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Première
Station: Jésus est condamné à mort.
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| Configature
! Qu’il soit crucifié ! Et qui ? Et
pour qui? C’est Jésus innocent, pour
moi, pécheur. Ah ! Sentence cruelle, sentence
sans pitié ! O mon Jésus, vous voulez
mourir pour moi, et moi, avec mes péchés,
je suis le juge qui vous condamne. Ingrat que je
suis ! Vous m’avez donné la vie, et
je vous traîne à la mort. Je me reprends
de mes fautes, je les déteste. Puisque, pour
les expier, il ne m’est pas donné de
mourir sur la croix, donnez-moi du moins le courage
de vous suivre au Calvaire en pleurent et en soupirant. |
Deuxième
Station : Jésus est chargé de la
croix |
| Ah ! Mon Jésus, déjà vous
prenez le chemin du Calvaire. Les épines,
les chaînes, les soufflets, les plaies, le
sang ne vous suffisent plus ; il vous faut encore
la croix.. Vous l’embrassez, cette croix,
avec tant d’ardeur, toi, je la fuis avec tant
de soin. Comme je suis aveugle ! Vous m’enseignez
à souffrir pour me sauver, et moi, je refuser
de me sauver pour ne pas souffrir. De grâce,
mon doux Jésus, dépouillez-moi de
l’amour-propre. La croix est la seule voie
du ciel, me voici prêt à la porter.
Soutenez-moi par votre miséricorde |
Troisième
Station : Jésus tombe pour la première
fois |
| Hélas
! Que vois-je ? Mon aimable Jésus tombe rudement
par terre sous la croix. Anges du Ciel, soutenez
votre Créateur et mon Rédempteur.
Mais non ! De cruels bourreaux le frappent horriblement
des poings et des pieds ! Vous ô Jésus,
vous supportez tous ces outrage et vous vous taisez
! Je suis confondu de ce qu’à la moindre
peine, à la moindre épreuve, je m’agite,
je me révolte, je m’inquiète
et me lamente. Oh! Doux Jésus, abaissez mon
orgueil, donnez-moi la patience, afin qu’en
vous imitant, je puisse, pou mon salut, vous accompagne
à la mort |
Quatrième
Station : Jésus rencontre sa Mère |
| Oh! Ce n’était pas assez pour ma
confusion de voir Jésus, cruellement affligé
et semblable à un pécheur. Il me faut
encore, pour la réprobation de mes péchés,
y ren contrer sa Mère ! Oh! Mère affligée,
je sais que mes fautes, en frappant Jésus,
ont transpercé votre cœur ; mais je
sais encore que si Jésus est une source de
miséricorde, vous êtes le refuge des
pécheurs. J’ai donc recours à
vous, ô Mère pleine de tendresse, je
viens à vous, les larmes aux yeux et le repentir
dans le cœur. Pardon pour mes péchés,
pardon, ô Mère , pardon ! |
Cinquième
Station : Simon aide Jésus à porter la croix |
| Il
faut contraindre Simon à aider Jésus,
fatigué de porter sa croix ! Ah ! Je suis
ce Cyrénéen qui, par force et non
par volonté, porte les quelques légères
croix envoyées par vous, ô mon Jésus.
Pour mes caprices et mes plaisirs, je ne crois ni
travaux si sueurs ;Mais pour vous, ô mon Jésus,
toute me pèse et tout m’ennuie. Comme
je suis tiède et languissant ! De grâce,
ô Jésus, accordez-moi u peu de ferveur
; donnez-moi le courage de souffrir avec vous, pour
éternellement me réjouir avec vous
dans le ciel. |
Sixième
Station : Une femme essuie le visage de Jésus. |
| A moi ce voile, ô sainte femme, donnez-moi
ce voile. Je veux imprimer sur mon cœur la
sainte face de Jésus maltraité. Mais
mon cœur est occupé par l’amour-propre
et, plus dur que la pierre, il est incapable de
cette sainte impression. O mon Rédempteur
affligé, crées en moi un cœur
nouveau, un cœur humble et pur ; imprimez-y
votre saint nom. Je veux Jésus sur mes yeux,
Jésus sur mes lèvres, Jésus
dans mon cœur, Jésus sera mes délices
pendant la vie, ma force à l’heure
de la mort. Je désire rendre l’âme
en prononçant le saint Nom de Jésus. |
Septième
Station : Jésus tombe une deuxième
fois. |
| Voici
donc que le Roi du ciel, le Créateur de l’univers,
tombe une deuxième fois sous sa pesant croix.
Que de douleurs ! Que d’insultes ! Que de
moqueries ! Vous, mon doux Jésus, vous êtes
étendue par terre ; et moi, dans mon orgueil,
je lève superbement la tête vers le
ciel. Brisez mon insolence, découvrez mon
néant. Vous m’avez créé
d’un peu de terre, et je dois revenir un peu
de terre. Accordez-moi, je vous en conjure, par
les souffrances de cette deuxième chute,
de pleurer mes péchés d’orgueil,
de me relever de mes fautes et de pratiquer une
sincère humilité. |
Huitième
Station :Jésus parle aux filles de Jérusalem |
| Je
vous comprends, ô mon aimable Sauveur. Ce
n’est pas sur vous, mais sur moi que je fois
pleurer amèrement. Mes larmes augmenteraient
vos douleurs, si elles n’étaient pas
des larmes de repentir. Pleure donc, ô mon
cœur, non ton Dieu qui va mourir, mais ton
péché qui l’amis en cet état
mortel. O Jésus, attendrissez le cœur
qui ne pleure pas ; illuminez l’intelligence
qui vous ignore ; domptez la volonté qui
vous résiste; faites-moi à grâce
de pleurer mon péché et d’être
résolut à mourir plutôt que
de le commettre encore. |
Neuvième
Station : Jésus tombe pour la troisième
fois |
| Hélas
! Mon Jésus ! Je vous vous donc tomber une
troisième fois ! Ce n’est pas le bois
de la croix qui pèse si lourdement sur vos
épaules, ce sont mes chutes répétées.
Oui, je le reconnais, voilà ce qui pèse
sur la croix. Je veux me corriger ; car qu’adviendrait-il
de moi si, venant à retomber, vous ne me
donniez plus la force de vous imiter en me relevant
? O Jésus ! Soutenez-moi par votre Passion,
couvrez-moi de vos plaies, abreuvez-moi de votre
sang ; ainsi je ne tomberais plus dans le péché,
jamais, jamais ! |
Dixième
Station : Jésus est dépouillé
de ses vêtements |
| Quel contraste ! Vous, mon Jésus, vous
êtes dépouillé, écorché
vif, tout une plaie ; et moi, mollement vêtu,
je n’entoure de délicatesse et de bien-être
! Ah! Non, qu’il n’en soit pas ainsi.
Il serait trop odieux de voir l’innocent souffrir
pendant que le coupable est dans la joie. Accordez-moi,
Jésus, quelques-unes de vos douleurs, et
donnez-moi la grâce de les endurer chrétiennement
en expiation de mes fautes. |
Onzième
Station : Jésus est cloué à
la croix |
| Vous
y êtes donc arrivé, ô Jésus,
à cette horrible montagne du Golgotha, traîné
comme un vil animal, frappé; tiraillé
affreusement persécuté. Quel spectacle
! Des clous aux mains et aux pieds, des épines
sur la tête; un Dieu cloué sur une
rude croix !Qui, ô mon Jésus, pourrait
vous contempler et ne pas sentir son cœur ému
de compassion ? Puisque me péchés
vous ont ainsi traité, je veux embrasser
cette croix, me cacher dans ces plaies, m’abreuver
de ce sang. Plaies et sang de mon Jésus,
je vous en conjure, sauvez-moi! |
Douzième
Station : Jésus meurt sur la croix |
| Déjà
la victime est consumée ; déjà
le grand sacrifice est fini ; déjà
la volonté du Père éternel
est accomplie. Le Fils de Dieu meurt. Ces yeux éteints,
ces plaies, ce côté ouvert, ce sang,
tout en lui est une fontaine de miséricorde.
Cependant, la justice veille encore près
de la croix. Malheur à moi si je m’obstine
dans le péché, si je ne profite pas
de cette œuvre de rédemption. Ah ! Mon
Jésus, ne me laissez pas descendre de cette
montagne avant d’avoir imprimé votre
Passion dans mon cœur. Accordez-moi la grâce
de craindre votre justice, afin de vivre et de mourir
dans vos plaies miséricordieuses. |
Treizième
Station : Jésus est descendu de la croix |
| Mère
très sainte, vous le recevez dans vos bras
votre Jésus crucifié, et vous ne mourez
pas de douleur ! Ah ! Si l’amour ne vous tue
pas, c’est que ce même Jésus
ne le veut pas. Voilà donc deux ruelles passions
souffertes pour ma rédemption : celle du
corps dans le Fils, celle du cœur dans la Mère,
Miséricordieux Jésus, miséricordieuse
Vierge, je vous remercie. Mère très
sainte, donnez pour moi un baiser à cette
croix encore fumante du sang d’un Dieu, car
ne je n’ose m’approcher, à cause
de mes fautes et de mon ingratitude. Oh! Vierge
affligée, obtenez-moi le pardon de mes péchés
et les grâces de mon salut. |
Quatorzième
Station : Jésus est déposé
dans le tombeau |
| Qui
me donnera une fontaine de larmes pour accompagner
mon Jésus au tombeau en pleurant sa mort
? Par votre sang, ô Jésus, vous avez
racheté le monde de l’enfer et, à
peu d’exceptions près, personne ne
vient pleurer sur votre tombe. Je veux, au moins,
pleuré et détester pour tous ce péché
qui vous a conduit à la mort. O Jésus,
à la fin de cet exercice, purifiez-moi, sanctifiez-moi,
imprimez en moi l’image de votre mort, afin
que j’accepte volontiers, la mienne pour votre
amour. Sonnez-moi, ô mon Dieu, de mourir chaque
jour à moi-même ici-bas, afin de pouvoir
vivre éternellement avec vous dans le ciel.
Ainsi soit –il ! |
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