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Sur
la patience et la résignation,
par un pélerin de Jérusalem
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Première
Station: Jésus est condamné à mort
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| Jésus-Christ,
l’Innocence même, le Juste, le Saint
par excellence, est accusé devant tout un
peuple. Il este condamné à mort comme
un grand criminel. Lorsque nous –mêmes,
nous sommes accusés faussent, lorsque nous
sommes condamnés à tort, supportons
avec patience ces injustice, en réalité,
il importe peu que nous soyons reconnus coupables
pour innocents aux regards des hommes, si nous avons,
en notre faveur, le témoignage de notre conscience
et l’approbation de Dieu, le Juge suprême. |
Deuxième
Station : Jésus est chargé de la
croix |
| Cette croix, Jésus l’accepte sans
plainte et sans murmure. Il veut être notre
modèle. Dieu nous impose, à tous,
une croix : c’est le fardeau de nos devoirs,
auquel ; s’ajoute celui de nos épreuves.
Nous devons porter l’un et l’autre,
avec patience et générosité.
S’agit-il de nos obligations à remplir,
ou de nos peines à endurer, il faut, en toutes
hypothèse, accomplir la sainte volonté
de Dieu. La perfection est la tout entière
; la vraie sainteté consiste à demeurer,
chaque jour, fidèle au devoir et rédigé
à le souffrance. |
Troisième
Station : Jésus tombe pour la première
fois |
| Jésus
a pris sur lui toutes les infirmités de la
nature humane, sauf le péché? C’est
pourquoi, malgré sa toute –puissance,
le voilà consentant à cette première
faiblesse sur le chemin du Clavaire. En ce monde,
il y a des fardeaux bien pénibles, des souffrances
bien cruelles. Notre faible nature ne peut les supporter
sans laisser échapper une plainte ou soupir.
Nous devons alors répéter la parole
du sauveur : « Mon père, s’il
est possible, que ce calice s’éloigne
de moi » ; mais il faut ensuite ajouter :
« Cependant que votre volonté soit
faire et non la mienne ! » |
Quatrième
Station : Jésus rencontre sa Mère |
| Dans cette rencontre, représentons-nous les
saints Cœurs de Jésus et de Marie, avec
les emblèmes de la souffrance. Pour Jésus-Christ,
c’est la couronne d’épines qui
enlace son cœur ; pour Marie, c’est un
glaive qui le transperce. O Jésus, mon divin
Maître, pour devenir vraiment votre disciple
; ô Maire, ma bonne et tendre Mère,
pour mériter d’être appelé
votre enfant, faites qu mon coeur devienne semblable
aux vôtres. |
Cinquième
Station
: Simon aide Jésus à porter la croix |
| En
ce Cyrénéen, qui aide le Sauveur sur
le chemin du Calvaire, admirons et imitons un grand
modèle de charité. Soyons pleins de
compassion pour ceux qui soufrent. Aidons les malades,
les infirmes, les éprouvés, les vieillards,
à porter leur croix ; elle est parfois si
pénible, si accablante, surtout lorsque la
douleur ou l’infirmité se prolonge.
Dans nos visites à ces infortunés,
ayons pour eux des paroles empreintes de tendresse
et d’encouragement.
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Sixième
Station : Une femme essuie le visage de Jésus. |
| A cette station, devant le trait de condescendance
de Jésus, je dois me dire : quand Jésus-Christ
imprime ses traits sur une âme, c’est
pour l’appeler à la perfection ;
quand il lui inspire le goût de la mortification
est la science de la croix, c’est pour la
purifier et l’élever à la
sainteté. Au lieu de nous plaindre si Jésus-Christ
nous éprouve, estimons-nous heureux. Il
nous traite alors en amis privilégiés.
Ayons une foi plus vivre, plus généreuse,
plus claire voyante. Au-delà des misères
de cette vie si rapidement écoulée,
apercevons l’interminable éternité.
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Septième
Station : Jésus tombe une deuxième
fois. |
Notre-Seigneur
est de nouveau renversé, le front dans la
poussière. Son parcours de la voie douloureuse,
n'est qu'une suite de défaillances.
C'est l'image de notre vie. Nous tombons d'une faute
dans une autre, ou bien d'une épreuve nous
passons à une autre tribulation. Aussi la
charité que nous devons exercer à
l'égard du prochain, nous devons l'avoir
également envers nous-mêmes : dans
la douceur et la patience nous devons posséder
notre âme. Loin de nous donc ces dépits
pleins d'orgueil, ces découragements vaniteux
qui nous retiennent par terre. relevons-nous ausstôt,
avec Jésus, en toute humilité et par
amour.
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Huitième
Station :Jésus parle aux filles de Jérusalem |
| Jésus-Christ
oublie ses propres douleurs, pour compatir à
celles des âmes qu le suivent. Voila encore
notre modèle. Beau spectacle que celui de
la souffrance non seulement résignée,
mais encore consolatrice des infortunes d’autrui.
Sommes-nous atteints par l’Épreuve,
la maladie ou l’infirmité? Rappelons-nous
que nous ne sommes pas seuls à souffrir ;
pensons même qu’il est des existences
encore plus malheureuses que la nôtre. Ayons,
pour les âmes éprouvées, des
paroles de sympathie et de consolation, Quant à
nos souffrances personnelles, parlons –en
le moins possible : offrons-les àDieu et
elles n’en seront que plus méritoires. |
Neuvième
Station : Jésus tombe pour la troisième
fois |
| Jésus,
épuisé, tombe une troisième
fois. On lui adresse les paroles les plus grossières,
les injures les plus brutales ; on le frappe, et
à coups de lance, on le force à se
relever. O Jésus, mon rédempteur et
mon Modèle, vous avez bu jusqu’à
la lie le calice des amertumes. Vous voulez que
j’y trempe mes lèvres. Vous me présentez
alors l’épreuve, la souffrance, la
tentation. Pauvre et misérable pécheur,
ne dois-je pas tout accepter avec courage et amour,
Donnez-moi la force e partager en toute résignation
chrétienne, vos amertumes et vos douleurs,
pour participer un jour à votre gloire. |
Dixième
Station : Jésus est dépouillé
de ses vêtements |
| Le Maître du onde a vécu dans la
pauvreté et il meurt dans le plus complet
dénuement. Nous, nous recherchons sans cesse
les avantages temporels. Cependant tous ces biens
terrestres, la mort nous les enlèvera bientôt
è elle nous en dépouillera complément.
A peine aurons-nous rendu le dernier soupir, qu’il
ne nous restera rien de toues nos richesses. Nous
n’aurons en partage qu’un suaire et
un cercueil. Mais notre âme survivre à
ce dépouillement final ; elle paraîtra,
avec ses œuvres, bonnes ou mauvaises, au tribunal
de Dieu. Détachons-nous donc des biens de
ce monde, pour nous revêtir des biens de la
grâce et de la gloire. |
Onzième
Station : Jésus est cloué à
la croix |
| Au
milieu de ses plus grandes douleurs, alors que les
clous percent ses mains et ses pieds, Jésus-Christ
ne laisse échapper aucune plainte. Pendant
trois heures, ses tortures se prolongèrent
sur la croix. Il était comme cloué
à la souffrance. On peut dire que jamais
un malade, jamais un moribond n’a été
moins libre de ses mouvements que ne l’était
Notre- Seigneur sur un lit d’agonie. Bien
lourdes peut-être furent nos souffrances,
dans le cours de notre vie. Les douleurs de Jésus
dépassent certainement tout ce que nous sensibilité
et notre imagination peuvent concevoir. Voilà
donc, pour nous, aux jours de l’épreuve
et surtout à l’heure suprême
du trépas, un admirable modèle de
patience et de résignation. |
Douzième
Station : Jésus meurt sur la croix |
| Quel
étonnant spectacle ! le spectacle de la mort,
de la mort d’un Dieu expirant sur une croix!
Chrétien, mon frère, porte tes regards
vers le Christ crucifié. Vois son visage
défiguré, ses yeux abattus, tout son
corps meurtri. Comprends enfin que c’est pour
ton âme, pour ton salut que le Sauveur a enduré
ces tortures cruelles, cette affreuse mort. A la
vue de Notre- Seigneur en croix, j’oserais
me plaindre et refuser la souffrance ? Non ! Ô
mon Jésus, je veux accepter toutes les épreuves
de la vie, la mort même, avec patience, avec
résignation, avec amour pour vous. |
Treizième
Station : Jésus est descendu de la croix |
| Contemplons
Marie recevant, sur ses genoux, son Fils inanimé,
glacé par la mort. Elle semble nous dire
: « O vous, qui faites, en ce moment, l’exercice
du Chemin de la Croix, regardez et voyez; dites
s’il y a dans le monde entier une douleur
semblable à la mienne. J’ais un Fils
unique et bien-aimé, un Fils incomparable,
un Fils doué de toues les perfections , et
ce Fils, l’objet de mes tendresses, je l’ai
perdu, les bourreaux, sous mes yeux, l’ont
crucifié, l’ont mis à mort ».
Cependant, cette Mère, dans son immense douleur,
est résignée. Elle s’incline
sous la main d Dieu qui l’atteint au plus
intime de son âme. A son exemple, dans nos
petites comme dans nos grandes douleurs, dans nos
deuils de famille, restons soumis et résignés
à l’adorable volonté du Souverain
Maître. |
Quatorzième
Station : Jésus est déposé
dans le tombeau |
| Sur
le tombeau de Jésus-Christ, on pourrait inscrire
cette épitaphe : « Ci-git le Sauveur
des hommes. Il a passé sur la terre en faisant
le bien, et cependant, il n’a rencontré
que l’ingratitude. Il a terminé la
plus sainte des vies par le plus infamante des morts»
O Jésus, victime innocente et résignée,
je vous en prie, à genoux devant votre tombeau,
accordez-moi de pratiquer ce deux belles vertus
chrétiennes : la patience et la résignation.
Tout souffrir, sans me plaindre ; tout accepter,
comme venant de la main de Dieu, c’est la
perfection à laquelle je veux tendre désormais.
Faites que semblable à vous, ô mon
divin Modèle, après vous avoir imité
ici-bas, je sois appelé à partager
votre gloire dans l’éternité
bienheureuse. Ainsi soit-il |
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