| Série
25 - 22 pages |
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Les
7 paroles de la vierge Marie |
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| Chapitre
1 |
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Septième Parole de Très Sainte Vierge |
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Préparation
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Section
1 |
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À
la parole de Marie, « ils n’ont plus de vin, » il
semble que Notre-Seigneur, connaissant mieux que personne tout ce qu’il
y avait de foi, de confiance et de charité dans le cœur
de sa Mère, eût dû répondre par un plein et
filial acquiescement. Mains non, fidèle à sa ligne de
conduite, que nous avons étudiés précédemment,
Jésus lui répond : « Femme, que vous importe à
vous et à moi ? Mon heure n’est pas encore venue.»
On s’est plu parfois à exagérer ce que cette parole avait de dur : Les Jansénistes, par exemple, traduisaient le « Quid mihi et tibi est ? »-« Qu’ya-t-il de commun entre vous et moi ? » Si telle avait été la pensée de Notre-Seigneur, Marie aurait pu répondre, comme le remarque saint Bernard : « Il y a entre nous ce qu’il y a de commun entre une mère et son fils ! » Cette expression souvent employée dans les Saintes Écritures, marque il est vrai, une divergence de vues ; mais elles se concilie parfaitement avec le plus affectueux respect. (1) Quant au mot « femme, » il n’ arien de désobligeant dans les langues anciennes, et il correspond à notre expression courant « Madame. » On donnait ce nom chez les Juifs et les Grecs aux personnes les plus aimées et c’est ainsi que le chœur, dans les pièces d’Eschyle et de la Sophocle, saluait les reines elles-mêmes. Sans doute aussi, en employant ce mot, Notre-Seigneur voulait, ici comme au Calvaire, nous rappeler que Marie était «la femme par excellence. » promise par Dieu au Paradis terrestre, le « femme bénie entre toutes les femmes » et qui devait, par son obéissance, réparer ales maux causés par la désobéissance d’Êve. Il n’en est pas moins vrai cependant que ces paroles ont quelque chose de mortifiant : elles sont un refus public et motivé : « Je ne puis accorder ce que vous me demandez, car mon heure n’est pas encore venue. » C’est qu’ici, comme dans sa réponse à Marie au Temple, Jésus veut donner aux siens, et spécialement à ses prêtres, une grande leçon de détachement. Ils doivent, surtout dans leur ministère, oublier la chair et le sang, et les affections même les plus légitimes, pour ne songer qu’aux intérêts de Dieu et des âmes. Il veut aussi, en satisfaisant le goût sacré de sa mère pour l’humiliation, l’éprouver, lui faire mériter aussi la grâce qu’elle demande, nous la donner comme modèle et enfin la glorifier et exalter son crédit. Il l’éprouve, comme il aimait à éprouver les âmes généreuses : un jour, rencontre l’Évangéliste, une Cananéenne lui demandait la guérison de sa fille, Jésus feignait de ne pas l’entendre. Et comme sans se laisser la pauvre mère insistait, « il n’est pas juste, reprit le Sauveur avec dureté de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens ! »-« Il est vrai, reprend la Cananéenne, mais les petits chiens ne mangent-ils pas les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ? »-« O femme, s’écrie alors le divin Maître, votre foi est grande, qu’il vous soit fait selon vos désirs ! » (02) et sa fille était guérie ! Ici ‘L’épreuve est infiniment plus forte pour Marie, en raison de sa dignité !... Elle est telle que dix-huit siècles de bénédiction n’ont plus l’effacer et qu’elle est encore le thème de l’hérésie, le scandale des faibles, le mérite de la fidélité !... La plus douce, la plus pure, la plus admirable des femmes, la Mère de Dieu, pleine de grâce est désavouée par Jésus, et sa prière rejetée !... Quelle épreuve ! Et comme elle est à la hauteur de Marie ! » « La parole de Jésus est dure et sévère, observe saint Bernard, mais c’est qu’il connaissait Celle à qui il parlait, et qu’elle n’ignorait pas Celui qui parlait. » Et Marie, sachant tout ce qu’il y avait d’amour dans le cœur de son Fils, lui redit intérieurement ce que lui-même aimait à dire à son Père. «Je sais que vous m’exaucez toujours! » (3) Avec une foi et une confiance qui feront à jamais l’admiration du ciel, elle dit aux servites : « Faite tout ce qu’il vous dira ! » Et comme Jésus voulait accorder à la Cananéenne la guérison de sa fille, en récompense de la générosité, il concède à Marie le miracle qu’elle demandait. Ainsi, cela même qui semblait humilier la sait Vierge, sert à sa gloire et à son exaltation : Jésus avait repoussé sa demande, alléguant une loi qu’il devait garder : « son heure n’était pas encore venue et il devait observer les moments fixés par son Père.» Mais une autre loi a réglé que toutes les prières à Marie sont toujours exaucées devant cette disposition supérieure, le Sauveur change et modifie sa conduite, il avance l’heure de ses manifestations et son refus apparent ne fait que relever le crédit de Maire. C’est ainsi que cette paroles de la sainte Vierge, en nous révélant ses admirables dispositions, nous attestes sa gloire et la puissance irrésistible de son intercession, comme sa prière parole aux noces de Cana nous a montré sa tendresse maternelle et sa compatissante bonté, et voilà la double base inébranlable de notre confiance filiale, elle est notre mère, donc elle nous aime ; elle a piété de nos misères ; et elle veut nous soulager, en même temps, elles la Mère de Dieu ; elle peut tout sur le Cœur de son Fils et ses désirs sont jours exaucés, Bossuet résumait ainsi ces pensées ; « Marie est Mère de Dieu pour tout obtenir, et Mère des hommes pour tous accorder. » Mais creusons plus encore cette parle bénie : « Faite tout ce qu’il vous dira ! » c’est la seule que la sainte Vierge ait adressée directement aux hommes ; et n’en doutons pas, elle nous le redit à tous et à chacun. Chose remarquable ; en termes presque identiques, c’est la même recommandation que Dieu le Père nos adressera à tous, au jour de la Transfiguration : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le »-« Oui, mes enfants, nous dit la Mère de Jésus, faites tout ce qu’il vous dira ! » Ce qui a charmé en moi les regards du Très-Haut, c’est mon humble obéissance et mon filial abandon ; c’est que tout ma vie, je n’ai cessé de répéter à Dieu, par toute ma conduite, la grande parole de L’Annonciation : « Je suis la servante du Seigneur : Fiat ! » Or, sachez-le, il n’y a pas deux manières de se sanctifier ; et pour vous comme pour moi, l’unique chemin pour aller à Dieu, c’est d’accomplir sa volonté. Par conséquent, de quelle manière que le Seigneur vous parle, qu’il vous instruise lui-même au Sinaï, ou par son Fils, ou par son Église, qu’il vous dirige par vos supérieurs, ou par les touches de son Esprit, peu importe, dès qu’il vous a manifesté un ordre ou un conseil, livrez-vous à Lui, et comme moi, « faite tout ce qui vous dira ! » Voilà le secret de la sainteté ! C’est
aussi le secret du bonheur. Oui « faite tout ce qu’il
vous dira ; » : et si vous aimez Dieu jusqu’à conformer
votre volonté à la sienne, alors sa Providence paternelle
fera tourner à votre bien tous les événements
de ce monde ; «Diligentibus Deum omnia cooperantur in bonum
! » Vous peines, vos épreuves, vous humiliations, que
dis-je vos défaillances elles-mêmes et vos péchés,
« etiam peccata. » (04) tout
cela servira à voter sanctification, et un jour, au ciel, vous
en recevrez des récompenses immortelles. Oui «faites
tout ce qu’il vous dira ! » Et mon Jésus changera
pour vous, comme pour les époux de Canda, l’eau des tribulations
en vin du paradis ! De même en effet qu’au jour de la Visitation, Jésus, en sanctifiant saint Jean-Baptiste à la voix de Marie, inaugurait l’ordre providentiel qu’il suivrait jusqu’à la consommation des siècles, ainsi aux noces de Cana, en accordant son premier prodige à l’intercession de sa Mère, il nous dévoilait ses desseins : jusqu’à la fin des âmes, ce sera toujours par elle qu’il donnera au monde tous les faveurs et tous les miracles ! « Et il manifestera sa gloire.» Jésus avait dit à la sainte Vierge ; « Mon heure est pas encore venue. » En effet, « son heure,- l’heure pour laquelle il était venu. » l’heure de sa glorification était précisément l’heure de sa mort. C’est alors qu’ « élevé en croix, il attirera tout à lui, » Arrivé à ce moment sacré, il dira : « Père, l’heure est venu, glorifies votre Fils pour que votre Fils vous glorifie » En considération de Marie, il a avancé l’heure de sa glorieuse manifestation et il a fait éclater ses miracles, non pas certes que l’Immuable ait changé ses desseins, mais parce que dans son plan divin, il a fait entrer la supplication de sa Mère comme moyen déterminant de ses prodiges. » Ainsi, Maie influe sur toute l’économie de ce plan : 1- Dans l’ordre de la nature, elle met Jésus-Christ au monde et donne ainsi à l’univers la cause finale de sa création. 2- Dans l’ordre de la grâce, elle porte Jésus dans son âme et nous communique ce fruit de l’arbre de vie donc la première elle a goûté. 3- Dans l’ordre de la gloire, elle manifeste Jésus-Christ, elle détermine sa glorification, gage de la nôtre, elle la fait éclater… Et ces faits évangélique de l’Annonciation, de la Visitation et des noces de Cana, sont en même temps des Mystères, c’est-à-dire des dogmes, des munitions qui nous apprennent ce qui se passe : constamment Jésus-Christ vient au monde par Marie ; constamment Marie le porte dans nos âmes par sa Visitation ; constamment elle manifeste sa gloire par les prodiges qu’elle obtient de sa miséricorde. » (A .Nicolas) « Et ses disciples crurent en lui. » Sans doute, ils y croyaient déjà puisqu’ils étaient ses disciples ; mais, il n’est pas de croyants qui ne puisse dire : « Seigneur, augmentez en nous la foi. » Et le vrai moyen pour obtenir une foi vive, pratique et lumineuse, c’est d’invoquer Marie, «Disciples de Jésus, qui croyez ne lui comme en n’y croyant pas, qui manquez de foi comme « ils manquaient de vin, «voulez-vous croire réellement en lui ? Allez à Marie… Ces miracles de foi et de conversions, ces changements d’eau en vin, sont proprement ses miracles et ses victoires ! » (A. Nicolas.) |
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Références-
du texte |
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| (01)-
Mgr De Ségur interprétant ce texte avec sa piété
coutumière traduit ainsi : O Mère, vous qui êtes
cette Femme par excellence promise au monde dès la chute, qu’y
a-t-il entre vous et moi pour que vous soyez si puissante sur mon cœur
? « Mon heure n’est pas encore venue, mais pour vous je
bouleverserais tous les lois et je ne puis rien vous refuser. »
(02)- Natth.,. XV, 27 et Marc VII (03)- Joan., XI, 42. « Ego autem sciebam quia semper me audis. » (04)- St Augustin commentant cette belle parole de saint Paul |
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Prières
«Salve
Mater Misericordiae» |
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L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ; tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres. |
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