cardinal Ivan Dias - Mgr Tesfamariam
Jean Paul II - Benoît XVI
«La dimension mystique du mystère eucharistique », en présence des anges
 

Mardi 11 octobre 2005 (ZENIT.org) Jean Paul II - Benoît XVI

«La dimension mystique du mystère eucharistique », en présence des anges par le cardinal Dias et Mgr Tesfamariam
ROME, Mardi 11 octobre 2005 (ZENIT.org) –

 

 

 

 

Le cardinal Ivan Dias, archevêque de Bombay, en Inde, recommandait que «la dimension mystique du mystère eucharistique» soit «rendue présente chaque fois qu’un prêtre célèbre la Messe». Il évoquait la présence invisible des anges et des saints. Une évocation présente également dans l’intervention de Mgr Menghisteab Tesfamariam, M.C.C.I., évêque d'Asmara, en Erythrée, et celle de Mgr Karl-Heinz Wiesemann, évêque auxiliaire de Paderborn, en Allemagne, qui soulignait la dimension «sponsale» de l’Eucharistie.

Lorsqu’il célèbre, soulignait le cardinal Dias, le prêtre «est entouré d’une myriade de témoins invisibles lorsqu’il renouvelle le sacrifice suprême de Jésus sur la croi».

Il insistait : «À chaque célébration de la Messe, le célébrant et son assemblée doivent être conscients de la “communion des saints” qui unit tous les membres de l’Église universelle dans la foi, l’espérance et l’amour : la foi en attente du peuple de Dieu sur la terre, l’espérance des âmes saintes du purgatoire et l’amour de ceux qui entourent le trône du Dieu tout-puissant. Le saint sacrifice de la Messe mêle ainsi le Magnificat de la Bienheureuse Vierge Marie à l’Alléluia et l’Hosanna des anges et des saints au ciel, au Kyrie eleison des âmes saintes du purgatoire et au Maranatha de tous les fidèles sur terre».


L’adoration du Saint-Sacrement «accessible à tous»

«L’adoration du Saint-Sacrement est accessible à tous, même aux Catholiques qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent pas recevoir Jésus dans la Sainte Communion et aux fidèles des autres religions», soulignait en outre le cardinal Dias.

L’adoration est une réponse aux «ombres» présentes dans l’Eglise d’aujourd’hui, expliquait le cardinal indien: «Dans les sessions du Synode, parmi les nombreuses ombres constatées dans l’Église d’aujourd’hui, on a mentionné le nombre toujours plus restreint de ceux qui vont à l’église, le désintérêt croissant vis-à-vis du Sacrement de la Réconciliation et le manque de catéchèse. Ces problèmes ont toujours existé au sein de l’Église, quoique sous différentes formes. D’autre part, l’Église a aussi compté dans ses rangs des personnes qui ont affronté ces situations d’une façon qui peut encore nous inspirer aujourd’hui. Nous connaissons tous la sainteté du Curé d’Ars, et celle du grand apôtre du confessionnal, Jean-Marie Vianney, ainsi que celle de l’archevêque Fulton Sheen, le brillant orateur qui a touché des milliers de personnes par ses émissions de radio et de télévision. Le secret de leur succès retentissant est dû aux nombreuses heures qu’ils passaient en prière devant le Saint-Sacrement. Ils peuvent donc représenter un modèle pour les prêtres et les évêques d’aujourd’hui».

Au lieu de maudire l’obscurité, allume donc une bougie. «Il y a un proverbe chinois qui dit: Au lieu de maudire l’obscurité, allume donc une bougie. Alors que nous sommes plongés dans l’obscurité des maux moraux et spirituels qui nous entourent, ne serait-il pas merveilleux si les évêques et les prêtres du monde entier passaient chaque jour une heure en prière et en adoration devant le Saint-Sacrement, en intercédant pour eux-mêmes, pour les fidèles confiés à leur charge pastorale et pour les besoins de l’Église universelle? Leur troupeau serait certainement édifié et encouragé en voyant leur pasteur mettre en pratique ce qu’il prêche à propos de la dévotion à la Sainte Eucharistie. Le Pape Paul VI a déclaré avec raison que “nos contemporains écoutent plus volontiers les témoins que les maîtres, et s’ils écoutent les maîtres, c’est parce qu’ils sont aussi des témoins” », concluait l’archevêque de Bombay.

Insistance sur la mystique aussi du côté de l’évêque érythréen, Mgr Menghisteab Tesfamariam, M.C.C.I., Évêque d'Asmara.

L’évêque témoignait : «Je viens d’une région d’Afrique de l’Est avec une tradition chrétienne où, parmi les non-catholiques, la célébration quotidienne de l’Eucharistie, la réception fréquente de la sainte Communion, la réserve des saintes Espèces dans le tabernacle et l’adoration eucharistique en dehors de la Sainte Messe ne sont pas pratiquées. Cela signifie-t-il qu’on y célèbre moins les Saints Mystères? Ou que, dans ces Églises, il y a moins d’adoration? Certainement pas. Il y a seulement une approche différente et une autre sensibilité théologique. Comme minorité catholique, nous suivons toutes les pratiques traditionnelles de l’Église latine indiquées ci-dessus, mais nous éprouvons le besoin de mieux les intégrer dans la spiritualité chrétienne orientale».

« Dans l’action liturgique des Églises orientales, la célébration et l’ adoration sont deux actions intrinsèquement unies, soulignait l’évêque. Ce sont deux aspects de la même réalité, tout comme la table et la parole, et le Corps et le Sang du Christ sont deux parties du même Banquet eucharistique. La célébration et l’adoration vont de pair. L’une ne suit pas l’autre. La première souligne l’aspect festif, la seconde la Grandeur et la Sainteté de Dieu. D’une part, nous célébrons les grandes choses que Dieu a faites pour nous par son Fils unique, notre Seigneur et Rédempteur Jésus Christ. Nous nous sentons si proches de lui et si intimes que nous chantons Alleluia! Dans notre tradition, on ne célèbre que la grand Messe, entièrement chantée, avec la participation de tous: prêtres, diacres et laïcs. Les danses liturgiques préparent les fidèles avant la messe.

Dieu est devenu l’un de nous et il a donné sa vie pour nous. Il est l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous! » Il insistait sur la présence invisible des anges et des saints : «D’autre part, nous adorons le Seigneur dans la Gloire avec les anges et les archanges, les chérubins et les séraphins. Pendant la célébration eucharistique, le ciel et la terre sont à l’unisson: ils se prosternent en adoration devant la majesté du Dieu Un et Trine, le totalement Autre. La doxologie chantée au cours de la Messe est l’expression de l’expérience intense de la présence du Très-Haut qui inspire une crainte révérencielle: “Saint! Saint! Saint! Le Seigneur, Dieu de l’Univers! Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux.»

« La célébration et l’adoration sont deux actions inséparables du peuple de Dieu rassemblées autour de la table de la Parole et du Corps et Sang du Christ, insistait l’évêque. Ces deux actions unissent le ciel et la terre. Pendant un court instant, le ciel descend parmi les hommes et devient tangible. C’est un peu comme l’expérience vécue sur le mont Tabor par les disciples de Jésus, Pierre, Jean et Jacques. L’Eucharistie est le Mystère de la foi: un Mystère qui ne peut être célébré vraiment sans un sentiment profond du sacré. Un acte d’adoration qui ne serait pas accompagné d’une sensation d’émerveillement et d’étonnement ne peut qu’inspirer la peur et le désespoir. C’est pourquoi nous devons mettre l’accent sur l’unité qui existe entre la célébration et l’adoration. Nous devons encourager nos fidèles à devenir une communauté adorante et célébrante, que ce soit pendant la Messe ou en dehors de celle-ci».

«Mystique» aussi dans l’intervention de Mgr Karl-Heinz Wiesemann, évêque auxiliaire de Paderborn.

«Malgré la sécularisation, notre temps est empli d’une profonde nostalgie mystique, faisait observer l’évêque. Mais sommes-nous capables de célébrer l’Eucharistie de telle façon que les hommes en recherche soient attirés par le mystère eLa manifestation la plus haute de la Présence du Seigneur, que nous définissons de la manière la plus adéquate par les concepts de Présence réelle et de Transsubstantiation, se révèle pour saint Thomas dans le célèbre hymne «Adoro te devote, latens deitas», dans l’acte lui-même, comme la forme la plus élevée du secret sacramentel. Cela n’a rien à voir avec le scepticisme du monde moderne, c’en est même l’exact contraire: l’ouverture de la dialectique sponsale du “chercher pour trouver” et du “trouver pour chercher” qui, précisément à travers le moment qui chaque fois se cache et se soustrait, suscite à nouveau la soif de la “dégustation”suprême de la “viso beata” comme but éternel de ce chercher et trouver, voiler et dévoiler, cacher et se donner », continuait l’évêque allemand.

Et d’insister : «Cette dimension mystique doit pouvoir s’exprimer aussi dans notre façon de parler de l’Eucharistie et de la célébrer. Ainsi seulement l’Eucharistie pourra montrer son efficacité comme unique vraie réponse à la nostalgie mystique de notre temps, car elle introduit l’homme à une profonde relation d’amour avec le Christ et au mystère du Dieu Un et Trine, en le rendant participant de celui-ci. Ainsi nous devons donner plus d’importance aux gestes et aux formes liturgiques qui expriment aussi ce qui est caché, perceptible seulement dans le silence et qui se soustrait à notre compréhension».

 
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