|
Pour
le carême, sur l'importance du salut , par un pèlerin
de Jérusalem
|
Première
Station: Jésus est condamné à mort.
|
| Jésus
est condamné, malgré son innocence.
Il va mourir pour moi, qui suis coupable. Seigneur,
comme fruit de cet exercice du Chemin de la Croix,
j’implore la grâce de bien comprendre
toute l’importance du salut et mon âme.
Profondément convaincu désormais de
cette vérité, je n’aurai d’autre
préoccupation que celle d’assurer mon
bonheur éternel. |
Deuxième
Station : Jésus est chargé de la
croix |
| Ce qui m’éloigne du salut de mon
âme, c’est la crainte des difficultés
et de la souffrance. La croix, seule peut me sauver.
Cependant je n’ai pas le courage de la porter,
à l’exemple de mon Dieu. Je l’admire
sur les épaules de mon Sauveur; je voudrais
m’en charger mais je la crains, je la redoute
; et je tremble, j’hésite, je refuse.
O Jésus, donnez-moi plus d’énergie,
de décision et d’ardeur. Attirez mon
âme à votre suite, sur la route du
Calvaire. |
Troisième
Station : Jésus tombe pour la première
fois |
| Est-ce
vous, ô mon Dieu, qui succomberez sous la
croix? – Oui, mon enfant, je tombe car ton
insouciance m’accable. Tu vis comme si tout
finissait au tombeau, comme s’il n’existait
pas un enfer terrible à craindre et à
éviter, un beau ciel à mériter
et à conquérir. Je veux, par cette
chute et toutes mes souffrances, t’arracher
à l’enfer et te conduire au ciel. Pardon,
Seigneur, pour mon aveuglement. Désormais,
je veux me rappeler et méditer ces fins dernières,
ces grades vérités du salut. Par là,
j’éclairerai mon esprit, je fortifierai
ma volonté, j’assurerai mon salut |
Quatrième
Station : Jésus rencontre sa Mère |
| En cette rencontre, Marie pleure sur son Fils
et sur les pécheurs : sur son fils qui va
endurer la mort la plus douloureuse ; sur les pécheurs
qui ne voudront point profiter des souffrances du
Sauveur. Perdre son divin Jésus, c’est
un coup cruel pour son cœur de Mère
; mais sa blessure s’aggrave à la pensée
que des pécheurs par leur faute n’appliqueront
point à leur âme les mérites
infinis de la mort de son Fils. O Mère de
douleurs, obtenez-nous, à tous, une vraie
et sincère contrition du cœur. Ne permettez
pas que tant de souffrances endurées, tant
de sang répandu par Jésus, le soit
inutilement pour notre salut. |
Cinquième
Station : Simon aide Jésus à porter la croix |
| Jésus
avance sur le chemin du calvaire. Il porte la croix.
C’est son étendard. Ce divin Roi marche
à la conquête du ciel. En la personne
du Cyrénéen, il recrute des soldats.
Mais il ne lui faut que des braves. Loin de lui
les âmes faibles, les volontés chancelantes,
les cœurs pusillanimes. Pour marcher glorieusement
à la suite de Jésus et s’emparer
de la Jérusalem céleste, il faut être
un vrai croisé, c’est –dire se
faire une sainte violence. Le ciel est à
ce prix. |
Sixième
Station : Une femme essuie le visage de Jésus. |
| Ici, nous apprenons les moyens ou les conditions du
salut. Pour être admis au ciel par Dieu le
Père, il faut être trouvé conforme
à son divin Fils. Les prédestinés
à la gloire, les élus ressemblent
à leur frère aîné, Jésus-Christ.
Ils ont un air de famille ; on les reconnaît
à certains traits distinctifs, à la
pratique des grandes vertus chrétiennes d’humilité,
de douceur, de mortification, de pureté et
surtout d’amour. O mon âme, tu dois
devenir une copie fidèle de ton Jésus,
tu n’y parviendras jamais par toi-même.
Mais prie ton Sauveur de te façonner à
son image. Ainsi seulement, tu seras digne de ses
grâces en ce monde et de sa gloire en l’autre. |
Septième
Station : Jésus tombe une deuxième
fois. |
| A
la vue de Jésus tombant une deuxième
fois, comprendrai-je enfin l’importance du
salut? Jésus-Christ pouvait me sauver par
une seule goutte de son sang, par un seul soupir
de son cœur ; mais, connaissant toute la valeur
de mon âme, il l’a rachetée aux
prix le plus élevé. Ah ! Si je pouvais
l’estimer, cette âme immortelle, l’apprécier
à sa juste valeur, je me mettrais immédiatement
à l’ouvre, je consentirais les efforts
les plus héroïques pour la sauver, c’est
–dire échapper à la damnation
et parvenir au ciel. O doux Jésus, je commence
aujourd’hui ; désormais plus d’hésitation,
ni de retard. Loin de moi les habitudes coupable,
les occasions de péché. Je vous suis,
Seigneur, bravant tout, sacrifiant tout, pour jouir
avec vous du bonheur éternel. |
Huitième
Station :Jésus parle aux filles de Jérusalem |
| A
ces femmes, Jésus parle des malheurs à
venir. Il leur annonce la ruine future de la cité
sainte. Quel jour, s’écrie-t-il, quel
jour affreux d’infortune et de désolation
! O mon âme, songe à ton propre sort
; n’oublie pas les châtiments de l’enfer.
Oui, malheur à toi, si tu méprises
maintenant la miséricorde de Dieu, tu auras
à compter plus tard avec sa justice. Tu ne
pourrais ni la tromper, ni la séduire, ni
la désarmer, tu le sais, il est horrible
de tomber entre les mains de Dieu vengeur ! Fais
donc pénitence. Jette-toi dans les bras de
la miséricorde divine, assure-toi le pardon
et le bonheur. |
Neuvième
Station : Jésus tombe pour la troisième
fois |
| Plus
Jésus-Christ multiple ses douleurs sus la
terre, plus il augmentera mon supplice dans l’autre
monde si, restant indifférent devant de telles
souffrances de mon Dieu, je ne sais comprendre la
nécessité du salut de mon âme.
Si donc telle est la bonté de Dieu sur le
Calvaire, quelle ne sera pas plus tard la rigueur
de sa vengeance. Sa miséricorde aura été
extrême, sa justice sera sans fin. O mon Dieu,
daignez m’accorder, par le mérite de
cette troisième chute, avec l’aide
de votre grâce, un sort plus doux. Faites
que je vive et que je meure dans votre saint amour
! |
Dixième
Station : Jésus est dépouillé
de ses vêtements |
| Au
terme de notre vie, nous seront nous-mêmes
dépouillés de tous les biens de la
terre, Ces bénéfices, ces économies,
ces trésors, il faudra bien les laisser tomber
de nos mains mourantes ; nous ne pourrons pas les
emporter dans l’autre monde. Que servira au
pécheur d’avoir possédé
un peu d’or, si, à cause de sa cupidité,
ses injustices, de ses fraudes, de son travail du
dimanche, il vient à perdre misérablement
son âme ? Renonçons donc aux éphémères
avantages de la vie présente, afin de nous
assurer les trésors éternels de la
vie future. |
Onzième
Station : Jésus est cloué à
la croix |
| Savoir
l’importance et la nécessité
du salut ne suffit pas, il faut en venir à
la pratique. Il ne suffit pas dire : « Je
veux sauver mon âme », il faut en prendre
les moyens. Il ne faut pas, comme nombre de chrétiens,
irréfléchis et imprudent, remettre
à plus tard la conversion ; il est urgent
de s’y appliquer dès maintenant, var
nous ne savons si demain nous en aurons encore le
temps et la grâce. Nous en sommes avertis
: la mort viendra nous surprendre au moment où
nous y songerons le moins. Dès aujourd’hui
donc, avec Notre-Seigneur, attachons nous à
la croix, aux œuvres de salut. |
Douzième
Station : Jésus meurt sur la croix |
| Divin
Jésus, J’ai maintenant à cœur
le salut de mon âme. Venez donc à mon
aide ! Vous –même, par votre grâce,
faites-moi mourir à toute attache sensible,
à toute affection terrestre. Crucifiez en
moi le péché ; qu’il disparaisse
à jamais de ma conscience. Comme au bon larron,
accordez-moi le pardon et le gage assuré
du ciel. Cette inestimable faveur, je vous la demande
par l’intercession de votre saint Mère.
O Mère de mon Jésus et de ma Mère,
priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant
et à l’heure de notre mort.
|
Treizième
Station : Jésus est descendu de la croix
|
| Les
souffrances du Sauveur sont terminées, mais
les plaies de son corps témoignent avec quelle
vaillance t quel courage il a soutenue la lutte.
C’est notre modèle ; il nous a donné
l’exemple, pour que nous agissions de même.
Souffrir et lutter, c’est la condition du
salut et du triomphe. A l’œuvre donc,
chrétiens ; en avant sur le chemin du Calvaire,
sur la route de la victoire. Après sa mort,
Jésus-Christ nous laisse son drapeau vainqueur,
la croix. A notre tour, prenons cet étendard,
pour le porter avec courage, sur tous les sentiers
de la vie. O Jésus, si parfois, ici-bas,
nous faiblissons ou chancelons, soutenez vous-même
nos forces défaillantes. Accordez-nous de
souffrir et de lutte avec vous, pour jouir et régner
un jour avec vous dans le ciel. |
Quatorzième
Station : Jésus est déposé
dans le tombeau |
| Si
je parviens à sauver mon âme, que m’importe
la captivité du tombeau ? Mon corps sera
exposé dans la terre, mais mon âme,
libre et bienheureuse, jouira dans le ciel du bonheur
éternel. Et, un jour, à la fin des
temps, mon corps lui-même, se lèvera
de son sépulcre, transfiguré, revêtu
de toutes les qualités des corps glorieux.
Seigneur, pendant la vie présente, rendez
mon âme toujours digne d’elle-même
et de vous ; qu’elle domine mon corps, qu’elle
le dirige, qu’elle le purifie, afin de lui
procurer cette beauté et cet éclat
dont jouissent les élus dans le ciel. Ainsi
soit-il ! |
|
|
|
|