| Série
25 - 22 pages |
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Les
7 paroles de la vierge Marie |
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| Chapitre
X |
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Cinquième Parole de la Très Sainte Vierge |
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Préparation
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Section
1- La parole de Marie |
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«
Fili, quid fecisti nobis sic ? Mon
fils, pourquoi en avez-vous agi ainsi avec nous ? » Cette
plainte nous révèle l’affectueuses familiarité
de Jésus et de Marie : la sainte Vierge ose appeler Dieu »mon
fils, » car il l’est en effet. Elle ose lui adresse comme
un doux reproche ; sa tendresse maternelle et la tendresse filiale de
Jésus l’y autorisent, mais dans es parles, et plus encore
dans son cœur, que de respect, d’amour et de sainteté
! Marie se plaint ; mais en même temps elle adore les conduites
de Dieu ; et elle s’excite elle-même à une adoration
plus priante et à un abandon plus complet. Aussi Jésus,
loin d’en être offensé, en est-ravie. « Dieu
aime une certaine hardiesse que donne la simplicité ; et le langage
de l’amour qui traite familièrement avec lui touche plus
son cœur que le langage mesuré du respect! Mais ce langage
et ces saints reproches ne sont permis qu’à des mères,
des épouses, des frères et des sœurs de Jésus-Christ
; c’est-à-dire comme l’explique lui-même, à
ceux qui font en tout la volonté du Père céleste.
C’est là ce qui autorisait la pieuse liberté de
Maire, plus encore que son titre Mère. »
(1) Jésus mourant se plaindra de même à son
Père et, chose remarquable, le cri déchirant de son cœur
sera comme l’écho du cri de sa mère. Dans ce mystère,
elle aurait pu traduire sa douleur par les propres paroles de son Fils
en croix : ‘Mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonnée
? » Qu’il y a loin de ces plaintes sacrées aux désolations
sans espérance, aux murmures amers, et parfois même aux
blasphèmes de tant de pécheurs ! (Ecce Pater tuus et ego…)
Les langues païennes, comme le latin, le grec, l’hébreu,
respirent dans leurs formes littéraires, l’orgueil humaine
; là, celui qui parole se nomme toujours le premier ; et pour
se conformer aux usages universels de son temps, Maire aurait dû
dire ; « Moi et votre Père…. » Mais non, son
humilité ne peut se résoudre à se nommer ainsi
avant son saint Époux, dans lequel elle vénère
l’image et l’autorité de Dieu le Père. Et
sachant que le Christ vient changer le monde, ses mœurs, ses idées,
son langage, ses arts et ses institutions. La Vierge inaugure aujourd’hui
cette pacifique révolution et préludant à tous
ces transformations salutaires, elle dit humblement » : votre
Père et moi… » Bénissons Dieu de ce que notre
belle langue française, pétrie sous l’évangile
a recueillie cette tournure si chrétienne et si délicate
; et comme Marie sachons embaumer notre conversation des sentiments
surnaturels déposés en nous par la religion. «Dolentes, - pleins d’affection.» Quelle modestie dans cette humble parole exprimant son immense douleur ! Saint Alphonse ne craint pas de dire que la souffrance de Marie, dans cette circonstance, fut « la plus vive et la plus aigue de toutes celles qui transpercèrent son âmes. » (2) Au Calvaire, remarque ce grand et pieux Docteur, la sainte Vierge savait parfaitement pourquoi Jésus agonisait : il s’immolait pour al gloire de Dieu et el salut du monde, Mais ici, elle ne comprenait rien à la disparition de son fils. Et sans sa profonde humilité dit Lansperg, elle s’imaginait qu’elle avait été jugée indigne d’être commise plus longtemps à la garde d’un tel trésor. Au Calvaire, Marie souffrait avec Jésus et la présence du Bien-Aimé charmait et adoucissait son amertume ; ici la Vierge souffrant précisément parce qu’elle avait perdu Jésus. Que celui-là essaye de comprendre l’affliction de la Reine des Martyrs qui pourra comprendre son amour pour un tel Fils ! La Bienheureuse Benvenuta avait demandé à la sainte Vierge de lui faire ressentir la douleur qu’elle avait éprouvée dans ce mystère. Marie à peine exaucée, prête à succomber, elle dut supplier Marie de l’en délivré : « Sachez, ma fille, lui dit alors la Mère de Dieu, que votre douleur n’a été qu’une ombre très légère de la mienne. » O Mère, apprenez-moi à aimer comme vous, à souffrir avec vous et à compatira à vos angoisses ! « Quaerebamus te ! Nous vous cherchions ! » Marie est ici le modèle des âmes qui cherchent Jésus et le retrouvent. On cherche Jésus et on le retrouve par une sainte confession, ou encore après la contrition parfaite, quand on l’a perdu par le péché mortel. On cherche Jésus et on le retrouve par la pénitence la fuite de toute faute délibérée et la recherche du bon plaisir divin, quand on a contristé son amour par le péché véniel. ON cherche en fin Jésus par une générosité plus ardent quand il nous retire ses consolation et la joie de sa présence ; et ceci est parfois un châtiment de nos infidélités ; parfois, comme dans ce mystère pour la très sainte Vierge, une pure épreuve, un pieux artifice de Notre-Seigneur qui veut nous porter à le désirer plus ardemment. O Sauveur, donnez-moi de vous chercher comme Marie et de vous trouver comme elle ! Maire a cherché jésus d’abord avec un indicible amour : Jésus était tout son trésor ! Puissions-nous comprendre comme elle, « qu’être avec Jésus c’est un doux paradis : qu’être séparé de lui, c’est un intolérable enfer ! » (3) Elle
l’a cherché encore « dans les larmes, Dolentes
! » Ce n’est pas que dans le royal chemin de la Croix
que nos pouvons espérer rencontrer le Sauveur. La parole de la sainte Vierge peut s’entendre encore dans un autre sens, car selon la belle expression de saint Augustin, « Le Christ total, c’est Jésus-Christ et les chrétiens » Marie est la mère, non seulement du Chef, mais des membres. Or si elle a perdu Jésus une fois, trop souvent des autres enfants s’éloignent d’Elle par le péché ! Et quelles douleurs indicible pour son cœur de Mère de voir s’éloigner ses pauvres prodigues ! Comme elle se met à leur recherche ! Comme elle les poursuites de ses grâces miséricordieuses, puisées aux sources de sa Rédemptions. Et comme elle leur redit, avec une touchante tendresse, la parole de ce mystère : « Mon enfant, pourquoi en agissez-vous ainsi. Voilà que Dieu votre Père et moi, votre tendre mère, nous vous cherchons ! Et jamais vous ne pourrez comprendre combien Jésus et moi nous souffrons de vos péchés et quelles douleurs nous offrons au ciel pour votre salut ; « Ecce Pater tuus et ego, dolente, quaerebamus te. » O Mère, ne permettez plus que je me sépare de vous ; et faites que maintenant associer à vos angoisses je me cesse de prier et de pleurer pour la conversion des pécheurs ! |
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Section
2- La réponse de Jésus |
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A la plainte désolée de sa Mère, Jésus répondit : « Quid est quod me quaearebatis ? Nesciebatis quia in his quae Patris mei sunt oporet me esse ? Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je sois aux affaires de mon Père ? » Méditons cette parole, la première qui, tombée de ses lèvres divines, ait été recueillie par l’Évangile. Elle
est si profonde qu’elle a scandalisé les impies. Ils
ont oublié cette règle si sage de Bossuet : «
Quand on tient les deux bouts d’une chaine, il faut bien se
garder de les lâcher, alors même qu’on ne verrait
pas par où se fait l’enchaînement. » Appuyés
sur l’enseignement des Docteurs, nous tenons fermement ces deux
vérité : d’une part, Maire, n’a jamais commis
le moindre péché véniel, ni la plus légère
imperfection ; d’un autre côté, Jésus est
le meilleur des Fils et il « aime sa Mère, nous dit l’Église,
plus que toute beauté, super omnem pulchritudinem a Deo dilecta
es. » (Off. De l’Assomption Ier R, du II Noct.) Concluons
donc sans hésiter : alors même que nous ne saurions pas
expliquer la réponse de Notre-Seigneur, à coup sûr
elle ne renferme ni un vrai blâme pour Marie, ni un manque d’amour
en Jésus. Toutefois notre piété ne saurait se
constater d’une explication si générale ; elle
brûle de pénétrer les mystérieux arcanes
de ces paroles et de venger la sainteté de la Mère et
la tendresse du Fils. Mais ici précisément parce que
nous heurtons des mystères, méfions-nous des solutions
trop lipides : Le Révérend Père Ollivier traduit
ainsi le : « Quid est quod me quaerebatis. » -«
Mère chérie, comment se fait-il que vous avez hésité
sur le lieu où vous me trouveriez et n’y soyez pas venu
tout droit, vous qui savez si bien où mon cœur et ma vocation
m’attirent ? » Pour justifier sa traduction, le savant
Dominicain s’abrite sous l’autorité de Ludolphe-le-Chartreux,
du Vénérable Bède et de M. Fillion ; il cite
les Coptes rendant els mots latins «in his, » par ceux-ci
: « Au milieu de ceux qui parlent de mon Père, »
c’est-à-dire les Rabbins ; d’autres versions portent
: «Dans le Temple, la main de mon Père. » Pour entendre ce texte, remarquons d’abord que nos devoirs varient souvent avec nos lumières : dans la nuit de l’épreuve, Marie et Joseph n’ont aperçu pour eux que le devoir de retrouver Celui que le Ciel leur avait confié, Dieu le permettant ainsi pour nos donner dans la Vierge et son chaste Époux, le modèle des saintes ardeurs avec les quelles nous devons chercher Jésus. Mais si en ces jours de souffrances, le Seigneur leur eût monté, dans une éblouissante lumière la Providence veillant sur eux, et la divine sagesse du Verbe incarné «faisant toujours la volonté de son Père, «que leur alarmes eussent facilement fait place à un joyeux abandon ! » Mère chérie, disait l’Enfant –Dieu, pour quoi me cherchiez-vous ? Surtout avec une douleur si vive ? Sans doute en tout ceci vous avez agi très saintement ; cependant, si, plus éclairée, vous aviez mieux pensé que je chercher uniquement la volonté de mon Père, ne vous seriez-vous pas proposé plus filialement encore sous la douce Providence que veille sur nous ? » Et dans ces paroles, que de leçons saintes ! Par là, Jésus nous apprend à tendre toujours vers une perfection plus haute à oublier le bien que nous avons fait (5) et à nous considérer comme des « serviteurs inutiles » à nous remettre dans les bras de la Providence comme des enfants sur le sein de leur mère ; enfin à rechercher en tout comme Jésus les intérêts de notre Père céleste, et telle a été la sainteté de Marie ; l’Écriture la compare au soleil jetant sans cesse de l’aurore au plein midi des feux toujours plus ardents ; et les Saints et les Docteurs se plaisent à le redire : la sainte Vierge a si parfaitement profité des grâces du Ciel, qu’à chaque instant de sa vie, elle a été doublant en grâce t en sainteté. » Imaginez, disait Combalot, pour donner à ses auditeurs une idée de cette merveille. Imaginez l’océan doublant en profondeur et en étendue à chaque mouvement de se flots ! » (6) En cherchant Jésus, Marie et Joseph faisaient leur devoir, et ils le faisaient avec des vues très pures. Il n’y a donc pas de véritable reproche dans les paroles de Notre-Seigneur, mais, avouons-le, il y en a l’apparence. Efforçons-nous de pénétrer ce mystère. Remarquons-le tout d’abord : chaque fois que le divin Maître parle à sa Mère ou de sa Mère, il semble prendre plaisir à énoncer des paroles étranges, qui paraissent dures et humiliantes pour Celle qu’il l’aime plus que tout l’univers. Mais si nous les approfondissons, nous reconnaîtrons sans peine qu’elles renferment des merveilles d’amour à la gloire de la sainte Vierge. Prenons des exemples : - Aux noces de Cana, Marie intercède pour les époux : « Ils n’ont plus de vin ! » Jésus lui répond : « Quid mini et tibi est, mulier ? Nondum venit hora mea._ Femme, que vous importe à vous et à moi ? Mon heure n’est pas encore venue. » C’est un refus, un refus public, un refus motivé ! Mais aussitôt Jésus accorde le miracle demandé montrant ainsi que Marie est toujours exaucées, même quand d’autres lois sembleraient devoir paralyser sa prière, et l’impossibilité objectée par Notre-Seigneur ne fait que relever le crédit tout-puissant de sa Mère. - Un jour, ravie des enseignements du Sauveur, une femme préludant aux acclamations de tous les siècles, s’écrie publiquement : » Heureux le sein qui vous a porté et les mamelles qui vous ont allaité. »-«Dites plutôt, reprend Jésus, heureux ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent » » (7) Ne semble-t-il pas que Notre –Seigneur veuille mettre sa Mère en dessous de ses disciples ? Mais tout au contraire, il la glorifie de ce que, si grande par sa maternité divine, elle est plus grande encore par son incomparable sainteté. » Eadem Dei genitrix et inde quidem beata, qui a Verbi incarnandi ministra est facta temporalis, sed inde multo beatior, quia ejusdem semper amandi custos manebat aeterna. » V. Bède (Cat. aurea.) -
Un autre jour, quand il achevait de parler au peuple, on lui annonce
« sa Mère et ses frères » (c’est-à-dire
ses cousins) viennent d’arriver. (Eh ! qui est ma mère
et qui son mes frères ? » Reprend le Sauveur. Et étendant
la main sur ses disciples, il ajoute : « Voici ma mère
et mes frères ! Car quiconque fait la volonté de mon
Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère,
et ma sœur et ma mère » (8)
toujours la même ligne de conduite : il paraît humilier
sa Mère, en vérité, il l’exalte en proclamant
que sa vraie gloire est moins encore de l’avoir enfanté
dans la chair que de lavoir d’abord et très excellemment
engendré dans son cœur par sa fidélité au
bon plaisir divin. Ainsi il vient de faire resplendir sa divinité ; mais c’est pour donner plus de prix à ses abaissements, et mieux relever Celle à qui Dieu même était soumis ! Ainsi encore il montrait déjà «tout occupé des choses de son Père, » et déjà il commençait sa vie publique : « Maire vient l’interrompre. Elle fait éclipser ce bel astre ; elle met la lumière du monde sous le boisseau ; elle désire qu’il retarde son lever de dix-huit années et Jésus retourne en arrière, il descend à l’horizon de Nazareth.- Obéissant à la voie de l’homme, dit saint Thomas d’Aquin, un jour le soleil s’arrêta. Obéissant à la voie de Marie, le Christ s’arrête trente ans, a trente ans, ce soleil de justice dira que son heure n’est pas encore venue ; et Maire lui fera avancer l’heure des miracles, comme le lui a fait retarder l’heure de ses enseignements. Elle dispose ainsi de la Lumière éternelle, comme Dieu dispose de celle du jour qu’il cache dans ses mains, dit la sainte Écriture, et à qui il prescrit de reparaître.» (Nicolas.) Mais le suprême mystère de ce mystère, si j’ose ainsi parler, c’est le prolongement de cette soumission, de cette obscurité de Jésus et de cette gloire de Marie ; pendant trente ans d’une vie qui n’en na que trente trois, l’homme-Dieu est soumis à la Vierge Mère ! » et c’est là tout ce que l’évangile a d’important à signaler au monde dans le séjour du Verbe à Nazareth, «Quel exemple, quelle leçon plus grande Jésus-Christ pouvait-il donner de notre soumission, de notre dévotion à Marie ? Comment ! Les moindres paroles, les moindres gestes du Sauveur sont pour nous des oracles ; et ce qu’il a dit et fait pendant trente ans n’auraient sur nous aucun empire ! On prend à la lettre, sans en scruter l’esprit, un mot de sa bouche divine qui n’abaisse Marie que pour la relever, et on n’entend pas ce sublime panégyrique que lui fait sa silencieuse soumission de trente années ! » « Mais ce qui consacre par-dessus tout la soumission de Jésus à Marie, c’est la soumission de Marie à Jésus ; c’est que pendant que Jésus lui était soumis, elle recueillait, conservait et repassait dans son cœur toues les grâces de cette divine soumission… pour que le Fils de Dieu fit trente ans pour lui ce qu’il n’a fait que trois ans pour le monde ! Pour qu’il y versât une mesure de lumière et de grâces dix fois plus spacieuse que celle dont il a ensemencé l’univers! Et quels fruits de gloire ce cœur si fidèle n’a-t-il pas dû en retirer ! » (Nicolas) Ainsi en paraissant humilier Marie, Jésus veut contenter la soif d’humiliation qui dévore l’âme de sa sainte Mère, et nous la donner à tous comme modèle d’humble soumission. Mais en même temps, il veut vérifier en elle la parole du Magnificat : « Dieu a exalté les humbles ! » et il la glorifie magnifiquement aux yeux de toutes les générations. Modèle des enfants chrétiens, il leur apprend « à venir au Temple, écouter les Docteurs » et à s’appliquer «aux choses du Père céleste : afin de revenir près de leurs parents plus affectueux et plus « soumis. » Modèle des adolescents, il leur enseigne à rechercher en tout la volonté de Dieu et a tout quitter pour lui obéir, si jamais sa voix les appelle à une vocation plus haute. Modèle de ses Prêtres, il leur prêche, par sa conduite, l’indépendance et de tout pouvoir humain, et de toute attache terrestre. Enfin
modèle et docteur universel, il donne à tous ses disciples
de précieux enseignements : ayant en eux deux vies, ils doivent
comme lui, soumettre et sacrifier la vie terrestre, avec tous ses
tendresses comme avec tous ses répugnances, aux inspirations
de la vie divine. » Il est venu séparer le père
du fils, la mère de la fille ; » (10)
et pour garder la loi ou répondre à un appel supérieur,
il faudra renoncer à la chair et au sang. Alors, si une tendre
mère vient redire avec Marie : « Mon enfant, que faites-vous
? Voyez la désolation de votre père et la mienne ! »
Il faut lui répondre avec Jésus : « Pourquoi me
chercher ainsi ? Avant tout je dois êtres aux choses de Dieu
mon premier Père ! » Ah ! Certes, c’est à
bon droit que, pour guérir de telles blessures et soutenir
de si héroïques sacrifices, Jésus en crut pas trop
faire en brisant son propre cœur et en remplissant d’amertume
l’âme de sa Mère bien-aimée ! Admirons aussi la discrétion de la sainte Vierge ; pour dissiper ses ténèbres, elle n’avait qu’à interroger Jésus. Mains non : elle se garde de demander à Dieu les lumières qu’il n’a pas jugé à propos de lui donner, nous enseignant ainsi à recevoir avec respect la parole du Seigneur, savourant ce qui nous touche, adorant humblement ce qui nous dépasse et la conservant pour la méditer dans notre cœur. « Maria conservabat omnia verba haec conferens in corde suo. » O Vierge sainte, aidez-nous à profiter de ces trésors déposés dans toutes les paroles du saint Évangile et rendrez nos cœurs dociles à toutes ces précieuses leçons ! |
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Références
des textes |
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(1)-
Mois de Marie des âmes intérieures, p. 233
(2)- Gloires de Marie : 3ième douleurs, II, 185 (3)- Imit., II, 8 (4)-
Catena aurea, in Luc., II. (06)- Ceux qui désireraient étudier cette belle thèse sur l’augmentation de la grâce en Marie pourraient consulter le P. De Rhodes, (Sect, 4&3)-Suarez, (disp. 18, rect,.4) Viga,- Billuart,-Combalot,-saint Alphonse,-Le P. Petitalot,-p.185, -Le Tractatus Théol, de B.V. Par H.F.p.166.-« Ab aliis plerisque supponitur ut certum. » (Petitalot, p. 185) (07)- Luc, XI, 28 (08)- Matth., XII, 48 (09)- Nicolas, II, chap.XVI- Lire tout ce bau chapitre auquel nous avons fait de larges emprunts. (10)- Matth., X.35 : « Veni enim separare hominem adversus patrem suum, et filiam adversus matrem suam…37 : Qui amat Patrem, aut matrem plus quam me, non est me dignus ! » (11)- Élévation sur les mystères, XX sem 7 «Élev. » |
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Prières
«Omni
Die Dic Mater» |
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| Références-de
la prière |
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| (01)-
La gloire suprême de saint Anselme est son héroïque
résistance au despotisme des rois d’Angleterre. Comme tous
les tyrans, pour mieux asservir l’Église, ils voulaient la
soustraire à l’obéissance duc au souverain Pontife,
terrorisés par leur cruauté et leurs astuces, les évêques
et les barons pliaient. Seul, Saint Anselme leur opposa son indomptable
fermeté et son invincible douceur, « Dieu, se plaisait-il
à répéter, n’aime rien tant, en ce monde, que
la liberté de son Église. » Finalement, il remporta
la victoire. ‘C’est incontestablement à saint Anselme,
dit le P. Ragey, que l’Angleterre doit ses cinq derniers siècles
des catholicismes. » Voie de saint Anselme, II.73
(02)- Cette hymne a 63 strophes. On les trouvera dans les Bollandiste, tome VI, au 4 mars, à la suite de la vie de saint Casimir, Gravier, dans ses «Cantiques, «en cite quelques-unes, avec un vieux choral, dont se rapproche beaucoup l’air connue : « Unis aux concerts des anges, » Lambillotte appelle ce cantique Hymne de saint Casimir, sans doute parce qu’il peut se chanter sur la même mélodie |
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L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ; tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres. |
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