| Série
25 - 22 pages |
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Les
7 paroles de la vierge Marie |
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| ChapitreXIV |
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| Consacrons-nous
à Marie |
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Conclusion
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Section
1- La parfaite consécration à Jésus en Marie Les fondements de la parfaite consécration |
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La
vérité fondamentale de la religion, le résumé
de tous mes devoirs et de toute la sainteté, c’est le domaine
suprême du créateur et la dépendante absolue de
la créature : Jésus de Dieu, je suis à Dieu, je
suis pour Dieu.
En même temps, j’appartiens à Jésus-Christ :Je lui appartiens, parce que m’ayant crée avec Dieu son Père, je suis à lui comme la vase est au potier qui l’a pétri de ses mains ; je lui appartiens parce que racheté aux prix de son sang, je suis à lui comme ce que j’ai payé de mon or est à moi ; –je lui appartiens, parce que je me suis donné à lui au saint baptême et que milles fois j’ai librement renouvelé mon serment ;- je lui appartins à cent titres divers ; il est mon Chef, mon Hôte divin, l’Époux de mon âme, la Source de tout sainteté ; et « la sainteté, » dit Monseigneur Gay, n’est qu’un oui plénier et perpétuel que la créature dit au Créateur. » A Lui je dois me donner tout entier, pour être par Lui toute entier à mon créateur. Mais
par là même, sujet du Fils, je le suis de la mère
et j’appartiens à la Très Sainte Vierge ; car
jésus et Marie sont inséparables, Prédestinés
ensemble « dans un seul et même décret, »
(Bulle Ineffabilis,) ils s’appellent l’un l’autre
comme Adam et Éve : « Ne que vir sine muliere, neque
mulier sine viro. » (Cor, XI, II. » « Marie est
si intimement unie à Jésus, dit notre Bienheureux, qu’on
séparerait plutôt la lumière du soleil et la chaleur
du feu ; je dis plus, on séparerait plutôt tous les anges
et les saints de Jésus que la divine Marie. » Donc si
Jésus est Roi, Marie est Reine : il est « Notre-Seigneur,-
Dominus ; » elle est « Notre-Dame, - Domina. » Cette pieuse antienne, en confirmant les témoignages des Pères, précise le caractère de la royauté mariale : la Vierge est Reine parce qu’elle est Mère. Jamais sujet, même dans la plus absolue des autocraties, ne saurait appartenir à un roi aussi étroitement que l’enfant appartient à sa mère, il en dépende pour la nourriture, pour le vêtement, pour l’existence et la vie. Mais combien ce joug est aimable et ce fardeau délicieux ! C’est pour l’empire maternel s’exerce par amour et pour l’avantage de l’enfant bien-aimé. Et telle est la royauté de Marie ! Aux pieds de ma Mère, je méditerai souvent sa royauté avec ses caractères et les conséquences qui en découlent : C’est une royauté universelle comme celle de Dieu (02) donc je me donne à Marie avec tout ce que je suis et tout ce que je possède ! C’est une royauté absolue :- donc j’appartiens à Marie, non comme un simple serviteur, mais comme un esclave ! (03) C’est une royauté d’amour, de miséricorde, et toute maternelle, tout à mon avantage et pour mon bien ; je l’acclamerai donc de toute mon âme, je serai esclave d’amour ! C’est une royauté fondée pour procurer le règne de Dieu et de Jésus-Christ :- je veux donc, comme Saint IIdephonse, « être le fidèle esclave de la Mère afin de devenir le dévot esclave du Fils : Ut sim devotus sevus Filii, sevitutem appeto Genitricis. » (De Virg, cap, XII.) Cette royauté mariale, Dieu veut que je l’acclame librement et par amour » Après avoir créée Marie toute belle, toute pure, toute sainte, il s’est épris d’amour pour elle au point de se donner à elle, afin qu’à mon tour, épris des charmes divins qu’il a mis en cette vierge bénie, je l’aime après lui par-dessus toutes choses. « il s’est donné à elle jusqu’à se renfermer dans son sein et jusqu’à s’établir à son égard dans l’état de dépendance absolue d’un petite enfant qui ne vit que par sa mère. Moi aussi, je dois me livrer à elle sans réserve, me constituer son esclave d’amour, ne mettre aucune restriction à son domaine sur moi, enfin par un abandon total de moi-même à son bon plaisir, la laisser disposer en souveraine maîtresse de ma personne et de tout ce qui m’appartient. » (Chanoine Blanc) Enfin, Jésus nous a manifesté sa volonté quand, du haut de sa croix, il nous a dit » Voilà votre Mère ! » « Pour être un chrétien selon son Cœur, je dois donc être enfant de Marie, vivre sous sa dépendance, m’appuyer sur elle, réclamer son secours, l’imiter et faire toutes mes actions avec elle. » (Texier, - Manuel, p.13.) |
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Section
2- Nature et partique de la parfaite consécration |
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Dans
la donation à Marie préconisée par le Bienheureux
de Montfort, il y a deux choses à étudier : 1- L’acte de consécration que nous faisons à un jour déterminé ; 2- L’état d’âme consacrée qui en résulte, et qui persévère à jamais à moins de rétractation. Avant de nous lier par une promesse solennel, il faut en pesée toutes les conséquences, étudions donc avant tout ce qu’est la consécration parfaite à Marie. |
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Section
3- L'état d'âme consacrée |
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Nous verrons plus loin al belle prière dans la quelle le Bienheureux résume sa donation totale à Notre-Dame. En voici la phrase capitale. Aux pieds de la Très Sainte Vierge je me plairais à la méditer en précisant. « Je vous consacre mon corps et mon âme, mes biens intérieures et extérieures, et la valeur même des mes bonnes actions passées, présentes et futures. » Oui je vous donne, ô Marie, tout ce que je suis, mon corps avec mes ses sens, mon âme avec toutes ses facultés, consacrant toues mes forces à votre service et acceptant de votre main toutes les épreuves physiques ou morales qu’il vous plaira de m’envoyer. Si j’entrais bien dans l’esprit de ma donation, quelle modestie dan mon extérieur, quelle chasteté, quelle mortification, quel saint abandon ! Ma vie serait l’écho de la parole de Marie ; « Je suis la servante du Seigneur : Fiat ! » Je vous donne tout ce que je possède, mes biens extérieurs d’abord, vous en constituant Reine et Maîtresse, et ne voulant en user que sous votre dépendance, selon vos vues et pour la gloire de Dieu. Ici encore, si je devais garder l’esprit de ma consécration, quel détachement des biens de la terre, et par suite quelle ascension de mon âme vers les biens du ciel ! « Mes biens intérieurs » aussi : Je vous donne mes mérites. Je le sais, ils sont un bien personnel et incommunicable ; mais je les dépose entre vos mains : vous m’aiderez à les augmenter et à les garder. Que jamais je ne les perde par un péché mortel. Je vous donne mes bonnes œuvres : elles ont toutes que quadruple vertu, latreutique, eucharistique, satisfactoire, et impétratoire. O Mère, purifiez-les, sanctifiez-les, et présentez-les à Jésus, afin que par Lui elles puissent toutes s’élever vers Dieu, avec un parfum de suavité, pour l’adorer, le remercier, consoler son cœur et obtenir ses grâces. Je vous donne tout spécialement mes prières. Mère bien-aimée, appliquez-les comme il vous plaira ! Sans doute je puis, je dois même prier pour moi, pour les miens et pour ceux dont Dieu m’a confié la charge ; et certes vous voulez qu’avant tout je remplisse mon devoir ; mais quel bonheur d’échanger mes intentions si souvent mesquines et terrestres contre les vôtres ! «Vous voyez mieux que moi et vous aimez bien plus. » (Sainte Monique.) Je vous donne pareillement tous mes satisfactions, même les messes qu’on pourrait offrir pour moi après ma mort. Ici encore quel bonheur de me dépouiller de tout pour vous, et de dépendre entièrement de vote sollicitude maternelle ! Ainsi je me donne à vous, avec le Bienheureux de Montfort, « sans aucun réserve, et cela pour l’éternité ; sans espérer d’autre récompense de mon offrande que l’honneur de vous appartenir, à vous et à Jésus-Christ ». Je ne suis pas et ne veux pas être serviteur à gages, louant mes services dans la seule vue d’un salaire terrestre ; je veux vous servir par amour, parce que vous êtes digne de toutes louanges, et afin que je puisse un jour, par votre protection, aller au ciel vous bénir et vous aimer avec Jésus. O Marie, qu’elle este précieuse cette sainte consécration ! Par elle je renouvelle mes serments de baptême : « Je renonce au démon et je m’attache à Jésus-Christ pour toujours. » Je les renouvelle par vous : c’est par vous que Jésus est tout à moi ; c’est par vous que je veux être tout à lui. Je les renouvelle plus complètement, en vous abandonnant toutes mes bonnes œuvres. Par elle, je renouvelle mes promesses de congréganiste, mais plus pleinement, et en me consacrant tous à la fois à Jésus, comme à ma fin dernière, et à vous, ô Mère, comme au moyen parfait que Jésus a choisi pour m’unir à lui. Enfin, par elle, j’attire sur moi toutes vos grâces ; le Bienheureux se plaît à les énumérer dans son Traité : «Marie, dit-il, se donne à son esclave, elle l’aime, elle vieille sur lui, le guide, lui donne ce dont il a besoin ; elle le défend, le protège, intercède pour lui, et ainsi le mène jusqu’à Dieu pour un chemin aisé, court et assuré. » |
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Section
4- L'acte de consécration |
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A tous ceux qui, embrassés d’amour pour la sainte Vierge, désirent se consacrer ainsi à son service, le Bienheureux conseille de se préparer sérieusement, voici sa méthode : 1-« D’abord employons douze jours pour nous vider de l’esprit du monde. » Ainsi au baptême, dont la parfaite consécration est le renouvellement, l’Église nous fait tout d’abord renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres. 2-Puis pendant « trois semaines, efforçons-nous de nous remplir de l’esprit de Jésus-Christ. » Ainsi encore, au baptême, après avoir renoncé au démon, le chrétien ajoute : « Et je m’attache à Jésus-Christ pour toujours ! » La 1ième semaine sera consacrée à demander la connaissance de nous-mêmes, la contrition de nos péchés et surtout l’humilité ; La 2ième semaine aura pour but de nous faire croitre dans la connaissance et l’amour de la sainte Vierge ; La 3ième semaine dans la connaissance et l’amour de Notre-Seigneur. Enfin le grand jour venu, dit encore le Bienheureux à ses disciples, «ils se confesseront et communieront à l’intention de se donner è Jésus-Christ en qualité d’esclave par les mais de Maire, ils réciteront la formule de la consécration, et ils offriront à Jésus par Marie quelques tribut en gage de leur dépendance, comme un jeûne, une aumône, un cierge. » Tous les ans, ils renouvelleront cette consécration solennelle ; et, comme la première fois, ils pourraient y employer trente-trois jours, utilisant à cet effet les pieux exercices du mois de Marie. |
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5- Vie d'union à Marie pour Jésus |
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1-
Fondement de cette vie |
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Après la foi au suprême domaine dei Dieu, il n’est point de vérité plus fondamentale que la nécessité de notre union à Jésus-Christ : Il est le principe de la justification, la source de la vie surnaturelle, l’exemplaire de la sainteté, le modèle des prédestinés, «Il est la voie, la vérité et la vie » » Notre premier devoir est de l’imiter et de revêtir ses vertus. «Induimini Dominum Jesum Christum. » (Rom, XIII, 14.) Il est la Vigne, et nos sommes les branches ; il est le Chef et nos sommes les membres, il est la Pierre Angulaire sur laquelle nous devons être Édifiés. «Nul ne va au Père que par Lui » Il est «le seul médiateur entre Dieu et les hommes, » (I Tim, II, 5,) Pour avoir la vie de la grâce ici-bas, la vie de la gloire du ciel, il faut donc que je lui sois uni comme le cep à la vigne, comme le membre à la tête, comme la pierre à son fondement. Voilà l’essence même du christianisme. Ainsi, tout se résume pur moi à trouver un moyen facile et parfaite de faire régner en moi Jésus-Christ et de munir à lui. Ce moyen, dit notre Bienheureux, est la vie d’union à Marie. «C’est là, ajoute-t-il, la pratique intérieur et essentielle de la vraie dévotion à la très sainte Vierge… «Quelques-uns s’arrêterons à ce qu’elle a d’extérieur, et ce sera le plus grand nombre ; d’autres, en petit nombre, entreront dans son intérieur. » Dans le «Secret de Marie, » le Bienheureux nous explique les nombreuses raisons qui doivent nous engager à cette union à Jésus par Marie. «C’est Marie, écrit-il, qui a formé Jésus, le Chef des prédestinés, c’est donc à elle aussi de former les membres de ce chef, qui sont les vrais chrétiens car une mère ne forme pas le chef sans les membres, ni les membres sans le chef. » « Marie est appelée par saint Augustin, le moule vivant de Dieu, «forma Dei, » car c’est en elle seule qu’un Dieu-Homme a été formé au naturel sans qu’il lui manquât aucune trait de la divinité et c’est en elle aussi que l’homme peut être formé, en Dieu, autant que la nature humaine en est capable, par les grâces de Jésus-Christ. «Le Saint-Esprit ayant épousé Marie et ayant produit en elle et par elle Jésus-Christ, le Verbe incarné, il continue à produire tous les jours en elle et par elle, d’une manière mystérieuse mais véritable les prédestinés. » « Marie est mère et distributrice de la grâce ; plus nous lui serons unis, plus nous seront comblés de ses maternelles faveurs. » Enfin, Marie est la copie très parfaite et le fidèle miroir de Jésus ; elle peut nous dire bien mieux que saint Paul : «Soyez mes imitateurs comme je le suis de Jésus, Si l’imitation d’un saint imprime en nous la ressemblance de Jésus-Christ, à combien plus forte raison l’imitation de Marie nous rendra-t-elle semblable à ce divin Modèle, «Heureuse donc, conclut le Bienheureux, et mille fois heureuse l’âme à qui le Saint-Esprit révèle le secret de Marie et le lui fait connaître ! » |
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2- Nature
et pratique de cette vie d'union |
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Le Bienheureux de Montfort résume en quatre mots cette vie d’union : « Il faut, dit-il, faire toues nos actions par Marie, avec Marie, en Marie et pour Marie, afin de les faire plus parfaitement par Jésus, avec Jésus, en Jésus et pour Jésus. » Mère bien-aimé, je vous contemplerais tout d’abord come mon admirable Modèle, et un fidèle miroir reflétant Jésus et sa sainteté, « Seculum justitiae. » Je vous considérerai en prière près de la Crèche, ou au pied du tabernacle, dans la maison de saint Jean, tissant à Nazareth la robe sans couture de Jésus, ou conversant avec les saintes femmes, ou encore debout au pied de la Croix, Oh ! Que de beaux exemples vous me donnez ! «Telle fut la vie de Marie, dit saint Ambroise, qu’elle peut servir à tous de règles très parfaite… Admirez l’humilité de son cœur, la gravité des ses paroles, la prudence de ses actions, son application à la lecture, son ardeur pour le travail, sa réserve dans les conversations, son zèle pour plaire à Dieu ! » (De Virg, libr.2.) O Vierge sainte, je vous en prie, aidez-moi à vous imiter : agissez en moi,.. priez en moi,… souffrez en moi,… parlez en moi,… travaillez-en moi,… « Mecum sit et mecum laboret ! » (Sag, IX, 10.) Je me plairai encore à vous écouter come ma tendre Mère et Maîtresse : « Mon enfant, fais bien tout ce que Jésus t’enseigne ! Il t’a recommandé si instamment la foi, l’espérance, la divine charité ; il t’a dit : «Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ! » Écoute bien ton Sauveur : « Quae-cumque dixerit vobis, facite ! » et à chacun de ses préceptes et de ses conseils, redis avec moi : « Ecce ancilla Domini, fiat ! »- O Marie ! Que votre voix si maternelle me trace toujours mon chemin : «Divine Maîtresse, parlez ! Loquere, Domina, quia audit servus tuus ! » Puis, je vous invoquerai comme le Secours des Chrétiens, « Auxilium Christianurum. » Je le sais, je ne pure rien par moi-même, mais je puis tout avec la grâce dont vous êtes la Dispensatrice. Aussi, chaque fois que je serais en face d’un devoir à accomplir, d’une vertu à pratiquer, d’une tentation à vaincre, d’une épreuve à supporter, je vous demanderai l’aide efficace dont j’ai besoin : « O Mère, venez à mon aide, vous dirai-je avec Saint Bonaventure : « Hâtez-vous de me secourir ! Domina, in adjutorium meum intende ! Domina, ad adjuvandum me festina ! » Enfin je vous offrirai touts mes actions comme à ma Fin prochaine : « M’étant consacré tout entier à votre service il est juste que je fasse tout pour vous comme un serviteur et un esclave, disait le Bienheureux Montfort. Sans doute, Jésus-Christ seul est ma fin dernière ; mais vous êtes ma fin prochaine et les moyens délicieux d’arriver jusqu’à lui ! » O Mère, toute pour vous et rien pour moi ! Rien par sensualité, rien par vanité, rien par cupidité, par routine ou par des vues naturelles. Tout pour vous plaire afin de plaire à Jésus ! Tout pour obtenir votre amour et l’amour de votre divin Fils ! Ainsi avant mes actions j’invoquerai Marie : «O Mère aidez-moi ! » et soutenu de son assistance j’agirai par elle. Puis je lui demanderai de me guider : « O Mère ! Que voulez-vous que je fasse ! » Et docile à votre voix, j’agirai avec elle. Surtout je méditerai ses exemples et entrant dans ses pensées, j’agirai en elle. (03) Enfin je lui offrirai toutes mes actions, et ainsi j’agirai pour elle, lui redisant avec le Bienheureux « Tous à Jésus par Marie, tout à Marie par Jésus. » Et grâce à sa médiation, Jésus sera tout à moi et je serais à Jésus. En exposant sa chère dévotion à la Très Sainte Vierge, le Bienheureux de Montfort avait exprimé le vœu qu’un jour elle fût érigée en confrérie. (Traité p. 201.) Ce vœu est aujourd’hui réalisé : le 25 mars 1899, Monseigneur Duhamel, Archevêque d’Ottawa, au Canada, l’a érigée canoniquement dans son diocèse sous le titre de Confrérie de Marie, Reine des cœurs ; il en a confié la direction aux Pères de la Compagnie de Marie, enfants du Bienheureux de Montfort. Ceux qui désireraient étudier plus à fond cette méthode de dévotion, que nous avons dû résumer trop brièvement, pourraient consulter : 1- Le Manuel de la Confrérie
de Marie, Reine des Cœurs,- par le Père Texier. |
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Un modèle
: George Bellanger |
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Pour mieux mettre en lumière la doctrine du saint esclavage, prenons un modèle et pour que ses leçons soient plus persuasive, choisissons-le permis nos contemporains et nos compatriotes. L’Abbé Georges Bellanger naquit à Bourbourg, (Nord), le 24 mai 1864. Dès sa plus tendre enfance, il manifesta une dévotion particulière pour la très sainte Vierge. Placé par ses pieux parents au collège Saint-Bertin, il fut attiens à 15 ans d’un mal incurable et à la suite d’une neuvaine, il fut miraculeusement guéri par la divine Mère. Dés lors, son amour pour elle prit de nouveau développements. Entré au grand séminaire d’Arras, il avait 25 ans, quand en 1836, il eut la bonne fortune de lire le «Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge.» par le Bienheureux Montfort. Il le dévora avec délice, y trouvant la réponse aux désirs les plus intimes de son cœur. Le 31 juillet, il fit sa Consécration, et dès lors sa piété filiale pour Marie Immaculé devin chaque jour plus ardent, non content de renouveler sa donation chaque matin dans son oraison, il la redisait en abrégé toutes les heurs et avant ses principales actions, il entretenait constamment une lampe devant sa chère image de Notre-Dame du Bon Conseil, et chaque fois qu’il entrait ou sortait de sa chambre, il la saluait par une génuflexion. Il jeûnait tous les samedis ; chaque semaine il célébrait la messe en son honneur. Bientôt il renonça à tout horaire, afin de donner chaque jour sa messe à la céleste Patronne. « Il s’agit de donner tout ce que l’on a, disait-il, tout ce que l’on est, et pour toujours. » Sa vie d’union à Marie n’était pas moins admirable : « Je veux écrivait-il,
que toutes mes actions soient faites aux intentions de la sainte Vierge.
Pour mieux s’unir à Marie, chaque jour le saint prêtre récitait deux, trois, quatre et parfois sept rosaires. « Il se grisait d’Ave Maria, » disaient ses soldats ; mais tout cela sans efforts, sans contention, avec une simplicité et une discrétion parfaites. La prière était le besoin et le repos de son cœur. Ordinairement, il se fixait un des quinze mystères du Rosaire, et toute la journée il le contemplait avec amour pendant que les « Ave » jaillissaient de son cœur et de ses lèvres. (04) La sainte Vierge ne se laisse jamais vaincre en générosité. La première récompense de Georges Bellanger fut d’arriver promptement au sommet de la sainteté par Marie toujours, il opéra des fruits merveilleux dans les âmes. Chargé de l’œuvre militaire d’Arras, il commence par prier et faire prier : » Il semait des Aves, disait-il, pour récoltes des soldats, «Le succès ne se fait pas attendre. Bientôt il groupe autour de lui cent cinquante soldats avec une élite d’une ferveur admirable, il les embrasse d’amour pour Jésus-Eucharistie et Maie Immaculée. Le dimanche soir, ses soldats veillaient jusqu’à minuit au pied du saint Sacrement, puis ils communiaient et rentraient heureux à la caserne. Dans leurs promenades, ils se plaisent à réciter le chapelet sur les remparts. Ils devaient apôtres ; l’un deux amena à l’abbé Bellanger une centaine des soldats, grâce à ses prières et à ce zèle le saint prêtre opéra de nombreuses conversions. Il eut le bonheur de voir germer parmi ses chers soldats de belles vocations sacerdotales et religieuses ; les autres de retour chez eux édifiaient leur paroisse. Il faut lire sa vie, le détail admirable de cette existence toute consacré à Marie, et si merveilleusement féconde. L’abbé Bellanger mourir le 16 août 1902. « C’est le plus saint prêtre de mon diocèse, » se plaisait à dire de lui l’évêque d’Arras. |
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Consacration
à Jésus par Marie (composée par le Bienheureux de Montfort) |
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Références-
des textes |
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(01)-Louis-
Marie Grignon naquit à Montfort, en Bretagne, le 31 janvier 1673,
Missionnaire à la parole de feu, il évangélisa
la Bretagne et la Vendée et contribua puissamment à donner
à ces provinces cette foi héroïque, qui, aux jour
sombre de la Révolution, les soutiendra dans leur lutte de géants,
» contre l’impiété triomphante. En
1703, avec l’aide de Mlle Louise Trichet, en religion Marie-Louise
de la Sagesse, et plus tard, en 1715, les Missionnaires de la Compagnie
de Marie. Les deux traits saillants de cette âme de saint sont
l’amour des souffrances et une ardente dévotion envers
Jésus et Marie, donc il se proclame «l’indigne esclave.
» - « Mes vais amis, disait-il, sont ceux qui me donnent
de bonne croix à porter. » Et encore : « Pas de croix,
qu’elle croix ! » Pour
honorer Marie, il composa le « Traité de la vraie Dévotion
à la Sainte Vierge » donc il annonça prophétiquement
la destinée.
«
Je vois, disait-il, des bêtes frémissantes qui viennent
en foule déchirer ce petit écrit,… du moins pour
l’envelopper dans les ténèbres d’un coffre…Tant
mieux ! Cette vue me fait espérer un grand succès. »
En effet, le Janséniste réussirent à empêcher
la publication de ce traité ; et, à la Révolution,
pour soustraire le manuscrit aux flammes, on l’enferma dan un
coffre au milieu d’un champ de genêts. La tourmente passée,
on rapporte le précieux coffret dans la main des missionnaires.
Mais ceux d’entre eux qui avaient pris soin du manuscrit, avaient
succombé, victimes de l’impiété révolutionnaires
et ce ne fut qu’en 1842, que le manuscrit fut retrouvé.
Immédiatement publié, il reçu un accueil enthousiaste,
et maintenant encore il continue son action féconde. Le
Bienheureux de Montfort mourut à Saint-Laurent-sur-Sèves,
le 28 avril 1716, à l’âge de 43 ans (03)-
« Ne disons-nous pas eu le modèle est dans sa copie par
la ressemblance et réciproquement la copie dans son modèle,
comme dans la cause de cette ressemblance ? Puis donc qu’en
imitant ses vertus, nous ressemblons à la sainte Vierge, de
cette manière elle est en nous, et nous somme en elle.»
(L’Houmenu p. 288.) |
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L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ; tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres. |
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