MON DIEU
ET
MON TOUT

© + Sr Denise Ermite

SÉRIE 1 Chemin de Croix 16/75
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour le carême, sur l'importance du salut , par un pèlerin de Jérusalem
Première Station: Jésus est condamné à mort.
Jésus est condamné, malgré son innocence. Il va mourir pour moi, qui suis coupable. Seigneur, comme fruit de cet exercice du Chemin de la Croix, j’implore la grâce de bien comprendre toute l’importance du salut et mon âme. Profondément convaincu désormais de cette vérité, je n’aurai d’autre préoccupation que celle d’assurer mon bonheur éternel.
Deuxième Station : Jésus est chargé de la croix
Ce qui m’éloigne du salut de mon âme, c’est la crainte des difficultés et de la souffrance. La croix, seule peut me sauver. Cependant je n’ai pas le courage de la porter, à l’exemple de mon Dieu. Je l’admire sur les épaules de mon Sauveur; je voudrais m’en charger mais je la crains, je la redoute ; et je tremble, j’hésite, je refuse. O Jésus, donnez-moi plus d’énergie, de décision et d’ardeur. Attirez mon âme à votre suite, sur la route du Calvaire.
Troisième Station : Jésus tombe pour la première fois
Est-ce vous, ô mon Dieu, qui succomberez sous la croix? – Oui, mon enfant, je tombe car ton insouciance m’accable. Tu vis comme si tout finissait au tombeau, comme s’il n’existait pas un enfer terrible à craindre et à éviter, un beau ciel à mériter et à conquérir. Je veux, par cette chute et toutes mes souffrances, t’arracher à l’enfer et te conduire au ciel. Pardon, Seigneur, pour mon aveuglement. Désormais, je veux me rappeler et méditer ces fins dernières, ces grades vérités du salut. Par là, j’éclairerai mon esprit, je fortifierai ma volonté, j’assurerai mon salut
Quatrième Station : Jésus rencontre sa Mère
En cette rencontre, Marie pleure sur son Fils et sur les pécheurs : sur son fils qui va endurer la mort la plus douloureuse ; sur les pécheurs qui ne voudront point profiter des souffrances du Sauveur. Perdre son divin Jésus, c’est un coup cruel pour son cœur de Mère ; mais sa blessure s’aggrave à la pensée que des pécheurs par leur faute n’appliqueront point à leur âme les mérites infinis de la mort de son Fils. O Mère de douleurs, obtenez-nous, à tous, une vraie et sincère contrition du cœur. Ne permettez pas que tant de souffrances endurées, tant de sang répandu par Jésus, le soit inutilement pour notre salut.
Cinquième Station : Simon aide Jésus à porter la croix
Jésus avance sur le chemin du calvaire. Il porte la croix. C’est son étendard. Ce divin Roi marche à la conquête du ciel. En la personne du Cyrénéen, il recrute des soldats. Mais il ne lui faut que des braves. Loin de lui les âmes faibles, les volontés chancelantes, les cœurs pusillanimes. Pour marcher glorieusement à la suite de Jésus et s’emparer de la Jérusalem céleste, il faut être un vrai croisé, c’est –dire se faire une sainte violence. Le ciel est à ce prix.
Sixième Station : Une femme essuie le visage de Jésus.
Ici, nous apprenons les moyens ou les conditions du salut. Pour être admis au ciel par Dieu le Père, il faut être trouvé conforme à son divin Fils. Les prédestinés à la gloire, les élus ressemblent à leur frère aîné, Jésus-Christ. Ils ont un air de famille ; on les reconnaît à certains traits distinctifs, à la pratique des grandes vertus chrétiennes d’humilité, de douceur, de mortification, de pureté et surtout d’amour. O mon âme, tu dois devenir une copie fidèle de ton Jésus, tu n’y parviendras jamais par toi-même. Mais prie ton Sauveur de te façonner à son image. Ainsi seulement, tu seras digne de ses grâces en ce monde et de sa gloire en l’autre.
Septième Station : Jésus tombe une deuxième fois.
A la vue de Jésus tombant une deuxième fois, comprendrai-je enfin l’importance du salut? Jésus-Christ pouvait me sauver par une seule goutte de son sang, par un seul soupir de son cœur ; mais, connaissant toute la valeur de mon âme, il l’a rachetée aux prix le plus élevé. Ah ! Si je pouvais l’estimer, cette âme immortelle, l’apprécier à sa juste valeur, je me mettrais immédiatement à l’ouvre, je consentirais les efforts les plus héroïques pour la sauver, c’est –dire échapper à la damnation et parvenir au ciel. O doux Jésus, je commence aujourd’hui ; désormais plus d’hésitation, ni de retard. Loin de moi les habitudes coupable, les occasions de péché. Je vous suis, Seigneur, bravant tout, sacrifiant tout, pour jouir avec vous du bonheur éternel.
Huitième Station :Jésus parle aux filles de Jérusalem
A ces femmes, Jésus parle des malheurs à venir. Il leur annonce la ruine future de la cité sainte. Quel jour, s’écrie-t-il, quel jour affreux d’infortune et de désolation ! O mon âme, songe à ton propre sort ; n’oublie pas les châtiments de l’enfer. Oui, malheur à toi, si tu méprises maintenant la miséricorde de Dieu, tu auras à compter plus tard avec sa justice. Tu ne pourrais ni la tromper, ni la séduire, ni la désarmer, tu le sais, il est horrible de tomber entre les mains de Dieu vengeur ! Fais donc pénitence. Jette-toi dans les bras de la miséricorde divine, assure-toi le pardon et le bonheur.
Neuvième Station : Jésus tombe pour la troisième fois
Plus Jésus-Christ multiple ses douleurs sus la terre, plus il augmentera mon supplice dans l’autre monde si, restant indifférent devant de telles souffrances de mon Dieu, je ne sais comprendre la nécessité du salut de mon âme. Si donc telle est la bonté de Dieu sur le Calvaire, quelle ne sera pas plus tard la rigueur de sa vengeance. Sa miséricorde aura été extrême, sa justice sera sans fin. O mon Dieu, daignez m’accorder, par le mérite de cette troisième chute, avec l’aide de votre grâce, un sort plus doux. Faites que je vive et que je meure dans votre saint amour !
Dixième Station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
Au terme de notre vie, nous seront nous-mêmes dépouillés de tous les biens de la terre, Ces bénéfices, ces économies, ces trésors, il faudra bien les laisser tomber de nos mains mourantes ; nous ne pourrons pas les emporter dans l’autre monde. Que servira au pécheur d’avoir possédé un peu d’or, si, à cause de sa cupidité, ses injustices, de ses fraudes, de son travail du dimanche, il vient à perdre misérablement son âme ? Renonçons donc aux éphémères avantages de la vie présente, afin de nous assurer les trésors éternels de la vie future.
Onzième Station : Jésus est cloué à la croix
Savoir l’importance et la nécessité du salut ne suffit pas, il faut en venir à la pratique. Il ne suffit pas dire : « Je veux sauver mon âme », il faut en prendre les moyens. Il ne faut pas, comme nombre de chrétiens, irréfléchis et imprudent, remettre à plus tard la conversion ; il est urgent de s’y appliquer dès maintenant, var nous ne savons si demain nous en aurons encore le temps et la grâce. Nous en sommes avertis : la mort viendra nous surprendre au moment où nous y songerons le moins. Dès aujourd’hui donc, avec Notre-Seigneur, attachons nous à la croix, aux œuvres de salut.
Douzième Station : Jésus meurt sur la croix
Divin Jésus, J’ai maintenant à cœur le salut de mon âme. Venez donc à mon aide ! Vous –même, par votre grâce, faites-moi mourir à toute attache sensible, à toute affection terrestre. Crucifiez en moi le péché ; qu’il disparaisse à jamais de ma conscience. Comme au bon larron, accordez-moi le pardon et le gage assuré du ciel. Cette inestimable faveur, je vous la demande par l’intercession de votre saint Mère. O Mère de mon Jésus et de ma Mère, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Treizième Station : Jésus est descendu de la croix
Les souffrances du Sauveur sont terminées, mais les plaies de son corps témoignent avec quelle vaillance t quel courage il a soutenue la lutte. C’est notre modèle ; il nous a donné l’exemple, pour que nous agissions de même. Souffrir et lutter, c’est la condition du salut et du triomphe. A l’œuvre donc, chrétiens ; en avant sur le chemin du Calvaire, sur la route de la victoire. Après sa mort, Jésus-Christ nous laisse son drapeau vainqueur, la croix. A notre tour, prenons cet étendard, pour le porter avec courage, sur tous les sentiers de la vie. O Jésus, si parfois, ici-bas, nous faiblissons ou chancelons, soutenez vous-même nos forces défaillantes. Accordez-nous de souffrir et de lutte avec vous, pour jouir et régner un jour avec vous dans le ciel.
Quatorzième Station : Jésus est déposé dans le tombeau
  Si je parviens à sauver mon âme, que m’importe la captivité du tombeau ? Mon corps sera exposé dans la terre, mais mon âme, libre et bienheureuse, jouira dans le ciel du bonheur éternel. Et, un jour, à la fin des temps, mon corps lui-même, se lèvera de son sépulcre, transfiguré, revêtu de toutes les qualités des corps glorieux. Seigneur, pendant la vie présente, rendez mon âme toujours digne d’elle-même et de vous ; qu’elle domine mon corps, qu’elle le dirige, qu’elle le purifie, afin de lui procurer cette beauté et cet éclat dont jouissent les élus dans le ciel. Ainsi soit-il !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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