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Père Désiré o.f.m.
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Première
Station: Jésus est condamné à mort.
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Jésus- Mon enfant, pour te racheter
de l’enfer j’ai voulu être condamné
`à mort. Cette condamnation te donne la vie.
Ah ! Cesse donc de m’offenser.Le fidèle-
O mon père, ce n’est pas à vous,
mais à moi de subir cette sentence ; car
je suis pécheur et vous, vous êtes
innocent. Soyez mille fois béni de tant d’amour
et de miséricorde. |
Deuxième
Station : Jésus est chargé de la
croix |
Jésus- Mon enfant, je suis chargé
de cette croix par amour pour toi. Je l’ai
embrassé avec une amoureuse affection. Et
toi, la plus légère épreuve
te remplir de tristesse. Le fidèle- O mon
bon Maître, je l’aimerais votre croix.
Oui, je la porterai avec bonheur. C’ est en
elle que je trouverai ma force, ma gloire et mon
salut. |
Troisième
Station : Jésus tombe pour la première
fois |
Jésus-
Le fardeau de tes péchés m’accable,
mon enfant. Mais ma faiblesse sera ta force, Oui,
je veux, par mes défaillances, t’affermir
dans la voie du ciel. Le Fidèle- Mon bon
Sauveur, je ne résiste plus. Je viens, avec
une sainte avidité, courber ma tête
sous votre joug si plein de douceur. |
Quatrième
Station : Jésus rencontre sa Mère |
Jésus- Ma mère m’aimait,
ô mon enfant ; aussi a-t-elle voulu unir ses
souffrances aux miennes et boire mon calice jusqu’à
la lie. Le Fidèle- O mon Jésus, fortifiez
mon cœur des eaux de votre grâce. Je
veux me désaltérer avec cette bonne
Mère, dans la coupe de vos amertumes. Oui,
souffrir avec cous sera mon bonheur. |
Cinquième
Station : Simon aide Jésus à porter la croix |
Jésus
– Mes fidèles me soulagent, mon enfant,
en portant les croix que je leur envoie, et moi
je leur rends secours pour secours ; je connais
leurs besoins ; j’aime à leur venir
en aide. Le fidèle -O mon bon Maître,
je veux être votre ami. Je ne refuserai plus
les épreuves, qui me viendront de votre main
; je courbe ma tête et mes épaules
sous le glorieux fardeau de votre croix.
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Sixième
Station : Une femme essuie le visage de Jésus.
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| Jésus- Mes traits, ô mon enfant,
s’impriment dan l’âme de celui
qui soufre pour moi, Ceux que j’appelle
à former la pure et belle société
des élus, je les veux conformes à
mon image. Le fidèle- O mon Jésus,
je veux que votre image ne sorte jamais de mon
cœur, Imprimez-la sur mon esprit, sur mon
caractère, pour que vous me reconnaissiez,
me receviez et me bénissiez dans votre
éternité. |
Septième
Station : Jésus tombe une deuxième
fois. |
Jésus- Je tombe encore, mon enfant, et je
ne me plains pas ; on me frappe, et je n’ouvre
pas la bouche; et toi, tu murmures à la première
humiliation, à la moindre éprouve.
Le fidèle- Où suis-je ? Ô mon
bon Sauveur ! Ah ! Vous seul pourrez me faire aimer
ce qui révolte mon cœur ; car vous avez
été brisé par nos crimes. Donnez-moi
la force de vous suivre dans vos abjections, dans
vos ignominies.
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Huitième
Station : Jésus parle aux filles de Jérusalem |
Jésus-
Mon enfant, vois comme elles pleurent ces bonnes
âmes ! Ah! Que ces larmes me font de bien
! Et toi, mon enfant, ne voudras-tu pas unir tes
larmes à celles de ces saintes femmes? J’ai
tant souffert pour ton amour ! Le fidèle
– Mon Jésus, donnez vous-même
à mes yeux une fontaine de larmes. O mon
âme, voix ce sang qui coule, ce corps tout
meurtri, aime donc enfin un Dieu qui t’a aimée
jusqu’à ce point. |
Neuvième
Station : Jésus tombe pour la troisième
fois |
Jésus – Je tombe pour la troisième
fois, mon enfant. Tes fréquentes rechutes
et tes découragements en sont la cause. Ah!
Je vois ton âme et celles de tant d’autres
rendre inutiles mes souffrances et mon amour. Le
fidèle – Malheureuses passions qui
m’ avez séduit tant de fois, je vous
déteste ! Non, mon Dieu, je ne veux plus
vous offenser. Mais j’ai besoin de votre grâce
: venez au secours de ma faiblesse ! |
Dixième
Station :Jésus est dépouillé
de ses vêtements |
Jésus. Mon enfant, les outrages faits
à la vertu que j’ai tant aimée,
ont déchiré mon corps virginal. Que
le supplice de ma nudité te fasse comprendre
la honte de tes fautes et te porte à les
détester. Le fidèle – O Dieu
de pureté, revêtez-moi, dès
ce moment, de votre divine modestie ; qu’elle
préserve à jamais mon cœur, mon
corps et mon âme de toute souillure. |
Onzième
Station : Jésus est cloué à
la croix |
Jésus-
Tes péchés, mon enfant, voilà
l’instrument cruel qui a enfoncé ces
clous dans mes pieds et dans mes mains ! Et tu les
aimerais encore !
Le fidèle-Vous m’accablez, ô
mon bon Sauveur. Oui, je le reconnais, mes péchés
vous ont attaché à la croix Ah ! Ô
mon bon Maître, brisez mon cœur de repentir
et accordez-moi de pleure amèrement mes ingratitudes. |
Douzième
Station : Jésus meurt sur la croix |
Jésus- Ma Mère, vous voyez ce pauvre
enfant prosterné à mes pieds, Ayez
pitié de lui. Je l’aime. Je meurs pour
son amour. Adoptez-le pour votre enfant. Peut-être
tant d’amour brisera-t-il la dureté
des son cœur. Le fidèle – Oui,
mon Jésus, c’est est fait, je me donne
à vous vous sans partage. Me voici au pied
de votre croix. Permettez-moi de même mes
larmes à votre sang, à ce sang qu’il
me semble voir tomber goutte à goutte sur
mon âme coupable. |
Treizième
Station : Jésus est descendu de la croix |
Le fidèle
– Votre parole éternelle est donc éteinte,
ô mon Jésus ! C’est ainsi que
vous m’avez aimé. Et moi, je ne vous
aimerais pas ! Ces clous, cette couronne, ce corps
sanglant et inanimé ! O ma Mère, reconnaissez-vous
bien, dans ce cadavre ensanglanté, le corps
de votre cher et divin Fils ? Par ce sang desséché,
qui couvre ses traits, faites-, moi ressentir une
véritable couleur de mes péchés.
Maire- Reste avec moi, mon enfant, dan ce lieu où
mon amour m’a fixée. En contemplant
les traits de mon divin Fils, ses yeux éteints,
sa bouche livide et muette, son corps immobile et
glacé, tu comprendras peut-être, un
jour, ce qu’il m’en a coûté
pour devenir ta Mère. |
Quatorzième
Station : Jésus est déposé
dans le tombeau |
Le fidèle
– Je viens m’enfermer avec vous dans
votre sépulcre, ô mon bon Sauveur.
Quel silence ! Ce corps adorable meurtri, couvert
de plaies, ces mains déchirées, cette
poitrine entr’ouverte ! Ah ! Je le vois enfin
votre cœur ; il a cessé de battre, mais
il saigne encore d’amour. O mes lèvres,
collez-vous à cette plaie ! Il me sera doux
d’y reposer, d’y mourir ! Oui, viens
mon âme, mon pauvre coeur, y fixer ton séjour
! Ainsi soit-il ! |
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