MON DIEU
ET
MON TOUT

© + Sr Denise Ermite

Série 25 - 22 pages

Les 7 paroles de la vierge Marie
auteur chamoine Goerge-Joseph
de Geuser

 

Chapitre 4

Deuxième Parole de la Très Sainte Vierge

Parole de Marie
« Ecce ancilla Domini : Fiat mihi secundum verbum tuum. » ( Luc I, 38).
«Voici la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre parole.»

De toutes les parles de la Très Sainte Vierge, la seconde est tout à la fois la plus humble et la plus glorieuse, la plus soumise et la plus puissante, la plus simple et la plus sublime ; et jamais lèvres créées ne proférèrent un discours comparable en grandeur et en merveilleuse efficacité à ces quelques mots : «Voici la Servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre parole ! » (1) Pour les entendre, il est nécessaire de les replacer dans leur cadre, et de méditer les circonstances au sein desquelles Marie les prononça.

Dieu avait conçu sur la Vierge d’Israël les plus magnifiques pensées : il avait résolu de l’élever jusqu’à lui, d’en faire sa Fille bien-aimée, son Épouse unique, la Mère du Verbe ; et ainsi de l’introduire dans son propre famille et « jusqu’aux confins de la divinité » (2) C’est par elle qu’il allait sauver le monde, fermer l’enfer, ouvrir les cieux, nous donner Jésus et toutes les grâces dont Jésus est la source. Et dans les desseins d’en haut, la gloire de Marie devait éclipser toutes les grandeurs réunies au ciel et de la terre, des anges et des hommes.

Ce n’est pas assez : Pour que sa couronne lui soit plus chère et plus glorieuse, (3) Dieu décrète qu’elle sera le prix, non seulement des libéralités divines, mais de sa libre coopération. Il lui enverra un prince de sa cour, le séraphin Gabriel ; et l’ange lui demandera son libre consentement. (4) O ciel ! Avec quel suprême respect Dieu traite cette frêle enfant ! Tous ses plans divins, sa gloire, le salut du monde, notre sort éternel à tous, que dis-je ? Le sort même du Verbe incarné,… Dieu remet tout entre les mains de Marie ; et la parole de l’humble vierge va fixer tous ces grands intérêts ! La Sainte Trinité a conçu des merveilles d’amour ; mais la voix de Marie tient en suspens le décret même du Très-Haut. Se peut-il imaginer un rôle plus prodigieux confié à une créature ? Et ne voyons-nous pas éclater ici le dessein manifeste de Dieu nous conviant à honorer celle qu’IL a tant honoré lui-même ?

Ici les Pères, les Docteurs et les Saints se plaisent a représenter le monde entier aux genoux de la Sainte Vierge, la suppliant de prononcer la parole de salut : « O Vierge toute b0nne, s’écrie saint Bernard, prenez piété de nous ! Ne voyez-vous pas Adam, le pauvre exilé, et la première mère en larmes, et les patriarches, et les prophètes qui vous implorent, les siècles et le monde à vos genoux ? O miséricordieuse maîtresse de note sort, dites la parole qui doit nous sauver ! » –« Répondez, ô Vierge divine, dit à son tour saint Augustin, l’ange attend votre consentement et tout l’humanité vous supplie de la donner. Vos lèvres vont nous ouvrir ou nous fermer le ciel ! O Marie, ne tardez plus ! Parlez, et le Christ va descendre sur son lit nuptial et l’homme y va s’unir à la divinité ! »- « Oui, parlez, ajoute saint Laurent Justinien, car votre Fiat doit être la joie des anges, la terreur des démons et la délivrance des hommes ! » (5)

Mais quelle sera la réponse de la Vierge ? Car enfin Dieu ne trompe jamais : à cette heure, il l’illumine des plus vives clartés ; et elle le comprend : Jésus ne s’incarne que pour nous racheter, et la Crèche appelle la Croix. Souscrire à la Maternité divine, c’est donc se vouer à des douleurs plus grandes que l’océan et plus amères que ses flots, Marie acceptera-t-elle ce calice ? O Dieu, si la Vierge le refuse, nous sommes à jamais perdus. (6) Mais non, elle a trop à cœur la gloire de Dieu et le salut du monde ; et s’inclinant humblement, elle répond à l’Ange ; « Voici la Servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre volonté. »

En prononçant cette admirable parle, Marie, comme l’aigle fixant le soleil, contemple l’être divin devant lequel tout ce qui existe n’est que néant. Elle sonde ses perfections infinies, auprès des quelles toutes les splendeurs crées ne sont que ténèbres et corruption ; Elle médite enfin les droits absolus de Dieu, et comprenant son plein domaine, elle le salue comme son Seigneur et son Roi : Dominus ! »

La Vierge abaisse ensuite ses regards sur elle-même et se voyant-tout inondée des miséricordes de Dieu, elle s’anéantit aux pieds sa Majesté elle comprend combien il lui est juste, nécessaire et glorieux de servir un Maître si grand, d’aimer un Père si tendre, et d’accomplir en tout sa volonté admirable Oui, comme Dieu est essentiellement «le Seigneur, « elle est essentiellement sa servante : «Ancilla ! »

Et la conclusion de cette double vue, c’est qu’avec un indicible élan, avec toute la promptitude de son cœur, toutes la générosité de son âme, Marie se donne tout entière à Dieu : « Ecce ! Voici la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre parole ! »

Et cela pour toujours. Car la Vierge n’a rien de nos lamentables inconstances ; et, sans aucune défaillance, toujours elle ira correspondant plus parfaitement à la grâce ; toujours elle s’attachera plus étroitement à la volonté divine ; et toute sa vie elle ne cessera de redire, par ses actes, la sublime parole de son Annonciation : » Ecce ancilla Domini : Fiat mihi secundum verbum tuum. »

Maintenant, qu’il plaise à Dieu de lui donner le plus aimable des fils, mille fois plus bau et plus aimé qu’Isaac, puis de lui en demander le sacrifice et l’immolation au Calvaire, Marie n’hésite pas : «Ecce ancilla Domini : Fiat ! … »

Que Dieu la fasse Mère de millions de créatures humanes qui tous déchirent son Cœur en crucifiant par leurs péchés son bien-aimé Jésus ; et pourtant qu’il lui demande de reste toujours la Mère très aimante de ces ingrats, Marie redira encore : «Ecce ancilla Domini : Fiat ! … »

Ah ! Je comprends maintenant saint Bernardin de Sienne ne craignant pas d’affirmer que « le mérite de ce consentement virginal a dépassé tus les mérites réunis des anges et des hommes » (7) Je comprends aussi la divine efficacité de ce Fiat plus puissant que celui qui avait créée le monde et qui allait donner à la terre le Créateur du monde. À Peine Marie l’a-t-elle prononcé et aussitôt voici le Fils de Dieu s’incarnant en elle ! Voici la Sainte Trinité recevant une gloire infinie !-Voici le monde racheté !-Voici le ciel ouvert sur nos têtes !-Voici l’enfer fermé sous nos peids1- Voici des milliards d’élus à jamais sauvés par Marie !-Voici le la lumière inondant nos intelligences !- Voici la grâce fortifiant nos volontés ! Voici les plus radieuses espérances consolant nos douleurs !-Et de même que le péché d’Éve avait déchainé tous les maux, ainsi la parole de Marie répand sur le monde toutes les bénédictions : « Ecce ancilla Domini : Fiat mihi secudum verbum tuum !(8)

Ici, prosterné en esprit devant le trône de l’auguste Mère de Dieu, je la saluerai avec saint Anselme : «O merveille des merveilles, à quelle sublimité de hauteur je vous contemple. Rien au monde ne vous égale, et Dieu seul est le plus grand que vous ! » (9) «O que vous êtes grande, ajouterai-je avec saint Pierre Damien, vous qui avez renfermé dans vos entrailles l’incompréhensible grandeur de la Divinité ! Toute autre grandeur s’éclipse devant la vôtre ; et une seule chose vous surpasse, l’Ouvrier de ce chef-d’œuvre ! » (10) O très glorieuse Dame, m’’écrierais-je avec saint Éphrem, vous êtes plus élevée que les cieux, plus lumineuse que le soleil, plus glorieuse à vous seul que toutes les armées d’en-haut ! » (11) Et avec saint Jean Damascène : « Vous êtes la gloire de notre race, la parure de la création ! » (12) Avec saint Bernardin de Sienne : « Vous êtes tout proche du Christ ; car pour être digne de concevoir un Dieu, vous avez dû être élevée à une certaine égalité avec Dieu même par une mesure en quelque sorte infinie de grâces et de perfections.» (13) Oui, vraiment « il a fait en vous, de grandes choses, celui qui est tout-puissant ! »

Et ce qu’il y a de plus merveilleux dans ces magnificences, c’est qu’elles sont le fruit tout à la fois et du Cœur de Dieu et du Cœur admirablement fidèle de Maire. Comme son divin Fils aimait à le proclamer, « Marie est bienheureuse, non seulement parce qu’elle l’a porté dans ses chastes entrailles, mais parce qu’elle a entendue et gardé la parole de Dieu ! » Elle est ainsi doublement sa Mère, « et parce qu’elle l‘a enfanté dans la chair, et parce qu’elle l’a conçu dans son cœur par sa fidélité à faire en tout la volonté divine. »(14) «Par cette admirable correspondance à la grâce, remarque saint Thomas, la vierge conquit un si haut degré de sainteté que le Seigneur put convenablement l’élever à la dignité de Mère de Dieu,» (15) et ainsi Marie, comme le chante la sainte Église, « a mérité de porter en elle le Fils du Très-Haut, et de devenir pour lui un digne sanctuaire. »(16) O Marie, «vous êtes heureuse d’avoir cru ! » et d’avoir mérité vos ineffables grandeurs par toutes les vertus que la foi a fait naître en vous : «Beat quae credidisli ! »

Après avoir rendu mes hommages de suprême vénération à ma Mère, je la prendrai pour modèle et m’efforcerai de limiter, Mais que dis-je ! Et que peut-il y avoir d’imitable pour ma bassesse dans ces gloires et des splendeurs de l’Annonciation ? O chrétien, si tu savais l’amour que Dieu te porte !...

Son Cœur avait conçu des grandeurs inouïes pour la Sainte Vierge et il l’avait faite sa Filles, sa Mère, son Temple et son Épouse. Il en rêve de toutes semblables pour toi, et si tu le veux, toi aussi tu seras son Enfant : » Voyez, l’amour du Père céleste : Il veut que nous soyons appelés et que nous soyons en vérité ses fils ! » (17) Tu seras son Temple : » Si quelqu’un m’aime, mon Père et moi, disait le sauveur, nous viendrons en lui et nous établirons en lui notre demeure.» (18) Il t’offre, même la gloire de l’Épouse : « Je t’épouserais pour l’éternité » dit le Seigneur, (19) il n’est pas jusqu’à Maternité divine dont il ne veuille faire rejaillir sur toi un reflet ; et un jour qu’on annonçait à Jésus l’arrivé de sa Mère et de ses frères ( c’est-à-dire ses cousins,) étendant la main vers ses disciples, il s’écria : « Quiconque fiat la volonté de mon Père est qui dans les cieux, celui-là est mon frères, et ma sœur et ma mère ; » car en vérité dans le mystère de la grâce, il engendre Dieu dans son cœur.

Pour que le triomphe de Maire lui fût plus doux et plus glorieux, Dieu décréta qu’il serait la noble conquête de sa liberté. Il nous traite avec le même respect ; il ne nous impose pas nos grandeurs ; il veut que nous les achetions librement ; et tous les jours ses anges viennent par des suaves annonciations nous apporter les désirs de notre Père céleste et solliciter notre acquiescement.

A ce moment le ciel et la terre étaient suspendus aux lèvres de Maire, attendant anxieusement sa parole… Que de cœur aussi, sur la terre et dans les cieux, écoutent avec une anxiété semblable, la réponse que je ferais aux offres paternelle de mon Seigneur ! »

Pour moi, comme pour Marie, toute la sainteté consiste à me conformer à la très sainte et très adorable volonté de Dieu. Comme Marie, je dois donc me pénétrer de son plein domaine sur moi : Il est le Seigneur ! «Dominus ! » Comme Marie, je dois comprendre que toue ma gloire, et tout mon bonheur et tout mon devoir, c‘est d’être son serviteur : » Ancilla ! » Et comme Marie, je dois me livrer à ce divin service avec toute la générosité de mon âme : » Ecce ancilla Domini : Fiat ! »

Quel que soit le devoir qu’il m’impose, la croix qu’i me donne, l’épreuve qu’il m’envoie, avec Jésus et Marie, je dois conformer filialement ma volonté la sienne, ne me lassant pas de dire : » Père, non pas comme je veux, mais comme vous voulez : Et avec ma Mère : « Ecce ancilla Domini : Fiat ! »

Alors, participant à la sainteté de Marie, je participerai à sa merveilleuse fécondité. Alors, comme elle, j’engendrerai Dieu dans mon cœur, et par la grâce, Dieu habitera en moi et je serai son temple, son sanctuaire et son ciboire. Alors, moi aussi, je fermerai l’enfer, j’ouvrirai el ciel, je sauverai des âmes, je leur donnerai Jésus et toutes les grâces, fruits de sa Rédemption ! O mon dieu, oui «vous honorez à l’excès vos pauvres serviteur dont vous daignez faire vos amis : Nimis honorificati sunt aminci tui ! » (Ps CXXXVIII, 17.)

O Marie, chaque jour quand sonnera l’Angelus, je veux me rappeler toutes ces merveilles et en redisant votre parole, je me souviendrai que toutes mes destinés sont renfermées dans un triple fiat ;
-le premier, celui de Dieu, a crée l’univers
-le second, le vôtre, Mère bien-aimée, a sauvé le monde ;
-le troisième, celui que je dois unir au vôtre, en m’associant à vote sainteté, doit m’associer aussi à votre gloire et achever en moi l’œuvre de mon salut ! Amen.

Prières « L'Ave maris Stella »

Les auteurs ne s’accordent pas pour fixer la date où fut composée cette prière. Les uns la placent au IX siècle ; les autres, avec Amédée Gastoué et Ulysse chevalier, lui donne pour auteur Venance Fortunat, mort évêque de Poitiers, verse 603. Fortunat fut un des meilleurs poètes du VI siècle. Plusieurs de ses hymnes ont passé dans la liturgie, ainsi : « Vexilla regis prodeunt, »-« Pange, lingua, gloriosi lauream certaminis, »-« Quem terra, pontus, sidera, » etc.

La mélodie primitive de «l’Ave maris stella » est à peu près partout oubliée, c’est un chant excessivement simple presque récitatif. Il a été publié en 1903, par A. Gastoué, dans ses « Principaux chants liturgiques. » (Paris, Poussielgue.) Selon cet auteur, la mélodie actuelle est empruntée à un vieux cantique provençal, très populaire au XI siècle : «O Maria, Deu maire. »


Il importe de remarquer, dans cette hymne, un jeu de mots qui plaisait à la piété de nos pères : en renversant le mot Ave, ils trouvaient Eva et en saluant la sainte Vierge, ils se rappelaient qu’elle était la revanche divine d’Éve et sa glorieuse antithèse : « Mutans Evae nomen.» -«Ave est inversum Eva.» dit Cornelius a Lapide ; et il ajoute : «car Marie a changé en bénédictions les malédictions qu’Éve nous avait méritées. » (In Luc,nj 1, 28Ù)

Saint Alphonse raconte qu’un jour un pécheur implorait la sainte Vierge, en lui adressant cette supplication de l’Ave Maris stella : «Oui, mais vous, montrez que vous êtes mon enfant.» En priant Marie de veiller sur nous comme une tendre Mère, cherchons à l’aimer comme de bons fils.

Ave maris stella
Dei mater alma
Atque semper virgo
Felix coeli porta
Felix coeli porta.
Pure étoile des mers,
Salut, Vierge admirable,
Par vous, ô Marie aimable,
Les cieux nous sont ouverts.

Sumens illud Ave
Gabrielis ore
Funda nos in pace
Mutans Hevae nomen
Mutans Hevae nomen.
Faites que pour jamais,
Au doux Ave de l’Ange,
Le nom d’Éve se change,
En présage de paix.
Solve vincla reis
Profer lumen caecis,
Mala nostra pelle
Bona cuncta posce.
Bona cuncta posce.
Brisiez nos durs liens,
Éclairez la nuit sombre,
Chassez les maux sans sobre,
Obtenez tous les biens.
Monstra le esse matrem
Sumat per te preces
Qui pro nobis natus
Tulit esse tuus
Tulit esse tuus.
Soyez Mère pour nous,
Et portez nos prières,
Au Dieu qui, pour ses frères,
Daigna naître de vous.
Virgo singularis
Inter omnes mitis
Nos culpis solutos
Mites fac et castos
Mites fac et castos.
Vierge unique en beauté,
Si modeste et si pure,
En nos cours sans souillure,
Gardez l’humilités.

Vitam praesta puram
Iter para tutum
Ut videntes Jesum
Semper collaetemur
Semper collaetemur.
Au chemin des vertus,
Dirigez notre vie,
Et notre âme ravie,
Au ciel verra Jésus.
Sit taus Deo Patri
Summo Christo decus
Spiritui Sancto
Tribus honor unus
Tribus honor unus.
Amen
Louange au Créateur,
A Jésus-Christ victoire,
A l’Esprit même gloire,
A tous trois, même honneur !
R.P.Clair. S. J
Indulgence: de 300 jours, une fois le jour. Léon XIII, 27 janvier 1888. (Voir Beringer, 1, 191,
qui donne, comme approuvé, le texte français que nous citons.)
Références

(01)- « Comme le premier fiat avait fait sortir du néant le monde visible, de même celui-ci donna naissance à un monde nouveau, celui de la Rédemption… le fiat de Marie est l’accomplissement de tous les prophéties, le centre des temps, l’étoile du matin annonçant l’avènement du Soleil de Justice ;… il rapproche le ciel et la terre ; il réconcilie Dieu et l’humanité ; enfin il marque l’instant à jamais mémorable où «le Verbe s’est fait chair !: » Hettinger. Apol. du Christ.III (Terrien III, 167.)

(02)- Ce texte communément attribué à saint Thomas d’Aquin est en réalité de Cajétan, dans son Commentaire sur la Somme : « Ad fines divinitatis prpriâ operatione attigit, dum Deumconceptit, peperit, genuit et lacte proprio pavit. » (Terre.1, 161.)

(03)- « Homini magis gloriosum est quod vitam aeternam ex meritis habeat, quam si sine meritis ad eam perveniret : quia quod quis meretur, quodammodo ex se habet, in quantum illud meruit. » St Thomas, in serm.III, D.20, q. 1( Terr. IV, 243)

(04)- « Il faut ajouter que Dieu l’ayant appelée à ce glorieux ministère (de Mère de Dieu,) il ne veut pas qu’elle soit un simple canal d’une telle grâce, mais un instrument volontaire qui contribue à ce grand ouvrage, non seulement par ses excellentes dispositions, mais encore par un mouvement de sa volonté. Aussi le Père éternel lui envoie-t-il un ange pour lui proposer le mystère que ne s’achèvera pas tant que Marie sera incertaine ; si bien que ce grand ouvrage de l’Incarnation, qui tient depuis tant de siècles toute la nature en attente, lorsque Dieu est résolut de l’accomplir, demeure encore en suspens, jusqu’à ce que la divine Vierge y ait consenti ; tant il a été nécessaire aux hommes que Marie ait désiré leur salut. » Bossuet, sur la dévotion à la sainte Vierge, 1 point, Terre, II, 147.-A la fin du présent opuscule (Appendice B) on trouvera, exposées par les Pères, quelques-unes des rasons pour lesquelles il plut à Dieu de demander à Marie son libre consentement.


(05)-On lira avec plaisir dans le P.Terrien, -IIII, 129-170, les paroles enthousiastes des Pères et des Docteurs sur le consentement de Marie. Voyez spécialement p.133 et 135, Guillaume le petit p.139-144, saint Bernard ;-o 141-143, Saint Augustin ; etc, montrant le monde entier aux genoux de Marie la suppliant de dire «la parole de salut. »

(06)- Gardons-nous de croie que, pour être remis entre les mais de Marie, les divins conseils étaient en péril et la rédemption incertaine. »El effet, dit saint Bernardin de sienne, la grâce de sa première sanctification la poussait d’un élan impérieux à désirer cette inestimable grâce. Elle appelait de ses désirs les plus ardents le mystère qui devait s’opérer en elle, tous les soupirs d’attente, toutes les prières, tous les vœux jaillissant du cœur des saintes de tous les âges affluaient en quelque sorte à son cœur pour s’y concentrer dans un seul soupir, une seule prière, un seul vœu d’une intensité sans égale.»

(07)-Voir Petitalot, 1,23 saint Alphonse (IV discours) cite une parole semblable de Bernardin de Busto : «B. Virgo plus meruit dicendo humiliter : Ecce ancilla Domini, quam simut mereri possent omnes parae creaturae. »

0(8)- « A cette parole de Marie, dit saint Pierre Chrysologue, les cieux sont dans la stupeur, les anges dans un saint effroi, la nature défaille en voyant une Vierge donner à Dieu l’hospitalité de son sein, rendre la paix à la terre, la gloire au ciel, le salut aux désespérés, et la vie aux morts. » C’est ainsi, ajouta saint Ambroise, que Marie opéré le salut du monde ! operata est mundi salutem ! » ( Ep, 49 ad Sabinam.) A ces magnifiques paroles, joignons ici le témoignage d’un protestant, Dietlein : en véritable servante du Seigneur… il n’y avait pour nous ni grâce ni salut. »

(09)-St Anselme, Cant., orat,. 52- P. L. CLVIII.956

(10)-St Pierre Damien, serm. 44, in Nativ. V. P.L.CXLIV, 738, Terr.1,155

(11)-St Ephrem, opp.III ( grace), p. 576 (Terr.1,157.)


(12)- St Jean Damascèn ; hom,1, in dormit, V’n,1.P »G.XCVI.700 (Terr1..149-150

(13)- St Bernard de Sienne, De go Nomin 3 M. serm.I.a, 2,c. f. Opp 4. » Vicinissin a Christo. » (Terr 1,162.)

(14)- Lux XI, 27 et Matthieu XII, 48

(15)-« B.Virgo dicitur meruisse portare Dominum omnium, non quia meruti ipsum incarnari, sed quia meruit ex gratia sibi sata ilum puritatis et sanctitatis gradum ut contrue posset esse Matreme Dei, » Saint Thomas, ( Depoix, 75.)

(16)- « Quia quem meruisti portare…, ( Regnia coeili.) – ‘ ut dignum Filii tui habitaculum effici mereretur… » ( Salve.)

(17)- « Videte qualem caritatem dedit nobis Pater, ut filii Dei nominemur et simus. » I Joan., III,I

(18)- « si quis diligit mer, sermonem meum servabit, et Pater meus diliget eum, et ad eum, veniemus, et mansionem apus deum faciemus, » Joan,mn XIV,23

(19)-« Sponsabo te mihi in semptierum. » Osée,II, 19

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.

 

Titre

auteur
l'Abbé G. Degeuser

Les 7 Paroles de Très Vierge Marie
01
Avant-Propos-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
12
6ieme-Parole-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
02
Aimons-la-Vierge-Meditons-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
13
7ieme-Parole-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
03
Considerations-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
14
 Paroles-mises-sur-les-levres-Ste-Vierge-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
04
1iere-Parole-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
15
Consacrons-nous-a-Marie-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
05
2ieme-Parole-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
16
A-quel-moment-de-sa-vie-Marie-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
06
3ieme-Parole-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
17
 A-quel-moment-St-Jean-Baptiste-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
07
4ieme-Parole-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
18
Pour-quelles-raisons-plut-il-a-Dieu-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
08
Magnificat2-Connaissance-de-Dieu-sois-meme-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
19
Magnificat-ecole-de-reconnaissance-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
09
Magnificat3-La-providence-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
20
Notre-Dame-du-Tres-Saint-Sacrement-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
10
Magnificat4-Le don-de-Jesus-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
21
Sur-le-Saint-Esclavage-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
11
5ieme-Parole-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html
22
Prieres-indulgences-Chanoine-Georges-Joseph-Degeuser.html

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