| Série
25 - 22 pages |
Les
7 paroles de la vierge Marie |
| Appendice
B |
À quel moment Saint Jean Baptiste eut-il l'usage de la raison? |
Dès le sein de sa mère, répond la tradition, quand l’heureux Précurseur entendit : par les oreilles de sa mère du Christ parlant par la bouche de Marie. » (Saint Jérôme.) Déjà de son temps Denys le Chartreux appelait cette opinion’commune’ » Après avoir constaté que Calvin la rejette, Cornelius a Lapide ajoute : » Verumtamen contrarium sentiunt omnes Patres et Doctores orthodoxi… » M. Fillion, dans son beau commentaire sur l’Évangile affirme également «que presque tous les anciens écrivains ecclésiastiques ont conclu (de l’exultavit gaudio,) que le Précurseur avait été, en cet instant même, doué de la raison… Saint Augustin est à peu près le seul à soutenir l’opinion contraire. »- Knabenbauer n’est pas moins explicite. Il ajoute que saint Augustin n’exprime pas nettement sa pensée : en certains endroit il semble s’écarter de l’opinion commune ; d’autre part il écrit à Dardanus que le «tressaillement de Jean fut opéré-divinitus, non humanitus »etc. Puis aux sermons 291-202, il déclare que Jean se manifesta comme prophète dans les entrailles de sa mère et qu’il salua Jésus présent par les tressaillements de son corps, ne pouvant encore le prêcher de la voix. » On trouvera de nombreuses citations de Pères et de Docteur dans les ouvres de Cornelius a Lapide, (in Lucam,) et du P. Terrien, II, 12 etc, citons seulement le texte d’Origène : « L’Évangile ne nous dit pas seulement que Jean tressaillit, mais qu’il tressaillit de joie : car il savait que le Seigneur était là. » Voilà bien la raison décisive qui atteste le bon droit de notre thèse. Pour ne voir qu’un phénomène organique dans ces mouvements du saint Précurseur, il faut détourner le texte sacré de sa naturelle signification et lire ce qui n’est pas écrit : « Il tressaillit comme de joie. » De pieux auteurs ont vu une confirmation de notre pieuse croyance, donnée par saint Jean-Baptiste lui-même, dans ces paroles qu’il adressait à ses disciples : (Jean, III,. 291,) L’Ami de l’Époux qui entend sa voix s’éjouit d’une grande joie à cause de la voie de l’Époux, Et cette joie n’a été pleinement données » - « L’Époux c’est manifestement Jésus-Christ, et l’ami de l’Époux Jean le Précurseur… Et cette joie, il l’a goûtée, quand il entendit le Messie dans l’acte de sa vie publique. » (Terrien, II, 13.) Mais ne l’avait pas pleinement savourée déjà dans le sein de sa mère, à cette heure jamais bénie, où la voix de Jésus, se manifestant par Marie, était venue le sanctifier et le remplir de grâces miraculeuse ? « Vox Virginis, dit Théophylacte, vox erat incarnati in illa Dei ! » ( V. Cornel, a Lap.) Après cette illumination miraculeuse, Jean garda-t-il l’usage de la raison ? Beaucoup ne l’ont pas cru, parce que, disent-ils, Jean, à cette heure faisait acte de prophète : et la prophétie est un don essentiellement transitoire. Beaucoup d’autres affirment le contraire ; car « les dons de Dieu sont sans repentance, ce qu’il a libéralement octroyé pour la sanctification d’une âme, il ne le retire pas de lui-même, et sans être ne quelque sorte forcé de le faire, à cause des infidélités de cette âme, » dit le P. terrien, (II, 30). Terminons par ces belles paroles de saint Ambroise : « Ce n’est pas seulement
par charité pour Élisabeth que la Vierge demeura si
longtemps, mais surtout dans l’intérêt du grand
prophète. Car si le premier abord de Marie lui procura tant
de bénédiction célestes qu’il en tressaillit
de joie, quels progrès n’apporta pas en lui la prolongation
de se présence !... Jean, pendant ces trois mois, était,
dans le sein d’Élisabeth, comme un athlète qui
s’exerce et se fortifie pour la lutte ; car sa vertu s’y
préparait pour un très grand combat. » Dès le sein de sa mère, répond la tradition, quand l’heureux Précurseur entendit : par les oreilles de sa mère du Christ parlant par la bouche de Marie. » (Saint Jérôme.) Déjà de son temps Denys le Chartreux appelait cette opinion’commune’ » Après avoir constaté que Calvin la rejette, Cornelius a Lapide ajoute : » Verumtamen contrarium sentiunt omnes Patres et Doctores orthodoxi… » M. Fillion, dans son beau commentaire sur l’Évangile affirme également «que presque tous les anciens écrivains ecclésiastiques ont conclu (de l’exultavit gaudio,) que le Précurseur avait été, en cet instant même, doué de la raison… Saint Augustin est à peu près le seul à soutenir l’opinion contraire. »- Knabenbauer n’est pas moins explicite. Il ajoute que saint Augustin n’exprime pas nettement sa pensée : en certains endroit il semble s’écarter de l’opinion commune ; d’autre part il écrit à Dardanus que le «tressaillement de Jean fut opéré-divinitus, non humanitus »etc. Puis aux sermons 291-202, il déclare que Jean se manifesta comme prophète dans les entrailles de sa mère et qu’il salua Jésus présent par les tressaillements de son corps, ne pouvant encore le prêcher de la voix. » On trouvera de nombreuses citations de Pères et de Docteur dans les ouvres de Cornelius a Lapide, (in Lucam,) et du P. Terrien, II, 12 etc, citons seulement le texte d’Origène : « L’Évangile ne nous dit pas seulement que Jean tressaillit, mais qu’il tressaillit de joie : car il savait que le Seigneur était là. » Voilà bien la raison décisive qui atteste le bon droit de notre thèse. Pour ne voir qu’un phénomène organique dan ces mouvements du saint Précurseur, il faut détourner le texte sacré de sa naturelle signification et lire ce qui n’est pas écrit : « Il tressaillit comme de joie. » De pieux auteurs ont vu une confirmation de notre pieuse croyance, donnée par saint Jean-Baptiste lui-même, dans ces paroles qu’il adressait à ses disciples : (Jean, III,. 291,) L’Ami de l’Époux qui entend sa voix s’éjouit d’une grande joie à cause de la voie de l’Époux, Et cette joie n’a été pleinement données » - « L’Époux c’est manifestement Jésus-Christ, et l’ami de l’Époux Jean le Précurseur… Et cette joie, il l’a goûtée, quand il entendit le Messie dans l’acte de sa vie publique. » (Terrien, II, 13.) Mais ne l’avait pas pleinement savourée déjà dans le sein de sa mère, à cette heure jamais bénie, où la voix de Jésus, se manifestant par Marie, était venue le sanctifier et le remplir de grâces miraculeuse ? « Vox Virginis, dit Théophylacte, vox erat incarnati in illa Dei ! » ( V. Cornel, a Lap.) Après cette illumination miraculeuse, Jean garda-t-il l’usage de la raison ? Beaucoup ne l’ont pas cru, parce que, disent-ils, Jean, à cette heure faisait acte de prophète : et la prophétie est un don essentiellement transitoire. Beaucoup d’autres affirment le contraire ; car « les dons de Dieu sont sans repentance, ce qu’il a libéralement octroyé pour la sanctification d’une âme, il ne le retire pas de lui-même, et sans être ne quelque sorte forcé de le faire, à cause des infidélités de cette âme, » dit le P. terrien, (II, 30). Terminons par ces belles paroles de saint Ambroise : « Ce n’est pas seulement
par charité pour Élisabeth que la Vierge demeura si
longtemps, mais surtout dans l’intérêt du grand
prophète. Car si le premier abord de Marie lui procura tant
de bénédiction célestes qu’il en tressaillit
de joie, quels progrès n’apporta pas en lui la prolongation
de se présence !... Jean, pendant ces trois mois, était,
dans le sein d’Élisabeth, comme un athlète qui
s’exerce et se fortifie pour la lutte ; car sa vertu s’y
préparait pour un très grand combat. » |
L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ; tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres. |