|
d'après
le P. Joseph M.Enjelvin o.f.m.
|
Première
Station: Jésus est condamné à mort.
|
| Pour
me ramener à la vie surnaturelle, dont je
m’étais éloigné par le
péché, il vous a fallu, ô Jésus,
vous incarner, souffrir, être condamné
àmort. Serais-je assez ennemi de moi-même,
pour abandonner de nouveau l’état de
grâce cet m’exposer à la damnation
éternelle ? O mon âme, demeure toujours
unie à Dieu ! Ne t’éloigne jamais
de Jésus-Christ, de son Évangile,
de son Église, Jésus est la voie qui
mène à l’éternelle gloire.
|
Deuxième
Station : Jésus est chargé de la
croix |
| Ne perds jamais de vue la croix,ô mon âme,
car, sans elle, tu perdrais la route de la bienheureuse
éternité. La croix n’est-elle
pas la boussole du chrétien, sur la mer orageuse
de ce monde ? Demande à ta conscience si
cette maxime du monde que tu entends, cette action
que tu accomplis, cette attitude que tu prends,
sont conformes à la croix de Jésus-Christ
? Si elles ne le sont pas, rejette-les. Elles te
détourneraient de ta fin dernière,
de ton bonheur éternel. O Jésus, que
la croix soit mon guide dans le chemin du ciel. |
Troisième
Station : Jésus tombe pour la première
fois |
| Il
semble qu’un chemin descendant ne peut me
conduire qu’en enfer. Cependant, ô mystère,
Jésus m’enseigne un chemin descendant,
qui aboutit au ciel : c’est la voie de l’Humilité.«
L’abîme appelle l’abîme
», dit la ait Écriture, Ici, l’abîme
de l’humilité appelle les sommets de
la grandeur ; l’abîme du néant
appelle la plénitude de la vie ; en d’autres
termes, l’humilité appel Dieu.O Jésus,
rendez-moi humble, pour me faire vous trouver, vous
posséder, vous ma vie et ma félicité
éternelle ! |
Quatrième
Station : Jésus rencontre sa Mère |
| O Jésus ! O Marie ! Où allez-vous
donc par ce sentier rude, escarpé, arrosé
de larmes et de sang? – Chrétien, nous
allons au ciel. Mais nous laisseras-tu gravir seuls
ce pénible chemin de souffrances ? Ne viendras-tu
pas chercher, avec nous, ta récompense de
vie et de bonheur? O Jésus ! O Marie Je vous
aime trop pour me séparer de vous. J’estime,
avec saint Paul, « que les souffrance du temps
sont sans proportion avec la gloire à venir
qui sera manifestée en vous », dans
le ciel. Que votre grâce donc me fortifie
et me fasse marcher à votre suite jusqu’au
Clavaire, pour partager un jour votre bonheur. |
Cinquième
Station : Simon aide Jésus à porter la croix |
| O
Jésus ! Qu’êtes-vous venu faire
sur la terre ? Qu’y faites-vous encore par
l’opération invisible de votre grâce?
Ah! Je le comprends, vous êtes venu gagner
les cours à votre amour. Vous êtres
venu enrôler à votre suite, une armée
de soldats désireux de conquérir le
ciel. Qui m’aime, dites-vous, me suivra en
montant au Calvaire. Eh bien, ô Jésus,
augmentez ma foi, mon amour et mon zèle,
afin que je vous aide, avec le Cyrénéen,
à porter la croix, en acceptant les épreuves
de votre Providence et en travaillant au salut des
âmes. |
Sixième
Station : Une femme essuie le visage de Jésus. |
| Au jour du jugement, Dieu reconnaîtra pour
ses enfants ceux-là seuls qui porteront
en eux lui l’image de Jésus-Christ,
les traits caractéristiques du verbe incarné
: sa douceur, son humilité, sa pudeur,
sa justice, sa miséricorde. Mais cette
ressemblance avec Jésus-Christ ne s’opère
pas en un clin, d’œil, sans préparation,
sans travail de la part de la créature.
C’est l’affaire de toue la vie. Travaillons-y
donc, ô mon âme, pendant qu’il
fait jour, car viendra bientôt la nuit de
la mort, dans laquelle on ne peut plus travailler
pour le ciel |
Septième
Station : Jésus tombe une deuxième
fois. |
| Je
vous adore, ô Jésus, tombant pour la
seconde fois. Cette série de chutes n’est
pas sans mystère. Je le comprends, c’est
l’amour-propre qui est le plus à réformer
en moi. C’est pour cela que l’humiliation
domine dans votre Passion « vous voulez abattre
cette montagne d’orgueil me sépare
de vous. O mon âme, humilie-toi pour arriver
à Dieu ; var Dieu ne peut vivre en toi, ton
orgueilleux moi se dresse devant lui. |
Huitième
Station : Jésus parle aux filles de Jérusalem |
| O
Jésus, que dites-vous à ces femmes
qui pleurent? Je vous entends : « Ne pleurez
pas surmoi, mais pleurez sur vous ». Donnez-moi
des larmes, ô Jésus, mais des larmes
de repentir sur ces jours d’égarement
où, loin de vous chercher, je vous fuyais
: des larmes sur ces tristes jours, en lesquels
j’ai vécu loin de vous. O mon Dieu,
ma fin, mon seul et unique bonheur, il n’y
aura plus désormais en moi de pensée,
de désir, de volonté, de parole ,
d’action qui ne tende à vous, qui ne
vous chercher et qui ne vous trouve. |
Neuvième
Station : Jésus tombe pour la troisième
fois |
| O
Jésus, je puis compter vos chutes. Qui pourrait
compter les miennes ? Quand donc, à force
d’expérience de ma faiblesse, devant
sincèrement humble, deviendrai-je, par le
fait même, plus fort ? Plus je réfléchis,
plus je reconnais que le premier obstacle au salut,
c’est l’orgueil, c’est la présomption,
c’est l’amour de soi. O Jésus,
tombé, étendu comme un ver de terre,
dans la poussière, dans la rue, apprenez-moi
donc à m’humilier à m’éloigner
de plus en plus de moi-même, pur m’approcher
davantage de vous! |
Dixième
Station : Jésus est dépouillé
de ses vêtements |
| O Jésus, combien cruel ce dépouillement.
Il arrache vos vêtements, il rouvre les plaies
de votre corps meurtri, il enlève des lambeaux
de votre chair ! Je comprends la leçon que
vous nous donnez en cette dixième station.
Pour nous unir à Dieu, ici-bas, et là-haut
dans le ciel, il faut nous dépouiller de
toutes ces vaines préoccupations, de tous
ces multiples soucis, de toutes ces attaches désordonnées
aux biens de ce monde. Vous l’avez enseigné
: « Une seule chose est nécessaire
» : sauver son âme ! O Jésus,
donnez-nous l’attrait et la force de ce dépouillement
surnaturel, qui nous revêtira de votre grâce
sur cette terre et de votre gloire dans l’éternité. |
Onzième
Station : Jésus est cloué à
la croix
|
| O
Jésus, comme voua avez souffert pour me rappeler
que je viens de Dieu, que je suis à Dieu,
que seul Dieu peut faire mon bonheur ! La croix
vous a été présentée
et vous avec dit : « O Croix bien-aimé
! » L’on vous a appliqué aux
pieds et aux mains la pointe des clous, et vous
avez dit : « O Clous, soyez les bienvenus
! « La mort est venue, et, lui souriant, vous
avez dit : » Je t’accepterais milles
fois, si une seul fois ne suffisait pas !.»
O Jésus, ô Amour ! Qui vous aimera,
comme voua avez aimé! |
Douzième
Station : Jésus meurt sur la croix |
| Contemplons,
par delà la croix, notre fin, notre béatitude
éternelle qui est Dieu. Il faut, pour l’atteindre,
que la croix nous élève de terre avec
Jésus-Christ. Il nous faut mourir avec le
Christ, pour régner avec le Christ. Courage
donc, mon âme, Jésus est là
devant toi, Jésus est avec toi, Jésus
est en toi par sa grâce, si tu meurs avec
lui, tu trouvera la vie avec lui, doublement heureuse
d’avoir enfin traversé tant d’heures
sombres, et de jouir d’une sécurité
inaltérable. O Jésus, ô amour
! Avec vous je veux vivre ici-bas. Avec vous, je
veux être heureux dans le ciel ! |
Treizième
Station : Jésus est descendu de la croix |
| Un
jour, on nous détachera aussi de la croix.
Marie nous recevra, comme elle reçut le corps
de son Fils, dans ses bras maternels. L’épreuve
sera fine. Ce sera l’aurore d’une félicité
sans fin. O Mère de douleurs ! Votre épreuve,
à vous, fut bien dure. C’est que Dieu
vous préparait des douceurs proportionnées
à vos amertumes. Nous rappelant que le bonheur
de l’autre vie est en proportion des souffrances
de la terre, nous vous demandons, ô Jésus,
ô Maire, de multiplier nos souffrances, de
nous enseigne à la sanctifier. Ainsi, à
l’heure de notre mort, nous aurons mérité
un bonheur plus grand dans le ciel. |
Quatorzième
Station : Jésus est déposé
dans le tombeau |
e tombeau paraît
bien redoutable à ma nature. Mais, ô
Jésus, quand je vous y vois descendre, la
foi, l’espérance, l’amour raniment
mon courage, et me déterminent à subir
courageusement la mort. Placez donc, ô Jésus,
dans votre tombeau, ma résolution de tout
souffrir à votre exemple et d’accepter
avec amour même les angoisses de la mort.
Faites-moi la grâce de réaliser cet
idéal, afin que je puisse vous posséder
éternellement, vous ma fin, ma vie et mon
bonheur ! Ainsi soit-il! |
|
|
|
|