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Saint
Léonard de Port-Maurice -1 |
Première
Station: Jésus est condamné à mort.
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« Il a été broyé à
cause de nos péchés», dit la sainte
Écriture. Oui, c’est bien nos péchés,
et non Pilate, qui condamnent Jésus à
mort. Cependant la mort du Sauveur nous enfante à
la vie par excellence, à la vie de la grâce
et de la gloire. Car, dit Caïphe, « il
fallait qu’un seul mourût pour le salut
du peuple».Ces mêmes péchés,
en menant Jésus à la mort, nous condamnent
également. Car si la mort temporelle nous surprend
en péché grave, elle nous donne la mort
éternelle. Faisons donc cet exercice du Chemin
de la Croix, comme si nous devions mourir en le terminant.
Conjurons notre Sauveur de ne point permettre que
notre mort temporelle soit le principe d’une
mort éternelle, mais plutôt le commencement
de la vie éternelle dans le Ciel |
Deuxième
Station : Jésus est chargé de la croix. |
Qui d’entre nous ne serait pas ému
de compassion en voyant le Sauveur chargé
de la croix? Ah! Chrétien, qu’as-tu
fait ? Ne t’es-tu pas déclaré
l’ennemi de la croix? Si Dieu la met sur tes
épaules, ne la jettes-tu point par terre?
Tu murmures, tu te plains, tu t’inquiètes,
tu n’es pas disciple de Jésus- Christ.
Change enfin de sentiments.
En voyant Jésus chargé de la croix,
prends la résolution de tout souffrir désormais
pour celui qui a tant souffert pour tout. |
Troisième
Station : Jésus tombe pour la première
fois. |
N’y a-t-il personne pour soutenir les corps
épuisé du Sauveur? Hélas! Non,
personne! Et voilà Jésus par terre.
Le choc a plus profondément encore enfoncé
dans sa tête les épines sanglantes, et
le sang coule à flots sur ses joues.
Qui a poussé le Sauver à cette lamentable
chute? C’est toi, pécheur. Ah! Malheureux,
tu cours à l’enfer. Mais voici Jésus
qui se met en travers de la route. Arrête! Regarde
son visage si doux. Oui, mon frère, pleure
tes péchés et cette chute de ton sauveur
te ressuscitera à une vie nouvelle.
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Quatrième
Station : Jésus rencontre sa Mère. |
Hélas
! Quel martyre, en cette rencontre, pour les cœurs
de Jésus et de Marie. Marie pleure en voyant
l’état lamentable de son fils, et ses
pleures sont comme des épines qui percent le
cœur de Jésus.Ah! Que faire pour consoler
Jésus et Marie? Je n’entends partout
que des gémissements et des sanglots. Les anges,
les saintes femmes, la Vierge bénie, le bon
Jésus, tous pleurent. Nous seuls, nous serions
plus durs que des pierres ! Ah! Pleurons aussi par
un véritable repentir du coeur; pleurons nos
péchés, cause de tant de souffrances.
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Cinquième
Station : Simon aide Jésus à porter la croix. |
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Les bourreaux ne veulent pas voir Jésus mourir
avant d’arriver au Calvaire. Ils forcent alors
le Cyrénéen à porter la croix
avec Lui. Vous refuseriez de porter la croix de Jésus!
Avec murmure, avec blasphème vous endureriez
les contrariétés que sa Providence vous
envoie ! Bien pénible serait votre sort ici-bas.
Vous gémiriez quand même et toutes vos
souffrances ne seraient que le prélude des
tourments éternels dans l’autre vie.Imitez
donc le bon Cyrénéen, en portant généreusement
la croix de l’Épreuve avec Jésus,
votre Sauveur. |
Sixième
Station : Une femme essuie le visage de Jésus. |
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Une pieuse femme, se frayant un chemin a travers la
foule, s’approche de Jésus, triste, elle
contemple sa figure toute ruisselante de sueur et
de sang. Par pitié, elle essuyée de
son voile la face adorable du divin Maître.
Et le voile en porta depuis l’empreince sacrée.Vous,
pécheurs, au lieu de soulager le Sauveur, à
l’exemple de cette sainte femme, vous le défigurez
sans cesse par vos péchés. Ayez donc
pitié de notre aimable Rédempteur, Convertissez-vous
et, par vos bonnes actions, dorénavant gravez
dans votre cœurs les traits de Jésus. |
Septième
Station : Jésus tombe une deuxième
fois. |
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Jésus s’avance. Les bourreaux l’accablent
toujours de coups, l’insultent, le poussent.
Le Sauveur tombe de nouveau et le sol se rougi de
sang. Faut-il nous étonner de voir le Tout-Puissant
si faible? Songeons plutôt au poids énorme
de nos péchés qui l’écrase.
Ah! Mes frères, disons à Jésus
notre repentir et notre ferme résolution de
ne plus commettre jamais ces péchés,
cause de ses chutes, mais les détester jusqu’à
la mort, comme il les déteste lui-même. |
Huitième
Station :Jésus parle aux filles de Jérusalem. |
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Jésus reproche aux filles de Jérusalem
leurs compassions, leurs larmes purement naturelles.
Il veut des larmes surnaturelles, jaillissant d’un
vrai repentir d’avoir offensé Dieu !
Dieu éprouve plus de plaisir à voir
un cœur contrit qu’à contempler
toutes les plus ravissantes merveilles de la création.
Qui donc ne voudrait donner à Jésus
un tel contentement et recevoir, pour prix de ses
larmes, un bonheur éternel? Pleurez, mes frères,
mais pleurez sincèrement, surnaturellement.
Il vous récompensera de vos pleurs par un généreux
pardon, et, si vous persévérez dans
l’horreur du péché, il vous accordera,
aujourd’hui même, son paradis, c’est
–à- dire la paix, la vie divine, et l’espérance
du bonheur éternel. |
Neuvième
Station : Jésus tombe pour la troisième
fois. |
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Jésus, accablé de souffrances extrêmes,
tombe lamentablement. Ses plaies s’ouvrent de
nouveau et ensanglantent le chemin. Les bourreaux
croient que Jésus va mourir. Mais non, il vit
encore. Et ces barbares renouvellement avec fureur
leurs railleries et leur coups.Hélas ! ces
bourreaux, ce sont ces chrétiens tellement
plongés dans le vice que les vérités
les lus terribles, la mort, le jugement, l’éternité,
l’enfer, ne peuvent plus émouvoir. Ces
bourreaux, se sont ces hommes que Dieu, selon saint
Paul, a livrés à leur sens pervers et
dont le seul plaisir est d’accumuler le péché
sur péché. Ah! Pécheurs, bourreaux
de Jésus, écoutez la voie de Dieu. Il
vous appelle au repentir. Implorez votre pardon, vous
vous relèverez avec Jésus, pour, espérons-le
, ne plus jamais retomber. |
Dixième
Station : Jésus est dépouillé
de ses vêtements. |
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Bourreaux cruels, déchirez les chairs adorable
de Jésus ; frappez sur la couronne d’épines
pour approfondir les plaies de sa tête tourmentez
son palais de ses entrailles, en l’abreuvant
de fiel ; exposez-le, nu comme un ver, aux regards
d’une foule impie. Qui sait si un tel spectacle
ne finira point par toucher vos cœurs et faire
cesser tant d’outrages? Mon Dieu ! Vous avez
tant fait pour moi, et que fais-je, moi, pour vous?
Suis-je donc de pierre? Ah ! Désormais je ne
veux plus qu’aimer servir et honorer Jésus,
mon Sauveur, mon Rédempteur ! |
Onzième
Station : Jésus est cloué à
la croix. |
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Le corps de Jésus, tiraillé avec fureur,
est cloué à la croix. Des flots de sang
ruissellent de ses pieds et de ses mains. Pour qui,
mes frères, ce sang rédempteur ? «
Le Christ, nous dit saint Paul, est mort pour tous
les hommes » Mais ce divin remède, capable
de tout guérir, doit s’appliquer pour
les sacrements.Hélas ! Combien refusent de
l’appliquer, ce remède, sur leurs plaies,
sur les péchés de leur conscience. Ah!
Déplorons, mes frères, l’immense
malheur de tant de pécheurs. Ils se tiennent
éloignés des sacrements, au lieu de
venir puiser, en ces fontaines prodigieuses, les eaux
salutaires de la grâce. |
Douzième
Station : Jésus meurt sur la croix. |
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O ciel! Avec quel cri, après avoir prié
pour ses bourreaux, Jésus lance sa dernière
parole : «Tout est consommé!» Reconnaissez
–vous mes frères, dans ce Crucifié,
votre Créateur et votre Sauveur ? Hélas!
Beaucoup semblent ne pas vouloir le reconnaître,
car c’est impossible de voir son Dieu cloué
à la croix et de continuer à vivre dans
le péché. Voyez Jésus ! Il prie
pour ses bourreaux : ils ne savent pas ce qu’ils
font; il prie aussi pour vous : vous le crucifiez
nouveau par vos péchés, de grâce,
réconciliez-vous donc avec celui qui prie pour
vous et vous tend les bras de sa miséricorde.
Courez à lui et vous trouverez le pardon, la
vie et le salut éternel. |
Treizième
Station : Jésus est descendu de la croix. |
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Quel fut le spectacle le pus pitoyable , ou celui
de Jésus suspendu à la croix, ou celui
de Jésus reposant, sans vie, dans les bras
se sa Mère ? Pauvre Mère! Elle presse
sur son cœur le corps inanimé de son Fils.
Y a-t-il donc pour cette Mère un tourment plus
atroce que la douleur de serrer dans ses bras le corps
sans vie de son Fils ?O cœurs endurcis ! Les
souffrances du Fils ne vous attendrissent pas ! Laissez-vous
du moins toucher par celles de la Mère ! Heureuse
l’âme qui se livre à Marie, car
elle ne saurait périr. |
Quatorzième
Station : Jésus est déposé
dans le tombeau. |
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Avec piété, Joseph, Nicodème
et les saintes femmes viennent embaumer Jésus
dans son tombeau ! Le baume précieux qu’ils
apportent doit préserver son corps de la corruption
matérielle, ce baume est le symbole de la grâce.
Cette grâce doit conserver en notre âme
la vie divine, en la préservant de la corruption
du péché.Oh! La précieuse grâce
de ne jamais offenser Dieu à l’avenir
! Laissons-la pénétrer, mes frères,
goutte à goutte, dans notre âme. Entretenons
en nous la ferme résolution de ne plus retomber
dans le péché, en disons « Jamais
plus de péché, ô mon Dieu, non,
jamais plus, mais la vie dans la grâce de Dieu,
pour mériter la vie dans la gloire éternelle
» Ainsi soit-il !
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