au collège Saint Augustin
de Pavie, où il fit également son lycée
à l’Institut Hugues Foscolo, tout en restant interne
au collège Saint Augustin.
A propos de ces années de collège, rappelons simplement
ce que nous en dit Don Robert Cerri, qui en était à
l’époque le directeur spirituel ; « Erminio
était vraiment un ange, tant par ses habitudes que par
sa piété : un élève remarquable
et exemplaire ».
Il
se confessait avec grande régularité, sans pour
cela que le sacrement ne dégénère en habitude
« Agenouillé devant moi » nous dit encore
Don Cerri « il ne me semblait pas un pénitent,
mais un petit saint qui priait, quand, les mains jointes, il
regardait avec ses yeux sereins et beaux le Crucifix qui se
trouvait devant lui.».
Chaque
jour, il s’approchait de la Sainte Table, pour l’édification
de ses compagnons, au point d’être appelé
par un observateur attentif « le saint Louis du collège
».
C’est à partir de l’époque du lycée
qu’Erminio se rendit disponible, surtout pendant la période
des vacances, pour enseigner le catéchisme aux enfants
: il était particulièrement heureux si on lui
confiait des enfants pour les préparer à la première
communion.
C’est
de cette époque que date, évidemment en collaboration
avec le Prévôt, la fondation de L’Action
Catholique et du Cercle Don Bosco, il forma un groupe de jeunes,
les meilleurs, qui chaque soir rendaient visite au Saint Sacrement.
Une
lettre d’Erminio à sa sœur, datée du
11 janvier 1914, montre que son esprit déjà se
vouait à la réflexion et à la médiation
: il s’agit de la première lettre de sa correspondance
:
«
Comme j’aurais aimé pouvoir admirer avec toi ces
fameuses pyramides qui, au cours des siècles, nous ont
fait connaître la grandeur et la puissance de ces orgueilleux
pharaons qui se faisaient appeler fils du soleil et qui, cependant,
durant courber le front devant, la volonté de Dieu d’
Israël quand il commanda par la bouche des Moise de libérer
le peuple hébreu. »
Et
ainsi on arrive en 1915, quand Erminio Pampuri s’inscrivit
à la faculté de médecine de l’université
de Pavie, où il fit ses études de 1915 à
1921 et où , le 6 juillet 1921, il obtint son diplôme
avec le maximum des points.
Tout en faisait se études, universitaires, il s’inscrit
au cercle « Séverin Bezio », fondé
par l’évêque Monseigneur A. Riboldi, dans
le but d’assurer la formation spirituelle, et morale des
jeunes universitaire : en mais 1921, il entra dans le Tiers
Ordre Franciscain.
Pendant
ces années d’études universitaires eut lieu
un épisode sanglant que fut mentionné par un des
témoins du Procès Ordinaire ( le 2ième
) bien qu’il ne se souvient pas de la date précise
de l’événement. Au cours d’une manifestation
estudiantine, deux étudiants furent tués, et Erminio
Pampuri, faisant preuve d’un courage vraiment chrétien,
s’approcha des cadavres et se mit en prière.
Malgré le peu d’information que nos avons sur cette
période de la vie du bienheureux, les témoignages
ne manque pas pour nous assurer que, pendant ces années
de sa vie, il resta fidèle aux pratiques pieuses dans
lesquelles, il avait été élevé depuis
l’enfance; sa conduite fut toujours exemplaire, jamais
il ne manque à ses engagements scolaires et il maintint
une grande pureté de mœurs, aidé en cela
par sa fréquentation régulière des sacrements
; il se distinguait de ses compagnons et des ses contemporains
par sérieux et sa bonté d’âme, prouvant
ainsi avoir déjà un programme de vie intérieure. |
Au
Cercle Univesitaire « Séverin Boezio » |
| Comme
nous l’avons dit plus haut, après avoir obtenu son
baccalauréat en 1915, 1e jeune Pampuri s’inscrivit
à la faculté de médecine. Son oncle, le docteur
Charles, désirait qu’il devint médecin car,
à son avis, la société a besoin de médecins
consciencieux et d’amis désintéressés
pour les hommes qui souffrent. En outre, en tant que laïc,
un médecin chrétien est en mesure de faire énormément
de bien auprès des malades. Quand
Erminio s’inscrivit à l’université
le Cercle d’étudiants catholiques mentionné
plus haut existait déjà dans la vielle universitaire
du Tessin, Monseigneur Augustin Riboldi, évêque
de Pavie, l’avait fondé en 1874 « car»
disait-il, « la hardiesse effrénée avec
la quelle la jeunesse no croyante, présente dans de nombreuses
villes, fait la guerre aux étudiants universitaires catholiques
et d’autre part, les démonstrations publiques qui
s’efforcent de les intimider et de les faire apostasier,
rendrent nécessaire que les étudiants catholiques,
à leur tour, s’unissent et trouvent dans leur union
la force pour se soutenir mutuellement ».
Le
vénérable Vico Necchi, le bienheureux Contardo
Ferrini, le savant cardinal Pierre Maffi et Don Jean Cazzani,
qui devint ensuite archevêque de Crémone, se donnèrent
beaucoup de mal pour assurer le développement de ce Cercle.
Le
jeune Pampuri se mit à l’œuvre pour combattre
l’enseignement positiviste et matérialiste qui
était alors fort en vogue parmi ses collègues
et pour les immuniser grâce à l’antidote
de la vérité chrétienne. Il cheminait sur
les sommets, et ce faisant, il invitait les autres à
le suivre.
Le
professeur Don Joseph Bellerini, qui devint évêque
de Pavie, s’exprime de la façon suivante à
propos de l’œuvre de Pampuri : « À l’université,
ce brave jeune homme n’a en rien perdu de sa foi ni sa
pureté. Le l Cercle Universitaire « Sévérin
Bowezio» se glorifie de compter parmi ses membres le très
cher docteur Pampuri, car il lui envoya plus d’adhérents
par son seul exemple et par sa vie intègre que tous les
conférences et les autres moyens de propagande, y compris
mon intérêt personnel ; je ne rougis pas de le
dire. Oh! oui, je me le rappelle bien ! »
Ce
même monseigneur Ballerini fit le commentaire suivant
au moment où Erminio entra chez les Frères de
Saint Jean de Dieu : « Je regrette qu’il quitte
mon diocèse, mais vous, mes chers Frères de Saint
Jean de Dieu, vous faites une excellente affaire. Si toutefois,
plus qu’auprès des malades, vous le laissez auprès
des jeunes, il accomplira beaucoup de bien. » |
Soldat
au cours de la première querre mondiale |
Erminio
Pampuri devint soldat le premier avril 1917 et, comme étudiant
en médecine, il fut envoyé au front dans la 86ème
Section de Santé.
Nous connaissons ses activités et sa souffrance en voyant
les déchirements et les atrocités de la guerre
par une lettre qu’il envoya à sa sœur le 1erseptembre
1917. « Depuis deux semaines, je travaille dans un petit
hôpital de campane, dans la salle des pansements. Quel
massacre de la pauvre chair humaine, quelles blessures et déchirures,
que de membres brisés ! Espérons que, grâce
à la miséricorde divine, ce fléau prenne
rapidement fins ».
C’est
peut-être de ce stage auprès des soldats blessés
sur le champ de bataille que datent, tant la caractéristique
dominante de ce chrétien, poème d’amour,
qui se manifestera ensuite dans son activité de médecin,
que le germe de sa future vocation religieuse.
Même
dans le chaos d’un hôpital de campane, il gardait
toujours bon moral et nous en trouvons le secret dans une lettre
qu’il envoya à sa sœur et que nous avons déjà
mentionnée : « Prie pour que jamais je ne perde
de vue, au milieu de toutes ces causes de distraction, mon but
ultime ».
Les
journées terribles de la défaite de Caporetto
ont pleinement révélé son grand sens des
responsabilités et son esprit d’initiative. Une
épisode le montre clairement.
Pendant l’effondrement du front, les officiers n’avaient
donné aucun ordre à propos du matériel
médical dont disposait l’ hôpital de campagne.
Le jeune Pampuri était désespérer de voir
se perdre un matériel aussi précieux et qui serait
très utiles plus tard, pour le nouveau front que le général
Diaz préparait sur la Piave.
Alors il s’empara d’un chariot du Frioul auquel
il attela une vache qui errait dans les champs, et aidé
par un jeune garçon, insouciant des coups de feu de l’ennemi,
il chargea tout ce précieux matériel et, ensuite,
sous une pluie battante, après une marche de plus de
24 heures, il rejoignit sa compagnie, qui l’accueillit
avec enthousiasme. |
Doctorat |
1921
est l’année du doctorat parou Erminio Pampuri.
Dans
une lettre du 31 décembre 1920 à Sœur Longine,
il écrivait en parlant du nouvel an : « Au cours
de cette année qui devait être la dernière
de mes études et la première de ma vie professionnelle,
prie beaucoup afin que je sache puiser assez de force dans notre
foi si belle et si sainte pour pouvoir finalement sortir d’une
vie de désirs stériles et d’aspirations
vaines et commencer une vie nouvelle vraiment féconde
en cœurs qui rendent justement grâce et louange à
Dieu et me rendent plus joyeux et heureux dans la paix sereine
de sa Sainte Amitié ».
Le
6 juillet de cette même année, il obtint son doctorat
en médecine et chirurgie, « avec un bon résultat
» disait-il, c’est-à-dire avec le maximum
des points : 110 sur 110
Et
de cette façon prit fin l’Université . Le
5 août il écrivit la nouvelle suivante à
sa sœur : « Maintenant, j’ai plus besoin que
jamais de tes prières » et il ajouta « maintenant,
je suis devenu ton frère également dans l’Ordre
spirituel, car bien qu’indigne, mais dans l’espoir
de devenir un peu meilleur, je me suis mis aussi sous la protection
du Père séraphique saint François, en m’inscrivant
au Tiers Ordre ». |
Médecin
municipal à Morimondo |
| A
vingt-sept kilomètres de Milan et à six d’Abbiategrasso,
il y a un village tranquille dans la vaste plaine du Tessin et
qui s’appelle Morimondo. C’est là qu’Ermino
Pampuri s’installa avec sa cœur Marguerite de 1921
à 1927 et y vécut une sorte de noviciat, car pour
lui, l’inscription au Tiers Ordre Franciscain n’était
pas seulement une formalité. Au
début de sa profession médicale, il avait adopté
un programme très sévère il écrivit
en effet à sa sœur religieuse : « Prie pour
que l’orgueil, l’Égoïsme ou toutes autre
mauvaise passion ne puisse m’empêcher de toujours
voir Jésus souffrant dans mes malades, que je Le soigne,
et Le console, l’exercice de ma profession devrait me
sembler doux et fécond avec une telle pensée toujours
présente à l’esprit ! ». Et dans une
autre lettre, il demandait encore es prières «
pour qu’aucun moment ne soit inutile mais dépensé
à la gloire du Seigneur et au salut des âmes ».
Il
faut noter de fa¸on particulière certains aspects
qui ont marqué la vie chrétienne, ascétique
et professionnelle du bienheureux pendant les six années
qu’il passa comme médecin à Morimondo, et
les voici : Vie intérieure de piété, vie
professionnelle basée sur le sacrifice et l’amour
du prochain, vie d’action
catholique créatrice et éclairante, surtout parmi
les jeunes de la paroisse.
Sa vie intérieure était surtout faite d’intimité
avec son Seigneur dans l’eucharistie, qu’il désirait
recevoir avec la tendresse d’un ami, d’un confident,
dans la solennité suggestive de la foi.
Messe et communion quotidiennes étaient donc sa tête
intérieure et source qui lui redonnaient des énergies
pour accomplir le bien. Son plaisir était de rendre de
fréquentes visites au Saint Sacrement.
En plus des soins scrupuleux et son extrême ponctualité
vis-à-vis de ses malades, le docteur Pampupri apportait
cette sensibilité du cœur qui le rendait conscient
de leurs besoins et leur permettait de trouver les moyens pour
les soulager, Il suffit d’une citer un exemple. Un fermier
de Morimondo, Henri Repossi, raconte avec un vif sentiment de
gratitude que « le saint médecin » lui rendait
jusqu’à quatre visites par jour pendant sa longue
maladie, il était atteint du typhus et au moins deux
la nuit ; au moment le plus difficile de la crise, il a passa
toute la nuit à son chevet sa vouloir rien accepter,
pas même une tasse de café ».
Un autre aspect, celui-ci également concret, de son dynamisme
chrétien se situe au niveau de sa coopération
avec la hiérarchie ecclésiastique : il a également
eu le grand mérite de percevoir quel merveilleux agent
de bien peut être dans une communauté paroissiale
un laïc et --mieux que tout autre--un médecin.
Quand
le curé de Morimondo cherchait des collaborateurs pour
les œuvres paroissiales, il trouvait toujours un aide et
un animateur précieux dans la personne du médecin
communal. |
Religieux
Hospitalier de Saint Jean de Dieu |
Après
une longue recherche intérieur , après avoir demandé
conseil à de nombreuses personnes, Erminio Pampuri était
sur le point de faire un choix définitif de vie religieuse.
Le bienheureux lui-même nous dit que, vers huits ans,
il avait perçu une vocation religieuse vague, qui lui
revint avec grande précision et clarté au cours
des années passées à Morimondo.
A
cause de sa mauvaise santé, il abandonna l’idée
d’entrer chez les Jésuites ou les Franciscains.
Après avoir été conseillé par
le prêtre milanais dont il dépendait pour les
activités paroissiales, en faveurs des missions, et
après avoir été confirmé dans
sa vocation par le fameux Père Justin Borgnovo, il
s’orienta vers l’ordre Hospitalier des frères
de saint Jean de Dieu.
Don Richard Beretta, un prêtre que le docteur Pampuri
avait rencontré au cours de l’années sainte
de 1925 tous deux travaillaient avec zèle en faveur
des missions joua un rôle important dans tout ce cheminement
intérieur.
En
effet ce fut Don Richard qui parla au provincial des Frères
de Saint Jean de Dieu de l’époque, le Père
Zacahrie Castelletti. Il y avait ce problème important
de santé, mais le bon supérieur, après
avoir évalué de cas, se sentit certain de pouvoir
l’accepter en toute conscience, car il était
convaincu de la sincérité de sa vocation.
Erminio
Pampuri avait présenté sa demande d’admission
le 6 juin 1927. La réponse du supérieur fut
la suivante : « Même si le jeune Pampuri ne devait
reste qu’un seul jour comme membre effectif de l’Ordre,
qu’il soit le bienvenue : après avoir été
sur terre une raison d’édification, il sera au
ciel un ange protecteur ».
Et
c’est ainsi qu’il entra chez les Frères
de Saint Jean de Dieu à Milan, le 22 juin 1927, en
silence, sans rien dire à personne, pas même
à sa sœur Marguerite, il resta dans la maison
provinciale jusqu’au 7 juillet, puis il quitta Milan
pour rejoindre l’hôpital Sainte Ursule à
Brescia, où il commença son noviciat le 21 octobre
de la même année.
Les
habitants de Monrimondo, sa sœur et les oncles de Torrino
n’avaient d’autres mots que ceux-ci : «
Seigneur nous l’a enlevé ».
Mais
Ermino, et il s’appelait ainsi pour la dernière
fois, au moment de prendre l’habit eut un dernier geste
plein de tact, quand il demanda à ses supérieurs
de pouvoir s’appeler Richard en signe de gratitude vis-à-vis
de ce prêtre si bon et qui l’avait conseillé,
Don Richard Baretta.
Il
était à peine novice depuis cinq jours qu’il
écrit à sa sœur : « Je ne peux que
remercier du fond du cœur le Seigneur pour sa bonté
et sa miséricorde de m’avoir appelé à
cet état .. je me remettrai entièrement entre
les mains de Jésus et de sa très sainte Mère
».
Quatre
mois plus tard, le jeune novice fut frappé d’un
grand deuil, celui de la bonne caroline qu’il aller
voir à Torrino le jour même de sa mort, il perdait
ainsi sa seconde maman, après en avoir reçu
« la bénédiction maternelle ».
Le
retour au noviciat après la mort de cette pieuse femme
maque un pas de plus vers le détachement de soi : en
même temps, Pampuri se chargeait des tâches les
plus humbles de l’hôpital.
Le 24 octobre 1928, fête de l’archange Raphaël
« médicament de Dieu », frère Richard,
« avec l’ardeur d’un séraphin »
comme dans la maison du noviciat, ses vœux temporaires
de chasteté, de pauvreté, d’obéissance
et d’hospitalité.
Quatre
jours plus tard, il écrivait à sa sœur
religieuse : « Nous voici plus fraternellement unis
dans l’amour et le service de Dieu, dans le lien commun
des vœux sacrés ; nous pouvons ainsi vraiment
sentir malgré la distance de centaines de kilomètres
a« ecce quam bonum et quam lucundum est fratres habitare
in Unum », c’est-à-dire à quel point
il est doux d’habiter ensemble dans ce Divin Cœur
où nos âmes peuvent trouver, grâce à
la communion des Saints, leur paix parfaite et leur bonheur
total ».
Après
avoir prononcé ses vœux, le frère Richard
fut chargé de former les jeunes confrères, pour
leur permettre d’obtenir le diplôme d’infirmier,.
Il
devient ainsi, avec intelligence et amour, le précieux
maître des religieux qui étaient fiers de leur
jeune professeur.
En
même temps, il fut chargé du dispensaire dentaire,
bien qu’il s’agit là d’une activité
pour ainsi dire nouvel pour lui, il accepta cette responsabilité
et s’en acquitta avec un grand sens de l’obéissance
au point qu’un jour, en le rencontrant, le Père
Provincial le félicita et lui dit : « Continuez
avec courage : vous êtes, sur la voie du paradis ! ».
Un exemple suffit pour montrer sa bonté, un jeune garçon
qui souffrait d’un terrible mal de dents s ‘était
rendue au dispensaire du « petit docteur ». A
peine entré, le frère Richard lui demanda s’il
avait peur. Le garçon répondit que oui. Alors
le frère Ricard le fit asseoir, lui enleva la dent
et en souriant l’invitait à payer. Le garçon
était embarrassé car il n’avait pas d’argent.
Frère Richard et lui dit alors : « et bien alors,
c’est moi qui paye» et lui donna deux lires.
Il
continua ainsi, avec la permission des supérieurs,
à pratiquer sa générosité habituelle,
comme à Morimondo, et il le faisait avec tous les pauvres
qu’il rencontrait.
C’est
grâce à lui que les religieux de l’Hôpital
Sainte Ursule ont commencé la distribution du pain
des pauvres.
Tout ce qu’iI faisait était empreint de gentillesse
et de modestie et c’est peut-être la raison pour
laquelle de nombreux prêtres, séminaristes et
religieuses fréquentaient son dispensaire.
On en arriva au point que les mamans présentaient leurs
enfants à Frères Richard pour qu’il les
bénisse. Au début, il leur donnait quelque image
pieuse ou une petite médaille, ensuite, il se troubla
et son supérieur dut le rassurer : « Même
si vos n’êtes pas prêtres, vous pouvez prier
la Vierge et saint Jean de Dieu pour qu’ils intercèdent
et exaucent les prières de ces mamans ».
|
Sa
mort à 33 ans |
Comme
nous l’avons déjà dit, frère Richard
avait toujours une santé délicate et c’est
d’ailleurs la raison pour laquelle il s’était
heurté à de nombreuses difficultés pour répondre
à sa vocation religieuse.
Mais
le mai que l’on craignait se manifesta dans toute sa gravité
au printemps 1929 avec tous les symptômes de l’hémoptysie.
Tous les efforts des supérieurs s’avérèrent
inutiles ; d’abord, ils l’envoyèrent à
Gorice, ensuite dans son village natal de Torrino auprès
des siens jusqu’au 10 janvier, date à laquelle
il semblait aller mieux et il retourna donc à l’hôpital
Sainte Ursule où il resta jusqu’au 18 avril 1930,
quand son état empira ; il fut alors envoyé a
la maison de santé saint Joseph à Milan. Il y
vécut encore treize jours,
Son
lit devint immédiatement un lieu de pèlerinage.
Monseigneur
Ballerini, évêque de Pavie, de nombreux collègues
et surtout ses anciens compagnons d’université,
ses parents accablés de tristesses, de nombreux habitants
de Torriono et de Monrimondo virent lui rendre visite.
A tous, au moment de quitter sa chambre, le frère Richard
répétait : « A u revoir, au paradis».
Il dit en souriant à sa tante Marie qui se tourmentait
: « Je suis heureux d’avoir accomplie la volonté
de Dieu… nos sommes sur le chemin du ciel. Et maintenant
que je suis près de l’atteindre, je suis heureux
».
Le bienheureux avait deux grands amours, comme il l’avait
lui-même écrit à sa sœur le 24 juin
1929.
« Jésus et Marie : voilà les deux joyaux
étincelants du ciel et de la terre, le chef-d’œuvre
de Dieu, source et résumé de toute bien et de
notre bonheur présent et éternel ».
Un
mois avant sa mort, à Brescia, il écrivit comme
suit à sa sœur : « Il faut que je m’attache
à la bonté et à la miséricorde du
Seigneur et je compte exclusivement sur cela ».
Au cours des derniers jours de sa vie, le bienheureux, fiévreux
et souffrant beaucoup, demande à Don Richard Beretta
: « Père, comment Dieu, m’accueillera-t-il
? et, regardant le ciel, il ajouta : « Je l’ai tant
aimé et je l’aime tant encore ».
Son
séjour sur cette terre était sur le pont de prendre
fin, Il reçut les derniers sacrements, avec un admirable
esprit de foi, des mains de son maître des novices, le
Père Innocent Monculli, et le saint Viatique des mains
de Don Beretta. Il entra en agonie en étreignant un crucifix
da la main.
Il mourut le premier mai 1930, début du mois de Marie
mois qu’il préférait.
Les funérailles eurent lieu le 4 mai. Le « petit
docteur » était entouré d’amis, de
parents, de religieux. Sa dépouille fut accompagné
à Torrino d’ouù, dans l’émotion
générale de ses amis et connaissances, tant de
Torrino que de Morimondo , elle fut portée par les jeunes
de l’action catholique à Trivolzio dans l’église
paroissiale, avant d’être ensevelie dans le petite
cimetière local.
A l’entrée de l’église, on peut lire.
« Il passa comme une vision angélique en laissant
une lumière et un parfum de paradis dernière lui
».
Sur la tombe, on peut lire ; « Dans le monde et dans le
cloître, angéliquement pur, eucharistique-ment
pieux, apostoliquement travailleur ».
Le
16 mai 1951, la dépouille du bienheureux fut exhumée
et transportée du petit cimetière de Trivolzio
dans l’église paroissiale où elle fut ensevelie
à côté du baptistère où il
avait été baptisé.
L’évêque
de pavie, Monseigneur Charles Allorio, et son vicaire général,
plusieurs supérieurs et religieux des Frères de
Saint Jean de Dieu ainsi que les autorités locales et
une grande foule en provenance des villages voisins assistèrent
à la translation.
La tombe du bienheureux devint bien vite un but de pèlerinage
et beaucoup y accouraient de près ou le de loin, pour
implorer des grâces par son intercession tandis que la
réputation de sa sainteté et le pouvoir de son
intercession se répandaient largement en ITALIE, en Europe
et dans d’autres continents.
|
La
cause de béatification |
La
réputation croissante de sainteté et les nombreuses
grâces extra ordinaires obtenues par l’intermédiaire
de frère Richard en Italie et ailleurs, depuis 1947, ont,
encouragé les frères de l’Ordre de Saint Jean
de Dieu à promouvoir et à conclure la cause de béatification
dont le cheminement a été le suivant :
1949-1951, Procès ordinaire auprès du tribunal Ecclésiastique
de Milan.
10 juillet 1970, Décret pour l’introduction du Procès
Apostolique
1970-1971, Procès apostolique.
12 juin 1978, Paul VI proclame le décret sur l’héroïcité
des vertus.
30 mars 1981 Jean Paul II proclame le décret qui approuve
les deux miracles présentés pour la béatification,
dont les procès furent fait respectivement à Gorizia
en 1954 et à Milan en 1962. Le
premier miracle est la guérison de monsieur Adodato Comrand,
« relativement instantanée, parfaite, durable ,
non explicable quoad modum », qui a eu lieu le 18mai 1952,
d’une « péritonite aiguë généralisée
provoque par une lésion d’origine supra-mésocolique
situé probablement au niveau du carrefour duodéno-bilio-pancréatique
».
Le
deuxième miracle est la guérison de monsieur Ferdinand
Michelini qui a eu lieu le 16 septembre 1959, « extraordinairement
rapide, compète et durable non explicable quad modum,
d’une « péritonite aiguë généralisée,
chez un sujet avec manifestations péri viscérales
en état d’occlusion intestinale et lacération
intra-opératoire de l’anse intestinale non suivie
de suture correcte » (Relation de la Consulte médicale,
5 juillet 1979 ).
4 octobre 1981. Le pape Jean Paul II proclame le vénérable
Richard Pampuri Bienheureux. |
Le
nouveau Bienheureux |
Pampuri
élevé aux honneurs des autels cinq ans après
la béatification du docteur Joseph Moscalti et dans l’attente
de la béatification du vénérable Vico Mecchi
: trois saints médecins italiens contemporains, qui projettent
une grande lumière sur leurs collègues d’Italie
et du monde.
Un des consulteurs écrivit ce qui suit à propos
de Pampuri, au cours de vote sur l’héroïcité
des vertus : « la grandeur de ce jeune réside dans
le fait d’avoir toujours cherché à vivre
constamment avec le Christ, répondant avec docilité
à la grâce divine, et d’avoir travaillé
depuis son adolescence à apporter le Christ aux jeunes
de son âge, ensuite aux malades et aux nécessiteux
».
Le
Secrétaire de la Sacrée Congrégation pour
la Cause des saints, lors de la conclusion du rapport sur le
congrès particulier ou sujet de l’héroïcité
des vertus, écrivit à son tour : « Le nouveau
candidat aux honneurs des autels a été présenté
par tous avec respect tout au long de sa vie et de son travail
il se distingue par une spiritualité simple et linéaire,
dont les valeurs morales et religieuses, opérantes et
en pleine collaboration et communion ecclésiales peuvent
et doivent à la lumière du Conseil Vatican II
alimenter l’esprit des nouvelles générations
dans l’avenir, grâce à une aggiornamento
de l’apostolat, de la formation culturelle et du travail
social ».
Lumière
et modèle des médecins de notre époque,
le bienheureux Richard l’est également pour tout
le personnel sanitaire laïc et religieux qui, comme lui,
exerce son oeuvre humanitaire pour soulager les malades, les
nécessiteux et les marginaux. |
Extraits
des lettres du Bienheureux Pampuri |
| Sans
la foi, notre vie n’es autre qu’un navire laissé
à l’abandon, sans timonier, en proie aux lames des
continuelles tempêtes et devant fatalement se briser sur
le premier écueil qu’elle rencontre.
Il
ne fait pas avoir peur de connaître la vérité
: nous devons toujours chercher la vérité ave
ardeur et sincérité car là où se
trouve la vérité, là se trouve notre bien
suprême, car c’est Dieu qui dit : Ego sum veritas.
Dieu
nous appelle à la vérité à la lumière,
à la vie, au bien, au bonheur dans cette vie et dans
sa paix, à s’en remette à sa providence
miséricordieuse et à la béatitude éternelle.
Ses paroles ne trompent pas, comme en témoignent l’exemple
des saints et les miracles continuels, même de nos jours.
Relis
donc l’Évangile, le Catéchisme, l’imitation
de Jésus Christ, si simples et si remplis de la sagesse
divine : lis-les et médite-les et prie surtout avec la
prière que Dieu même nous a enseignée, avec
le Pater Noster, et alors, la lumière de la vérité
avait dissipé le brouillard des passions resplendira
à nouveau dans ton esprit dans tout sa beauté.
Avec l’aide de Dieu et l’intercession de notre Mère
céleste de la bonté de qui nous pouvons tout obtenir,
ton âme bonne et généreuse saura trouver
certainement la force pour vaincre ‘once et le lion dantesques
et sortir de la forêt obscure.
Plus
on lit le Saint Évangile de manière répétée
et avec attention, avec la ferme volonté d’appliquer
les maximes divines à la vie pratique, mieux on le comprendra
tant d point de vue matériel que moral et mystique. C’est
surtout l’effort sincère de le mette en pratique
qui permet de comprendre mieux l’esprit de l’Évangile.
Si on les interprète correctement, même les passages
qui nous ont troublé davantage à une première
lecture deviennent très claires.
J’ai peu personnellement expérimenté à
quel point une presse franchement catholique peut être
aidante. Parmi la succession vertigineuse des événements
humains, celle-ci peut indique la voie sûre, à
la lumière de la foi et de la parole de Jésus,
qui ne peut jamais échouer. Parmi le bouillonnement des
passions politiques et les préoccupations quotidiennes,
elle empêche de perdre de vue le vrai grand but de notre
vie.
Est-ce
que nos pouvons dire que Dieu n’existe pas ? (…)
e effet, chaque instant de notre vie est entre ses mains ; ces
biens de la terre, et ces créatures que nos adorons au
lieu d’adorer Dieu, le Créateur, sont également
entre ses mains : entre ses mains aussi les intelligences, les
dons dont nous sommes si orgueilleux et dont nous nous servons
pour nous révolter contre Lui en lieu et de Lui en être
reconnaissants.
Nous pouvons, bien sûr, nos faire des illusions et essayer
de justifier une conduite erronée en affirmant que la
science avec toutes ses trouvailles, ses progrès, nos
éloigne de Dieu, le rend inutile, nous prouve qu’il
n’existe pas ; mais au jour du jugement, combien de vrais
et grands savants : Newtons, Pasteur, Volta, etc… dont
le nombre est petit seulement car notre esprit, dans son ignorance
crasse, ne les connaît pas ( et nombre d’entre eux
furent de grands médecins et anatomistes ) qui, quant
le cœur pur et l’esprit exempt de vanité et
d’orgueil, n’ont trouvé aucun conflit entre
la science et la foi et, au contraire, plus ils approfondissaient
leurs connaissances des mystères cachés de la
nature, plus ils y voyaient l’apologie de la foi, ils
se sentaient portés à aimer et louer à
bonté et la sagesse infinies du Créateur à
partir de la merveilleuse harmonie des lois de la nature.
Le
journal est devenue désormais presque une nécessité
pour les hommes d’aujourd’hui. Les quotidiens traitent,
hélas ! trop souvent avec ignorance et incompétence
et même mauvaise foi et esprit sectaire, les sujets les
plus graves et délicats de la vie publique et privée
: les catholiques ont donc besoin de l’aide d’un
j journal qui, tout en assurant une garantie morale, se maintienne
en dehors et au-dessus de ces passions politiques désordonnées
qui, parfois même inconsciemment, sont à l’origine
de haines et des luttes fraternelles. Ce quotidien, grâce
à un avantage intellectuel et spirituel indiscutable,
saint observer, avec une objectivité sereine, les différents
manifestations de la vie publique à la lumière
de la raison et du bons sens et mieux encore, à la lumière
étincelante de la Foi.
Notre âme est un grand trésor, si grand que Notre-Seigneur
n’hésita pas à la racheter au prix de tout
son Divin Sang ; notre âme est également, comme
le dit un saint auteur,« un centre de gloire et de lumière».
Où pouvons-nous trouver un gardien plus sûr que
Jésus Christ ? Oui, mieux que lui, saura rompre la glace
de notre égoïsme et faire flamber ce feu divin de
gloire et de vraie lumière, de vertu, de sainteté
qu’il a apporté sur terre, ne désirant rien
d’autre si ce n’est de nous enflammer tous au souffle
ardent de sa divine Charité ? |
Prière
pour demander de l'aide du Bienheureux Pampuri |
| St-Richard
Pampuri qui fûtes médecin des corps, par la puissance
que vous donne le pouvoir de Dieu, venez en aide à ceux
qui se recommandent à vous dans les misères de
leurs corps et particulière de leur âme.
Recommandez-les spécialement à Dieu et obtenez-leur
la guérison si là est Sa sainte Volonté.
Faites
que ce renouvellement des forces serve toujours mieux Celui
qui s’est fait le modèle de tous en tout : Jésus
Christ Notre Seigneur.
Amen
1
Pater, 3 Ave, 1 Gloria
St Richard Pampuri, priez pour nous ( 3 Fois ) .
Si
vous êtes guéries faite part de votre guérison
à communauté des Frères Hospitaliers de
Saint Jean de Dieu le plus proche de votre pays en mention le
site : http://MonDieuEtMonTout.com
d’où vous avez obtenir sa biographie et la
prière.
|
Vous
vous avez été guérie |
Les
personnes qui recevornt des grâces par l'intercession du
Bienheureux Richard voudront bien en informer le
Padré Postulatore Générale
dei Faterbenefrateilli
isola Tiberina
00186 Roma |
Site
Internet qui parle de lui |
http://translate.google.com/translate?u=http://www.catholic-forum.com/saints/saintr54.htm&langpair=en%7Cfr
http://www.saintjeandedieu.com/ewb_pages/a/actu_350.php
http://members.telering.at/pat/pamp1.html
http://www.google.ca/search?hl=fr&rls=GFRC%2CGFRC%3A2007-06%2CGFRC%3Afr&q=Richard+Pampuri&btnG=Rechercher&meta=
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19891101_pampuri_en.html
http://www.catholic-forum.com/saints/saintr54.htm
http://www.stthomasirondequoit.com/SaintsAlive/id242.htm
http://jeanpaul2.cef.fr/pape_monde/voy_italie.html
http://www.cccb.ca/site/Files/mission-5_2006.html
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Livres
références |
Giovanni,
Cenzato, Un medico che si fa frate, dans Corriere della Sera,
Milan, le 20 août 1927 Sœur
Maria Nazarena Villa, Un angelo della carità ospedaliera,
Fra Riccardo Dott, Pamupuri, tip, Int, maison de Santé
S. Colombano al Lambro ( Mialnt ) 1945
Peron
Chiminelli, Fra Riccardo Pampuri, Giovane d’Azione Cattolica,
Medico, Religioso dei Fatebenefratelli, Rome 1948, ( Plusieurs
fois réimprimé, IVème édition ,
1974 )
Sac,
Giuseppe Gornati, Camice e tonaca – Fra Riccardo Pampuri
de Faterbenefratelli, Edit, Paroline 1954, (ILième éditon,
Fatebenefratelli, Milan 1912 ).
G.
Russotto, Riflessi, di un’anima – Lettere del Servo
di Dio fr, Riccardo Pampuri del Fabenefratelli, medico-chirurgo,
Mareiltti, Turin 1955 )
Sacra
Congregatio pro Causis Sanctorum – Papien , seu Medio
lanen- Beatificationis et canonizatonis Servi Dei Fratris-Ricardi,
Pampuri—Positio super virtubus, Rome 1975
Relation
et voata Congressus peculais super virtibus die 29novembreis
an , 1977 habiti, Rome 1977) |
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