| Série
25 - 22 pages |
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Les
7 paroles de la vierge Marie |
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| Chapitre
V |
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Troisième Parole de la Très Sainte Vierge Marie |
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Préparation
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Section
1- Charité de Marie |
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Marie regarde sa cousine et l’enfant qu’elle porte dan son sein avec des yeux illuminés des clartés rayonnantes de la foi : cet enfant de miracle est le plus grand des prophètes, le précurseur du Christ, un nouvel Élie, «dont Jésus fera un jour de si magnifiques éloges. Sa mère Élisabeth, Zacharie lui-même malgré les défaillances de sa foi, sont des âmes très saintes, à qui le Seigneur réserve des couronnes éclatantes dans le ciel. A cette vue de foi, un immense respect, une chaude dilection envahissent l’âme de Maire, avec le désir de faire du bien à ceux que Dieu chérit si tendrement et la charité de la Vierge s’épanche alors dans ce souhait :» Pax vobiscum ! » Que le Seigneur soit avec vous ! » Voilà comment la divine Mère considère saint Jean-Baptiste et ses parents. N’en doutons pas : quand elle abaisse sur nos ses yeux, c’est toujours avec la même charité. Elle voit en nous des âmes, filles de Dieu, images de Dieu, temples de Dieu, rachetées par son divin Fils, et tout empourprées de son Sang. Plus encore : elle voie en nous d’autres Jésus, et jamais nous ne saurons comprendre de quel respect et de quelle tendresse elle nous enveloppe. Éternellement Dieu mettra des délices dans ses élus ; et il ne se souviendra plus de leurs péchés, expié au Purgatoire, sinon pour couronner leur repentir. Toute plein de l’Esprit de Dieu, Marie juge comme lui : nos fautes excitent sa compassion ; nos grandeurs la remplissent de joie ; et son Cœur tressaille pour nous de la charité la plus tendre et la plus respectueuse. « Elle me fait vous, » disait naïvement Bernadette à Lourdes, tout étonnée que la Reine du ciel n’ait pas tutoyé une pauvre et humble petite bergère, (4) Ce grand exemple doit être pore moi une grande leçon : comme la Vierge et come les Saints ses enfants, (3) je dois me pénètre d’une foi vive, considérant ceux qui m’entourent comme les enfants de Dieu, les frères de Jésus-Christ, les temples du Saint-Esprit, les héritiers du ciel. C’est par que les saints étaient profondément remplis de ces pensées qu’ils avaient pour le prochain tant de respect, d’amour et de dévouement. La véritable Mère Agnès de Jésus aurait voulu ne servir ses sœurs qu’à genoux : « Elles sont les épouses de Jésus, disait-elle, Saint Vincent de Paul, ayant dû faire attendre les pauvres, se mit à genoux devant eux pour leur demander pardon : « Ce sont les membres vivants de Jésus-Christ. » Et comme un jour on s’étonnait que la baronne de Chantal pût prodiguer des attentions si maternelles à de pauvres lépreux, les de vermine, «en vérité, répondit-elle, je n’ai jamais pensé soigner en leurs personnes autre que Jésus-Christ, mon Sauveur. » O Marie, allumez en moi une foi semblable, afin d’y allumer aussi une semblable charité !Ce grand exemple doit être pore moi une grande leçon : comme la Vierge et come les Saints ses enfants, (3) je dois me pénètre d’une foi vive, considérant ceux qui m’entourent comme les enfants de Dieu, les frères de Jésus-Christ, les temples du Saint-Esprit, les héritiers du ciel. C’est par que les saints étaient profondément remplis de ces pensées qu’ils avaient pour le prochain tant de respect, d’amour et de dévouement. La véritable Mère Agnès de Jésus aurait voulu ne servir ses sœurs qu’à genoux : « Elles sont les épouses de Jésus, disait-elle, Saint Vincent de Paul, ayant dû faire attendre les pauvres, se mit à genoux devant eux pour leur demander pardon : « Ce sont les membres vivants de Jésus-Christ. » Et comme un jour on s’étonnait que la baronne de Chantal pût prodiguer des attentions si maternelles à de pauvres lépreux, les de vermine, «en vérité, répondit-elle, je n’ai jamais pensé soigner en leurs personnes autre que Jésus-Christ, mon Sauveur. » O Marie, allumez en moi une foi semblable, afin d’y allumer aussi une semblable charité ! |
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Section
2- Piété de Marie |
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Sous
le souffle de l’Esprit-Saint, la Vierge se garde bien de recourir
à nos vaines et stériles formules de politesses humaine
; et sachant que Die seul peut réaliser nos souhaits de bonheur,
elle exprime sa charité en saluant sa cousine par une humble
prière, où elle met tout la ferveur de son âme :
«Pax tecum ! » Que la paix, la bénédiction
et toutes les grâces du Seigneur soient avec vous, avec votre
enfant, avec votre épouse et toute votre maison : « Paix
huic domui ! »
Cette prière, si pleine d’humilité et de ferveur, pénètre les nues et ravit le cœur de Dieu ; et aussitôt, merveilleux effet de l’intercession de Maire, voici saint Jean purifié du péché originel ! Le voici sanctifié et rempli des grâces, sublimes ! Son intelligence s’illumine ; son cœur s’échauffe d’un saint amour pour Jésus et Marie et commençant dès maintenant son office de précurseur, voici qu’il annonce, par ses tressaillements de joie sainte la venue et la présence du Rédempteur ! Éclairée à son tour par une lumière divine, autre fruit de la prière de la sainte Vierge, Élisabeth comprend les merveilles qui viennent de s’opérer en elle, et les merveilles plus grandes encore opérées en Marie ; (5) et préludant au concert que tous les siècles doivent lui chanter, elle exalte à haute voix la Vierge d’Israël ; « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni ! » (6) Ici les Pères, les Docteurs et les Saints, admirant la merveilleuse efficacité de la prière de Marie, nous donnent un triple enseignement bien consolant : Tout d’abord, ils nous montrent la toute-puissance suppliante de la Vierge. Déjà par l’ardeur de ses soupirs, elle a fait descendre du ciel en terre le Verbe divin ; et ses prières plus efficaces que celles des Patriarches et des Prophètes, ont hâté l’heure de L’Incarnation. (7) Bientôt elles amèneront Notre-Seigneur è devancer l’heure de ses miracles et à changer l’eau en vin aux noces de Cana. Aujourd’hui elles font descendre sur la maison de Zacharie les prémices de la Rédemption et les premières grâces achetées par les anéantissements de Jésus. A la vue de ces prodiges, les Pères ne savent quelles louanges offrir à Marie. « O Mère, lui dit saint Germain, il est impossible que vous ne soyez pas toujours exaucées ! »-«Votre interception, d’est la vie, reprend saint Laurent Justinien ; votre protection, c’est l’immortalité ! » » -Et Saint Anselme : » Il n’encourra jamais l’éternelle malédiction celui pour qui Marie aura prié une fois. » (8) De là les saints concluent que Notre-Seigneur a établie sa Mère «Trésorière et Dispensatrice » de tous ses biens.» En effet, remarque Bossuet, les dons de Dieu sont sans repentance, Dieu ayant voulu nous donner Jésus-Christ par la Sainte Vierge, il est et il sera toujours véritable que c’est par l’entremise de sa charité que nous recevons Jésus et toutes les grâces dont Jésus est la source.» (9) De même en sanctifiant Jean par Maie, il nous fait connaître sa volonté de sanctifier à jamais ses élus par sa Mère.» Ainsi, s’écrie saint Bernard, Dieu veut que nous recevions tout par Marie : Deus nos totum habere voluit per Mariam. » (10) -«En ses mains, ajoute saint Pierre Damien, sont tous les trésors des miséricordes divines.» (11) - «Pas une grâce, dit à son tour saint Bernardin de Sienne, ne descend du ciel sur la terre, sinon par elle ! » (12) Et saint Germain conclut : « Personne n’est sauvé sinon par Vous, ô Mère de Dieu ; personne n’échappe aux périls sinon par Vous, ô Vierge Mère ; personne n’obtient un présent du ciel, sinon par Vous, ô bien-aimée du Seigneur ! » (13) Et
enfin suprême conséquence : Filiale confiance en cette
bonne Mère : «O Vierge, disait saint Jean Damascène,
si je mets ma confiance en vous, je serais certainement sauvé
! » Et avec saint Hilaire et saint Anselme, saint Alphonse aimait
à redire : «Devotus Marie nunquam peribit ; une vrai
serviteur de Marie ne saurait périr ! : (14) |
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Prières
«Alma
Redemptoris Mater » |
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Chaque jour l’Office divin se termine, à Complies, par une antienne (1) à la très sainte Vierge. C’est le dernier salut et comme le bonsoir de la famille humane, acclamant sa Mère du ciel, avant de s’endormir sous sa protection maternelle. »L’Église, dit Bossuet, toujours touchées des grâces que Dieu a faites au genre humain par Marie, chante ses louanges à la fin de l’Office. Elle veut ainsi remercier le Seigneur des dons inestimables qu’il a prodigué à cette Vierge très pure et le prier en même temps d’avoir pour agréables les prières que sa sainte Mère lui fait pour nous. » Ces antiennes sont au nombre de quatre ; elles ses succèdent aux diverses phases de l’année ecclésiastique, et chante la part glorieuse échue à Marie dans les grands mystères de la religion. De l’Avent à la purification, c’est l’Alma Redemptoris Mater, exaltant tout d’abord la Maternité divine. (2) D’après Jean de Tritenhein, d’accord en cela avec la tradition, elle serait l’ouvre d’Hermann Contractus, au XI siècle, vers l’an 1040. Issu d’une grande famille seigneuriale, de Souabe, Hermann fut dès sa jeunesse perclus de tous ses membres, d’où on surnom de Contractus. Devenu bénédictin à l’Abbaye de Saint-Gall, il supplia ardemment la sainte Vierge de le délivrer de son infirmité, un jour, Marie lui apparut, lui offrant le choix ou de guérir en restant ignorant comme il l’était, ou de rester perclus en devenant distingués dans tous les sciences. Hermann préféra, comme il le devait, ce dernier lot, et devint célèbres pas sa piété et l’étendue de ses connaissances. Pour remercier sa céleste Bienfaitrice, il se plaisait à composer des hymnes en son honneur. L’Alma se compose de six vers hexamètres, les seuls qui figurent au Bréviaire. Toutes ses expressions ont été empruntées à saint Fulgence, saint Épiphane, sait Irénée et Sédulius. «Elle forme, dans son rythme traînant, un concert majestueux de toutes les voix de la tradition pour chanter la maternité divine de Marie, » (C. Albin, p. 97)
Oraison: |
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| Références |
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| (1)
V. Corn. À Lap. Sur ce message (2) Matthieu X,12 (3) C’est ainsi que saint Michel salut Jeanne D’Arc, pauvre petite bergère, en lui rappelant sa divine noblesse : « Va, fille de Dieu ! pars ! va en France, il le faut. » (4)- Corn. a Lap. »Disle quam utilis et efficax sit salutatio et precatio sanctorum et praesertim B. Virginis, quae unico salutationis, verbo tam Joannem quam Élisabeth Spritu sancto replevit, omnibusque donis cumulavit. » Et Nicolas, II, 222 : « Marie n’a rien révélé à Élisabeth ; elle s’est bornée à la saluer ; mais sa voie seule a suffi : L’Esprit –Saint qui habite en elle et dont elle est devenue comme la bouche, au seul son de sa voix remplit aussitôt Élisabeth et lui apprend tout le mystère.» (5)- « Sous le souffle de l’Esprit-Saint, Élisabeth s’écria à haute voix, - voce magnâ, d’une voix si forte qu’elle a résonné dans tous les siècles et qu’elle se fait encore entendre dans l’Évangile.» Nic, II, 223 (6)-St Alphonse, (2eDic). » Les saints Pères et les Théologiens ne font nulle difficulté d’accorder à Marie le titre de médiatrice, parce qu’elle a, par son intercession puissante et son mérité de congruité, obtenu le salut du monde, par l’Incarnation. » (Et 3eDisc.) « Ah ! Combien les mérites de cette sainte enfant ne durent-ils pas accélérer la venue du Rédempteur !etc. » (7)-
On trouvera ces trois citations et un grand nombre d’autres semblables
dans «Le salut assuré par la dévotion à Maire.»
Retaux-Bray |
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L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre ; tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres. |
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