| Série
25 - 22 pages
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Les
7 paroles de la vierge Marie
auteur chamoine Goerge-Joseph de Geuser
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| Chapitre
4
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Deuxième
Parole de la Très Sainte Vierge
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Parole
de Marie |
«
Ecce ancilla Domini : Fiat mihi secundum verbum tuum.
» ( Luc I, 38). |
«Voici
la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon
votre parole.» |
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De
toutes les parles de la Très Sainte Vierge, la seconde
est tout à la fois la plus humble et la plus glorieuse,
la plus soumise et la plus puissante, la plus simple et la
plus sublime ; et jamais lèvres créées
ne proférèrent un discours comparable en grandeur
et en merveilleuse efficacité à ces quelques
mots : «Voici la Servante du Seigneur : qu’il
me soit fait selon votre parole ! » (1)
Pour les entendre, il est nécessaire de les replacer
dans leur cadre, et de méditer les circonstances au
sein desquelles Marie les prononça.
Dieu
avait conçu sur la Vierge d’Israël les plus
magnifiques pensées : il avait résolu de l’élever
jusqu’à lui, d’en faire sa Fille bien-aimée,
son Épouse unique, la Mère du Verbe ; et ainsi
de l’introduire dans son propre famille et « jusqu’aux
confins de la divinité » (2)
C’est par elle qu’il allait sauver le monde,
fermer l’enfer, ouvrir les cieux, nous donner Jésus
et toutes les grâces dont Jésus est la source.
Et dans les desseins d’en haut, la gloire de Marie devait
éclipser toutes les grandeurs réunies au ciel
et de la terre, des anges et des hommes.
Ce n’est pas assez : Pour que sa couronne lui soit plus
chère et plus glorieuse, (3)
Dieu décrète qu’elle sera le prix, non
seulement des libéralités divines, mais de sa
libre coopération. Il lui enverra un prince de sa cour,
le séraphin Gabriel ; et l’ange lui demandera
son libre consentement. (4) O
ciel ! Avec quel suprême respect Dieu traite cette frêle
enfant ! Tous ses plans divins, sa gloire, le salut du monde,
notre sort éternel à tous, que dis-je ? Le sort
même du Verbe incarné,… Dieu remet tout
entre les mains de Marie ; et la parole de l’humble
vierge va fixer tous ces grands intérêts ! La
Sainte Trinité a conçu des merveilles d’amour
; mais la voix de Marie tient en suspens le décret
même du Très-Haut. Se peut-il imaginer un rôle
plus prodigieux confié à une créature
? Et ne voyons-nous pas éclater ici le dessein manifeste
de Dieu nous conviant à honorer celle qu’IL a
tant honoré lui-même ?
Ici
les Pères, les Docteurs et les Saints se plaisent a
représenter le monde entier aux genoux de la Sainte
Vierge, la suppliant de prononcer la parole de salut : «
O Vierge toute b0nne, s’écrie saint Bernard,
prenez piété de nous ! Ne voyez-vous pas Adam,
le pauvre exilé, et la première mère
en larmes, et les patriarches, et les prophètes qui
vous implorent, les siècles et le monde à vos
genoux ? O miséricordieuse maîtresse de note
sort, dites la parole qui doit nous sauver ! » –«
Répondez, ô Vierge divine, dit à son tour
saint Augustin, l’ange attend votre consentement et
tout l’humanité vous supplie de la donner. Vos
lèvres vont nous ouvrir ou nous fermer le ciel ! O
Marie, ne tardez plus ! Parlez, et le Christ va descendre
sur son lit nuptial et l’homme y va s’unir à
la divinité ! »- « Oui, parlez, ajoute
saint Laurent Justinien, car votre Fiat doit être la
joie des anges, la terreur des démons et la délivrance
des hommes ! » (5)
Mais quelle sera la réponse de la Vierge ? Car enfin
Dieu ne trompe jamais : à cette heure, il l’illumine
des plus vives clartés ; et elle le comprend : Jésus
ne s’incarne que pour nous racheter, et la Crèche
appelle la Croix. Souscrire à la Maternité divine,
c’est donc se vouer à des douleurs plus grandes
que l’océan et plus amères que ses flots,
Marie acceptera-t-elle ce calice ? O Dieu, si la Vierge le
refuse, nous sommes à jamais perdus.
(6) Mais non, elle a trop à cœur la gloire
de Dieu et le salut du monde ; et s’inclinant humblement,
elle répond à l’Ange ; « Voici la
Servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre
volonté. »
En
prononçant cette admirable parle, Marie, comme l’aigle
fixant le soleil, contemple l’être divin devant
lequel tout ce qui existe n’est que néant. Elle
sonde ses perfections infinies, auprès des quelles
toutes les splendeurs crées ne sont que ténèbres
et corruption ; Elle médite enfin les droits absolus
de Dieu, et comprenant son plein domaine, elle le salue comme
son Seigneur et son Roi : Dominus ! »
La
Vierge abaisse ensuite ses regards sur elle-même et
se voyant-tout inondée des miséricordes de Dieu,
elle s’anéantit aux pieds sa Majesté elle
comprend combien il lui est juste, nécessaire et glorieux
de servir un Maître si grand, d’aimer un Père
si tendre, et d’accomplir en tout sa volonté
admirable Oui, comme Dieu est essentiellement «le Seigneur,
« elle est essentiellement sa servante : «Ancilla
! »
Et la conclusion de cette double vue, c’est qu’avec
un indicible élan, avec toute la promptitude de son
cœur, toutes la générosité de son
âme, Marie se donne tout entière à Dieu
: « Ecce ! Voici la servante du Seigneur : qu’il
me soit fait selon votre parole ! »
Et
cela pour toujours. Car la Vierge n’a rien de nos lamentables
inconstances ; et, sans aucune défaillance, toujours
elle ira correspondant plus parfaitement à la grâce
; toujours elle s’attachera plus étroitement
à la volonté divine ; et toute sa vie elle ne
cessera de redire, par ses actes, la sublime parole de son
Annonciation : » Ecce ancilla Domini : Fiat mihi secundum
verbum tuum. »
Maintenant,
qu’il plaise à Dieu de lui donner le plus aimable
des fils, mille fois plus bau et plus aimé qu’Isaac,
puis de lui en demander le sacrifice et l’immolation
au Calvaire, Marie n’hésite pas : «Ecce
ancilla Domini : Fiat ! … »
Que
Dieu la fasse Mère de millions de créatures
humanes qui tous déchirent son Cœur en crucifiant
par leurs péchés son bien-aimé Jésus
; et pourtant qu’il lui demande de reste toujours la
Mère très aimante de ces ingrats, Marie redira
encore : «Ecce ancilla Domini : Fiat ! … »
Ah
! Je comprends maintenant saint Bernardin de Sienne ne craignant
pas d’affirmer que « le mérite de ce consentement
virginal a dépassé tus les mérites réunis
des anges et des hommes » (7) Je comprends aussi la
divine efficacité de ce Fiat plus puissant que celui
qui avait créée le monde et qui allait donner
à la terre le Créateur du monde. À Peine
Marie l’a-t-elle prononcé et aussitôt voici
le Fils de Dieu s’incarnant en elle ! Voici la Sainte
Trinité recevant une gloire infinie !-Voici le monde
racheté !-Voici le ciel ouvert sur nos têtes
!-Voici l’enfer fermé sous nos peids1- Voici
des milliards d’élus à jamais sauvés
par Marie !-Voici le la lumière inondant nos intelligences
!- Voici la grâce fortifiant nos volontés ! Voici
les plus radieuses espérances consolant nos douleurs
!-Et de même que le péché d’Éve
avait déchainé tous les maux, ainsi la parole
de Marie répand sur le monde toutes les bénédictions
: « Ecce ancilla Domini : Fiat mihi secudum verbum tuum
!(8)
Ici,
prosterné en esprit devant le trône de l’auguste
Mère de Dieu, je la saluerai avec saint Anselme : «O
merveille des merveilles, à quelle sublimité
de hauteur je vous contemple. Rien au monde ne vous égale,
et Dieu seul est le plus grand que vous ! » (9) «O
que vous êtes grande, ajouterai-je avec saint Pierre
Damien, vous qui avez renfermé dans vos entrailles
l’incompréhensible grandeur de la Divinité
! Toute autre grandeur s’éclipse devant la vôtre
; et une seule chose vous surpasse, l’Ouvrier de ce
chef-d’œuvre ! » (10) O très glorieuse
Dame, m’’écrierais-je avec saint Éphrem,
vous êtes plus élevée que les cieux, plus
lumineuse que le soleil, plus glorieuse à vous seul
que toutes les armées d’en-haut ! » (11)
Et avec saint Jean Damascène : « Vous êtes
la gloire de notre race, la parure de la création !
» (12) Avec saint Bernardin de Sienne : « Vous
êtes tout proche du Christ ; car pour être digne
de concevoir un Dieu, vous avez dû être élevée
à une certaine égalité avec Dieu même
par une mesure en quelque sorte infinie de grâces et
de perfections.» (13) Oui, vraiment « il a fait
en vous, de grandes choses, celui qui est tout-puissant !
»
Et
ce qu’il y a de plus merveilleux dans ces magnificences,
c’est qu’elles sont le fruit tout à la
fois et du Cœur de Dieu et du Cœur admirablement
fidèle de Maire. Comme son divin Fils aimait à
le proclamer, « Marie est bienheureuse, non seulement
parce qu’elle l’a porté dans ses chastes
entrailles, mais parce qu’elle a entendue et gardé
la parole de Dieu ! » Elle est ainsi doublement sa Mère,
« et parce qu’elle l‘a enfanté dans
la chair, et parce qu’elle l’a conçu dans
son cœur par sa fidélité à faire
en tout la volonté divine. »(14) «Par cette
admirable correspondance à la grâce, remarque
saint Thomas, la vierge conquit un si haut degré de
sainteté que le Seigneur put convenablement l’élever
à la dignité de Mère de Dieu,»
(15) et ainsi Marie, comme le chante la sainte Église,
« a mérité de porter en elle le Fils du
Très-Haut, et de devenir pour lui un digne sanctuaire.
»(16) O Marie, «vous êtes heureuse d’avoir
cru ! » et d’avoir mérité vos ineffables
grandeurs par toutes les vertus que la foi a fait naître
en vous : «Beat quae credidisli ! »
Après
avoir rendu mes hommages de suprême vénération
à ma Mère, je la prendrai pour modèle
et m’efforcerai de limiter, Mais que dis-je ! Et que
peut-il y avoir d’imitable pour ma bassesse dans ces
gloires et des splendeurs de l’Annonciation ? O chrétien,
si tu savais l’amour que Dieu te porte !...
Son
Cœur avait conçu des grandeurs inouïes pour
la Sainte Vierge et il l’avait faite sa Filles, sa Mère,
son Temple et son Épouse. Il en rêve de toutes
semblables pour toi, et si tu le veux, toi aussi tu seras
son Enfant : » Voyez, l’amour du Père céleste
: Il veut que nous soyons appelés et que nous soyons
en vérité ses fils ! » (17) Tu seras son
Temple : » Si quelqu’un m’aime, mon Père
et moi, disait le sauveur, nous viendrons en lui et nous établirons
en lui notre demeure.» (18) Il t’offre, même
la gloire de l’Épouse : « Je t’épouserais
pour l’éternité » dit le Seigneur,
(19) il n’est pas jusqu’à Maternité
divine dont il ne veuille faire rejaillir sur toi un reflet
; et un jour qu’on annonçait à Jésus
l’arrivé de sa Mère et de ses frères
( c’est-à-dire ses cousins,) étendant
la main vers ses disciples, il s’écria : «
Quiconque fiat la volonté de mon Père est qui
dans les cieux, celui-là est mon frères, et
ma sœur et ma mère ; » car en vérité
dans le mystère de la grâce, il engendre Dieu
dans son cœur.
Pour
que le triomphe de Maire lui fût plus doux et plus glorieux,
Dieu décréta qu’il serait la noble conquête
de sa liberté. Il nous traite avec le même respect
; il ne nous impose pas nos grandeurs ; il veut que nous les
achetions librement ; et tous les jours ses anges viennent
par des suaves annonciations nous apporter les désirs
de notre Père céleste et solliciter notre acquiescement.
A
ce moment le ciel et la terre étaient suspendus aux
lèvres de Maire, attendant anxieusement sa parole…
Que de cœur aussi, sur la terre et dans les cieux, écoutent
avec une anxiété semblable, la réponse
que je ferais aux offres paternelle de mon Seigneur ! »
Pour
moi, comme pour Marie, toute la sainteté consiste à
me conformer à la très sainte et très
adorable volonté de Dieu. Comme Marie, je dois donc
me pénétrer de son plein domaine sur moi : Il
est le Seigneur ! «Dominus ! » Comme Marie, je
dois comprendre que toue ma gloire, et tout mon bonheur et
tout mon devoir, c‘est d’être son serviteur
: » Ancilla ! » Et comme Marie, je dois me livrer
à ce divin service avec toute la générosité
de mon âme : » Ecce ancilla Domini : Fiat ! »
Quel
que soit le devoir qu’il m’impose, la croix qu’i
me donne, l’épreuve qu’il m’envoie,
avec Jésus et Marie, je dois conformer filialement
ma volonté la sienne, ne me lassant pas de dire : »
Père, non pas comme je veux, mais comme vous voulez
: Et avec ma Mère : « Ecce ancilla Domini : Fiat
! »
Alors,
participant à la sainteté de Marie, je participerai
à sa merveilleuse fécondité. Alors, comme
elle, j’engendrerai Dieu dans mon cœur, et par
la grâce, Dieu habitera en moi et je serai son temple,
son sanctuaire et son ciboire. Alors, moi aussi, je fermerai
l’enfer, j’ouvrirai el ciel, je sauverai des âmes,
je leur donnerai Jésus et toutes les grâces,
fruits de sa Rédemption ! O mon dieu, oui «vous
honorez à l’excès vos pauvres serviteur
dont vous daignez faire vos amis : Nimis honorificati sunt
aminci tui ! » (Ps CXXXVIII, 17.)
O
Marie, chaque jour quand sonnera l’Angelus, je veux
me rappeler toutes ces merveilles et en redisant votre parole,
je me souviendrai que toutes mes destinés sont renfermées
dans un triple fiat ;
-le premier, celui de Dieu, a crée l’univers
-le second, le vôtre, Mère bien-aimée,
a sauvé le monde ;
-le troisième, celui que je dois unir au vôtre,
en m’associant à vote sainteté, doit m’associer
aussi à votre gloire et achever en moi l’œuvre
de mon salut ! Amen.
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Prières
«
L'Ave
maris Stella » |
| Les
auteurs ne s’accordent pas pour fixer la date où
fut composée cette prière. Les uns la placent
au IX siècle ; les autres, avec Amédée
Gastoué et Ulysse chevalier, lui donne pour auteur
Venance Fortunat, mort évêque de Poitiers,
verse 603. Fortunat fut un des meilleurs poètes
du VI siècle. Plusieurs de ses hymnes ont passé
dans la liturgie, ainsi : « Vexilla regis prodeunt,
»-« Pange, lingua, gloriosi lauream certaminis,
»-« Quem terra, pontus, sidera, » etc.
La mélodie primitive de «l’Ave maris
stella » est à peu près partout oubliée,
c’est un chant excessivement simple presque récitatif.
Il a été publié en 1903, par A. Gastoué,
dans ses « Principaux chants liturgiques. »
(Paris, Poussielgue.) Selon cet auteur, la mélodie
actuelle est empruntée à un vieux cantique
provençal, très populaire au XI siècle
: «O Maria, Deu maire. »
Il importe de remarquer, dans cette hymne, un jeu de mots
qui plaisait à la piété de nos pères
: en renversant le mot Ave, ils trouvaient Eva et en saluant
la sainte Vierge, ils se rappelaient qu’elle était
la revanche divine d’Éve et sa glorieuse
antithèse : « Mutans Evae nomen.» -«Ave
est inversum Eva.» dit Cornelius a Lapide ; et il
ajoute : «car Marie a changé en bénédictions
les malédictions qu’Éve nous avait
méritées. » (In Luc,nj 1, 28Ù)
Saint Alphonse raconte qu’un jour un pécheur
implorait la sainte Vierge, en lui adressant cette supplication
de l’Ave Maris stella : «Oui, mais vous, montrez
que vous êtes mon enfant.» En priant Marie
de veiller sur nous comme une tendre Mère, cherchons
à l’aimer comme de bons fils. |
| Ave
maris stella
Dei mater alma
Atque semper virgo
Felix coeli porta
Felix coeli porta. |
Pure
étoile des mers,
Salut, Vierge admirable,
Par vous, ô Marie aimable,
Les cieux nous sont ouverts.
|
Sumens
illud Ave
Gabrielis ore
Funda nos in pace
Mutans Hevae nomen
Mutans Hevae nomen. |
Faites
que pour jamais,
Au doux Ave de l’Ange,
Le nom d’Éve se change,
En présage de paix. |
Solve
vincla reis
Profer lumen caecis,
Mala nostra pelle
Bona cuncta posce.
Bona cuncta posce. |
Brisiez
nos durs liens,
Éclairez la nuit sombre,
Chassez les maux sans sobre,
Obtenez tous les biens. |
Monstra
le esse matrem
Sumat per te preces
Qui pro nobis natus
Tulit esse tuus
Tulit esse tuus. |
Soyez
Mère pour nous,
Et portez nos prières,
Au Dieu qui, pour ses frères,
Daigna naître de vous. |
Virgo
singularis
Inter omnes mitis
Nos culpis solutos
Mites fac et castos
Mites fac et castos. |
Vierge
unique en beauté,
Si modeste et si pure,
En nos cours sans souillure,
Gardez l’humilités.
|
Vitam
praesta puram
Iter para tutum
Ut videntes Jesum
Semper collaetemur
Semper collaetemur. |
Au
chemin des vertus,
Dirigez notre vie,
Et notre âme ravie,
Au ciel verra Jésus. |
Sit
taus Deo Patri
Summo Christo decus
Spiritui Sancto
Tribus honor unus
Tribus honor unus. Amen |
Louange
au Créateur,
A Jésus-Christ victoire,
A l’Esprit même gloire,
A tous trois, même honneur !
R.P.Clair. S. J |
|
Indulgence:
de 300 jours, une fois le jour. Léon XIII, 27 janvier
1888. (Voir Beringer, 1, 191,
qui donne, comme approuvé, le texte français
que nous citons.) |
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| Références |
(01)-
« Comme le premier fiat avait fait sortir du néant
le monde visible, de même celui-ci donna naissance à
un monde nouveau, celui de la Rédemption… le fiat
de Marie est l’accomplissement de tous les prophéties,
le centre des temps, l’étoile du matin annonçant
l’avènement du Soleil de Justice ;… il rapproche
le ciel et la terre ; il réconcilie Dieu et l’humanité
; enfin il marque l’instant à jamais mémorable
où «le Verbe s’est fait chair !: »
Hettinger. Apol. du Christ.III (Terrien III, 167.)
(02)-
Ce texte communément attribué à saint Thomas
d’Aquin est en réalité de Cajétan,
dans son Commentaire sur la Somme : « Ad fines divinitatis
prpriâ operatione attigit, dum Deumconceptit, peperit,
genuit et lacte proprio pavit. » (Terre.1, 161.)
(03)-
« Homini magis gloriosum est quod vitam aeternam ex meritis
habeat, quam si sine meritis ad eam perveniret : quia quod quis
meretur, quodammodo ex se habet, in quantum illud meruit. »
St Thomas, in serm.III, D.20, q. 1( Terr. IV, 243)
(04)- « Il faut ajouter que Dieu l’ayant appelée
à ce glorieux ministère (de Mère de Dieu,)
il ne veut pas qu’elle soit un simple canal d’une
telle grâce, mais un instrument volontaire qui contribue
à ce grand ouvrage, non seulement par ses excellentes
dispositions, mais encore par un mouvement de sa volonté.
Aussi le Père éternel lui envoie-t-il un ange
pour lui proposer le mystère que ne s’achèvera
pas tant que Marie sera incertaine ; si bien que ce grand ouvrage
de l’Incarnation, qui tient depuis tant de siècles
toute la nature en attente, lorsque Dieu est résolut
de l’accomplir, demeure encore en suspens, jusqu’à
ce que la divine Vierge y ait consenti ; tant il a été
nécessaire aux hommes que Marie ait désiré
leur salut. » Bossuet, sur la dévotion à
la sainte Vierge, 1 point, Terre, II, 147.-A la fin du présent
opuscule (Appendice B)
on trouvera, exposées par les Pères, quelques-unes
des rasons pour lesquelles il plut à Dieu de demander
à Marie son libre consentement.
(05)-On lira avec plaisir dans le P.Terrien, -IIII, 129-170,
les paroles enthousiastes des Pères et des Docteurs sur
le consentement de Marie. Voyez spécialement p.133 et
135, Guillaume le petit p.139-144, saint Bernard ;-o 141-143,
Saint Augustin ; etc, montrant le monde entier aux genoux de
Marie la suppliant de dire «la parole de salut. »
(06)-
Gardons-nous de croie que, pour être remis entre les mais
de Marie, les divins conseils étaient en péril
et la rédemption incertaine. »El effet, dit saint
Bernardin de sienne, la grâce de sa première sanctification
la poussait d’un élan impérieux à
désirer cette inestimable grâce. Elle appelait
de ses désirs les plus ardents le mystère qui
devait s’opérer en elle, tous les soupirs d’attente,
toutes les prières, tous les vœux jaillissant du
cœur des saintes de tous les âges affluaient en quelque
sorte à son cœur pour s’y concentrer dans
un seul soupir, une seule prière, un seul vœu d’une
intensité sans égale.»
(07)-Voir
Petitalot, 1,23 saint Alphonse (IV discours) cite une parole
semblable de Bernardin de Busto : «B. Virgo plus meruit
dicendo humiliter : Ecce ancilla Domini, quam simut mereri possent
omnes parae creaturae. »
0(8)-
« A cette parole de Marie, dit saint Pierre Chrysologue,
les cieux sont dans la stupeur, les anges dans un saint effroi,
la nature défaille en voyant une Vierge donner à
Dieu l’hospitalité de son sein, rendre la paix
à la terre, la gloire au ciel, le salut aux désespérés,
et la vie aux morts. » C’est ainsi, ajouta saint
Ambroise, que Marie opéré le salut du monde !
operata est mundi salutem ! » ( Ep, 49 ad Sabinam.) A
ces magnifiques paroles, joignons ici le témoignage d’un
protestant, Dietlein : en véritable servante du Seigneur…
il n’y avait pour nous ni grâce ni salut. »
(09)-St
Anselme, Cant., orat,. 52- P. L. CLVIII.956
(10)-St
Pierre Damien, serm. 44, in Nativ. V. P.L.CXLIV, 738, Terr.1,155
(11)-St Ephrem, opp.III ( grace), p. 576 (Terr.1,157.)
(12)- St Jean Damascèn ; hom,1, in dormit, V’n,1.P
»G.XCVI.700 (Terr1..149-150
(13)-
St Bernard de Sienne, De go Nomin 3 M. serm.I.a, 2,c. f. Opp
4. » Vicinissin a Christo. » (Terr 1,162.)
(14)-
Lux XI, 27 et Matthieu XII, 48
(15)-«
B.Virgo dicitur meruisse portare Dominum omnium, non quia meruti
ipsum incarnari, sed quia meruit ex gratia sibi sata ilum puritatis
et sanctitatis gradum ut contrue posset esse Matreme Dei, »
Saint Thomas, ( Depoix, 75.)
(16)-
« Quia quem meruisti portare…, ( Regnia coeili.)
– ‘ ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur…
» ( Salve.)
(17)-
« Videte qualem caritatem dedit nobis Pater, ut filii
Dei nominemur et simus. » I Joan., III,I
(18)-
« si quis diligit mer, sermonem meum servabit, et Pater
meus diliget eum, et ad eum, veniemus, et mansionem apus deum
faciemus, » Joan,mn XIV,23
(19)-«
Sponsabo te mihi in semptierum. » Osée,II, 19 |
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L’ordre
des pages sont placées l’une derrière l'autre
;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique
suivre les chiffres. |
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