MON DIEU
ET
MON TOUT

© + Sr Denise Ermite

SÉRIE I Chemin de Croix 7/75
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sur la patience et la résignation,
par un pélerin de Jérusalem
Première Station: Jésus est condamné à mort
Jésus-Christ, l’Innocence même, le Juste, le Saint par excellence, est accusé devant tout un peuple. Il este condamné à mort comme un grand criminel. Lorsque nous –mêmes, nous sommes accusés faussent, lorsque nous sommes condamnés à tort, supportons avec patience ces injustice, en réalité, il importe peu que nous soyons reconnus coupables pour innocents aux regards des hommes, si nous avons, en notre faveur, le témoignage de notre conscience et l’approbation de Dieu, le Juge suprême.
Deuxième Station : Jésus est chargé de la croix
Cette croix, Jésus l’accepte sans plainte et sans murmure. Il veut être notre modèle. Dieu nous impose, à tous, une croix : c’est le fardeau de nos devoirs, auquel ; s’ajoute celui de nos épreuves. Nous devons porter l’un et l’autre, avec patience et générosité. S’agit-il de nos obligations à remplir, ou de nos peines à endurer, il faut, en toutes hypothèse, accomplir la sainte volonté de Dieu. La perfection est la tout entière ; la vraie sainteté consiste à demeurer, chaque jour, fidèle au devoir et rédigé à le souffrance.
Troisième Station : Jésus tombe pour la première fois
Jésus a pris sur lui toutes les infirmités de la nature humane, sauf le péché? C’est pourquoi, malgré sa toute –puissance, le voilà consentant à cette première faiblesse sur le chemin du Clavaire. En ce monde, il y a des fardeaux bien pénibles, des souffrances bien cruelles. Notre faible nature ne peut les supporter sans laisser échapper une plainte ou soupir. Nous devons alors répéter la parole du sauveur : « Mon père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi » ; mais il faut ensuite ajouter : « Cependant que votre volonté soit faire et non la mienne ! »
Quatrième Station : Jésus rencontre sa Mère
Dans cette rencontre, représentons-nous les saints Cœurs de Jésus et de Marie, avec les emblèmes de la souffrance. Pour Jésus-Christ, c’est la couronne d’épines qui enlace son cœur ; pour Marie, c’est un glaive qui le transperce. O Jésus, mon divin Maître, pour devenir vraiment votre disciple ; ô Maire, ma bonne et tendre Mère, pour mériter d’être appelé votre enfant, faites qu mon coeur devienne semblable aux vôtres.
Cinquième Station : Simon aide Jésus à porter la croix
En ce Cyrénéen, qui aide le Sauveur sur le chemin du Calvaire, admirons et imitons un grand modèle de charité. Soyons pleins de compassion pour ceux qui soufrent. Aidons les malades, les infirmes, les éprouvés, les vieillards, à porter leur croix ; elle est parfois si pénible, si accablante, surtout lorsque la douleur ou l’infirmité se prolonge. Dans nos visites à ces infortunés, ayons pour eux des paroles empreintes de tendresse et d’encouragement.
Sixième Station : Une femme essuie le visage de Jésus.

A cette station, devant le trait de condescendance de Jésus, je dois me dire : quand Jésus-Christ imprime ses traits sur une âme, c’est pour l’appeler à la perfection ; quand il lui inspire le goût de la mortification est la science de la croix, c’est pour la purifier et l’élever à la sainteté. Au lieu de nous plaindre si Jésus-Christ nous éprouve, estimons-nous heureux. Il nous traite alors en amis privilégiés. Ayons une foi plus vivre, plus généreuse, plus claire voyante. Au-delà des misères de cette vie si rapidement écoulée, apercevons l’interminable éternité.

 

Septième Station : Jésus tombe une deuxième fois.

Notre-Seigneur est de nouveau renversé, le front dans la poussière. Son parcours de la voie douloureuse, n'est qu'une suite de défaillances. C'est l'image de notre vie. Nous tombons d'une faute dans une autre, ou bien d'une épreuve nous passons à une autre tribulation. Aussi la charité que nous devons exercer à l'égard du prochain, nous devons l'avoir également envers nous-mêmes : dans la douceur et la patience nous devons posséder notre âme. Loin de nous donc ces dépits pleins d'orgueil, ces découragements vaniteux qui nous retiennent par terre. relevons-nous ausstôt, avec Jésus, en toute humilité et par amour.

Huitième Station :Jésus parle aux filles de Jérusalem
Jésus-Christ oublie ses propres douleurs, pour compatir à celles des âmes qu le suivent. Voila encore notre modèle. Beau spectacle que celui de la souffrance non seulement résignée, mais encore consolatrice des infortunes d’autrui. Sommes-nous atteints par l’Épreuve, la maladie ou l’infirmité? Rappelons-nous que nous ne sommes pas seuls à souffrir ; pensons même qu’il est des existences encore plus malheureuses que la nôtre. Ayons, pour les âmes éprouvées, des paroles de sympathie et de consolation, Quant à nos souffrances personnelles, parlons –en le moins possible : offrons-les àDieu et elles n’en seront que plus méritoires.
Neuvième Station : Jésus tombe pour la troisième fois
Jésus, épuisé, tombe une troisième fois. On lui adresse les paroles les plus grossières, les injures les plus brutales ; on le frappe, et à coups de lance, on le force à se relever. O Jésus, mon rédempteur et mon Modèle, vous avez bu jusqu’à la lie le calice des amertumes. Vous voulez que j’y trempe mes lèvres. Vous me présentez alors l’épreuve, la souffrance, la tentation. Pauvre et misérable pécheur, ne dois-je pas tout accepter avec courage et amour, Donnez-moi la force e partager en toute résignation chrétienne, vos amertumes et vos douleurs, pour participer un jour à votre gloire.
Dixième Station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
Le Maître du onde a vécu dans la pauvreté et il meurt dans le plus complet dénuement. Nous, nous recherchons sans cesse les avantages temporels. Cependant tous ces biens terrestres, la mort nous les enlèvera bientôt è elle nous en dépouillera complément. A peine aurons-nous rendu le dernier soupir, qu’il ne nous restera rien de toues nos richesses. Nous n’aurons en partage qu’un suaire et un cercueil. Mais notre âme survivre à ce dépouillement final ; elle paraîtra, avec ses œuvres, bonnes ou mauvaises, au tribunal de Dieu. Détachons-nous donc des biens de ce monde, pour nous revêtir des biens de la grâce et de la gloire.
Onzième Station : Jésus est cloué à la croix
Au milieu de ses plus grandes douleurs, alors que les clous percent ses mains et ses pieds, Jésus-Christ ne laisse échapper aucune plainte. Pendant trois heures, ses tortures se prolongèrent sur la croix. Il était comme cloué à la souffrance. On peut dire que jamais un malade, jamais un moribond n’a été moins libre de ses mouvements que ne l’était Notre- Seigneur sur un lit d’agonie. Bien lourdes peut-être furent nos souffrances, dans le cours de notre vie. Les douleurs de Jésus dépassent certainement tout ce que nous sensibilité et notre imagination peuvent concevoir. Voilà donc, pour nous, aux jours de l’épreuve et surtout à l’heure suprême du trépas, un admirable modèle de patience et de résignation.
Douzième Station : Jésus meurt sur la croix
Quel étonnant spectacle ! le spectacle de la mort, de la mort d’un Dieu expirant sur une croix! Chrétien, mon frère, porte tes regards vers le Christ crucifié. Vois son visage défiguré, ses yeux abattus, tout son corps meurtri. Comprends enfin que c’est pour ton âme, pour ton salut que le Sauveur a enduré ces tortures cruelles, cette affreuse mort. A la vue de Notre- Seigneur en croix, j’oserais me plaindre et refuser la souffrance ? Non ! Ô mon Jésus, je veux accepter toutes les épreuves de la vie, la mort même, avec patience, avec résignation, avec amour pour vous.
Treizième Station : Jésus est descendu de la croix
Contemplons Marie recevant, sur ses genoux, son Fils inanimé, glacé par la mort. Elle semble nous dire : « O vous, qui faites, en ce moment, l’exercice du Chemin de la Croix, regardez et voyez; dites s’il y a dans le monde entier une douleur semblable à la mienne. J’ais un Fils unique et bien-aimé, un Fils incomparable, un Fils doué de toues les perfections , et ce Fils, l’objet de mes tendresses, je l’ai perdu, les bourreaux, sous mes yeux, l’ont crucifié, l’ont mis à mort ». Cependant, cette Mère, dans son immense douleur, est résignée. Elle s’incline sous la main d Dieu qui l’atteint au plus intime de son âme. A son exemple, dans nos petites comme dans nos grandes douleurs, dans nos deuils de famille, restons soumis et résignés à l’adorable volonté du Souverain Maître.
Quatorzième Station : Jésus est déposé dans le tombeau
 Sur le tombeau de Jésus-Christ, on pourrait inscrire cette épitaphe : « Ci-git le Sauveur des hommes. Il a passé sur la terre en faisant le bien, et cependant, il n’a rencontré que l’ingratitude. Il a terminé la plus sainte des vies par le plus infamante des morts» O Jésus, victime innocente et résignée, je vous en prie, à genoux devant votre tombeau, accordez-moi de pratiquer ce deux belles vertus chrétiennes : la patience et la résignation. Tout souffrir, sans me plaindre ; tout accepter, comme venant de la main de Dieu, c’est la perfection à laquelle je veux tendre désormais. Faites que semblable à vous, ô mon divin Modèle, après vous avoir imité ici-bas, je sois appelé à partager votre gloire dans l’éternité bienheureuse. Ainsi soit-il
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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