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Le
Père Damien a vécu sa vie d’ homme et de
prêtre au service de Dieu et de ses enfants spirituels
sans compter son temps et ses efforts et ses fatigues, son seul
désir était de sauver des âmes, il a toujours
été en tenue de service comme Jésus le
jeudi saint. Je tiens à remercier le Père Damien
Côté pour son travail inlassable qu'il a donné
à l'Ordre Franciscain Séculier et à l'Ordre
Franciscain des frères Mineurs. Il était un directeur
spirituel, un co-fondateur, un ami de la famille, un conseiller
pour tous, maintenant qu'il est au ciel, nous avons la certitude
qu'il continue à veiller sur nous et nous guider.Ce site
fait pour lui, est une reconnaissance que nous lui témoignons
comme remerciement pour tout ce qu'il a fait pour nous; il était
un homme de prière, de méditation, de loyauté
envers sa règle, il était aussi heureux avec les
personnes de son âge et avec les jeunes aussi, et donnait
toujours son temps pour les personnes qui venaient frapper à
sa porte pour demander un conseil. Il était sévère,
mais honnête, il était exigeant mais juste, et
on l'aimait beaucoup. Le vide qu’il a créé
en nous depuis son départ et son entrée au ciel
n’est pas encore comblé. Comme Jésus,, au
jeudi saint, il a mis son tablier de service et ne l'a rangé
que le 13 mars 1989Quand il a frappé à la porte
de Saint Pierre et que Saint François, Sainte Angèle
de Foligno etSte Marguerite de Cortone, ses saintes préférées,
l'ont accueilli à bras ouverts.Mme Denise Christiaenssens
o.f.s er.
Biographie Père Damien Côté o.f.m.
À
Lennoxville (Sherbrooke), le 12 août 1931 vœux temporaires
au couvent de l'Assomption, à Lennoxville, le 14 août
1932;
V œux solennels au couvent de la Résurrection, à
Montréal, le 8 août 1935
Sacerdoce:
Le 29 juin 1937, à la cathédrale de Montréal.
ÉTAPES DE SA VIE SACERDOTALE ET APOSTOLIQUE1937-1938
;
Sorel. Couvent St-Pierre-Baptiste Professeur du Collège
Missionnaire Franciscain. 1938-1939:
Montréal, Couvent de la Résurrection.
Commissaire régionale de l'Ordre Franciscain Séculier.
Prédicateur.1939-1945:Québec, Couvent des Sacrés-Stigmates.
Commissaire Régional de l'OrdreFranciscain Séculier.
Prédicateur.1945-1953:Baie Saint-Paul, résidence
Sainte-Claire.Aumônier des malades de l'hôpital
Sainte-Anne;
Aumônier des novices et des juvénistes (1946-1945,
1950-1953);
Aumônier des professes, des novices et des juvénistes(
1949-1950),
À la maison-mère des Petites Franciscaines de
Marie.1953-1954:
Châteauguay, Maison du Christ Roi, Vicaire.Prédicateur
des retraites fermées.1954-1959:
Baie Sain -Paul. Résidence Sainte-Claire.Aumônier
chez les Petites Franciscaines de Marie des sœurs professes
(1954-1957) et des juvénistes (1854-1959)
Aumônier des malades de l'hôpital Sainte-Anne (1957-1959)1959-1960:
Lachute. Qc. Résidence Notre-Dame de Lourdes, repos et
service dominicals du 11 octobre 1959 au 6 janvier 19601960-1963:
Ottawa, Couvent Saint-Sauveur Confesseur etConférencier
des Franciscaines Missionnaires de Marie.
Assistant-Confesseur à l'Académie LaSalle, Prédicateur
de retraites fermées.1964-1989:
Lennoxville, Couvent de l'Assomption. Conférencier suppléant
au noviciat (1963-1969).
Prédicateur, Aumônier des Clarisses et conférencier
chez les Missionnai- res Notre-des-Anges. Assistant spirituel
de la fraternité Sainte-Colette de Sherbrooke. Prédicateur.
Hospitalisé depuis le 28 décembre 1988, à
l'infirmerie provinciale de Rosemont, à Montréal,
il y est décédé le 13 mars 1989 à
5h45 .
Je
l'ai souvent imaginé en père trappiste, transplantant
sa tête affectée d'une forte calvitie sur le costume
noire et blanc des fils de l'abbé de Rancé.Ce
n'était pas une fantaisie délirante, car un trappiste
des Almanchs le P. Damien Côté avait le profil
étique, les traits émaciés et le regard
austère. Avec, il me semble, un certain goût spontané
de l'effacement. Quand j'ai commencé cet article, désireux
de me rafraîchir un peu l'image de mon homme, j'ai feuilleté
certaines de nos publications d'autrefois où je savais
pouvoir trouver des photos nombreuses de divers groupes de frères.
Il s'agissait, en l'espèce, des tomes I et II de Notre
Province a cinquante ans et du numéro souvenir de la
Revue Franciscaine de janvier 1960. Je n'y ai retrouvé
nulle part la bouille du P. Damien. Ce n'était pas purement
accidentel,, je pense.
Car se mettre en vedette était bien la dernière
chose qui préoccupait notre cher disparu et il n'était
pas homme à courir après les occasions de se faire
photographier. Ama nesciri et pro nihilo reputari aurait commenté
ici je ne sais plus quel saint favori du vieux Tanquerey.Il
n'était pourtant pas de tout morose. La première
fois que je l'ai vu c'était en 1939, au couvent de Québec,
où il venait prendre possession d'un poste de commissaire
régional du Tiers -Ordre. A cette époque, il y
avait à l'Averne plusieurs de ses ex- condisciples du
scolasticat de théologie qui faisaient là leur
pastorale. Le P. Damien frayait joyeusement avec tous ces jeunes
pères enthousiastes et avant-gardistes sur les bords.
Lorsque quelqu'un lançait une bonne blague, j'entends
encore son rire franc et sonore éclater sans inhibition
aucune , vous mettant, par contagion, plein de soleil dans l'âme;
à l'occasion de repas de fête, je l'entend , lui,
joindre sa grosse voix mâle et virile à celles
des confrères comme les PP. Aurèle Villeneuve,
Léandre Poirier ou Achille Lavoie, qui exécutaient
au réfectoire des chants en parties. Sa voix de basse,
un peu rugueuse et rocailleuse, n'avait certes pas le somptueux
velouté de celle du super baryton d'alors, le P. Laurent
Pelletier: mais, puissante comme un tuyau d'orgue, elle apportait
du legato et de l'étoffe aux voix de ses copains et donnait
au petit chœur une magnifique plénitude sonore.
C'était une vraie joie d'entendre chanter allègrement
ces belle jeunesses franciscaines : du haut du ciel Saint-François
lui-même devait apprécier en connaisseur.Puis,
pendant quarante ans, je n'ai plus retrouvé que de loin
en loin le P. Damien . C'était surtout à l'occasion
de retraites ou de voyages que lui ou moi nous faisions. Moins
rieur que jadis, mais toujours aussi courtois et aimable, il
exhibait encore, quand il se déridait, ce sourire juvénile
et complice qui irradiait complètement ses traits habituellement
méditatifs et sévères. Il ne m'a jamais
reçue avec cette espèce de hargne sourde qui hantait
tel ou tel de ses confrères prédicateurs, incapables,
quand ils rencontraient un professeur, de le saluer autrement
que par quelque craque éculée sur les intellectuels
et les savants ( toujours "perdus dans les nuages",
évidemment). Au contraire, il s'intéressait sérieusement
aux travaux des étudiants en philosophie et causait intelligemment
des articles qu'ils écrivaient, surtout ceux qui émanaient
de leurs séminaires. C'était la réaction
d'un solide fils du terroir, à qui rien d'humain n'était
étranger. Sachant quelles étaient ses habitudes
ascétiques, je n'en avais que plus d'admiration pour
sa modération et son bel équilibre intellectuel.En
fait son entregent et sa sérénité prenaient
leur source dans une vie intérieure exceptionnelle.
Car le P. Damien était au sens fort un homme d'oraison.
Nos seulement était -il assidu à la prière
publique et privée, mais, soucieux de ne pas se laisser
distraire de la présence de Dieu par ce que Pascal appelait
"le divertissent ", il pratiquait aussi la garde de
l'imagination et du cœur et faisait ses délices
de la lecture le l'Évangile et des Écrits de saint
François. Rien d'étonnant à ce qu'il ait
acquis, à ces fréquentations, un sens profond
de la miséricorde et de l'amour du Seigneur et une affection
indulgente pour tous ses frères.Ces dispositions toutes
surnaturelles, jointes à un excellent esprit de discernement,
firent de lui un directeur spirituel apprécié
et abondamment utilisé. Le P. Damien a certes beaucoup
œuvré dans la prédication paroissiale et
la promotion du Tiers -Ordre. Mais quand on refait la somme
de ses obédiences, on s'aperçoit qu'il a consacré
encore plus de temps à l'animation spirituelle auprès
des religieuses, des religieuses franciscaines surtout.
Les premières bénéficiaires de ses bons
offices ont été les Petites Franciscaines de Marie
à la Baie Saint-Paul. En deux stages successifs (1947-1953
et 1954-1958), il leur consacra une bonne dizaine d'années,
s'occupant tour à tour des juvénistes, des novices,
des professes et des malades de l'hôpital Sainte-Anne.
Muté à Ottawa, il remplit des fonctions analogues
auprès d'une autre congrégation du troisième
Ordre, les Franciscaines Missionnaire de Marie. À Lennoxville
enfin, où il devait passer les 25 dernières années
de sa vie, il y eut encore, à côté des franciscains
séculiers, des franciscaines dans son champ d'action:
jusqu'à sa mort en effet, il fut aumônier des Clarisses
et conférencier chez les Missionnaires Notre-Dame-des-Anges.Ses
confrères franciscains ont eu l'intelligence de conserver
quelques-uns des textes soigneusement préparés
qui lui servaient de base pour les causeries qu'il donnait à
ses frères et à ses sœurs des premier, deuxième,
troisième Ordres.
On trouve là une première série de textes
intitulés Portraits de saint François, qu'il rédigea
en 1982, à l'occasion du huitième centenaire de
la naissance du Séraphique Père. La vie et la
physionomie spirituelle de saint François y sont exposées
en 52 tableaux brefs mais substantiels, qui dénotent
un commerce assidu avec les sources franciscaines. Un autre
recueil intitulé Sept jongleries pour la réunion
des frères de Lennoxville devait constituer un bon en
tout cas pour une retraite de huit jours. Enfin, un autre groupe
plus considérable de textes, intitulé 28 admonitions
commentées de saint François, notre Père,
contient de la matière suffisante pour une solide retraite
de trente jours. Ces textes dactylographiés, farcis de
références, montrent à quel point notre
confrère avait étudié et médité
la vie et les écrits de son père séraphique.
Ils attestent la fécondité littéraire de
son séjour à Lennoxville.
Mais pour le P. Damien, Lennoxville était plus qu'un
havre tranquille où il pouvait à son aise préparer
des textes franciscains pour ses frères et sœurs.
Ce fut avant tout pour lui un haut lieu de contemplation, un
oasis de silence et de prière où il put réaliser
à son goût les rêves de vie érémitique
qu'il portait en lui depuis toujours. Les transformations du
site favorisèrent peut-être cette expérience
peu banale. Lorsque j'y ai fait mon noviciat en 1937-1938, le
couvent de Lennoxville se dressait sur l'emplacement d'une ancienne
ferme dont les vertes prairies n'avaient pas encore été
grignotées par la forêt voisine; les espaces herbeux
étaient vastes et ouverts. Près du grand orme,
le vieux Père Pacifique Forest prélevait de son
jardin de plantureuses récoltes de haricots, de tomates
et de mais, qui, au mois d'août, faisaient les délices
des novices nouvellement entrés, voraces comme des ogres.
La pente qui monte de la grand-route au monastère était
elle-même recouverte de splendide gazon, soigneusement
entretenu par le P.Joseph-Alfred Wolfe et ses postulants en
petite tunique. Quand à la grande île de la rivière
Saint -François et aux pentes qui s'étageaient
de l'autre côté de la rivière, elles étaient
occupées par des fermes verdoyantes ou paissaient de
riches troupeaux d'Ayrshire et de Holstein. C'était,
pour le sûr, un site superbe. Mais, moins majestueux que
bucolique, il constituait un décor champêtre évoquant
plus les tableaux d'Alfred Desrochers que les "bois épais"
et sauvages du Largo de Haendel.
Au printemps, rien n'y était plus réjouissant
que d'y écouter les corneilles, les merles et les étourneaux
piailler à qui mieux à travers les prés.
Au bout de cinquante ans toutefois, les espaces défrichés
s'étaient rétrécis comme une peau de chagrin,
sans cesse comprimés par la forêt revenue en force.
Les grands arbres enserraient de plus en plus prés l'église
et le couvent, recouvrant les gazons des pentes et dressant
leur lourd écran de feuillage entre les bâtiments
de pierre et le paysage qui leur faisait face. Le Mont-Saint-Antoine,
où les fidèles des Treize mardis accouraient en
foule, était devenu un ermitage sourcilleux qui, très
significativement, avait changé de nom et s'appelait
maintenant le Buisson Ardent. Ce cadre nouveau était
comme taillé sur mesure pour un P. Damien Côté
dernière manière, dont les aspirations de l'érémitisme
pouvaient s'épanouir mieux que partout ailleurs. Il faut
lire les quelques pages où il a consigné son projet
d'ermitage franciscain.
Naissance:
Le 2 août 1909 à Saint Pierre
de Montmagny (Québec), de Alphonse Côté
et de Marie Lavoie
ÉTUDES:
Primaires à l'Académie Saint-Sauveur, à
Québec (1914-1923),
Cours classique au Séminaire de Québec ( 19232-1929);
philosophiques au Séminaire de Québec( 1929-1931)
et au Séminaire franciscain de philosophie à Québec
(1932-1933);
théologies au Séminaire franciscain de théologie
de Rosemont à Montréal (1933-1937).
Entrée
chez les franciscains:
Voici
comment il conçoit ce que doit être ce qu'il appelle
la "maison de prière"
.MAISON DE PRIÈRE ÉRÉMITIQUE
La
maison de prière ou ermitage regroupe des frères
mineurs décidés à vivre à la fois
selon la Règle de 1223 et la Règles des ermitages.
Les chapitres 5 et 10 de la Règle de 1223 en sont l'inspiration
de base.
Ces textes possèdent comme leur réalité
propre: mieux que les autres, ils soulignent que ce que les
frères doivent ambitionner par dessus tout, c'est "d'avoir
l'esprit du Seigneur et de sa sainte opération".
Les religieux qui viennent à l'ermitage sont donc des
contemplatifs regroupés avant tout pour prier; "ils
désirent par-dessus tout s'élever à Dieu
par la prière d'un cœur pur". En ce sens, ce
sont des "récollets".
Toute leur journée tourne autour de l'Eucharistie, qui
est le soleil, le repos, la joie de leur vie, et la prière
liturgique et privée. Ils doivent se garder de tout orgueil
de l'envie et de la sollicitude de ce siècle. Ils aimeront
le silence extérieur, bannissant le bavardage et la tapage
et fuyant tout ce qui distrait l'esprit: disques, télévision,
radio, journaux et cinéma. Ils pratiqueront encore plus
le silence intérieur, soumettant leurs imaginations et
leurs désirs, leur vie affective et leur vie intellectuelle
à leur vie théologale.
Ils aimeront à porter l'habit des Frères Mineurs,
s'astreindront à un horaire précis, observeront
les jours d'abstinence et pratiqueront la mortification corporelle
en s'inspirant volontiers du vieux COUTUMIER de la Province.Ils
ne seront nullement arrogants pour autant, convaincus comme
saint François que "nous sommes tous nés
avec le péché, misérables" putrides,
infects et vers". Ils entretiendront en tout temps la flamme
séraphique, qui est pauvreté, humilité,
reconnaissance et joie. L'exposé se termine par un projet
d'horaire quotidien, qui s'inspire largement de l'ancien COUTUMIER
:
les frères ermites se lèveront à 5h et
se coucheront à 9h et font une large place à la
prière et au silence.On reconnaît là des
aspirations qui depuis des siècles n'ont cessé
de travailler les cœurs des fils de saint François;
appel de la pauvreté radicale des origines, nostalgie
de la simplicité et de l'humilité des premièrs
frères, désir d'être aussi recueillis et
tout à Dieu qu'ils l'ont été. Ces sentiments
expliquent la résurgence incessante des réformes,
qui depuis sept siècles n'on cessé, comme un ferment,
de travailler l'Ordre Séraphique.
On
en reconnaît aisément la trace, par exemple, chez
un Frédéric de Ghyvelde, qui durant tant d'années
a rêvé de se retirer au Thabor pour prier à
son goût. Lorsque ces tendances se laissent durcir par
l'intolérance et la passion, elles peuvent être
génératrices d'inélégantes discordes.
Mais lorsque, soumises à l'Esprit, elles savent rester
"douces, pacifiques et modestes" et attentives à
"éviter les démêlés et les contestations",
elles sont un élément précieux de renouveau
et de ressourcement spirituel. L'estime et l'affection que les
frères de la Province ont toujours gardées envers
le P. Damien montrent bien que telle a bien été
son action discrète sur tous.Loué soit le Seigneur
de tout bien qui nous a donné en lui un contemplatif
exemplaire et une incarnation de ces admirable Récollets,
que le bienheureux Frédéric aimait tant. Puisse
sa prière, jointe à celle de tant de nos frères
qui nous ont quittés ces dernières années,
nous obtenir enfin une relève de jeunes religieux qui,
comme lui,"souhaiteront par-dessus tout d'avoir l'esprit
du Seigneur et sa sainte opération"!
Merci....Père Constantin-M. Baillargeon o.f.m CF .
Chroniques et Documents vol.42-1989 p.169-174 |
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Province Franciscaine Saint-Joseph du Canada. avec l'autorisation
:
©du Père Georges A. Robert. o.f.m.
Le P.Damien (Fortunat) Côté, franciscain, est décédéle
13 mars 1989 à l'infirmerie provinciale des Franciscains,
à Montréal
Oraison
durant ses funérailles
Né le 2 août 1909 à St-Pierre de Montmagny
(Québec), il fis ses études primaires chez les
Frères des Écoles Chrétiennes à
Québec et ses études classiques au Séminaires
de Québec. Entré chez les Franciscains le 12 août
1931, à Lennoxville, il poursuivit des études
philosophiques au Séminaire franciscain de théologie
de Rosemont, à Montréal, et fut ordonné
prêtre le 29 juin 1937.Après une année d'enseignement
au Collège Missionnaire Franciscain de Sorel, il fut
affecté aux maisons franciscaines de Rosemont (Montréal),
Québec, Baie Saint-Paul, Lachute, Châteauguay,
Ottawa et Lennoxville.Pendant près de 50 ans, il s'est
dépensé au service de la famille franciscaine:
comme aumônier et conférencier chez les Petites
Franciscaines de Marie à Baie-Saint-Paul, chez les Franciscaines
Missionnaires de Marie à Ottawa, chez les Clarisses et
les Missionnaires de Notre-Dame-des-Anges à Lennoxville,
comme assistant spirituel de l'Ordre Franciscain Séculier
dans les diocèses de Montréal, Joliette, Québec,
et Sherbrooke, comme prédicateur de retraites au Buisson
Ardent où il menait depuis plusieurs années une
vie quasi-érémitique .Homme de Dieu, assidu à
la prière et à l'oraison, sa vie intérieure
et son activité apostolique s'alimentaient à l'évangile
et aux écrits de saint François sur lesquels il
a longuement médité, beaucoup prêché
et écrit. Homme de discernement à l'abord austère
mais à l'accueil bienveillant, il possédait un
sens profond de la miséricorde et de l'amour du Seigneur.Il
laisse dans le deuil, une sœur, Mademoiselle Yvette Côté,
des neveux et nièces.La dépouille est exposée
au couvent des Franciscains Le Buisson ardent au 319, rue Queen,
à Lennoxville.
Les funérailles auront lieu en l'église des Franciscains,
le 15 mars, à 11h,
et l'inhumation au cimetière de la communauté
à Châteauguay Georges
-A. Robert. O.F.M
©Merci au Père Georges A. Robert o.f.m .© de
Montréal pour cette biographie |